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Full text of "Les Conifères. Monographie descriptive et raisonnée classée par ordre alphabétique de la collection complète des Conifères"

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LES CONIFÈEES 



LES CONIFÈRES 



MONOGRAPHIE DESCRIPTIVE ET RAISONNÉE 

CLASSÉE PAR ORDRE ALPHABETIQUE 
DE LA 

COLLECTION COMPLÈTE DES CONIFÈRES 

TANT INDIGÈNES QU'EXOTIQUES 

CULTIVÉS DANS L'ÉTABLISSEMENT HORTICOLE 

DE 

ADRIEN SÉNÉCLAUZE 

A BOUR6- ARC^ESrTJkli (Ivoire) 



PARIS 

IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LAHURE 

9, RUE DE FLEURUS, 9 
1867 



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LES CONIFÈRES 

COllECTION GÉNÉRAIE 



DE 



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ADRIEN SENECLAUZE 



Si la faveur et l'attention spéciales des planteurs [sont aujourd'hui complètement 
fixées sur la préférence à donner aux arbres résineux de la famille des Conifères, 
il faut en attribuer les causes à l'appréciation bien constatée de leur valeur et d 
leurs mérites, autant sous le rapport de l'utilité de leurs produits, que pour la dis- 
tinction de leur élégance ornementale. 

En effet, cette riche et innombrable famille, distribuée à profusion, par une pré- 
voyante providence, sur tous les points du globe, principalement sur les montagnes 
élevées et jusqu'aux confins des neiges éternelles, occupe sans conteste le premier 
rang après les végétaux alimentaires. Elle produit des arbres gigantesques, d'une 
verdure éternelle, dont le bois presque incorruptible est de plus en plus recherché 
pour les besoins croissants de la marine, des arts et des constructions civiles. La 
facilité de leur culture sur les terrains les plus arides et les plus pauvres, et surtout 
la promptitude de leur croissance, sont d'un intérêt tout spécial, aune époque où les 
mutations et le morcellement, hélas! trop fréquents de la propriété, ont rendu pres- 
que impossible la culture du Chêne, cet ancien monarque de nos forêts, mais si diffi- 
cile sur la nature du sol, et dont on ne peut retirer des produits avantageux qu'après 
une quatrième génération. 

Sous le rapport de l'ornement et de la décoration de nos jardins, aucun autre 
genre ne peut être comparé à celui des Conifères : la perfection et la régularité de 
leur port, la délicatesse et l'élégance du feuillage, la variété surprenante de teintes, 
de formes et de grandeurs, depuis le plus humble arbrisseau, jusqu'à l'arbre de 
structure colossale, rendent son emploi des plus universels et à la portée de tous, 
autant pour les forêts et les parcs les plus grandioses que pour les jardins les plus 
modestes. 

•Pourrions-nous passer sous silence l'assainissement de l'air atmosphérique et 

1 



2 LES CONIFÈRES. 

l'absorption des miasmes, transformés par les feuilles en pur oxygène, rattraction 
multiple du fluide électrique, soutiré et divisé par d'innombrables aiguilles végétales 
comme par autant de paratonnerres, et l'adoucissement de la température à l'abri 
des plantations d'arbres résineux? 

Convaincu et pénétré, depuis les longues années de notre carrière borticole, des 
mérites distingués de cette précieuse famille, nous lui avons voué une prédilection 
toute spéciale et en avons fait l'objet de nos études et de nos soins les plus 
assidus. 

Notre premier maître dans cette partie, fut le baron de Tschoudy, dont nous 
avons étudié avec le plus vif intérêt les descriptions si poétiques et les judicieux 
préceptes, auxquels nous devons en bonne partie nos succès.... Il nous a aussi 
enseigné la greffe berbacée, la meilleure méthode de multiplication, après les semis. 
Depuis près de cinquante ans (1819), nous avons fondé nos premières collections 
de Conifères.... Elles étaient bien pauvres alors et comptaient un nombre bien 
restreint d'espèces et de variétés, seules connues k cette époque.... Nous nous émer- 
veillions devant un Cèdre du Liban, un Mélèze d'Europe, un Pin de Lord Weymouth 
ou de Corse, tout chétifs encore. L'ombre balsamique d'une forêt de sapins voisine 
était souvent notre refuge et notre remède contre les douleurs de l'esprit et du corps; 
un penchant irrésistible nous entraînait dès lors vers la culture des arbres verts et 
leur propagation. 

Nous avons donc assisté, nous, vétéran de l'horticulture, à l'introduction d'in- 
nombrables et magnifiques espèces des contrées les plus éloignées; les bienfaits de 
la paix et l'emploi de la vapeur ont facilité l'introduction successive d'une foule de 
précieux végétaux. Nous nous sommes empressé d'en enrichir nos collections, de les 
étudier et de les multiplier sans relâche par les procédés les plus avantageux. Des 
semis établis sur la plus vaste échelle, de graines tirées directement de tous les 
pays, et entourés de soins tout particuliers, nous ont donné des résultats remar- 
quables, dans lesquels nous avons recueilli et recueillons chaque jour des variétés 
bien distinctes et très-recommandables, dont un certain nombre n'ont pas encore 
été décrites et publiées. 

Aussi notre collection de Conifères, singulièrement enrichie par les introductions 
toutes récentes d'une foule de merveilleuses nouveautés originaires de la Chine, du 
Japon, de la Mandchourie et du Caucase, ainsi que du Chili, des terres Australes, 
du Mexique et de la Californie, et de variétés des plus remarquables, obtenues dans 
le commerce ou dans nos cultures, est actuellement réputée comme la plus riche et 
la plus nombreuse qui soit connue. C'est donc pour divulguer les succès de nos 
travaux et de nos acquisitions que nous publions cette monographie, résumé d'expé- 
riences et d'observations amassées depuis de longues années. 

Déjken 1854, nous avons présenté un premier essai de classification des Conifères, 
par ordres et par familles, avec quelques descriptions nécessairement incomplètes, à 
défaut d'un guide sûr et autorisé. 



LES CONIFÈRES. 3 

Peu de temps après, en 1855, parut le Traité général des Conifères, T^a.T M. E. A. 
Carrière, chef des pépinières du Muséum d'histoire naturelle de "Paris, ouvrage 
classique et consciencieux, véritable guide des amateurs de Conifères, lequel a sin- 
gulièrement contribué à répandre les connaissances et le goût de ces beaux arbres. 
C'est à ce traité, dont une nouvelle édition plus complète vient de paraître, et à 
celui des Conifères d'Endlicher, que nous avons emprunté en bonne partie la no- 
menclature et les descriptions des genres et des espèces ; les autres sont tirées de 
divers auteurs ou établies par nous sur des sujets de nos cultures. 

Dès l'année 1854, et dans le but d'étudier plus spécialement et de faire apprécier 
par les amateurs notre collection de Conifères, nous avons établi en plein champ 
un Pinelum de l'étendue d'un hectare, susceptible d'agrandissement à mesure de 
nouvelles introductions, dans lequel nous avons disposé à demeure, après de nom- 
breuses expériences préparatoires, toutes les espèces de Conifères qui nous ont paru 
devoir supporter la rigueur de nos hivers, eu égard à l'isothermie de leur habitat et 
à l'altitude supra-marine de leur station originaire. 

Malgré la nature sèche et rocailleuse du sol, composé de détritus granitiques, 
exposé en pente au midi, nous avons obtenu dans cette création un succès vraiment 
prodigieux, dépassant même nos espérances. La plupart des espèces de toutes les 
contrées y prospèrent également. Là, croissent ensemble des plantes provenant de 
contrées voisines des pôles, originaires de la Sibérie, du Caucase, des Alpes, de la 
Mandchourie, des Montagnes-Rocheuses, du Chili austral et de la Patagonie, avec 
celles de l'Atlas, de la Chine, du Japon, de la Californie et du Mexique. Nous y avons 
réuni, en 1863 et 1864, la collection des magnifiques Pins nouveaux à très-longues 
feuilles, découverts récemment par M. Roelz, sur les montagnes du Mexique, à 
une élévation de trois à quatre mille mètres. Tous ont supporté sans dommage les 
froids des derniers hivers; leurs flèches vigoureuses et robustes atteignent la lon- 
gueur de près d'un mètre, portant de larges touffes de feuilles, de 40 à 60 centi- 
mètres de longueur, d'un effet admirable. 

Un certain nombre d'arbres rares et exotiques ont déjà atteint ou dépassé la 
hauteur de dix à douze mètres avec une vigueur toujours croissante. Plusieurs 
portent en quantité des semences fécondes servant à leur reproduction. C'est là que 
le planteur peut juger, en connaissance de cause, de la rusticité, de la vigueur et de 
la distinction spéciale de chaque espèce ou variété parvenue en liberté à un certain 
développement, et déterminer ses choix en conséquence, selon ses goûts et ses be- 
soins. Nous invitons donc tous les amateurs à visiter cette création, unique en son 
genre. 

Les espèces de provenance intertropicale, ne pouvant supporter une basse tem- 
pérature, sont également cultivées dans notre établissement; mais rentrées pour 
l'hiver dans nos conservatoires dont elles sont le plus bel ornement. Si leur utilité 
et leur propagation ne présentent pour nous qu'un intérêt de pur agrément, il n'en 
est pas de même pour des contrées voisines : la Provence maritime, l'Algérie, 



4 LES CONIFÈRES. 

l'Italie, l'Espagne et le Levant, où elles pourront trouver une nouvelle patrie plus 
hospitalière et devenir un jour des sujets précieux de reboisement. 

Les espèces sensibles à la gelée dans le centre et le nord de la France sont indi- 
quées par un astérisque *. 

Loin d'adopter de nouvelles classifications et nomenclatures, dont l'utilité nous 
paraît peu justifiée, nous avons pensé que ce serait bouleverser trop brusquement 
les connaissances acquises et causer la confusion et le découragement dans l'étude 
et le classement des Conifères. 

Nous avons donc suivi autant que possible la nomenclature latine la plus ration- 
nelle, celle d'Endlicher ; à quelques synonymes des plus usités, nous avons joint 
des dénominations françaises ou vulgaires. Les genres sont disposés par ordre 
alphabétique, avec désignation de la classe à laquelle ils appartiennent et descrip- 
tion sommaire des caractères généraux. Chaque espèce ou variété est accompagnée 
d'une description tirée des principaux auteurs ou établie par nous-même. 

La nomenclature latine est suivie des noms abrégés des auteurs. Les lettres C. 5. 
(Collection Sénéclauze) désignent les variétés obtenues dans nos semis, ou de varia- 
tions fixées par la greffe et que nous avons dû nommer et décrire nous-même, à 
défaut d'autres documents. Ces descriptions ont été minutieusement étudiées sur 
des sujets vivants pris dans nos cultures, ou sur des notes recueillies dans nos 

albums. 

Loin de nous la prétention d'offrir au public un traité complet et exempt d'erreurs 
ou d'omissions. Au milieu des difficultés sans nombre qu'il nous a fallu vaincre et 
surmonter isolément, par nos propres forces, nous nous sommes borné, dans cet 
essai de monographie, à résumer les notions établies et adoptées par la science, et 
nos observations particulières, dans le but de répandre et de vulgariser le goût de 
l'étude et de la culture des Conifères. 

Cet espoir et celui de faire connaître aux amateurs notre riche collection, nous a 
guidé et encouragé dans ces pénibles travaux.... Heureux qu'ils puissent paraître 
de quelque utilité et contribuer ainsi au progrès et à l'extension des plantations de 
Conifères, nous les livrons à la bienveillante indulgence de nos lecteurs. 



Bourg-Argental, le V janvier 1868. 

Adrien SÉNÉCLAUZE. 



CONIFER/E. CONIFÈRES. 



Arbres ou arbrisseaux de diverses grandeurs , — la plupart d'une 
grande élévation, — couvrant de vastes forêts les montagnes froides 
ou tempérées de la surface du globe, affectant ordinairement une 
forme pyramidale, en général résineux. Tige rameuse, cylindrique. 
Rameaux épars, opposés ou verticillés. Bois dépourvu de vaisseaux, 
composé de fibres et d'une ou plusieurs séries de ponctuations disci- 
formes. Feuilles le plus souvent persistantes, éparses, opposées ou 
verticillées, dépourvues de stipules, la plupart- très-entières, souvent 
aciculaires ou linéaires et généralement sans aucune nervure. 



ABIES. Link. SAPIN. 

ABIÉTINÉES-SAPINÉES. 

Écailles du cône minces, coriaces, dépourvues d'apophyse. Feuilles alternes, 
solitaires, planes ou subtétragones, aciculaires, persistantes, très-rarement 
caduques, dépourvues de gaines, rarement réunies en fascicules par l'avor- 
tement des rameaux et dans ce cas seulement, portant quelques courtes 
écailles à la base des fascicules. 

PREMIER GENRE. 
ABIES. SAPIN. 

Feuilles planes, solitaires, sabdistiques. Cônes dressés, à écailles caduques, à 
aile des graines adhérente. 

Abies aniabilis. Fortes. 

SAPIN GRACIEUX. 

Feuilles nombreuses, courtes, rapprochées, roides, couvrant souvent toute la partie 
supérieure des ramules, épaisses, obtuses, entières, quelquefois légèrement bifides; d'un 



6 ABIES. 

vert foncé en dessus, marquées en dessous de deux lignes très-glauques souvent farina- 
cées. Cônes résineux, longs de 1^1—18 centimètres, larges de 5—7, cylindriques, un 
peu ventrus, légèrement rétrécis au sommet, obtus, dressés, à écailles minces largement 
arrondies sur les bords. Très-bel arbre, habitant le nord-ouest de l'Amérique boréale, 
où il s'élève à 30 mètres et plus sur l mètre 50 centimètres de large. — Espèce très-rare, 
très-rustique. — Introduit vers 1831. 

Ables Apollinis. Link. 

SAPIN d'aPOLLON. 

Feuilles planes , vertes et légèrement sillonnées en dessus, carénées et glaucescentes 
en dessous, épaissies, légèrement réfléchies sur les bords. Cônes solitaires, dressés. 

Arbres très-rameux de 20—25 mètres de hauteur. Habite les montagnes de la Grèce, oîi 
il constitue de vastes forêts à une altitude de 1000 à 1300 mètres. Très-rustique. Introduit 
en 1850. 

Abies balsamea. Mill. 

SAPIN BAUMIER. 

Feuilles subdistiques , planes , linéaires, obtuses, glauques en dessous. Cônes dressés, 
ovales cylindriques. Bractées incluses, suborbiculaires, cuspidées. Ecailles étroitement 
cunéiformes dès la base, très-caduques. Arbre de 15— 20 mètres, de l'Amérique septen- 
trionale, très-rustique, préférant les situations froides et élevées. Introduit en 1696. 

Abies balsamea albicaiis. Hort. 

SAPIN BAIBIIER BLANCHATRE. 

Variété naine et peu vigoureuse. Feuilles toutes blanches au moment de la pousse. 
Abies balsamea cîerolcscens. C. S. 

SAPIN BAUMIER BLEUATRE. 

Belle variété obtenue dans nos cultures, aussi vigoureuse que l'espèce. Feuilles très- 
serrées, couvrant tout le rameau, droites ou subfalquées, épaisses, obtuses, longues de 
C— 10 millimètres, larges de 2, toutes recouvertes en dessus d'une poussière bleuâtre- 
argentée, le dessous d'un blanc argenté, traversé par une nervure assez saillante. 

Abies balsamea elegans. C. S. 

SAPIN BAUMIER ÉLÉGANT. 

Feuilles disposées en spirales, droites ou recourbées , vertes en dessus, argentées en 
dessous, longues de 8—10 millimètres, larges de 2. Rameaux gros, courts, très-rap- 
prochés. 

Abies balsamea varîegata. Knight. 

SAPIN BAUMIER A FEUILLES PANACHÉES. 

Variété naine, s'élcvant à 1 mètre au plus. Feuilles subdistiques, linéaires, obtuses, à 
peine bifides, longuesde 5—8 millimètres, larges de 1, d'un jaune pâle endessus, glauques 
en dessous. Assez fréquent dans les semis. 



ABIES. 7 

Ailles Bracteata. Hook et Arntt. 

SAPIN A BRACTÉES. 

Feuilles subdistiques, linéaires, planes, mucronées, argentées en dessous, longues de 
4— 7 millimètres, larges de 2. Cônes ovales, dressés, solitaires, ovoïdes, résineux, de 
9 centimètres de longueur sur 4—5 de diamètre. Bractées saillantes, cunéiformes, li- 
néaires bilobées. Écailles réniformes, arrondies, concaves, de consistance épaisse. Tronc 
droit comme une flèche. Bourgeons coniques, allongés en pointe aiguë, recouverts 
d'écaillés sèches et coriaces, d'un blanc jaunâtre. Branches inférieures défléchies; les 
supérieures courtes et confuses, ce qui donne à l'arbre une forme pyramidale et un as- 
pect insolite et remarquable. 

Habite les montagnes Rocheuses aux environs dufleuve Columbia,à 1800 — 2000 mètres 
d'altitude sur un sol rocailleux. 

Arbre magnifique et d'une grande vigueur, formant le plus bel ornement des forêts de 
la Californie , oîi il s'élève à 35—50 mètres et plus, sur 40—60 centimètres de diamètre. 
Il résiste aux froids les plus rigoureux ; nous avons même éprouvé qu'une situation trop 
chaude et exposée au soleil lui est préjudiciable. Introduit en 1853. 



Abie» Ceplialoiiica. Link. 

SAPIN DE CÉPHALONIE. 

Feuilles planes, linéaires, acuminées, piquantes, rapprochées, alternes, étalées, longues 
de 12—20 millimètres, larges de 2,roides, coriaces, d'un vert sombre, luisantes, sillon- 
nées en dessus, carénées en dessous avec 2 larges bandes glauques et rétrécies à la base 
en un court pétiole arrondi, acuminées au sommet en une pointe scarieuse blanchâtre, 
très-aiguë. Cônes dressés, longs de 12 — 18 centimètres, larges de 3—4, atténués aux 
deux bouts; écailles larges, bractées saillantes. 

Bel arbre droit, à cime pyramidale, de 20 mètres de hauteur, ayant quelques rapports 
avec l'A. Pinsapo. Habite le mont Enos en Céphalonie, à une altitude de 1400—1600 mè- 
tres. Très-rustique. Introduit en 1824, 

Allies Ceplialoiiica acicularis. C. S. 

SAPIN DE CÉPHALONIE ACICULAIRE. 

Feuilles très-fines, très-ténues, longues de 5—10 millimètres, larges de 1/2 — 1 milli- 
mètre , éparses, étalées, sur les rameaux, rapprochées, d'un vert glaucescent sur les 
deux faces, quelquefois falciformes, éparses, roides, coriaces, planes en dessus, faiblement 
canaliculées, arrondies et carénées en dessous, subsessiles, portées sur un coussinet très- 
saillant, un peu atténuées à la base et terminées au sommet en un aiguillon très-fin. 
Écorce d'un roux pâle. Variété très-jolie et très-distincte trouvée dans nos cultures en 
1867. 

Abies Cepltalonica aurea. C. S. 

SAPIN DE CÉPHALONIE DORÉ. 

Belle variété obtenue dans nos semis. Tige droite, rameaux étalés. Feuilles linéaires- 
elliptiques, disposées en spirales, un peu tordues à la base, planes sur les deux faces, 
longues de 10 — 20 millimètres, larges de 1 — 2, d'un très-beau jaune d'or, traversées des 
deux côtés par une bande verte, se rétrécissant du milieu à la base et terminées au som- 
met par un court mucron. 

Abies €ilicica. Carrière. 

SAPIN DE CILICIE. 

Feuilles subdistiques, échancrées au sommet, vertes en dessus, argentées en dessous 
excepté sur les bords et sur les nervures médianes, longues d'environ 3 — 5 centimètres, 



ABIES. 



larges de 3 millimètres. Cônes dressés, longs de 22—28 centimètres, larges de 4—5, cy- 
lindriques, arrondis à la base, obtus ou déprimés au sommet. 

Arbre pyramidal, d'une croissance rapide et d'une grande beauté; il croît dans lAsie 
Mineure en Cilicie, où il s'élève à 12-1'i mètres sur 50 — 60 centimètres et plus de . 
diamètre, garni de branches à partir de la base, remarquable par son port élancé, par ses 
rameaux couverts de longues feuilles très-rapprochées et l'abondance de ses cônes. 

Ce bel arbre supporte bien nos hivers; mais sa végétation étant hâtive, il est quelque- 
fois atteint à ses sommités par les gelées printanières. Introduit en 185^1. 

Abie» firnia. Sieb. et Zucc. 

SAPIN ROIDE. 

Feuilles exactement linéaires, subdistiques, planes, obtuses, souvent bifides, rappro- 
chées dabres coriaces, d'un vert foncé en dessus, à nervure médiane carénée en des- 
sous et marquée de chaque côté de plusieurs hgnes blanches, longues d'environ 3 centi- 
mètres atténuées à la base en un pétiole très-court un peu tordu, dilatées a leur 
insertion Cônes cylindriques, obtus, droits ou un peu courbés, de 7-8 centimètres de 
longueur, à pédoncule court, ligneux, épais, couverts d'écaillés imbriquées, persistantes 
et réfléchies. Écailles nombreuses, imbriquées, légèrement membraneuses sur les cotés, 
épaissies et carénées sur le dos, arrondies sur le bord supérieur, de couleur cendrée ou 
d'un brun livide, se détachant à l'automne, , ^ .^ ^ , ^ , .. ., ,,. oc / n 

Grand arbre, vigoureux, droit et élancé, habitant le Japon, ou il croit vers 36-^0 
degrés de latitude boréale, et à une élévation de 700—1000 mètres d'altitude. — Intro- 
duit en 1863. Rustique. 

Abies Fi'aseri. Lindl. 

SAPIN DE FRASER. 

Feuilles distiques, assez nombreuses et grosses, souvent tournées vers le dessus des 
rameaux qu'elles couvrent complètement, les unes à peine longues de 8 millimètres, les 
autres beaucoup plus allongées, tronquées, obtuses ou légèrement échancrées d un vert 
foncé parcourues en dessous, sur le milieu,?par une nervure proemmene bordée de 
li^es très-glauques. Cônes dressés, réunis par 2-3, presque sessiles à 1 aisselle des 
feuilles ovoïdes, d'environ 4—8 centimètres de longueur, composés d écailles cunéi- 
formes,' onguiculées, suborbiculaires, un peu plus larges que hautes, a limbe entier, 
calleux éplissi. Bractées très-saillantes, linéaires a la base, puis élargies réfléchies, 
lancéolées mucronées, aiguës au sommet, fortement dentées, crénelées, lacérées. _ 

Arbre de 10—18 mètres. Habite les montagnes de la Caroline et de la Pensylvanie. 
Très-rustique. Introduit en 1811. 

Allies Fraseri cserulea. Hort. 

SAPIN DE FRASER COUCHÉ. 

Variété naine vigoureuse, étalée en buisson. Boutons gros, coniques, obtus, violet- 
Haucescent. Branches nombreuses, étalées, éparses. Feuilles très-rapprochées, grosses 
courtes épaisses, tronquées largement, mais peu profondément échancrées au sommet, 
retournées vers le sommet des rameaux qu'elles couvrent complètement longues de 
7--12 millimètres, larges de 3, d'un vert très-foncé, bleuâtre en dessus, et parcourues 
mr un lar^e sillon très-glauque, à bords un peu épaissis et réfléchis, marquées en 
dessous de deux lignes glauques, farinacées, bleuâtres, très-prononcées, séparées par une 
carène étroite, verte. Rustique. 

Abies glaucescens. Roezl. 

SAPIN BLEUATRE. 

Feuilles éparses, planes, linéaires, lancéolées subfalquées, aciculaires étalées sur la 
tige, très-finement serruléesBur les bords, recourbées en dessus sur les rameaux, longues 



ABIES. 9 

de 10—30 millimètres, d'unglauque bleuâtre sur les deux faces. Cône nyant la forme de 
ceux de l'A. Religiosa, mais plus gros. Bractées réfléchies, beaucoup plus longues que les 
écailles, larges, un peu cucullées, fimbriées, longuement acuminées. 

Espèce de toute beauté, obtenue de graines envoyées du Mexique par M. Roezl^, en 
1858; elle a déjà supporté deux hivers à l'air libre; tout nous fait donc espérer qu eilo 
sera rustique. Habite les monts de las Gruces. 

Allies Ciordoniaita. Carr. 

SAPIN DE GORDON. 

Syn. : species de van couver. Hort. 

Feuilles distiques, très-étalées, linéaires, vert foncé et luisantes en dessus, argentées 
en dessous de diverses longueurs sur les mêmes rameaux : les unes longues de 3—4 
centimètres ; les autres de 12—30 millimètres; toutes obtuses, parfois tronquées, tres- 
courtement bifides. Cônes solitaires, dressés, cylindriques, obtus, comme tronqués légè- 
rement ventrus, presque semblables càceux du cèdre, mais plus grands, à écailles large- 
ment lamelliformes, stipitées, à bords incurvés, entiers. Bractées ovales, acuminées, 
rongées, crénelées sur les bords, beaucoup plus courtes que les écailles. 

Très-grand arbre atteignant 60 h. 70 mètres de hauteur, à écorce d'un brun cendré. 
Tige droite, effilée. Branches horizontalement étalées, verticillées, faibles et relativement 
courtes, à verticilles distants. Ramules et ramilles distiques. 

Cette espèce des plus remarquables, habite au nord de la Californie, dans les plaines 
humides. Très-rustique. Introduit en 1861. 

Allies grandis» Lindl. 

SAPIN ÉLEVÉ. 

Syn. : lasiocakpa. Hort. 

Feuilles distantes, étalées sur deux rangs et alors subdistiques, étroites, longues, 
inégales, de 4—6 centimètres sur le môme ramule, falquées, très-rarement droites, éta- 
lées souvent un peu contournées, relevées vers le dessus des rameaux qu'elles cachent 
en grande partie, vert clair ou gris cendré, à peine glaucescentes en dessous, brusque- 
ment arrondies^, obtuses au sommet. Cônes dressés, résineux, longs de 8—12 centimètres, 
larges d'environ 4, d'un brun pâle , à écailles caduques, larges, plus ou moins incurvées 
et amincies sur les bords, comme un peu duveteuses sur les parties saillantes. Bractées 
très-petites, plus larges que longues, arrondies, un peu cunéiformes, dentées ou fimbriées 
latéralement. Graines anguleuses, tendres, à aile persistante, largement dolabriforme. 
Tronc droit à écorce lisse, gris cendré. Branches nombreuses, régulièrement verticillées, 
très-horizontalement étalées, plus tard, robustes et plus dressées. Ramules grêles, dis- 
tiques, à écorce glabre, jaunâtre. 

Très-bel arbre, très-vigoureux, atteignant 50—60 mètres et plus de hauteur, sur 1—2 
de diamètre. 

Habite au nord de la Californie, la Colombie anglaise; recherche les lieux humides et 
bas; on ne le rencontre jamais sur les montagnes. Très-rustique. Introduit en 1831. 

Abies Hudsoniasia. Bosc. 

SAPIN d'hUDSON. 

Feuilles très-serrées, distiques par renversement, planes ou convexes, obtuses, bifides 
au sommet, traversées en dessus par un léger sillon argenté, argentées en-dessous et tra- 
versées par une nervure verte; droites ou légèrement recourbées, longues de 6—12 
millimètres, larges de 2—3; écorce soyeuse d'un brun foncé. 

Arbrisseau touffu de 1 mètre au plus. Branches extrêmement étalées : feuillage sombre, 
très-dense. Tout à fait rustique» 



10 ABIES. 



Abies iTaleiijiis. Hort. 
SAPIN d'ival. 



Charmante variété naine, formant un buisson touffu. Rameaux étalés, minces, courts. 
Feuilles très-rapprochées, disposées en spirales, subdistiques par torsion du pétiole; droites, 
d'un beau vert en dessus, parcourues par un léger sillon très-marqué, glauques en des- 
sous et partagées au milieu par une fine nervure, longues de 22—31 millimètres, larges 
de 2. Très-rustique. 

Abies Jezoeiisîs. Sieb. et Zucc. 

SAPIN DE JÉZO. 

Syn. : ketelerea fortunei. Carr. 

Feuilles comprimées spinescentes, mucronées, épaisses, coriaces, distantes, disposées 
en spirales, sessiles, acéreuses, linéaires, très-entières, mais à nervure médiane proémi- 
nente et carénée sur chaque face, leur donnant ainsi une forme presque tétragone, mar- 
quées en dessous de stomates blanches multisériées, d'un vert gai en dessus, de 3—5 cen- 
timètres de longueur, larges de 3— 4 millimètres. ^ 

Grand arbre cultivé dans les jardins du Japon. Assez rustique. Bois mou, léger. Intro- 
duit en 1850. 

Observation : Nous avons placé l'A. Jezoensis dans le genre Abies, à cause de son affi- 
nité à reprendre et à se conserver de greffe sur l'A. Pectinata. 

Abies I/indleyaua. Roezl. 

SAPIN DE LINDLEY. 

Feuilles subdistiques, linéaires, légèrement subfalquées, d'un beau vert foncé, luisantes, 
parcourues du bas au milieu d'un très-léger sillon, glauques en dessous avec une ner- 
vure médiane, de 10—30 millimètres de longueur, larges de 1—2, légèrement recourbées 
en dessous, obtuses et entières au sommet. ,.,,., 

Arbre d'une c:rande beauté et très-vigoureux; tige droite. Branches irreguhèrement 
verticillées, à é"corce très-lisse, d'un vert brun-rougeâtre. Reçu en 1858 de graines du 
Mexique envoyées par M. Roezl. Rustique. 

Abies Jflaxîniowiczîî. Bob. Neum. 

SAPIN DE MAXIMOVi^ICZ. 

Espèce du Japon, reçue de graines, sans renseignements. 
Abies Mobilis. Lindl. 

SAPIN NOBLE. 

Feuilles très-rapprochées couvrant entièrement les rameaux, alternes ou subdistiques, 
linéaires, souvent falquées, obtuses, planes, sessiles, très-épaisses, d'un beau vert foncé en 
dessus légèrement argentées en dessous, parcourues sur le mibeu d'un faible sillon, légè- 
rement convexes, lon-ues de 15-35 millimètres, très-épaisses, obtuses au sommet, plus 
rarement bifides. Tige très-droite, forte, gris-cendré, lisse. Branches très-régulierement 
étalées. Cônes cylindriques, arrondis, dressés, sessiles, presque égaux dans toute leur 
longueur, très-obtus au sommet, de 12 centimètres de longueur, sur 6 de diamètre. 
Bractées saillantes, scarieuses, brunes, fortement réfléchies sur les écailles intérieures, 
écailles lamelliformes, stipitées. , , , „„ x- -^ j 

Magnifique sapin atteignant jusqu'à 60 mètres et plus de hauteur sur 60 centimètres de 



ABIES. 1 1 

diamètre, en pyramide serrée. Il habite les montagnes du nord de la Californie à une alti- 
tude de 2000—2600 mètres. Très-rustique. Introduit en 1831. 

Abies iioltilis l'obusta. Veitch. 

SAPIN NOBLE ROBUSTE. 

Feuilles très-nombreuses, se retournant vers le dessus des branches qu'elles cachent à 
peu près complètement, étroites, parfois subtétragones ou rhomboïdales, ordinairement 
falquées, un peu contournées et relevées au sommet, devenant plus larges et se régula- 
risant à mesure que les arbres vieillissent. Plus facile à élever que l'A. Nobilis. 

Arbre vigoureux, tige forte et robuste, branches verti cillées et étalées horizontalement, 
se rencontre dans les semis de l'A. Nobilis. Très-rustique. 

Abies IVordiuauiiiaita. Spach. 

SAPIN DE NORDMANN. 

Feuilles très-nombreuses, linéaires, planes, légèrement bifides au sommet, longues de 
25—35 millimètres, d'un beau vert foncé, luisantes en dessus, légèrement tordues à la 
base et se relevant vers la partie supérieure des rameaux qu'elles cachent en grande par- 
tie. Cônes très-résineux, dressés, coniques, longs de 15—17 centimètres sur 6 de diamètre, 
composés d'écaillés étroitement appliquées, larges, à limbe denticulé. Bractées saillantes. 

C'est un arbre des plus beaux de ce beau genre : Tronc élancé et robuste de 30 mètres 
et plus de hauteur, sur plus d'un mètre de diamètre, garni de la base à la cime de larges 
branches, rapprochées, horizontalement verticillées. Il croit sur les montagnes Adscha- 
riennes, au Caucase, où il forme de vastes forêts, à plus de 2000 mètres d'altitude. Il est 
parfaitement rustique, résistant bien aux neiges, et comme il n'entre en végétation que 
20 à 30 jours après notre sapin argenté, il ne sera jamais atteint par les gelées printa- 
nières. Bois blanc d'excellente qualité. Introduit en 18^*6. 

Abies IVordmaiinaiiiaua Icioclada. Steiv. 

SAPIN DE NORDMANN A RAMEAUX LISSES. 

Belle espèce ou variété, reçue directement du Caucase en 1857, parmi d'autres sujets 
d'A. Nordmanniana. Feuilles distiques, droites, étroites et distantes, écorce lisse et sans 
le moindre duvet. 

Abies I!t[ordiuaii»iaiia itana eontpacta. C. S. 

SAPIN DE NORDMANN NAIN COMPACTE. 

Rameaux très-courts, dressés, assez gros. Ramules ténus, courts, horizontalement éta- 
lés. Feuilles de forme et de grandeur très-variables, longues de 20—30 millimètres, 
larges de 2 sur quelques rameaux, atteignant à peine 4—5 millimètres de longueur et 
1 de largeur sur le plus grand nombre, toutes disposées autour des branches, fortement 
canaliculées en dessus, carénées en dessous, souvent falciformes, presque sessiles, non 
décurrentes, retrécies à la base, larges au sommet, obtuses, ou terminées par un mucron 
fin non piquant, ou légèrement bifides, d'un beau vert tendre luisant. Ecorce d'un vert 
tendre, devenant gris de fer en vieillissant. 

Cette charmante variété naine que nous venons de trouver en juin 1867, parmi de nom- 
breux plants d'A. Nordmanniana , forme, dans son ensemble compacte et pyramidal, une 
nouveauté remarquable et très-distincte. 



12 AEIES. 

Abies MoFiliiiaiiiiîana réfracta. C. S. 

SAPIN DE NORDMANN A FEUILLES RETROUSSÉES. 

Belle variété, plus vigoureuse et plus élancée que l'espèce. Branches nombreuses régu- 
lièrement verticillées, horizontalement étalées. Feuilles très-nombreuses, toutes retour- 
nées vers le dessus des branches qu'elles cachent entièrement, mettant amsi en évidence 
toute leur face inférieure qui est d'un blanc argenté .farinacé, brillant. Très- rustique. In- 
troduit dans nos cultures en 1866. 

Abies ]!VordJiiiaMuiaiia robusta. C. S. 

SAPIN DE NORDMANN ROBUSTE. 

Feuilles très-courtes, très-rapprochées, plus larges que celles du type, recourbées en 
dessous, d'un vert très-foncé. Trouvé dans nos semis en 1864. 

Abie^ JViaaBfiîilîca. De Lannoy. 

SAPIN DE KABYHE. 

Feuilles longues de 16—20 millimètres ; larges d'environ 3, planes, distiques, très-nom- 
breuses et cachant les rameaux, plus tard relevées en dessus et laissant alors presque à nu 
la partie inférieure, fortement carénées en dessous et marquées de chaque côté de la ca- 
rène d'un sillon assez profond, glauque, à bords épaissis, d'un vert luisant en dessus, mar- 
quées en dessous de deux lignes glauques étroites, très-courtement pétiolées, terminées 
au sommet par un court mucron jaunâtre. , , j- ^* 

Arbre atteignant 15, 20 mètres de hauteur sur environ 40 centimètres de diamètre, 
formant une pyramide très-compacte, régulièrement conique. Tige droite, robuste, re- 
couverte d'une écorce gris cendré, légèrement rugueuse. Branches nombreuses, très-rami- 
fîées verticillées, étalées ou subdressées ; les plus vieilles relativement grêles, légèrement 
défléchies et munies de feuilles plus petites. Bourgeons gros, écaïUeux, parfois résineux 
à écailles gris- cendré. Cônes dressés, souvent réunis par 4—5, plus rarement solitaires, 
de 12—20 centimètres de longueur, sur 4—6 de diamètre, naissant sur les branches de 
deux ans. Bractées incluses scarieuses, roux-brun. -, , t^ •. ,• - 

Cette espèce, importée en 1864, croît sur les sommets des montagnes de la Kabylie, a 
l'exposition du nord, sur des rochers calcaires à peine recouverts d'une légère couche 
d'humus, aune altitude de 1600 à 1960 mètres, près des neiges permanentes ; il est donc 
probable que sa naturalisation sur nos montagnes sera des plus faciles. 

Abies PaiiacSiaïca. Hort. 

SAPIN DES MONTS PANACHAI. 

Feuilles disposées en spirales autour des rameaux, linéaires, droites, souvent falquées 
ou recourbées, longues de 10—16 millimètres, larges de 2, vertes et parcourues par un 
sillon très-prononcé en dessus, légèrement glaucescentes en dessous et traversées par 
une large nervure, atténuées aux deux extrémités, portées sur un court pétiole blan- 
châtre. Branches horizontalement étalées. Écorce d'un gris roussâtre. Très-rustique. 

Espèce reçue de graines en 1861. 

Abie» pectiiiata. D. C. 

SAPIN ARGENTÉ. 

Feuilles rapprochées, alternes, subdistiques sur les ramilles par renversement, longues 
de 20—35 millimétrés, larges de 2—3, planes, d'un beau vert foncé et luisant, sillonnées 



ABIES. IS 

en dessus, marquées en dessous de deux larges bandes d'un blanc argenté, atténuées à la 
base, terminées au sommet en une pointe raide, aiguë, plus rarement obtuse ou légère- 
ment bifide. Cônes dressés, cylindriques, résineux, longs de 12 — 15 centimètres, larges 
de 3—4, solitaires, obtus, naissant au sommet des vieux arbres, mûrissant la première 
année. Bractées saillantes, linéaires, réfléchies. Écailles caduques. 

Beau sapin indigène, croissant en vastes forêts sur les sommets et les pentes nord des 
montagnes en Europe, entre 800 et 1500 mètres d'altitude. On le rencontre en France, 
sur les Alpes, les Pyrénées, le mont Pila, le mont Dore et en Normandie. Il s'élève à 
30—50 mètres dans les situations qui lui plaisent, sur un diamètre de 60 centimètres a 
1 mètre 70 centimètres. Bois blanc, léger, très-recherché pour les constructions. 

Abies pectîiiata awreo-vaHegata. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ A FEUILLES PANACHÉES DE JAUNE. 

Feuilles de l'espèce, mi-parties de vert et de jaune ou entièrement dorées, ou largement 
bordées d'un jaune d'or, presque transparentes dans les parties panachées, jaune pâle 
en dessous. Variété vigoureuse et rustique, trouvée dans nos cultures en 1860, fixée par 
la greffe. 

Abies pectiitata auricoma. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ A CIMES DORÉES, 

Très-belle variété, caractères du type; feuilles plus courtes. Couronné à la cime des 
rameaux de feuilles d'un vert doré. 
Trouvée dans les bois en 1861. Fixée par la greffe. 

Abies pectiaiata brevâfolia* C. S. 

SAPIN ARGENTÉ A FEUILLES COURTES. 

Feuilles très-courtes, très-rapprochées, obovales, convexes, étalées, d'un beau vert 
foncé, parcourues d'un léger sillon en dessus, légèrement concaves en dessous avec deux 
larges bandes longitudinalement argentées, longues de 6—10 millimètres, larges de 4, 
obtuses, légèrement bifides au sommet. Tige droite, courte, très-raide, entourée de 
nombreux rameaux, courts, rapprochés. 

Cette joUe variété dont le port et le feuillage affectent 1^. forme du Taxus Adpressa, est 
issue de nos semùs en 1861. Sa croissance est lente : elle parait devoir rester haine. 

Abies pectinata coluiiiiiaris. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ EN COLONNE. 

Feuilles éparses, très-rapprochées, rarement subdistiques, droites, quelquefois subfal- 
quées, convexes en dessus, partagées par un sillon peu apparent, parcourues en dessous 
de deux bandes argentées, séparées par une nervure médiane, obtuses ou légèrement 
bifides au sommet. Ti^onc droit. Branches nombreuses, subverticillées, courtes, redressées 
à leur extrémité, de sorte que leur écartement ne dépasse pas un mètre. Rameaux et 
ramules gros, courts, dressés, poussant par 3 ensemble. 

Bel arbre affectant la forme d'une colonne étroite. Découvert par nous dans une forêt 
de sapins sur le mont Pila, à plus de 1100 mètres d'altitude. Le pied mère existe encore, 
âgé d'environ 80 ans, il s'élève à 30 mètres environ. 

Abiess pectinata fasti^iata stricta. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ FASÏIGIÉ". 

Feuilles éparses, disposées en spirales autour de toutes les branches, droites, linéaires, 
planes, d'un beau vert luisant, parcourues en dessus par un léger sillon, et en dessous par 



14 ABIES. 

deux bandes argentées séparées par une nervure médiane, portées sur un court pétiole, 
obtuses et légèrement bifides au sommet, longues de 10-20 millimètres, arges de l-2_. 
Arbre vigoureux dont tous les rameaux verticalement, érigés, sont fort allongés, ce qui 
lui donne l'aspect d'un Taxus fastigiata très-serré, Ecorce luisante et recouverte d un 
duvet soyeux de couleur bronze clair. 10,1 r^,r. 

Cette variété des plus remarquables et très-ornementale a ete trouvée en 1841, par 
M Revnier d'Avignon, dans les forêts de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, ou le 
pied mère dressé en colonne d'environ 30 mètres de hauteur, formait un faisceau 
serré de l 'mètre 50 centimètres à peine de diamètre. Nous l'avons reçue et multipliée 
en 1846. 

Abies pectiiiata fastigiata Meteiisis. Hort. 

SAPIN ARGENTÉ PYRAMIDAL DE METZ. 

Feuilles courtes, effilées, éparses sur les rameaux, subdistiques sur les ramilles, linéai- 
res convexes et retroussées, d'un vert foncé, vernissées en dessus, parcourues en dessous 
de chaque côté de la nervure médiane d'une bande argentée, longues de 10-15 millimètres, 
larges de 1, obtuses et légèrement bifides au sommet. Rameaux verticalement ériges, 
ramilles plus étalées que dans la précédente variété. . ,, . ^ . 1 .;„„„e 

Belle variété pyramidale, de forme un peu conique, obtenue à Metz et dans plusieurs 
autres cultures. 

Abies pectinata pendula. Carr. 

SAPIN ARGENTÉ PENDANT. 

Feuilles alternes, disposées en spirales sur les branches et sur les rameaux distiques 
sur les ramilles, linéaires, longues de 25-27 millimètres, larges de 2, sillonnées légère- 
ment eu dessus et d'un beau vert, parcourues en dessous par deux larges bandes argen- 
tées -Dartaffées par une large nervure médiane, assez longuement petiolées, obtuses au 
sommet. Branches courtes, verticiUées, fortes, recourbées et pendantes, à écorce scaneuse 
et velue d'un roux pâle, cachant complètement la tige. 

Abies pectinata peudula gracilis. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ PLEUREUR, DE MASSÉ. 

Feuilles linéaires, presque planes, presque subdistiques par renversement, légèrement 
sillonnées en dessus et d'un beau vert, marquées en dessous de bandes argentées de 
chaque côté de la carène, longues de 15-25 millimètres, larges de 2 Tige droite Branches 
latérales verticiUées, grêles, très-allongées, longuement pendantes; écorce d un brun 
clair couverte de poils scarieux. 

Variété vigoureuse et d'une rare élégance, obtenue par M. Masse. 

Abies pectiMata recwrva. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ RECOURBÉ. 

Feuilles éparses, disposées en spirales, subdistiques sur les ramilles par renversement, 
droites ou légèrement falquées, vertes et convexes en dessus, parcourues par un léger 
sillon, glauques en dessous, partagées par une nervure verte saillante, portées par un 
court pét.ole, obtuses, à peine bifides au sommet. Branches et ramilles recourbées pen- 
dantes. Écorce recouverte d'un duvet laineux, brun foncé, très-caduc. Trouvé dans les 
forêts de sapins du mont Pila. 



ABIES. 15 



Ables pectinata tenuifolia. Hort. 

SAPIN ARGENTÉ A FEUILLES TÉNUES. 

Feuilles en spirales, subdistiques sur les ramilles par torsion du pétiole, linéaires, 
vertes et sillonnées en dessus, à peine glaucescentes en dessus, longues de 6 — 8 milli- 
mètres, larges de 1 — 2. Plus faible que l'espèce. 

Abies pectinata tortuosa. C. S. 

SA IN ARGENTÉ TORTUEUX. 

Feuilles linéaires, planes, alternes, dispersées, couvrant tout le rameau, irrégulièrement 
contournées, marquées en dessus d'un léger sillon et en dessous de deux bandes argentées, 
longues de 5—12 millimètres, larges de 1—2. Rameaux gros, courts, tortueux. Petit arbre 
très-touffu. 

Abies pectinata untbraculifera. C. S. 

SAPIN ARGENTÉ PARASOL. 

Feuilles planes, linéaires, très-rapprochées, se redressant sur la face supérieure du ra- 
meau, qu'elles recouvrent presque entièrement, droites ou légèrement suofalquées, vert 
foncé brillant, arrondies et canaliculées en dessus, argentées et comme farinacées en 
dessous, partagées par une carène verte, très-saillante, portées sur un pétiole épais, obtuses 
au sommet, avec un court mucron obtus, très-rarement bifides. Rameaux gros, courts, 
très-rapprochés, étalés et pendants au sommet, en forme de parasol. 

Belle variété, trouvée dans les forêts de sapins des bords de la Loire. 



Ables Pelopouesiaca. Haage. 

SAPIN DE LA REINE AMÉLIE. 

Feuilles planes, linéaires, droites, distantes, éparses sur la tige, presque distiques sur 
les rameaux par torsion du pétiole, sillonnées au milieu, et d'un vert tendre en dessus, 
marquées en dessous de deux bandes glauques, séparées par une large carène, longues 
de 15 — 30 millimètres, à peine larges de deux, portées sur un court pétiole tordu, un 
peu élargies à la base, diminuant graduellement de largeur jusqu'au sommet terminé en 
une fine pointe aiguë. 

Voisin de l'A. Gephalonica, on assure que de son tronc ou de ses branches recoupées 
repousse vigoureusement des tiges verticales. 

Habite la Grèce. Très-rustique. Introduit de graines en 1860. 



Abies piclita. Forbes. 

SAPIN A LA POIX. 

Syn. : abies sibirica. Ledeb. 

Feuilles linéaires, rapprochées, disposées en spirales, parfois subdistiques , presque 
planes, canaliculées en dessus, marquées en dessous de chaque côté de la carène d'une 
ligne glauque, longues d'environ 2 — 3 centimètres sur 1 millimètre de largeur, dressées 
sur les rameaux, obtuses ou aiguës au sommet. Tronc droit, gros. Branches étalées, à 
écorce gris de fer argrnté. Bractées allongées, mucronées. Cônes dressés, cylindriques, 
de 5 — 7 centimètres de longeur sur 3 de diamètre. 

Très-grand arbre dans le Nord, de 10 — 12 mètres dans nos cultures et d'une croissance 
lente. Indroduit en 1820. Très-rustique. 



jQ ABIES. 



Jkhie» picUt» longifolia. Hort. 

SAPIN DE SIBÉRIE A LONGUES FEUILLES. 

Port et végétation semblables à ceux de l'espèce. Feuilles un peu ténues et d'un vert 
plus pâle. 

Allies Pînclrow. Spach. 

SAPIN DE l'iNDE. 

Feuilles en spirales ou subdistiques Par -nversemen^^^^^^^^^^ 
longues de 3-7 centimètres, larges a peme ^e f «^jl^^^f^^j /^ , ^^^ brus- 

d'uS beau vert clair en dessus, marquées ^^f^^^f^f.^,',f ^^ ^^^^^^^^^^ longuement subu- 

ziformes, raides, coriaces, striées. diamètre, assez rustique, 

Bel arbre atteignant 25-30 mètres ^"^^^^'^f^fl.^ '^^^^^ 
mais d'une végétation très-hâtive et de la sujet a être atteint quelque 

^"Hib,t?lfs^roSsSrde l'Himalaya, à 2600-3160 mètres dans la vallée de Setdlege. 
Introduit en 1827. 

Allies Pîndrow aureo-varîegata. C. S. 

SAPIN DE l'iNDE A FEUILLES PANACHÉES. 

Belle variété à feuilles mi-parties, bordées, ou panachées d'un beau jaune doré. Trouvée 
dans nos cultures et fixée par la greffe. 

Allies Pinsapo. Boissier. 

SAPIN PINSAPO. 

Feuilles alternes ou éparses, nombreuses, -i^^^^//^^^^^^^^ 
vert foncé, luisantes en dessus, plus Pales eji de sous ^^^^"^JJ^^f.'/.'édes rapprochées, 
cescentes très-peu visibles dans ^,^«^:^\f f^^^^^^^J^'^^^^^siles^^^^^^^^^^^^ au sommet en une 
presque à angle droit, un peu retrecies a la ^f ^' ^'^l'J^'' ji^'^^^tres, larges environ de 2. 
ïoin?e scaneuse fine et ^^Sf Vtïéri.rnies ï^ noSCx r^^^ 
Branches verticiUees, Pressées étalées garnies ûenoi ^^ li^^iriques, ovoïdes, 

mantune pyramide conique très-epa.sse Cônes dressés sess ^ J i '^^^^^i, ei, 

obtus, de 10-15 centimètres de longuer, sur ^^-5 de laigeur, 
groupes. Bractées incluses, ^.^^f ^f^^'^'-^f ^f ^S montagneuse alpine du royaume de 

Sf :ot2'a^o^^:s^ï:iS^:s--"-^ f ^^ ^^^-p- 

lontle poids des neiges et les froids les plus rigoureux. Introduit en 1839. 
Allies Pîiisapo aiirea. C S. 

SAPIN PINSAPO A FEUILLES DORÉES. 

Feuilles linéaires, étroites, «s-rapprochées, di^«ées f^f « *t„^^rs'd'e7o mS 
-"-"^ «tf do VtSsT fe^Kis'f S sttïterieït^r Trouvf dans nos som,s. 



mètres 



ABIES. 17 

Allies Piiisapo elegaiitissima. C. S. 

SAPIN PINSAPO ÉLÉGAMMENT DORÉ. 

Feuilles linéaires, étroites, très-aiguës, toutes panachées ou mi-parties de vert et d'un 
beau jaune d'or. Cette belle variété, trouvée dans nos semis, paraît devoir rester 
naine. 

Abies Pinsaiio fastigiata. C. S. 

SAPIN PINSAPO PYRAMIDAL. 

Rameaux courts, de même longueur que la flèche, dont ils affectent la forme, d'abord 
légèrement écartés à leur origine, bientôt verticalement redressés et formant ensemble 
une colonne serrée très-compacte. Feuilles éparses, un peu rétrécies à la base et termi- 
nées au sommet en une pointe aiguë, à peine sillonnées en dessus ou marquées au milieu 
par une ligne glauque, faiblement glaucescentes en dessous et traversées par une ligne 
médiane. 

Arbre assez vigoureux trouvé dans nos cultures. C'est une des variétés les plus remar- 
quables. 

Abies Piitsapu pygattsea. C. S. 

SAPIN PINSAPO NAIN. 

Arbuste très-nain de forme pyramidale. Rameaux gros, courts, très-étalés, très-rappro- 
chés. Feuilles aciculaires, arrondies sur les deux faces, à peine glaucescentes en des- 
sous, roides, droites, horizontalement étalées, longues de 5 — 10 millimètres, larges de 
1—2, à peine amincies à la base et terminées au sommet en un mucron aigu scarieux. 
Trouvé dans nos semis. 

Abies Piiisapo variegata. Laws. 

SAPIN PINSAPO A POINTES BLANCHES. 

Assez jolie variété, mais dont la panachure est peu constante. Jeunes bourgeons tous 
blancs. Feuilles blanches ou mi-parties de blanc et de vert. 

Abies religiosa. Lindl. 

SAPIN OYAMEL DES MEXICAINS. 

Feuilles disposées en spirales sur la tige, subdistiques sur les rameaux par renverse- 
ment, linéaires, planes, très-rapprochées, longues de 20—35 millimètres, larges de 
1 — 2, très-légèrement canaliculées, d'un vert foncé en dessus, glauques en dessous et 
parcourues par une fine nervure d'un beau vert. 

Branches régulièrement verticillées, étalées, déclinées à leur extrémité. Ramules 
opposés, grêles, à écorce d'un brun doré, légèrement soyeuse. Cônes subsessiles, longs 
de 10—20 centimètres, larges d'environ 6—7, d'un pourpre violacé, foncé, résineux, 
composés d'écaillés courtes largement cunéiformes, recourbées en dessus, étroitement 
imbriquées, munies à la base d'une bractée saillante, très-réfléchie, irrégulièrement 
incisée, dentée, persistante. 

Un des plus beaux sapins. Habite les parties élevées et froides du Mexique, à 2660— 
3000 mètres d'altitude, 011 il acquiert 40 mètres et plus de hauteur, sur 1 —2 de dia- 
mètre. Très-sensible au froid. Introduit en 1833. 

Abies »iiecieii Monte Draco. Hort. 

SAPIN DE MONTE DRACO. 

Très-voisin de l'A. Cephalonica. Reçu de graines venant de Grèce. 



jg ABIES. 

Abies Tsoniiowsliiaiia. Regel. 

SAPIN DE TSONNOWSKI. 

Reçu de graines venant du Japon. 

Abies ^Vebbiana. Lindley. 

SAPIN DE WEBB. 

Syn. : spectabius. Lamb. 

Feuilles très-denses, épaissies, â;fP-ées en spirale^ sur k^^^^^^ 
torsion sur les rameaux et les ramilles conaces Unéaires, P ^^^J; P ^^ ^^ 
d'un vert foncé, luisantes, canaiiculées en dessus IJl^^^^'^^^^^^^ larges de 3-^ 
séparées par. une nervure médiane verte ^f f^^^^ ^^.a "é, s a^^^^^^^^ très- 
millimètres, la plupart biMes au sommet a dents écartées aigu^ b ë ^^ ^^^^ 
droite. Branches verticiUées, horizontalemen étalées Eco^^e^i^^^^^^^ ^^^^_ 

p^.. -ugeâtres. Cônes ^^^^^^^^^^è^^' Ecam- -^ , im- 
r,k!fsîa%eL^in\r5's!if J. la base .^ 

..Saf:r.=e?rœ^33o^^^^^^^ 

très-grosses et bien formées ne sont pas encore fertiles. 

Abies ^Vebbîana af finis. Hort. 

SAPIN DE l'HIMALAYA. 

Variété assez semblable au type.par ses princi^^^^^^^^^ 

^^-Cafse^ur^uf e^^^e^^^^^^^ ^^^^^^^ °^ 

Spectabilis ne peutltre multï;)lié quepar greffe ou par boutures. 



DEUXIÈME GENRE. 

TSUGA. 

Feuilles planes, distiques ou subdistiques, solitaires, molles, obtuses. Cônes peu- 
dants à écailles persistantes. Bractées incluses. 

Tsuga Albertiana. Murray. 

TSUGA DU PRINCE ALBERT. 

Syn. : mertensianà. Gord. 
Feuilles linéaires, éparses un peu obtuses supportes pa^ 
caBaliculécs et retroussées en dessus, cl un beau vert clair, nnemeui 



ABIES. 19 

d'un blanc argenté en dessous, traversées au milieu par une fine nervure et par plusieurs 
rangées de stomates. Cônes très-petits, nombreux, terminaux et pendants, longs de 25 — 
26 millimètres, larges de 7 — 8, formés de six rangs d'écaillés lâches, d'un brun pâle au 
sommet. Bractées triangulaires, denticulées. Branches grêles, étalées et pendantes à leur 
extrémité. Ecorce d'un brun clair, couverte de poils soyeux. 

Arbre d'une grande beauté, atteignant 30—50 mètres de hauteur sur 1—2 de large. 
Tronc droit, arrondi, avec une large tète pyramidale. Originaire de l'Orégon, du Nord 
de la Californie et de Van Couver Island ; il croît dans une atmosphère humide et vapo- 
reuse, très-froide. La qualité de son bois est peu connue : suivant les apparences, dans sa 
jeunesse, il a quelques rapports avec celui du Mélèze. 

Espèce d'une parfaite rusticité. Introduit en 1851. 

Xsuga Brniioniaua. Lindley. 

TSUGA DE BROWN. 

Syn. : dumosa. Loud. 

Feuillessubdistiques, solitaires, éparses, étalées, droites, linéaires, obtuses ou légèrement 
acuminées au sommet, à bords légèrement épaissis, duvetés, longues d'environ 3 centi- 
mètres, larges de 3 millimètres, glabres, coriaces, d'un vert clair en dessus, glauques en 
dessous, à carène étroite, saillante; caduques lorsque l'arbre est atteint par la gelée. 
Cônes terminaux sur les ramilles, pendants, sessiles, ovoïdes, obtus, longs de 2 — 3 centi- 
mètres, larges de 15 millimètres. 

Arbre de 20 — 25 mètres de hauteur, formant une cime étalée, très -rameuse. Dans nos 
contrées, grand arbrisseau diffus, buissonneux, à branches nombreuses et grêles, quelque- 
fois atteint à ses extrémités par les gelées. Habite le Bootan, dans le JNépaui. Inlroduit 
en 1838. 

Tsuga Canadeiisis* Mich. 

TSUGA DU CANADA HEMLOKSPRUCE. 

Feuilles subdistiques, molles, planes, étalées, longues de 13-25 millimètres, larges 
d'environ 2, droites, rarement falquées, d'un vert tendre en dessus, glauques en dessous 
et parcourues au milieu par une large nervure. Cônes terminaux pendants, solitaires, 
ovoïdes-oblongs, longs de 25-30 millimètres, larges de 15-20. 

Arbre vigoureux s'élevant à 25-30 mètres. Originaire de l'Amérique boréale et des 
montagnes Rocheuses. Introduit en 1736. 

Tsuga Cauadeitsis contracta. C. S. 

TSUGA DU CANADA NAIN PYRAMIDAL. 

Feuilles éparses, linéaires, étalées, recourbées en dessus et d'un beau vert, glauques 
en dessous et partagées par une fine nervure, longues de 3 — 5 millimètres, larges de 1. 
Rameaux grêles, courts et nombreux, dressés en pyramide conique très-touffue. 

Arbuste très-joli, haut de kO centimètres. Trouvédans nos semis. 

T8a§:a Caiiadeusis latifolia. C. S. 

TSUGA DU CANADA A TRÈS-LARGES FEUILLES. 

Feuilles éparses, peu distantes, à peine subdistiques sur les ramules, étalées, planes, 
ovoïdes, elHptiques, redressées, droites ou faiblement subfalquées, vertes, convexes en 
dessus, parcourues par un fin sillon et comme chagrinées longitudinalement, concaves en 
dessous, à bords légèrement récurvés, sillonnées par deux larges bandes argentées sépa- 
rées par une nervure verte, longues de 8—10 millimètres, larges de 2— 3, à peine rétré- 
cies à la base, portées sur un pétiole gros, court, appliqué à la tige, hispidesau sommet, 
rarement terminées par une pointe fine, recourbée. 



20 ABIES. 

Branches allongées, dressées, étalées «-'«^'^/NtsTers'bfargerd'an verTjaû- 

r.?.ttr:nrs'drtr:;4'.ittie!^ 

''BeUe'variété trés-distinete et trés-remarquable, aussi vigoureuse que le type. Trouvée 
dans nos cultures en juin 1867. 

Tsuga CwMadewsis ïsaîcvopÏBylla. C. S. 

TSUGA DU CANADA A PETITES FEUILLES. 

Feuilles subdistiques, planes, droites - 'f f ™™-' rtTef al'j^t'SeSf 1'ei°rS 
„nps dp -^—4 millimètres, à peme larges de 1. liges greies, aiiouëcça, u 
S'un brun foncé, couverte dun duvet soyeux. Trouvé dans nos semis. 

Tsuga Canadensîs naita. Carr. 

TSUGA DU CANADA NAIN. 

Variété naine,! rameaux épars et diffus. Feuilles plus petites que dans l'espèce, s'éle- 
vant au plus à 80 centimètres en un buisson touilu, tres-eiaie. 

Tstsga ©ouglasii. Carr. 

TSUGA DE DOUGLAS. 

Feuilles disposées en spirales, éparses ou subdistiques P- torsion^ 

vertes et légèrement convexes en dessus, P^^^Xfres obtuses ^drs-^^^ ^^ 

en dessous, partagées par une large nervure, linéaires, obtuses, ae 

longueur, sur 1 millimètre de largeur. ovoïdes-oblongs, obtus au sommet. 

Cônes terminaux, pendants, solitaires ou par 2-3, ovomes ooioih .^^^^ 

lé^étznti^tosrii-^^^^^^^^^^ 

droite. Branches et rameaux étalés, ^ff^^^^ ^f ' ^la^^^^^^ l^tit^àe boréale, 

fornie, les vallées des montagnes Rocheuses f ^tre le ^^ ^^ aegre 

où il forme de vastes forêts. Très-rust.que. ntroduit e^^^^^ magnifique et 

Tsuga UoMglasii awrea. C. S. 

TSUGA DE DOUGLAS DORÉ. 

Feuilles linéaires, planes, disposées en nombreus^^^^^^^^^^ 

ment recourbées en dessus fin^^^^^i.Pf f f^'J^Je d'^n?^ ^°"1«^^ ^'''^^^' ''' 
longues de 12-23 millimètres sur moins de 1 de large ^^""^J ^g,^^re appa- 

desfus devenant blanche «n vieillissant ^n peu ved^^^^^^^^ E^^^,, li,3, 

nos semis en 1862. 

Tsuga Bouglasii Standlshiaim. Gord. 

TSUGA DE STANDISH. 



ABIES. 21 

beau vert en dessus, parcourues par un léger sillon, d'un vert p;\le glaucescent en dessous, 
séparées au milieu par une légère nervure, ternfiinées au sommet par une-pomte obtuse. 
Bourgeons gros, ovales, écailleux, d'un brun foncé, en forme de cône. Ecorce d'un bronze 
clair, luisante. Branches nombreuses, éparses, plus ou moins étalées ou dressées. Ra- 
meaux peu nombreux, assez longs, redressés. 

Arbre très-rustique, d'une grande vigueur, croissant chaque année en hauteur de 80 
centimètres à 1 mètre 30 centimètres et d'une grande beauté. Espèce éminemment fores- 
tière par sa vigueur, sa rusticité et ses dimensions colossales. Nous l'avons rapporté en 
1862 des Pépinières royales de Baghsot. On le dit originaire de Vancouver Island. 

Tsiiga Douglasii ^taiitlisliiana fastigiata. C. S. 

TSUGA DE STANDISH FASTIGIÉ. 

Magnifique variété du précédent, ressemblantpour les principaux caractères à l'espèce; 
mais à rameaux d'abord légèrement écartés, puis promptement et verticalement érigés 
près de la tige en forme de colonne. Feuilles un peu plus étroites et plus nombreuses, 
légèrement recourbées. Aussi rustique et aussi vigoureuse que l'espèce. 

Tsiiga IlouglasiS vet'iicillata strieta. C. S. 

TSUGA DE DOUGLAS PYRAMIDAL. 

Feuilles linéaires, planes, recourbées en dessous, régulièrement disposées en spirales 
sur tous les rameaux, vertes en dessus, sillon médian nul ou peu apparent, glauques en 
dessous, traversées par une fine nervure, longues de 10—16 millimètres, larges de 2. 
Branches grêles, d'abord légèrement écartées, puis se redressant verticalement près de 
la tige en un groupe serré terminé en flèche. Ecorce lisse et luisante d'un vert jaunâtre. 

Cette variété très-distincte et des plus remarquables, assez vigoureuse, a été trouvée 
dans nos semis en 1852. Tous les rameaux forment tête. 

Tsuga MookeriaBia. Carr. 

TSUGA DE HOOKER. 

Feuilles courtes, éparses, rapprochées, planes, un peu déprimées, d'un beau vert 
pâle en dessus, avec un sillon peu apparent, légèrement convexes en dessous, argen- 
tées et traversées par une fine nervure, de 15—22 millimètres de longueur sur 1 — 2 de 
largeur, très-courtement pétiolées, terminées au sommet par une pointe aiguë. Cônes 
cylindriques, obtus, pendants, longs de 45 — 55 millimètres, larges de 15—20, d'un 
pourpre obscur, à écailles convexes, larges, arrondies, un peu retroussées. Ecorce d'un 
brun clair recouverte de poils soyeux. 

Arbre d'une grande beauté mais d'une croissance très-lente dans sa jeunesse. Il habite 
la Californie du Nord, par 21 degrés de latitude boréale à une altitude de 1660—2000 mè- 
tres, où il s'élève à plus de 30 mètres. H peut supporter les froids les plus rigoureux et 
demande à être abrité des rayons directs du soleil. 

Reçu de graines en 1854. 

Tâtiga Pattoniaita. Jeffrey. 

TSUGA DE PATTON. 

Feuilles courtes, solitaires, disposées en spirales autour des branches, de même couleur 
verte sur les 2 faces, mais couvertes de stomates en dessous, éparses, marginées sur les 
bords de fines dentelures, longues de 12 — 15 millimètres, larges de L. Cônes petits, pen- 
dants, portés sur un long pédoncule en forme de ramule, longs de 6— 7 centimètres. Ra- 
meaux pubescents. 

Arbre de 50 mètres de haut sur 1 mètre 50 centimètres de largeur, croissant sur les 
monts Baker jusqu'à 44 degrés de latitude nord, et aune élévation de 1600 — 1800 mètres. 
Très-rustique. Bois dur et excellent. Reçu de graines en 1854. 



22 ABIES. 



T(^usa !IJ»ief)oliltil. Carr. 

TSUGA DE SIEBOLDT. 



Feuilles distiques ou subdistiques, rapprochées, alternes, planes, émargmées ou obtuses 
au sommet très-entières sur les bords, carénées en dessus et d'un vert foncé, argentées 
en dessous et partagées par une légère nervure, marquées de lignes de stomates, longues 
de 10—22 millimètres, larges de 1—2. Tige droite, élancée. Branches dressées, irréguheres, 
courtes réfléchies au sommet. Jeunes bourgeons recouverts d'une écorce cendrée rousse, 
tomenteuse par des poils ferrugineux. Cônes elliptiques à bractées mcluses tronquées 
ou bifides. Arbre vigoureux de 7— 10 mètres ou plus, assez rare, même au Japon. Croit 
dans les provinces du Nord, dans les parties montagneuses. Bois brun jaunâtre, tres- 
recherché pour la fabrication des petits ustensiles de ménage. Arbre d'une belle venue. 
Introduit en France en 1853. Très-rustique. 



TROISIÈME GENRE. 

PIGEA. Link. EPICEA. 

Feuilles aciculaires comprimées, subtétragones, éparses, roides. Cônes pendants 
à écailles persistantes, à aile des graines non adhérentes. 

Picea Ajaneusis* Fisch. 

PIGEA DE SIBÉRIE. 

Branches étalées ou ascendantes, courtes. Feuilles longues d'environ 12 millimètres, 
comprimées en dessus et marquées de deux lignes glauques, termmées en une pointe 
aiguë, blanchâtre. Introduit de la Sibérie en 1850. Espèce peu vigoureuse. Rustique. 

Picea alba. Link. 

SAPINETTE BLANCHE. 

Feuilles rapprochées, étalées, subtétragones. Cônes cylindriques, pendants, longs 
de 4-6 centimètres, larges de 10-15 millimètres. Bel arbre de 20 mètres environ de 
hauteur, déforme pyramidale. Habite le Canada et la Carolme du Nord, tres-rustigue. 
Introduit en 1700. 

Picea alba acuiifolia. Hort. 

SAPINETTE BLANCHE A FEUILLES AIGUËS. 

Variété à feuilles fines, aiguës et piquantes, ressemblant à un Epicéa. 
Picea alba albicaiis. C. S, 

SAPINETTE BLANCHE PANACHÉE DE BLANC. 

Feuilles toutes blanches sur les nouveaux bourgeons. 



ABIES. 23 

Picea alba aiire». C. S. 

SAPINETTE BLANCHE DORÉE. 

Feuilles très-rapprochées, légèrement recourbées en dessus du rameau, toutes dorées 
sur les nouveaux bourgeons. 

PIcea alTia ecliinoforniîs. C. S. 

SAPINETTE BLANCHE HÉRISSÉE. 

Arbrisseau très-nain, pyramidal, touffu. Branches très-courtes, très-rapprochées, ver- 
ticillées. Feuilles linéaires, arrondies, étalées, longues de 3—10 miUimètres, larges de 
1/2, très-aiguës au sommet, atteint à peine 30 centimètres. Obtenu dans nos semis. 

Picea alba fastigiata. C. S. 

SAPINETTE BLANCHE PYRAMIDALE. 

Arbuste nain, rameaux courts, très-rapprochés, strictement dressés contre la tige. 
Feuilles tétragones, épaisses, recourbées, longues de 'i— 7 millimètres, réunies en 
fascicules très-serrés. Variété obtenue dans nos semis. 

Picea alba glauca. Hort. * 

SAPINETTE BLANCHE GLAUQUE. 

Feuilles disposées en spirales , très-rapprochées , linéaires , tétragones , obtuses , 
ép-aisses, presque cylindriques, longues de 7—18 millimètres, marquées en dessus de 
deux larges nervures argentées et en dessous, d'une troisième de même couleur, variété 
naine très-distincte. 

Picea alba gracilis. C. S. 

SAPINETTE BLANCHE A BOIS GRÊLE. 

Variété vigoureuse, ressemblant par le port à l'espèce ; mais dont les rameaux et les 
ramules, sont beaucoup plus grêles. Feuilles très-denses, ténues, piquantes, couvrant en- 
tièrement les rameaux. 

Picea alîia îiiteriiiedla. C. S. 

SAPINETTE BLANCHE INTERMÉDIAIRE. 

Plante vigoureuse, branches nombreuses, obliquement dressées-étalées. Ecorce rouge 
orangé. Feuilles courtes, épaisses; celles des jeunes rameaux farinacées sur toutes les 
parties. Cônes très-petits, ovales, courts, intermédiaires entre ceux du P. nigra et ceux 
du P. alba, un peu atténués à la base, à écailles rougeâtres, assez foncé. Variété très- 
remarquable et très-distincte, obtenue dans nos semis. A distance et au premier abord, 
on le prendrait pour un P. Menziesii. 

Picea alba luininsa. C. S. 

SAPINETTE BLANCHE TRÈS -NAINE. 

Arbuste pyramidal, très-nain. Rameaux écartés, gros, courts, couverts de petites 
feuilles tétragones, très-piquantes, obtenu dans nos semis. 



24 



ABIES. 



Ficea alli» pentlula. Carr. 

SAPINETTE BLANCHE A RAMEAUX PENDANTS. 

Feuilles très-ténues, disposées en spirales, longues de 15-18 millimètres larges de 
1/2 emS aue compnmées. convexes en dessus, avec une épaisse nervure, faiblemen 
SénK. de'ssous,^étalées; glaucescentes, un peu déclinées, terminées par un court 
mucron aigu et piquant. Rameaux déclinés et pendants. Tres-jolie variété. 



Picea AlcoUiaiia. J. G. Veitch. 

PICEA DE ALCOK. 



Feuilles linéaires, étroites, rhomboïdales, obtuses, marginées en dessous de 5 lignes 
dauques on^^^^^^^^ tordues à la base, disposées en spirales régulières , tres-rapp o- 
giauqueb, Luuuctvc^, „„^,;, ^^?,.„p„ larges d'environ 1 millimètre. Branches d'une 
™Sr Slàle Cô„ mblab es TS 1 p! excelsa, d'environ 5-8 cenlimè.res 
de longutr sJ^ 2 de diamèuc, à écaUles d'un ronx fauve, largement arrond.es au som- 

"'tr^'ïrl^fre™Ltïo'n^S;èrerp^^ de hauteur d'une ,or„,eWs-^^ 
les villes comme arbre d'ornement. Tres-rustique. 



Picea bicolor. Regel. 

PICEA BICOLORE. 

Reçu de graines en 1867 sans autres indications. 

Picea csertilea. Linh, 

SAPINETTE BLEUE. 

Espèce ou variété du P. alba; elle s'en distingue nettement par ses feuilles très- 
calanques, ou violacé bleuâtre. 

Picea Eiigelnianiti. Carr. 

PICEA d'eNGELMÂNN. 

Arbre de 20-30 mètres et plus de hauteur, sur 50-80 centimètres de diamètre. 
P.^mII très-raDnrochées comprimées, tétragones, acuminées, aiguës, très-glauques. 
Cône^petUs o^Ts lékèremlnt arqués, oVs,' pendants, à écailles ovales rhom- 

'taiite les montagnes Rocheuses, à 3,000 mètres et plus d'altitude. D'une croissance 
lente dans sa jeunesse. Importé de graines en 1863. Très-ruslique. 

Pice» exeelsa. Link* 

EPICEA. 

Feuilles comprimées, tétragones, longues de 12-25 millimètres. Cônes cylindnques, 
peSts SX lol] 5 centimètres, larges de 3-^, à écailles minces, rhomboïdales, 
nisantes allongées et rétrécies au sommet, qui est tronqué, centicule. 
Habfte les Alpes de l'Kurope centrale, commuu en Suisse, dans le Tyrol, le Jura, entre 



ABIES. 25 

1300 et 2000 mètres d'altitude ; il s'étend dans les plaines de l'Allemagne et de la Nor- 
vège jusqu'au 67« degré. 

Très-bel arbre, tronc droit, cylindrique, effilé,' s'ôlevant à ^iO— 50 mètres. Bois blanc, 
tendre, léger. 

Pice» exceli^a Arcliaeigelica. Laws. 

EPICEA d'aRCHANGEL. 

Feuilles très-ténues , subtétragones , très-rapprochées, presque appliquées sur les 
rameaux qu'elles recouvrent presque entièrement, d'un beau vert foncé, luisantes, à 
pétiole très-court, recouvert à la base d'une petite écaille, terminées par un niucroa 
aigu, longues de 6—15 millimètres, traversées en dessous par 1 — 2 lignes de stomates 
argentés. Tige droite, rameaux presque dressés. 

Pieea exeelsa attentiata. Carr. 

EPICEA A RAMEAUX ATTÉNUÉS. 

Branches grêles, peu nombreuses, rameaux effilés, étalés, quelquefois déclinés. Feuilles 
d'environ 8 millimètres de longueur, très-ténues, presque cylindriques, distantes, cou- 
chées sur les rameaux. Variété délicate. 

Picea ex.celsa aureo varie^ata. C. S. 

EPICEA DORÉ. 

Belle variété, assez vigoureuse. Feuilles et rameaux panachés d'or, d'un bel effet. 
Trouvé dans nos cultures. 

Pieea excella eaiitlelaliruni. C. S. 

EPICEA CANDÉLABRE. 

Feuilles rhomboïdales, éparses, très-serrées sur les rameaux, d'un vert foncé, lui- 
santes, recourbées en dessus. Branches nombreuses, toutes redressées. Ramilles verli- 
cjllées sur les branches en forme de candélabre. Belle variété issue de nos semis. 

Pieea ex^eelsa Clanbraziliaiia. Carr. 

PIGEA DE CLANBRAZIL. 

Branches très-ramifiées, à ramifications subdistiques, disposées en éventail, courtes, 
de même longueur. Feuilles rapprochées, longues de 5—8 millimètres. Forme un petit 
buisson compacte, étalé, déprimé, parfois légèrement conique, de 60 centimètres de hau- 
teur au plus. 

Pieea eiiLeelsa €lanf»i*aziliaiia elegaiies. Hort. 

PICEA DE CLANBRAZIL ÉLÉGANT. 

Rameaux courts et gros, étalés. Feuilles fines, aiguës, très-rapprochées de 4—6 mil- 
Umètres de longueur, formant ua buisson épais, conique, d'environ 70 centimètres. 



26 ABIES. 

Pieea excelsa Clanbraziliaiia stricta* Lond. 

PICEA DE CLANBRAZIL PYRAMIDAL. 

Variété à rameaux érigés en pyramide étroite. 

Picea excella columnaris. C. S. 

EPICEA COLONNAIRE. 

Variété très- vigoureuse, à brandies nombreuses, courtes, dressées en forme de co- 
lonne compacte, très-étroite. 

Picea excelsa comiiacta. Hort. 

EPICEA COMPACTE. 

Arbrisseau touffu, à rameaux divergents, très-rapprochés. 

Picea excelsa concimia. Carr. 

EPICEA GRACIEUX. 

Petit arbuste pyramidal, grêle. Branches minces. Feuilles très-ténues, presque cylin- 
driques, couchées sur le rameau, assez rapprochées. 

Picea excelsa eonica. Carr. 

EPICEA CONIQUE. 

Branches et rameaux nombreux, dressés. Feuilles longues de 8— 10 millimètres, ténues, 
comprimées, terminées par un mucron aigu. Arbrisseau de 1 mètre de hauteur. 

Picea excelsa Craiistonii. Carr. 

EPICEA DE CRANSTON. 

Arbrisseau vigoureux. Feuilles longues de 10-15 millimètres, disposées en spirales, 
comprimées sur les bords, recourbées et presque apphquées sur les rameaux, longues 
de 6—10 millimètres, traversées en dessous d'une ou deux bandes de stomates argen- 
tées Tiffe élancée, grosse, peu ou pas ramifiée. Branches solitaires, longuement étalées, 
réfléchies, très-inégalement distantes, souvent nulles, sur une certaine longueur, ou 
réduites à de courtes ramifications, cyhndriques, à écorce d'un roux pale, terminées 
par un gros bouton écailleux, ne produisant ordinairement qu'une seule tige. 

Picea excelsa crassifolia. Hort. 

EPICEA A FEUILLES ÉPAISSES. 

Feuilles disposées en verticiUes irréguliers, et très-pressées le long des rameaux 
tétragones, arrondies en dessus, très-épaisses et d'un vert très-foncé, longues de 8—18 
millimètres larges de 1 et 1/2, terminées au sommet en un court mucron aigu.Kameaux 
très-gros, très-courts, érigés. Ramules gros, se détachant à peine de la tige. Variété naine 
et robuste. 



ABIES. 27 



Picea excella demiilata. Simon L. F. 

EPICEA DÉNUDÉ. 

Branches très-grosses, très-allongées, érigées. Rameaux très-distants, étalés. Ramilles 
ou bourgeons gros, très-courts, à peine apparents entre les tiges de 2 ans et les nou- 
velles. Feuilles subcyliudriques, éparses, très-rapprochées, fortement nervées en dessus, 
carénées en dessous, d'un beau vert foncé, longues de 20-25 millimètres, portées sur 
un court et gros mucron, aigu et piquant. Arbre vigoureux, à tige dressée, bien différent 
du P. Granstonii. 

Pieea excella elegaiitissima. Hort. 

EPICEA ÉLÉGAMMENT PANACHÉ. 

Variété assez vigoureuse, très-élégante. Feuilles disposées en spirales, épaisses autour 
du rameau, entièrement dorées ou d'un jaune pâle en dessus, vertes en dessous, longues 
de 6—8 millimètres, étalées, recourbées, terminées par un mucron aigu, piquant. 

Picea esi^celsa ereiiiita. Carr. 

EPICEA MONSTRUEUX. 

Rameaux gros, vigoureux, érigés, recouverts d'une écorce rougeâtre. Feuilles courtes, 
grosses, irrégulièremont tétragones, fortement mucronées. 
Arbre de forme pyramidale. 

Picea excelsa fastigiata. Hort. 

EPICEA PYRAMIDAL. 

Arbre très-vigoureux et d'une grande élégance, à rameaux dressés, strictement fasti- 
giés, ressemblant par son port au peuplier d'Italie. Feuilles très-rapprochées, longues 
de 15—25 millimètres, disposées en spirales, rhomboïdales, recourbées vers la tige, 
terminées au sommet par un mucron aigu. Nous en possédons un sujet de toute beauté 
de plus de dix mètres de haut et d'une belle croissance. 

Picea excella globularis. Hort. 

EPICEA EN FORME DE BOULE. 

Feuilles elliptiques, comprimées, marquées en dessous d'une nervure accompagnée 
de chaque côté d'une bande de stomates argentées; longueur variable, de 5 — 10 milli- 
mètres. Branches étalées et déclinées. Arbuste buissonneux, arrondi en forme de boule. 

Pieea excella gracilis* C. S. 

EPICEA GRÊLE. 

Très- jolie variété de forme pyramidale , compacte . Rameaux nombreux, très-courts, épars , 
érigés, très- rapprochés. Ecorce d'un brun-gris, fortement sillonnée par la décurrence des 
feuilles, mamelonée, rugueuse. Feuilles très-ténues, rapprochées, étalées en fascicules 
au sommet des rameaux, aciculaires, toujours d'un vert foncé brillant, portées sur un 
long pétiole jaunâtre, décurrent, longues de 5—10 millimètres, un peu recourbées en 
dessus et terminées brusquement au sommet en un court mucron très-aigu. Obtenue dans 
nos semis. 



28 ABIES. 



Picea excelsa Ciregoryaiia. 

EPICEA DE GRÉGORY. 

Rameaux très-nombreux, courts, divariqués, déclinés. Feuilles longues de 4—5 niilli- 
mètres, serrées, roides, aiguës, piquantes, éparses, d'un vert pâle, luisantes sur les deux 
faces. Arbrisseau, s'élevant à 30—50 centimètres. 

Picea excelsa iuteriiiedia. Carr. 

EPICEA INTERMÉDIAIRE. 

Feuilles nombreuses, très-serrées, et rapprochées contre les rameaux, convexes en 
dessus, presque arrondies, longues de 8—10 millimètres. Ramules pendants. 

Picea excelsa iiiverta. Hort. angl. 

EPICEA A RAMEAUX PENDANTS. 

Port du P. excelsa. Branches promptement pendantes. Feuilles plus longues, plus larges 
et d'un vert plus brillant que celles du type. Espèce plus vigoureuse et plus élevée que 
notre Picea pendula, 

Picea excelsa iiiucronata. Carr. 

EPICEA MUCRONÉ. 

Arbrisseau diffus. Branches droites ou étalées. Ramules, gros, courts, recouverts d'une 
écorce rougeàtre, soyeuse, profondément sillonnée parla longue décurrence des pétioles. 
Feuilles irrégulièrement éparses et distantes, grosses, tétragones, très-roides, d un vert 
foncé, terminées par un court mucron, longues de 15—25 millimètres. Arbrisseau de 
4—5 mètres à feuilles hérissées et mucronées. 

Picea excelsa nmrîcata. Hort. 

EPICEA MURIQUÉ. 

Feuilles linéaires, comprimées, presque planes, très-rapprochées, disposées en spirales 
subsessiles, d'un beau vert foncé luisant, légèrement recourbées termmees par un mu- 
cron aigu. Branches étalées, redressées. Ecorce unie d'un jaune bronzé. 

Picea excelsa naiia. Carr. 

EPICEA NAIN. 

Arbrisseau robuste, mais s'élevant lentement, atteignant rarement 2 mètres de hauteur. 
Branches éparses, très-rapprochées, obliquement dressées. Rameaux courts, souvent ren- 
flés. Boutons gros très-écailleux. 

Cette variété forme une pyramide très-compacte, arrondie au sommet. 

Picea excelsa partîm aurea. David. 

EPICEA EN PARTIE DORÉ. 

' Cette variété ne diffère du type que par les riches panachures J'^f dispersées s^^^^^ 
jeunes rameaux. Feuilles très-rapprochées, obtuses, recourbées, couvrant le rameau et 
pointées d'or. 



ABIES. 29 



Picea excelsa iiendtila* Carr. 

EPICEA PLEUREUR. 

Tige principale très-grosse, dressée, puis recourbée en vieillissant. Rameaux et ramules 
très-nombreux, très-rapprochés, irrégulièrement disposés, recourbés, puis pendants jus- 
qu'à terre et cachant entièrement le pied. Feuilles inégalement disposées en spirales, sou- 
vent subverticillées, roides, épaisses, recourbées, longues de 10 — 16 millimètres, d'un 
vert très-foncé, courtement pétiolées et terminées au sommet en un mucron aigu, pi- 
quant. 

Variété assez vigoureuse dont toutes les branches sont verticalement pendantes, pro- 
duisant un effet singulier. 



Picea excella peiidula nsajor. Simon. L. F. 

EPICEA PLEUREUR ÉLEVÉ. 

Variété vigoureuse et très-belle, obtenue par MM. Simon Louis frères, de Metz. Tige 
principale forte, dressée, élancée. Rameaux distants, allongés, étalés, déclinés, pendants 
aux extrémités. Ramules presque verticillés, gros, courts. Feuilles nombreuses, très-rap- 
prochées, couchées sur le rameau ou étalées, subcylindriques, anguleuses, d'un vert très- 
foncé, épaisses, longues de 15 — 25 millimètres. 

Picea excelsa pliylicoÏjBes. Carr. 

EPICEA A FEUILLES DE PHYLICA. 

Arbuste nain, grêle. Branches effilées, étalées, réfléchies. Feuilles distantes, longues 
de 4—8 millimètres, arrondies, étalées, raides, épaissies au milieu, atténuées aux deux 
extrémités, terminées par un mucron court aigu, souvent oblique. 

Picea excella plicatilis. Mort. 

EPICEA EN ÉVENTAIL. 

Rameaux grêles, étalés, redressés, opposés. Feuilles petites et ténues de 6—10 milli- 
mètres de long, très-rapprochées, recourbées. Arbuste de moyenne grandeur. 

Picea E.vccl^a itroeumbeing. C. S. 

EPICEA RAMPANT. 

Rameaux et ramules très-nombreux, grêles, horizontalement couchés, traînant sur le 
sol; formant ainsi un large buisson épais, arrondi, de plus d'un mètre de largeur, s'élevant 
à peine à 25 centimètres, couvrant la terre par ses nombreuses ramifications. Ecorce 
très-lisse et luisante, d'un fauve clair. Feuilles en spirales, un peu relevées vers le haut 
du rameau, subcylindriques, comprimées, longues de 7—12 milhmètres, portées sur un 
court pétiole de même couleur que l'écorce, aiguës au sommet et terminées par un mu- 
cron recourbé, piquant. Arbuste très-joli; obtenu dans nos semis, propre à former des 
massifs rampants. 

Picea excella |tiiinilio. C. S, 

EPICEA TRÈS-PETIT. 

Variété très-naine. Branches relativement grosses, fortement sillonnées par la décur- 
rence des pétioles. Ramules courts, érigés, nombreux, rapprochés entête des rameaux. 



30 ABIES. 

Feuilles triffones, ténues, canaliculées sur les trois faces de 6-12 millimètres de lon- 
gueur, d'un vert foncé, glaucescentes en dessous, terminées par un court mucron. Joli 
arbuste nain, atteignant à peine 40 centimètres de hauteur. 

Picea excelsa pyraiiiidata» Hort. 

EPICEA NAIN PYRAMIDAL. 

Syn. : nigra? pumila. Soûl. Bodin. 

Arbre d'une croissance lente, pouvant atteindre 10 mètres et plus de hauteur de forme 
pyramidale. Rameaux et ramules rapprochés et comme verticiUes, étalés courts. 
Feuilles très-nombreuses, arrondies en dessus, marquées au milieu par une ligne de sto- 
Sd^o te ou légèrement subfalquées, d'un beau vert luisant, glauques en dessous 
Salersees d'une carfne accompagné! de chaque côté d'une ou deux ^g-e^^f/f ^,1^^^^ 
T^lus rannrochées au-dessus du rameau et pressées contre lui, longues de 12 id 
Smim^es portes sur un court pétiole, longuement f écurrentes et ternnnées bru^^^^^^^^^^ 
ment au sommet en un très-court mucron aigu piquant. Ecorce blanchâtre sur 1^^^^^^ 
bourgeons, puis d'un fauve pâle, sillonnée par la décurrence des pétioles. Belle pyramide, 
très-rustique. 

Pîcea excelsa pygmœa. Hort. 

EPICEA MINIATURE. 

Branches et rameaux très-rapprochés, érigés. Rameaux et ramilles nombreu^^ 
fus très-courts inégaux, redressés contre la tige. Feuilles de 6— 12 millimètres ae 
longueur trStén,es,^M•esquetétragones, subcylindriques, glaucescentes en dessous 
vertes en'dessus, terminées par un finmucron. Joli arbuste pyramidal atteignant a peme 
35 centimètres. 

Picea excelsa recurva. Hort. 

EPICEA A FEUILLES RECOURBÉES. 

Variété naine Branches érigées, grêles. Rameaux étalés, courts. Feuilles recourbées 
triqii^^; a^diS eu dessuf, d'ùn^eau -rt lustré mai^uées en desso^ d une e^e^^^^ 
çtriP nre-pntée au miheu, obtuses au sommet, longues de 5—8 millimètres, ires }'^W''' 
chTeset^coivrant entièrement le dessus du rameau. Ecorce d'un gns-brun légèrement 
soyeuse. Arbre assez vigoureux. 

Picea excelsa rubrîcaulis. C. S, 

EPICEA A ÉCÛRCE ROUGE. 

A^re aussi vigour^c,^ le tgpeB^^ 

et ramilles courts, étales Je^iJ'^/Jl^^ '^^ 20-30 millimètres, courtement pé- 

faces, lisses, d'un vert l^'^'l^^^^^^^^lj^^p^^^^^^^^^^ cuivré foncé, longuement sillonnée 

tiolées presque obtuses au ommeL^^^^^^^^^ c'ylindriques, longs de 

rsVenâmSréfail^^^^^^^^^^^^^^ --urbées et crénelées. 

Picea excelsa taxifolîa. Hort. 

EPICEA A FEUILLES d' ABIES. 

bées longuSe^0-15 millimètres, larges de 2, tres-epaisses. 
Arbrisseau touffu. Rameaux serrés en forme de boule. 



ABIES. 31 



Picea excelsa teiiulfolia. Carr. 



EPICEA A FEUILLES TENUES. 



Variété assez vigoureuse. Feuilles ténues, longues de 10—20 millimètres. Rameaux 
faibles, ramilles écartées et recourbées en dessus. 

Picea Jafioiiica. Regel. 

PICEA DU JAPON. 

Espèce très-nouvelle reçue do semence du Japon en 1865, 

Picea Maxiiiiowicziî. Regel. 

PICEA DE MAXIMOWICZ. ' 

Reçu de graines du Japon en 1866. 

Picea Menziesii. Carr. 

PICEA DE MENZIES. 

Feuilles épaisses, rapprochées, étalées, subtétragones, comprimées sur les côtés, lisses 
et arrondies en dessous, à sillons très-marqués, surtout les supérieurs qui sont souvent 
plus larges et plus glauques, mucrouées, très-piquantes. Cônes pendants, longs de 3— 
4 centimètres, larges de 2, sessiles ou subpédonculés par adhésion de la base au rameau. 
Ecailles très-minces, lâches, membraneuses, ondulées sur les bords, persistantes. Grai- 
nes très-petites. 

Arbre atteignant 12 — 15 mètres de hauteur. Branches étalées, verticillées, habite la 
partie nord de la Californie; très-rustique. Introduit en 1831. 

Picea inici'osperiiia. Lindl. 

PICEA A TRÈS-PETITES GRAINES. 

Feuilles nombreuses, linéaires, étroites, planes, subtétragones, non tordues, d'un beau 
vert luisant en dessus, glauques en dessous, longues d'environ 20 millimètres, à peine 
épaisses d'un, plus petites encore sur les ramilles. Cônes pendants, cylindriques, de 4— 6 
centimètres de long et de 20 — 25 millimètres de diamètre, d'égale largeur aux deux 
bouts. Ecailles lâches, denticulées au sommet. Graines très-petites. 

Bel arbre s'élevant à 15—18 mètres, à branches relativement faibles. Rameaux grêles, 
réfléchis ou pendants. Habite au Japon près de Hakodadi. Importé en 1862, par M. J. G. 
Veitch. Parfaitement rustique. 

Picea Horiiida. Link. 

PICEA DE SMITH. 

Syn. : khdtrow. Carr. 

Feuilles très-rapprochées, rhomboïdales, comprimées, souvent sillonnées du côte com- 
primé et glaucescentes, longues de 2—4 centimètres, acuminées en un mucron roide, 
souvent très-aigu. Cônes pendants, cylindriques, ventrus au milieu, quelquefois recourbés, 
longs de 12—14 centimètres, larges de 2. Ecailles larges de plus de 2 centimètres, ar- 
rondies à la circonférence, entières, assez épaisses, coriaces, d'un roux foncé, lisses et 
luisantes. Graines très-foncées, ovoïdes, légèrement comprimées, à aile mince, oblongue, 
d'un roux fauve. 



32 ABIES. 

Très-bpl arbre pouvant atteindre 35 mètres et plus dans des situations conve°aWes 
disDOsé en lar-e pyramide compacte. Tige dressée. Branches étalées, Pressées celles de 
fà base quelqiîefois défléchies. Rameaux°nombreux, grêles, très-charges de feuilles pen- 

'"^^i^ZS^r^^S^^ une altitude de 216Û-3300 mètres. Introduit en 18.8. 

'^'plu^eu?rpieds forts de nos plantations, hauts de plus de 10 mètres, nous donnent en 
abondance des graines fertiles. 

Pieea Morincïa ijeiicîula. Horl. ang. 

PIGEA DE SMITH PLEUREUR. 

Belle variété à branches réclinées et pendantes. Feuilles plus courtes que celles du 
type. 

Pîcea iilgra. Link. 

PICEA >"om. 

Feuilles très-nombreuses, ténues, éparses, comprimées subtétragones, Pr3^^y;.>J^; 
driques, aiguës au sommet, glaucescentes, bleuâtres, lo°S^«^ ^^ 20-25 m^^^^^^ 
souvent recourbées et rapprochées vers le rameau. Branches ^^^^.^^^l^^'^.^^'^fif^'^^^^^^^^ 
dressées, bientôt horizontales et défléchies. Cônes pendants, longs ^^l^-llXl^^^^^' 
larges de U-16, ovales, obtus, atténués aux deux bouts. Ecailles mmcesmemto^^^^ 
arrondies, denticulées sur les bords, violacées ou noirâtres l^^^^^^^ P^, ^^^^^^^^ 

Arbre de rAmérique boréale où il atteint 25 mitres et plus de hauteur sur 50 cenu 
mètres de diamètre. Très-rustique ; se plait dans les situations froides et au nora. 

Picea iiîgra aiireo variegata. Hort. 

PICEA NOIR PAXACHÉ DE JAUXE. 

Belle variété, aussi vigoureuse que le type. Feuilles panachées d'un beau jaune d'or. 
Picea iiigi*a Doaiiiettil. Carr. 

PICEA NOIR DE DOUJIET. 

Tige droite. Branches très-nombreuses; celles de la base légèrement éta^^^^^^^ 
riantP^ les sunéripures dressées le tout formant une pyramide comquetres-compacte. 
É oîre'dï iXfbl^geons'du'veteuse, blanchâtre, P---o-âtr. Fem e^ 
courtement pétiolées, ténues, très-rapprochees, longues de 8-10 ^^^^^^^^^^ 
ment atténuées au sommet, terminées par un mucron court, ^^^g^; 'S^f'^tténué^^^^^ 
face d'un sillon violacé, glaucescent. Cônes oyoïdes,^élargis ^ers le milieu atténues aux 
deux bouts, longs d'environ k centimètres,;arges a peme de 2, a écailles minces, sca 
ripiisps roiie-e violacé, puis rouge brunâtre à la maturité. , i 

Bdàrbre^dontTpieS mère °a été planté par Mme Aglaé Adanson, dans le parc de 
Balène, près Moulins, d'où nous avons rapporté des greties en lbb4. 

Plcea nlgi'a glauca. Carr. 

PICEA NOIR GLAUQUE. 

Variété vigoureuse, d'une belle végétation. Feuilles plus grosses, plus obtuses et plus 
glauques que celles de l'espèce. 



ABIES. 33 

Picea iil^ra g^racllis. C. S. 

PICEA NOIR A RAMEAUX GRÊLES. 

Syn. : orient.vlis? de Fromont. 

Feuilles très-ténues, très-nombreuses, éparses, d'un vert tendre, glaucescent, couchées 
sur le dessus des rameaux qu'elles couvrent entièrement, arrondies en dessus, quelque- 
fois parcourues par un sillon argenté, carénées en dessous, longues de k—6 millimètres, 
portées sur un court pétiole, terminées brusquement au sommet en un très-court mucron 
obtus avec une pointe jaunâtre, piquante. Tronc droit, couvert de rameaux très-rappro- 
chés, grêles, subverticillés, puis horizontalement étalés. Rameaux et ramules portés sur 
une nodosité écailleuse, subdistiques. Écorce des jeunes bourgeons d'un vett pâle, 
tomenteuse , devenant rugueuse et d'un vert foncé en vieillissant. Cette jolie espèce, 
d'origine inconnue, d'une croissance assez lente, est remarquable par sa forme pyrami- 
dale et son beau feuillage glauque. 

Picea iii§;ra wiiiiinalis. Hurt. 

PICEA NOIR A RAMEAUX SOUPLES. 

Feuilles très-ténues, très-courtes, trcs-rapprochées, couvrant le rameau, linéaires, 
aciculaires, presque cylindriques, longues de 5—7 millimètres, terminées au sommet par 
un mucron aigu, piquant. Branches ténues, ramilles grêles, courtes. Écorce soyeuse, d'un 
brunrougeâtre. 

Picea obovata* Ledeb. 

PIGEA A CÔNES OEOVALES. 

•""euilles subtétragones, acuminées, aiguës, un peu courbées, de 18—20 milHmètres 
de longueur. Cônes ovoïdes, obtus, à écailles largement cunéaires, obovales, à bords 
arrondis, très-entiers, d'environ 6 centimètres de longueur, sur 2, rarement 3 de dia- 
mètre, cylindriques, un peu atténués, obtus au sommet. 

Habite la Sibérie, et l'Altaï, depuis la base des montagnes jusqu'à 1000—1330 mètres 
d'altitude, où il forme de vastes forêts et atteint plus de 30 mètres de hauteur. 

Picea oi'ieia^alis. Carr. 

PICEA d'orient.' 

Feuilles nombreuses, subtétragones, couchées sur les rameaux qu'elles recouvrent 
entièrement en dessus, d'un beau vert luisant, arrondies en dessus, longues de 7—10 
millimètres, brusquement terminées en une pointe obtuse. Cônes longs d'environ 6—8 
centimètres, larges de 25 millimètres, subcylin.lriques, à écailles lâchement imbriquées. 

Arbre d'un port majestueux, droit, élancé, garni de nombreux rameaux, courts, épais. 
Originaire de l'Asie, près des côtes de la mer Noire, au sommet des montagnes de l'Imé- 
ritie, où il s'élève à 30 mètres et plus sur 50 centimètres de diamètre, en forme de cône 
épais. 

Espèce vigoureuse et très-rustique. Bois dur excellent. Introduit vers 1837. 

Picea polita. Carr. 

PICEA A CÔNES LISSES. 

Feuilles disposées en spirales, sessiles, étalées, linéaires, glabres, raides, légèrement 
recourbées, tétragones, d'un beau vert, longues de 14—25 millimètres, marquées 
en dessus d'un sillon apparent et en dessous par une nervure arrondie, entourée de 
plusieurs rangs de stomates, terminées par une pointe effilée, aiguë, non piquante. Jeunes 
rameaux cylindriques, légèrement rugueux. Cônes ovoïdes, arrondis aux deux extré- 

3 



'34 ABIES. 

mités loiiRs de 10-12 centimètres, larges de ^-5, à écailles larges, entières, obovales, 
crénelées sur les bords, coriaces, glabres, d'une belle couleur marron au centre. 

Superbe espèce du Japon, croissant en vastes forêts sur les montagnes au nord de i île 
Nippon. Plantée comme ornement autour des temples. Supporte bien le froid. Introduit 
en 1862. 

Picea rubra. Link. 

PICEA ROUGE. 

Feuilles rapprochées, couchées, incurvées et appliquées sur les rameaux, irrégulière- 
ment rhomboïdales, disposées en verticilles serrés, PO^-jées sur im court pétiole rouge 
comme l'écorce avec laquelle il se confond, longues de 8-15 millimètres, terrninées 
brusquement au sommet en une pointe courte, obtuse. Cônes pendants, ovoïdes oblongs 
de 4-6 centimètres en longueur, larges d'environ 2, atténués aux deux bouts. Ecailles 
larges, entières, convexes, arrondies. ^-^ t> v,^. Ar.^ooâa<. 

Port et faciès du P. excelsa, mais moins vigoureux et plus petit Branches dressées, 
étalées, quelquefois défléchies. Rameaux nombreux, couverts dune écorce rouge, 

° Arbrrde l'Amérique boréale, dans la Nouvelle-Ecosse, où il s'élève à 25-30 mètres, 
dans les contrées favorables. Très-rustique. Introduit vers 1750. 

Picea rubra Celsiaiia. Hort. 

PICEA ROUGE DE GELS. 

Variété d'une végétation assez vigoureuse. Rameaux allongés. Feuilles longues de 
15—25 millimètres, recourbées, piquantes. 

Picea ScSireiafeiana. Fisch et Mey. 

PIGEA DE SCHRENK. 

Feuilles tétragones, aciculaires, épaisses, presque arrondies, ép;;;s^^^^JJj|,^^^^^Pf ^^^^^ 
sur un court pétiole décurrent, brusquement terminées par ^^^ ^°J^^ ^^^'^^^^^ Jles sur 
courbé vers la tige, longues de 25-30 milhmètres, d'un vert glauque mat ariondies sur 
les deuxfaces et ponctuées de stries argentées. Cônes cylindriques de 8 centimètres de 

''"Si^^l^TTs^^^^e deKhulass, où il ^ome, dit-on un grand 
arbie Introduit en 1862 dans nos cultures, de graines reçues directement de Sibérie. 
Rustique. 

Picea IVitliiiiaiiitiaiia. Carr. 

PÏCEA DE WITHMANN. 

Feuilles courtes, très-rapprochêes, «dressées »o»''<> 'f ^f "SSSf^^^ 
^S!, =ïïèiSue%?ïïi: ct!;r S4"VoSce^lSêSL d.„ jaune fauve. 



AGTINOSTROBUS. 35 

ACTINOSTROBUS. 3Iiq. 

CUPRESSINÉES- ACTINOSTROBÉES. 

Strobiles à 6 valves égales. Feuilles ternées, persistantes. Graines à 3 ailes. 
* Actlnostrobus pyraniiclalis* Miq, 

ACTINOSTROBUS PYRAMIDAL. 

Arbuste pyramidal de la Nouvelle-Hollande, de 5—6 mètres de hauteur. Branches 
dressées. Rameaux cylindriques ou légèrement anguleux; les plus jeunes garnis de 
feuilles spinescentes, ternées; les adultes hérissés par les restes des feuilles et revêtus 
d'écaillés squamiformes, très-petites. Feuilles persistantes, ternées, adnées, décurrentes, 
raides, très-aiguës. Strobiles solitaires sur de courtes ramilles ou agglomérés sur les 
branches. 

Arbre d'orangerie pour le centre de la France ; il réussit bien dans le Midi, à Hyères, 
où il donne des graines fertiles. Importé en 1838. 



ARAUCARIA. Jussieu, 

ARAUCARIÉES. 

Anthères multiloculaires. Écailles ovulifères, monospermes, insérées autour d'un 
axe central, constituant ainsi des cônes subglobuleux. Graine unique sous chaque 
écaille, adnée, pendante. Feuilles alternes, planes ou aciculaires, subtétragones, 
subeliip tiques, élargies à la base, toujours acuminées, aiguës au sommet. 

* F COLYMBEA, Salisbury. 
Cotylédons hypogés dans la germination. 

Colymbea Bidivilli. Carr, 

ARAUCARIA DE BIDWILL. 

Tronc droit, cylindrique, branches verticillées, étalées, à rameaux opposés, distiqueâ^ 
étalés, écorce se détachant comme celle du cerisier. Feuilles sessiles, planes, ovales, 
lancéolées, coriaces, raides, épaisses, acuminées au sommet en une pointe blanchâtre, 
raide, très-aiguë, parcourues en dessus par de nombreuses nervures, d'un beau vert 
brillant sur les deux faces, longues de i— 5 centimètres, larges de 10—12 millimètres dans 
leur plus grand diamètre. Cônes sphériques ou légèrement déprimés, de 15—20 centimètres 
de diamètre, à écailles mucronées. Graines très-grosses de 4—5 centimètres de longueur, 
épaisses de 25 millimètres, comestibles et fort recherchées des aborigènes. 

Arbre majestueux, de 30—50 mètres de hauteur. Originaire des Monts Brisbanes 
en Australie. Orangerie. Introduit en IS'ig. 



3 g ARAUCARIA. 

* Colymbea BrasUiensis- A. Rich. 

ARAUCARIA DU BRESIL. 

Branches'verticiOées, étalées ou fclm.e. Tronc se i^-J^-^.^^^^'J^'lZ^tZIll 
lie intérieure. Feuilles alternes, «^''^'^t' 'f "™f 'Xce centes, longues de 4-6 cenli- 
'ufé&rtr1lsleTiTïï;mu,?t;Sl'Snêsïrs"grisf:uSrobuleuV Graines ™ 

'°ritl7lS-;^'érs:tcirne.éuUée. arrondie. OH^ 

de vastes forêts. Orangerie pour le Centre et le iNora ae id n f 

* Colynibca Brasiliensis elegans. Hort. 

ARAUCARIA DU BRÉSIL ÉLÉGANT. 

Tronc droit, fer.e, gros. Branches rénnies en «nià,lesra^pro_c^^^ 

étalées. Feuilles t>«-™Pf °'^l>«f,„'» '''„ JXuÀ es, d'»" b-'»" ™" ''='"■ "" '*"'""'' 
^;a^^^;ÏÏnrd1kr,'?ci°cïliîfi?t'îé's^i5n» 

* Coly«&l»ea Brasîlîensîs gracilis. Hort. 

ARAUCARIA DU BRÉSIL A BRANCHES GRÊLES. 

variété tr.s-aistincte de la précédente^ ^^r^^^^:^^^^'^^^ 
grêles et très-allongés, horizontaux puis ^^ 1?^^^ ^'^ P^^^t disposées et couchées sur les 
Lions. Feuilles planes tres-rapprocheesm^ i subsessiles, longuenaent 

branches, un peu étalées au ommet et ^^^°J^f^^,^i,ires, non piquantes au sommet 

2.^-!iw millimètres, larges de 2. Orangerie. 

* ColyiHtoea Bi asiliensîs Unrtleyaiia. Hort. 

ARAUCARIA DE LINDLEY. 

• ^ .. rrv'i.iAc vprtipiUés horizoutalement éta- 

Espèce ou variété du G. Bra^i"-,s>s a rameau g el ert,^^ ^ ^^^^^^^ 

-i;'SmS;Tlefde'ir=^ô"ngtTde*l-. centimètres, larges de 3-S m,.!.- 
"Su; variété, -ar,na«e par la aisposiU™ de ses .^ jend^utes^d^une 

façon très-gracieuse, a en outre 1 avantage u« f 
pèce. Orangerie. 

* Colyntbea Brasilien^s Bidolfiana. Knighl, 

ARAUCARIA DE RIDOLFI. 

variété robuste. Rameaux «ro.temeut verticillés, '.«;|»fpï,^;,t-MaC-"^"s 
du tjpe. Feuilles disposées ™, P, 1 ,'e rm'^ÏÏl aS ommet 'en une longue pointe blau- 
à la Dase jusqu'au milieu, et ^'^ f =« '"^^ ' »,ï'„, • luisant en dessus, d'un vert tendre en 
5'èSr„CS::u:^?2l"rc'^nttL''er.àrges de 3-e millimélres. Orangerie. 



ARAUCARIA. 37 

Colyiiibea iinbricata. Pav. 

ARAUCARIA DU CHILI. 

Arbre magnifique de 50 mètres de hauteur et plus, originaire du Chili Austral, entre 
35—50 degrés de latitude, où il forme de vastes forêts. Tronc droit, très-gros. Branches 
verticillées par 6—8, horizontales, étalées ou déclinées, les supérieures dressées. Feuilles 
ovales, lancéolées, épaisses, raides, coriaces, terminées en une pointe noire aiguë très- 
piquante, d'un beau vert foncé sur les deux faces, très-longuement persistantes, longues 
de 6—8 centimètres, larges de 16 — 25 millimètres. Cônes subsphériques, légèrement 
déprimés, solitaires, dressés, de 15 — 18 centimètres de diamètre, brun-foncé, à écailles 
nombreuses, régulièrement imbriquées, terminées en une pointe longue, infléchie. Graines 
longues de 4—5 centimètres, comprimées, anguleuses, d'un roux-brunâtre luisant, 
rétrécics à la base. 

Arbre précieux par sa rusticité et son port majestueux, indispensable à la décora- 
tion des parcs, il pourrait même devenir un hôle de nos forêts du Centre et du Midi 
de la France si la multiplication en était plus facile. Les semences grosses, comestibles, 
sont très-recherchées par les indigènes du Chili qui en font leur principale alimenta- 
tion. Introduit en 1796. 

Coly»£bea inilirîcata g^racilis* Hort. 

ARAUCARIA DU CHILI GRÊLE. 

Tige unique, érigée, grêle, entièrement dépourvue de ramifications. Feuilles subovoïdes, 
lancéolées, longues de 10—25 millimètres, larges au milieu de 4—8, épaisses, coriaces et 
très-piquantes, planes, étalées, concaves et recourbées sur la tige, qu'elles recouvrent en- 
tièrement, traversées en dessous par des nervures saillantes. Variété naine. 

Colyiiibea inibricat:^ Stellata. C. S. 

ARAUCARIA DU CHILI ÉTOILE. 

Variété trouvée dans nos semis, ressemblant à l'espèce ; mais dont les feuilles à l'ex- 
trémité des rameaux sont horizontalement étalées en forme d'étoiles. 



2» EUTACTA. Link. 
Cotylédons épigés dans la germination. 

* Entacta CooUii. R. Br. 

ARAUCARIA DU CAPITAINE COOK. 

Tronc élancé, atteignant 50—60 mètres et plus de hauteur, couvert d'une écorceunie, 
cuivrée, luisante. Branches courtes, régulièrement verticillées, horizontalement étalées, à 
verticilles distants, minces, renflés à leur base. Feuilles alternes effilées, comprimées, 
étalées, luisantes, subulées, longues de 10 — 15 millimètres; celle des rameaux, plus 
courtes, fines, plus rapprochées, infléchifs, subtetragones,d'un vert bronzé, acuminées au 
sommet. Cônes latéraux, souvent géminés longs de 10—15 centimètres,larges d'environ 
6—8, ovoïdes, obtus, arrondis au .sommet. Ecailles larges, coriaces, amincies sur les bords, 
fortement imbriquées. 

Arbre magnifique à tige élancée en forme de colonne étroite. De la Nouvelle-Calédonie, 
dans l'ile des Pins. Découvert par le capitaine Gook. Introduit en 1851. Orangerie. 



3g ARAUCARIA. 



* Eutaeta Cunnîngliaiiiî. Ait. 

ARAUCARIA DE CUNNINGHAM. 

Arhre de 20-30 mètres et plus. Tige droite, cylindrique, recouverte d'une écorce 
mitce coriace, luisante, d'un rouge violet-brun, se détachant circulairement comme 

parpnp<=^s aio-uës vers le sommet, mucronces. , «^ en ^^^*;rr.i. 

/rbVe de toute beauté s'élevant à 30-W mètres de hauteur sur 1 mètre 60 centime- 
tr/; Se (Uamèïre avec une ti-e nue de 25 mètres, couronnée d'une large cime_. Origi- 
naire de laXuveïeHolknde^ des environs de Moreton-Bay et des Monts Brisbanes. 
Orangerie. Introduit en 1827. 

* Entacta CunniBigliami csernleecens. C. S. 

ARAUCARIA DE CUNNINGHAM BLEUATRE. 

Tige droite. Rameaux opposés, nombreux, recourbés, pendants. ^^^^.^1^/^^^°^^^ 
distiques. Feuilles sessiles , étalées, recourbées , tres-raid^, s^bM^^^^^ 
primées, acuminées, aiguës, très-piquantes, /^o^^Xf ^^%f '.5°^^,',',i'%^!^frem^^^^^^^ 
stomates et d'une poussière farinacée , bleuâtre. Variété rare, tres-remarquaDie. 

Orangerie. 

* Eutaeta excelsa. R. Br. 

ARAUCARIA ÉLEVÉ. 

Arbre admirable de 50-70 mètres de hauteur, sur ^-f mitres de d^^^^^^ 
rlP l'ilp Norfolk Tronc droit, term né en cime pyramidale conique Brancnes régulière 
ment verticméésrnces horizontalement étalées, défléchies à l'ex remité. Rameaux 
S,DOsés ouTternei déclinés ou horizontaux, conservant longtemps leurs_ feuilles. Ra- 
Ssdistwf très rapprochés, souvent déclinés. Feuilles sessiles, épaisses trique- 
S: sutlé^s ^eSbéL^urlesVameaux^marquéesended^^^^^ 
acuminées au sommet, obtuses ouaigûes. Gones spheriques de 15-18 centimètres. Ecailles 

--S'}SS^'!^'^:%^'^^^]'^fP^t^ PKa..ide d'une ra.e ... 

gance. Orangerie ; de pleine terre à Hyeres. Introduit en 1793. 

* Eutaeta exeelsa albo-epica. Hort. 

ARAUCARIA ÉLEVÉ A POINTES BLAKCHES. 

rr;„.p rirrntP ev^]p élancée Rameaux verticillés, horizontalement étalés, déclinés, 
bourgeons toutes blanches au moment de la pousse. 

* Eutaeta excelsa craswfolîa. C. S. 

ARAUCARIA ÉLEVÉ A RAMEAUX ÉPAIS. 

Tige droit, et vigoureuse. Rameaux réguhèrement ^•^rticillés larges horiz^^^^^^^^^ 
ment^étalés Ramules nombreux, alternes, distiques, un peu déclinés. Feuilles très rap 



ARAUCARIA. 39 

prochées, épaisses, subulées, recourbées sur les rameaux qu'elles couvrent entièrement, 
ongues de 5—10 mill. Belle variété. 

* Eutacta ei^eelsa glauca. Carr. 

ARAUCARIA ÉLEVÉ GLAUQUE. 

Variété très-vigoureuse. Tige forte et élancée. Rameaux nombreux, forts, régulière- 
ment et horizontalement verticillés et étalés, allongés. Ramules opposés ou alternes, 
distiques, très-longs, légèrement déclinés. Feuilles subulées, plus grosses que dans l'es- 
pèce, recourbées sur les rameaux, d'une couleur glauque. 

Le plus beau des A. Excelsa. 



* Eutacta excella multiceps. Hort, 

ARAUCARLA. ÉLEVÉ MULTITIGE, 

Variété très- rapprochée des précédentes, produisant facilement des tiges verti- 
cales. 

* Eutacta Rulei polymorpha. Carr. 

ARAUCARIA DE RULE POLYMORPHE. 

Récemment découvert dans une petite ile de la Nouvelle-Calédonie, sur les débris de 
volcans éteints, en été durs comme des pierres et inondés en hiver par des pluies tor- 
rentielles, où toute autre végétation est impossible. 

Ce bel arbre, de 20 mètres de hauteur, est, suivant l'expression de M. Carrière, un vé- 
ritable Protée. Pendant la première partie de son existence, il semble appartenir au genre 
Eutacta, auquel il faut d'ailleurs le rapporter, tandis que plus tard, son faciès et son 
port semblent le rattacher au genre Colymbea. Les jeunes branches ressemblent d'abord 
exactement à celles de TA. Excelsa; elles deviennent ensuite plus grosses, plus allongées, 
plus arquées. Mais dans les arbres adultes elles prennent des caractères complètement 
différents ; les feuilles sont planes, larges, lancéolées, imbriquées, épaissies et carénées 
en dessous, aigùes, non piquantes. Dans cet état, la plante rappelle assez exactement la 
variété Densa du Colymbea imbricata. Introduit en 1862. — Orangerie. 



ARTHROTAXIS. Don. 

SÉQUOIÉES VRAIES. 

Anthères biloculaires. Écailles du strobile ovales, entières, dépourvues de brac- 
tées. Feuilles épaisses, charnues, ovales, imbriquées, adnées. Graines 3-5 sous 
chaque écaille. Arbustes toujours verts, lycopodiformes. 

Artlirotajûs cupressoïdes. Don. 

ARTHROTAXIS A ASPECT DE CYPRÈS. 

Arbre dressé, très-rameux, toujours vert. Ramilles minces, cylindriques. Feuilles très- 
rapprochées, petites, fortement imbriquées, largement rhomboïdales, coriaces, lisses, lui- 
santes, d'un vert foncé, de 2—7 millimètres de longeur, appliquées, largement adhérentes 
à la base, abords étroitement scarieux, carénées en dehors, concaves en dedans, obtuses 
au sommet. 



40 ARTHROTAXIS. 

Originaire de la Tasmanie, où il s'élève à environ 10 mètres. Assez rustique. Intro- 



duit en IS^'i. 



Artlii'olai^îs Giinneana. Hook. 

ARTHROTAXIS DE GUNNE. 



Petit arbuste très-buissonneux, à rameaux grêles, nombreux,tres-irrégulièrement dis • 
posés, cvlindriques, déclinés et pendants. Feuilles lâchement imbriquées, horizontale- 
ment étalées, droites ou recourbées vers le haut, sessiles, décurrentes ala base, Iméaires- 
lancéolées, longues de 8-15 millimètres, larges de 2,épaisses,oliarnues, planes en dessus 
et d'un beau blanc argenté, traversées de la base au milieu par une hgne vert-foncé, lai- 
gement carénées en dessous et dun vert foncé, acummées au sommet et termmées par 
un mucron jaunâtre, raide, très-piquant. _ 

Espèce très-distincte, originaire delà Tasmanie, ressemblant assez parla forme, la dis- 
position et la couleur des feuilles, à un Araucaria Cunninghami argenté. Introduit en 
1861. Assez rustique. 

Artlirota3iLi8 laxifolîa. Hook. 

ARTHROTAXIS A FEUILLES LACHES. 

Feuilles imbriquées sur 4 rangs, rapprochées, dressées, i^^curvées, ovales lancéol^ées 
aiguës, carénées, convexes sur le dos, concaves sur la face supérieure. Rameaux opposes, 
presque verticillés, raides, étalés et retombants. Ramules nombreux, courts. 

Petit arbre très-élégant de 10 mètres environ de hauteur, assez rustique. Originaire 
de la terre de Van-Diémen. Introduit en 1858. 

ArtbrotaiLis «elaginoïdes. Don. 

ARTHROTAXIS A FORME DE SÉLAGINELLE. 

Arbrisseau très-rameux, déprimé. Rameaux et ramules courts, ^^^assés nombreux^ 
Feuilles rapprochées, lâchement imbriquées, ^^^f^lées planes ou egerementconc^^^ 
en dedans, obtusément carénées en dessous, très-hsses, d'un vert luisant, adnees,décur 
rentes à la base, acuminées, mucronées au sommet. _ 

Habite la Tasmanie. Introduit vers 1847. Assez rustique. 



BÏOTA. Don, 

CUPRESSINÉES-THUIOPSIDÉES. 

Slrobiles à écailles coriaces, imbriquées. Graines 2, ovoïdes, dépourvues d'aUes. 
Feuilles opposées, plus rarement ternées, squamiformes, persistantes. 

Biota Fortunei. Hort. 

BIOTA DE FORTUNE. 

Arbre ou arbrisseau de forme pyramidale compacte et serrée. Branches dressées grêles. 
Rameaux dressés, effilés. Ramules et ramilles comprimés, distiques, très-rappiochés. 
FeSncrsquaSiformes, opposées, adnées, longuement décurrentes, très-pe ites, obtuses 
au somme?derramilles, aiguës le long des rameaux, toutes d'un beau vert glaucescent. 



BIOTA. 41 



Biota IVIeldensis. Laivs. 

niOTA DE MEAUX. 

Arbre pyramidal touffu, trouvé dans le cimetière de Meaux. Branches dressées stricte- 
ment, très-rapprochées. Rameaux et ramules distiques, disposés en éventail. Feuilles 
aciculaires, acuminées, décurrentes, opposées, imbriquées, très-rapprochées , glauques 
sur les jeunes rameaux ; squamiformes, acuminées, distantes sur les branches, étalées, 
longues de 3—5 millimètres. 

Espèce élevée en pyramide touffue, irrégulière de forme, très-di'ctincte, remarquable par 
la belle couleur glauque, comme fariuacée, de ses feuilles et de ses jeunes bourgeons. 
Origine incertaine, se reproduit de semence. 



Biota Wepalenisis. Hort. 

BIOTA DU NÉPAUL. 

Tige dressée, branches étalées, distantes. Rameaux distants, divariqués, défléchis, plus 
rarement subdressés. Ramules et ramilles comprimés, grêles, distants. 
Arbre de 6 — 7 mètres de hauteur. Originaire de Népaul. Rustique. 

Biota 9iie|»alensis variegata* C. S. 

BIOTA DU NÉPAUL PANACHÉ. 

Belle variété couverte de panachures d'un beau jaune d'or. Trouvée dans nos 
semis. 

Biota orieiitalis. Endl. 

BIOTA d'orient. 

Arbre pyramidal de 12 à 15 mètres de hauteur. Tronc droit, noueux. Branches rappro- 
chées, dressées. Rameaux légèrement étalés à la base, promptement redressés. Ramules 
très-rapprochés, garnis de nombreuses ramilles, subdistiques, comprimées on forme 
d'éventail compacte. Feuilles opi osées, décussées, apprimées, imbriquées sur k rangs; 
les faciales portant une glande sur le dos ; celles des rameaux et des ramules pointues 
ou acuminées, celles des ramilles obtuses. 

Très-répandu dans les jardins, où on l'emploie surtout à former des abris ou des 
rideaux de verdure. Rustique. Introduit de la Chine vers 1752. 



Biota orientalisi argeittea. Gord. 

BIOTA d'orient ARGENTÉ. 

Variété assez vigoureuse, distincte de l'espèce par ses feuilles et ses ramillci argeiit'es 
Biota oriontalis argeuteo-variegata. Hort. 

BIOTA d'orient PANACHÉ DE BLANC. 

Jolie variété à feuilles panachées de blanc. 



42 BIOTA. 

Biota oi'îentalis Artlirotaxoïdes. Carr. 

BIOTA d'orient EN FORME d'ARTHROTAXIS. 

Tiffe ramifiée presque dès la base. Branches plus ou moins étalées, divariquées, assez 
distantes. Ramules et ramilles courts, gros, très-épais, charnus, subtétragones. Feuilles 
décussées, épaisses, courtes et assez longuement ovales, obtuses, plus ou moins carénées, 
fortement imbriquées, très- rapprochées et couvrant entièrement 1 axe ramulaire. 

Arbuste très-étalé ressemblant à un Arthrotaxis, trouvé par M. Carrière dans les semis 
de B. Aurea, Rustique. 

Biota orieiitalis aurea nana. Hort. 

biota d'orient nain doré. 

Arbuste nain de forme pyramidale conique, s'élevant au plus à 1 °^ètre 50 centimètres 
Branches inférieures étalées, les supérieures dressées. Rameaux assez f'-ê^^s étalés ou 
réfléchis. Ramules et ramilles distants fortement comprimés. Feuilles squamiformes 
opposées; celles des branches et des rameaux écartées; celles des ramules et des ramilles 
plus rapprochées, étroitement imbriquées; toutes longuement decurrentes, brusquement 
rétrécies au sommet en une pointe obtuse ou subaigue. 

Belle variété très- distincte par les extrémités de ses rameaux toutes dorées au prra- 
temps, 

Biota oi'ieotalis aureo-variegata, 

biota d'orient panaché de jaune d'or. 

Variété aussi vigoureuse que le type auquel elle ressemble par J^ P°^"t' f ^\^f^;^\f|7 
par ses feuilles et ses jeunes rameaux panachés d'un beau jaune d or. Panachure tres- 
constante. 

Biota orientalis compacta. Hort. 

biota d'orient nain pyramidal. 

Arbrisseau pyramidal de 5 à 6 mètres de hauteur Tige dressée ^°^^^t«; Bra^^^^^^^^^^ 
ramilles très-nombreuses, comprimées, dressées autour de la tige qu elles recouvreni 
entièrement. 

Biota orientalis crîstata. C. S. 

BIOTA d'orient A FEUILLES CRISPÉES. 

Variété aussi vigoureuse que l'espèce, obtenue dans nos semis. Branches et rameaux 
dressés grêle R?mu'es très-courts, étalés, déclinés. Ramilles déprimées, crispées, un 
dS monftrueuses rvariquées en tous sens. Feuilles des ramules opposées, squameuses, 
KnT^néfs decurrentes à la base; celles des ramilles, très-courtes, obtuses, imbriquées 
sSïT ranis; Ls frcLles'si^^onn^^^^^^ dans leur milieu ; les latérales carénées, toutes stnc- 
tement apprimées. 

Biota orientalis cupressoïdes. C. S. 

biota d'orient a ASPECT DE CYPRÈS. 

Branches et rameaux dressés. Ramules et ramilles très-courts, étalés Fe^illf^^^^^^^^^ 
formes, acuminées, étalées, decurrentes, «^nctement imbnquérs sur 4 ra^^^^^^^ 
rameaux et des ramules subrhomboïdales, creusées ^'^n illon longitud^^^^^ 
fortement carénées en-dessous, terminées par un mucron aigu , celles des ramilles. 



BIOTA. 



43 



Pmirtps obtuses ouaiffuës, toutes d'un vert glauque, ridées et recouvertes d'un fin duvet 
Schâtre Variété Î;I^^^^ et très-remarquable, obtenue dans nos semis. 

Biota orieiilalis «liimosa. Carr. 

BIOTA D'ORIKNT BUISSONNEUX. 

Plante naine, buissonneuse, d'un aspect glaucesccnt, bleuâtre. Branches courtes ram as- 
^^p\ Ramules et ramilles très-rapprochés, distiques, élargis, comprimés, disposés en 
Lrme d'éientaiL Feiilles glanduleuses, squamiformes, appliquées dans toute leur Ion- 
gueur, épaisses, arrondies, obtuses au sommet. Espèce tres-distincte. 

Biota orîentalis elegans. Hort. 

BIOTA d'orient ÉLÉGANT. 

Rameaux grêles, réclinés au sommet. Ramules et ramilles distiques <^^ouvts étalés. 
FeSs squLiformes, appliquées, longuement décurrentes, «PP^^ées, tres-petites dé- 
cussées, acuminées sur les rameaux; arrondies, obtuses sur les ramilles; toutes d un 
beau vert gai. 

Biota orîentalis elegantissima. Gord, 

BIOTA d'orient ÉLÉGAMMENT PANACHÉ. 

Rameaux grêles, un peu comprimés. Ramules et ramilles étalés, dressés, panachés 
aux extrémités d'un beau jaune d'or. . 

Belle variété naine érigée en pyramide étroitement conique et compacte, de lorme 
élancée, obtenue par M. M. RoUisson. 

Biota orientalîs falcata. Carr. 

BIOTA d'orient A RAMEAUX FALQUÉS. 

Branches droites. Rameaux étalés. Ramules et ramilles nombreux, distiques, allongés, 
comprimés souvent contournés au sommet en forme de faulx. Feuilles squamiformes, 
ovales, aiguës, terminées au sommet par un fin mucron d'un beau vert foncé. 

Arbuste pyramidal et très-vigoureux. 

Biota orieiitalis flliforniis elegans. C. S. 

BIOTA d'orient FILIFORME GLAUQUE. 

Belle variété du B. filiforme, obtenue de ses semences. Rameaux et ramules nombreux, 
déliés, grêles, érigés ou étalés. Feuilles squamiformes, acuminées, aiguës au sommet, 
décurrentes, plus petites et plus couites que dans les autres variétés fihformes; toutes 
d'un vert glauque, ainsi que les ramules. 

Biota orieutalis fllit'oriuis erccta. Hort. 

biota d'orient filiforme érigé. 

Branches droites. Rameaux étalés, dressés. Ramules et ramilles distants, étalés ou 
pendants. Feuilles squamiformes, élargies à la base, décurrentes, aciculaires, aiguës au 
sommet, longues de k—b millimètres, opposées, imbriquées. "' 

Arbuste de 3—6 mètres, de la Chine et du Japon. 



44 BIOTA. 



Biota orieiitalis filiforniis naiia. C. S. 

BIOTA d'orient FILIFORME NAIN. 

Arbuste très-nain, obtenu dans nos semis de B. Orientalis. Ramules et ramilles nom- 
breux, courts et grêles, réunis au sommet, droits, étalés ou pendants. Variété délicate, 

Biota orientalis filiforiiiis peittliila. Hort. 

BIOTA d'orient FILIFORME PENDANT. 

Obtenu à Laval (Mayenne) en 1832 dans un semis de B. Orientalis et récemment 
retrouvé dans nos propres semis. Arbuste très- grêle, de 3 à 4 mètres de hauteur, à bran- 
ches faibles, déliées, filiformes, pendantes. Ramules et ramilles distants, effilés, divari- 
qués, pendants. Feuilles très-petites, squamiformes, élargies, décurrentes, à la base, plus 
ou moins longuement acuminée? , aiguës au sommet, opposées, imbriquées sur k rangs ; 
apprimées, plus petites, plus rapprochées, obtuses sur les ramilles. 

Biota orientalis glaiiea. Carr. 

BIOTA d'orient GLAUQUE. 

Variété très-remarquable par la couleur vert foncé glauque de ses feuilles et de ses 
ramules, couverts d'une fine poussière glauque. Obtenue par M. M. Pince dExeter. 
Rameaux dressés, étalés, un peu recourbés. Ramules déprimés. Un peu sensible aux 
gelées. 

Biota orientalis gracilis* Carr. 

BIOTA d'orient A RAMEAUX GRÊLES. 

Syn. : biota or. japonica. Hort. 

Tige droite, élancée. Branches étalées, distantes, courtes. Strobiles à peu près sem- 
blables à ceux du type, à écailles épaisses, portant près du sommet un large mucron 
réfléchi. 

Biota orientalis întermedia. Carr. 

BIOTA d'orient INTERMÉDIAIRE. 

Tige dressée. Branches allongées , distantes, irrégulièrement disposées, réfléchies, 
quelquefois dressées. Rameaux difi"us ; les uns presque filiformes, dressés, les autres 
étalés, déclinés ou pendants, portant de rares ramifications. Feuilles opposées, décus- 
sées élargies à la base, décurrentes, acuminées, mucronées au sommet, piquantes, 
écartées sur les branches et les rameaux, rapprochées sur les ramules, longtemps persis- 
tantes quoique sèches. . 

Arbre de 4 à 8 mètres, d'une végétation vigoureuse, très-distinct par ses formes et 

par son port. 

Biota orientalis monstrosa, Carr. 

BIOTA d'orient MONSTRUEUX. 

Variété délicate, d'une végétation lente, distincte de l'espèce par ses feuilles épaisses, 
ovales, obtuses, plus rarement r.iguës et par ses ramules courts, gros, peu nombreux, 
presque tétragones. 



BIOTA. 45 



Biota orieiitalis naiia. Carr. 

BIOTA d'orient NAIN PYRAMIDAL. 



Arbrisseau pyramidal. Tige dressée, courte. Branches déprimées, très-nombreuses, 
dressées autour de la tige qu'elles recouvrent entièrement. 



Biotâ orieiKalis nana aureo-variegata. David. 

BIOTA d'orient NAIN DORÉ. 

Très- belle variété naine à rameaux et feuilles panachées d'un beau jaune d'or. 
Biota orientalis pyraïuiilalis glaiica. Hort. 

BIOTA d'orient PYRAMIDAL GLAUQUE. 

Tige droite. Rameaux étalés-redressés. Feuillesdes rameaux distantes, opposées, courtes, 
épaisses, squamiformes, larges à la base, longuement décurrentes, acuminées-aiguës, 
celles des ramules et des ramilles adnées, très-petites, strictement imbriquées par paires; 
les faciales comprimées, sillonnées au milieu ; les dorsales convexes, obtuses, toutes d'un 
vert foncé glauque. 

Cette variété parait vig;oureuse; elle est remarquable et distincte par sa tenue pyrami- 
dale et la nuance de ses feuilles. 

Biota orientalis pyramidalis naua. Hort. 

BIOTA d'orient PYRAMIDAL NAIN. 

Branches et rameaux strictement dressés, ramules et ramilles courts, comprimés- 
dressés. Feuilles des rameaux opposées, distantes, très-courtes, très-élargies à la base, 
décurrentes, acuminées, piquantes. Celles des ramilles , imbriquées sur quatre rangs, 
très-petites, convexes et obtuses sur le dos, toutes d'un beau vert tendre. 

Joli arbuste de forme pyramidale régulière de deux à trois mètres. 

Biota orieutaliis stricta. Carr» 

BIOTA d'orient A RAMEAUX ÉTR0ITS.| 

Syn. : thuia japonica. Hort. 

Branches peu nombreuses, portant des ramules et des ramilles dressés, compactes. 
Cette variété assez distincte s'élève en pyramide grêle peu garnie. 

Biota orieutalis Tatarica. Endl. 

BIOTA DE TARTARIE. 

Feuilles squamiformes, opposées; celles des branches et des rameaux écartées; celles 
des ramules et des ramilles très-rapprochées, étroitement imbriquées, toutes longuement 
décurrentes, brusquement rétrécies au sommet en une pointe obtuse ou subaiguë. 

Arbrisseau de 4— 5 mètres à branches inférieures étalées, les supérieures dressées, 
formcint ainsi une pyramide dense à base élargie. 

Originaire du nord de l'Asie, de la Chine et de l'Himalaya. Espèce très-rustique. 



46 BIOTA. 



Bîota orientalis Tatarica variegata. Hort. 

BIOTA DE TARTARIE PANACHÉ. 

ch6es d'un jaune pâle. 

Biota specîes liîls of India. 

EIOTA ESPÈCE DES MONTS DE l'iNDE. 

Rameaax dressés, Irès-grêles, -™l- '-iJ^^^r^-^SitrgeSTc^ 
Feuilles: cellesdespameaux squameuses, acumméesappnmees,!^^^^^^^ celles (les 

promptement marcescentes ; ce les des ^^/'^^ "^^^ X;''^^^ ;„£?es au sommet, les 

rgSroMuseïî-Sfs; t'S\™He'me''n\1mbri,uées, toutes d'u» ,ert ga, lu.a„t. 

Biota triangularis. Hort. 

BIOTA A RAMEAUX TRIANGULAIRES. 

Branches dressées, effilées. Ramilles courtes, nombreuses, dressées, étalées, disposées 

sur toutes les parties des branches. 

Biota Zuccariiii* SiebolcU. 

BIOTA DE ZUCCARINI. 

Rameau, grêles, dressés ramules et ramilles é'^s,redr^^^^^^ 'ïï|-;°"Ésï Tpîus 
squamiformes, opposées l°"«"™«°t <'«.î"™'«=' très-petites, les 



CALLITRIS. Ventenat. 

CUPRESSINÉES-ACTINOSTROBÉES. 

^frn>.ilP. à auatre valves, les alternes plus petites, mono ou dispermes. Graines à 
2 Tiles^i^^^^^^ quVfoisternées, persistantes. 

Callitri^i quadrivalvis. Vent. 

THUIA ARTICULÉ DE l' ATLAS. 

Feuilles, dans les jeunes individus ^-^^^^"f "S.^^^rptïsS 
laires, étalées ou défléclues ; puis an="laf =! ''f.^''f|' "P^f très-petites ou presque 
^l"lïLXSrSêssTe'::Sl^rd-irL^raS;ar"dla.otomes^ pe^noés, ou bipennes. 



mprimôs, articulés. iui„.^vip et du Maroc, où il prend de grondes proportions 

°gSùr: a'v^TnréSt'mVnne do l" -20 -'««-Sa croissance est lente. Assez 



CALLITRIS. 47 

commun sur le littoral de la Provence. Bois excellent, résineux, trcs-odorant et incor- 
ruptible, employé à Alger pour les plafonds, les portes et les balcons. Les gros pieds, 
très-rares actuellement, fournissent de magnifiques placages pour meubles, admirables 
par leurs marbrures, d'un rouge noirâtre foncé. 



CEDRUS. Link. CÈDRE. 



ABIÉTINÉES-SAPINÉES. 



Feuilles persistantes, presque te'tragones, subulées, acicuiaires, raides et très- 
.piquantes, éparses sur les jeunes rameaux, fasciculées sur les ramilles. Cônes gros, 
à écailles caduques à la chute des graines. 



Cedriis Atlaiitica. Manetti. 

CÈDRE DE l'atlas. 

Syn. : cedrus argentea. Hort. cèdre argenté. 

Tronc droit, effilé, lisse, à bourgeon terminal dressé. Branches étalées, assez longues; 
ramules courts, écorce gris de fer. Feuilles acicuiaires, argentées, courtement et finement 
mucronées, aiguës, subtétragones, lâches, solitaires dans les jeunes bourgeons; rappro- 
chées en fascicules serrés autour des ramules et des ramilles, longues de 3 — 5 centimètres. 
Cônes moyens, presque petits, ovoïdes, obtus, longs de 6 — 7 centimètres, larges de 4—5, 
ayant au sommet une cavité centrale de 8—10 millimètres de large, sur 3 —5 de profondeur 
au milieu, d'un brun violet foncé, portés sur un pétiole gros, très-court. Ecailles larges, 
arrondies, très-serrées. 

Arbre au port majestueux et élancé, de 40—50 mètres de hauteur sur 1 mètre à 1 mètre 
50 centimètres de diamètre, croissant en vastes forêts sur les pentes de l'Atlas, en Algérie, 
jusqu'à la limite des neiges persistantes et s'étendant jusque dans Je Maroc. Espèce beau- 
coup plus rustique que le G. Libani, très- distincte par son port et surtout par son beau 
feuillage argenté. Découvert en 1837 par M. Renou et la commission scientifique. Nous 
avons reçu en 1839 les premiers cônes importés en Europe de ce Cèdre et de la variété 
Viridis, dus à l'obligeance de M. Royer, alors garde général des forêts à Alger, et depuis 
cette époque, nous avons reçu de grandes quantités de graines dont les provenances ont 
été distribuées dans toute l'Europe et jusque dans l'Amérique du Nord. 

Nous possédons de nos premiers semis de beaux pieds en pleine vigueur d'environ 
15 mètres de hauteur sur une tige droite et élancée ; ils commencent à porter des cônes. 

Cet arbre, par sa rusticité, sa croissance prompte et la qualité presque incorruptible de 
son bois, ainsi que par la facilité avec laquelle il réussit dans les terrains les plus 
arides, doit trouver une large place dans les reboisements forestiers. 

Cedi'uis Atlaiitica albo-spica. C S. 

CÈDRE DE l'atlas A POINTES ARGENTÉES. 

Très-jolie variété dont les jeunes pousses sont d'un blanc pur. 

Cedrus AtlautSca aureo-vapiegata. C. S. 

CÈDRE DE l'atlas PANACHÉ DORÉ. 

De nos semis; très-remarquable par des ramules panachés d'un beau jaune d'or. Feuil- 
les plus courtes et plus ténues. Variété vigoureuse. 



i- 



48 CEDRUS. 

Cedrus Allantica cinerea. C. 5. 

<!^'^ CÈDRE DE l'atlas CENDRÉ. 



Magnifique variété à rameaux étalés. Feuilles tétragones entièrement recouvertes 
d'une poussière glauque-argentée-bleuâtre. D'un grand effet. 
Très-distinct et très-remarquable même auprès du C.Deodàra. Obtenu dans nos semis. 

Ceilrus Atlaiitiea vîritlîs. C. S. 

CÈDRE DE l'atlas VERT. 

Espèce confondue à tort avec le G. Libani, beaucoup plus rapprochée du C. Atlantica 
argentea, avec lequel elle croit sur l'Atlas. Elle en diffère cependant par ses feuilles plus 
ténues, moins agglomérées, très-piquantes, et surtout par la forme de ses cônes plus 
gros, renflés au milieu et dont la cavité supérieure contient une protubérance mamelo- 
née, ses branches sont moins étalées, le feuillage est d'un beau vert luisant ; ces diffé- 
rences sont constantes et se reproduiicn!, \.i\v le semis. 

Depuis quelques années et sur nos conseils, les Cèdres de l'Atlas ont pris rang dans les 
plantations forestières, sur une assez large échelle; ils supportent les plus grands froids 
et prospèrent sur nos montagnes à lOCO— 1150 mètres d'altitude. 

Cedrus Deodara. Loud. 

CÈDRE DEODARA. 

Arbre de la plus grande beauté, pouvant atteindre 40--60 mètres de hauteur sur 3—4 
mètres de diamètre. Bois incorruptible et d'une qualité supérieure. Tronc droit. Bour- 
geons terminaux inclinés ou réfléchis. Branches fortes, très-rameuses, étalées, défléchies, 
les inférieures souvent réfléchies et pendantes vers le sol. Écorce duveteuse. Feuilles 
longues de 3 — 6 centimètres, subtétragones, aciculaires, acuminées, piquantes, très- 
glauques, rapprochées en fascicules sur les ramules et les ramilles; celle des jeunes 
bourgeons solitaires, distantes et alternes. Cônes dressés, situés à l'extrémité des jeu- 
nes ramilles, ovoïdes, très-obtos, longs de 8—12 centimètres, larges d'environ 7—8. 
Écailles larges, lamelliformes, d'un beau brun ferrugineux, bordées à l'extrémité 
d'une bande bleu céleste, très-fortement imbriquées, réfléchies, à bords entiers presque 
membraneux. 

Originaire de l'Himalaya, où il croit sur des pentes presque verticales à 1500 et jus- 
qu'à 4000 mètres d'altitude et sur les hautes montagnes du Cachemyr. C'est l'arbre 
sacré des Indiens, réservé pour les constructions des temples. On a trouvé dans les rui- 
nes détruites par l'incendie depuis plus de 2000 ans, des solives à peine atteintes sur 2 à 
3 centimètres d'épaisseur et conservées intérieurement, dont le bois est de la couleur et 
presque de la consistance de l'agate. Ceci confirme notre opinion, sur l'incombustibililé 
des bois de Cèdres et de iVIélèzes. 

Cedrus Deoilara crassifolia. Hort. 

CÈDRE DEODARA A FEUILLES ÉPAISSES. 

Bois gros, court. Feuilles courtes et épaisses, distantes, plus argentées. Rameaux et 
ramilles courts, raides, à peine réfléchis. Arbre d'une croissance lente. 

Cedrui» Deodara gracilie. C. S. 

CÈDRE DEODARA A TIGES GRÊLES. 

Jolie variété issue de nos semis, à rameaux grêles, pendants. Ecorce blanchâtre. Feuilles 
très-ténues, tétragones, recourbées, longues de 4— 6 centimètres, remarquables, distinctes 
et d'un aspect gracieux. 



CEDRUS. 49 



Ccdrus Deodara robusfa. Carr. 

CÈDRE DEODARA ROBUSTE. 



Variété très-distincte et très-remarquable par sa vigueur, par le volume de ses ra- 
meaux largement étalés, par ses feuilles très-grosses, très-longues et très-glauques qui 
atteignent une longueur de 8—10 centimètres. 

C'est un des plus beaux cèdres. Très-rustique. 



Cedriis Deodara vaviei^ata. Laws. 

CÈDRE DEODARA A POINTES BLANCHES. 

Arbre affectant une forme parfaitement pyramidale. Tige droite, nonréclinée au sommet, 
très-vigoureuse. Feuilles assez distantes, ténues, longues de 5 — 8 centimètres, toutes 
blanches sur ks nouvelles pousses, d'un bel effet. 

Cedrus Deodara Tarîegafa alba. C. S. 

CÈDRE DEODARA PANACHÉ DE BLANC. 

Variété peu vigoureuse, obtenue dans nos semis. Branches très-grêles, étalées, diffuses, 
s'élevant peu. Feuilles très-ténues, distantes, longues de 5 — 8 centimètres, presque 
toutes d'un blanc pur. 

Cedrus Deodara viridis. Knight. 

CÈDRE BEODARA VERT. 

Feuilles beaucoup plus ténues que dans l'espèce et d'un beau vert clair très-prononcé. 
Variété vigoureuse et très-belle. 

Cedrus mtermedia. C. S. 

CÈDRE INTERMÉDIAIRE. 

Cette belle espèce nous a été transmise en 1836 par M. Fischer, jardinier en chef des 
jardins impériaux de Pétersbourg sous le nom de Deodara, comme provenant de graines 
apportées du Ttubetpar M. Tatischeff. Elle nous semble être une espèce intermédiaire en- 
tre les G. Deodara et Libani. Elle tient à ce dernier par ses branches fortes, étalées et par 
son port : mais elle est plus touffue et plus dense ; elle ressemble au G. Deodara viridis 
par ses feuilles, très-ténues, longues de 30 — 45 millimètres, très-piquantes et d'un beau 
vert clair très-luisant. 

Arbre d'une grande vigueur, d'un beau port et très-remarquable. Il ne nous a pas en- 
core donné des cônes. 

Cedrus liâbani. Barrel. 

CÈDRE DU LIBAN. 

Arbre d'un port majestueux, célèbre dans l'antiquité. Originaire de l'Asie Mineure, 
sur le Liban et le Taurus, oii il couvre une étendue de plus de 80 kilomètres de longueur, 
en vastes forêts. Il s'élève à plus de 35 mètres de hauteur sur 2—k mètres de diamètre. 
Son bois très-lourd et compacte est incorruptible. Il croît sur les terrains les plus arides 
et les plus secs. Il résiste bien au froid dans nos contrées et doit être placé au premier 
rang des arbres forestiers à placer sur les pentes au midi. 

Branches très-grosses, longues et horizontales, quelquefois ascendantes. Rameaux éta- 

4 



50 CEDRUS. 

lés raraules et ramilles très-nombreux, courts. Feuilles des jeunes bourgeons, longues de 
25 -35 millimètres, isolées, éparses; celles des fascicules, longues de 12— 20 millimètres ; 
les unes et les autres subtétragones, aciculaires, mucronées, aiguës. Cônes dressés ovoï- 
des légèrement ventrus, un peu rétrécis vers le sommet, obtus, déprimes longs de 8-12 
centimètres,lar-ps de 6-8, portés sur de très-courts et très-gros pédoncules ligneux, très- 
durs. Ecailles très-serrées, larges d'environ 35-40 millimètres, cunéiformes vers 1 onglet, 
se détachant en partie de l'axe à la maturité des graines. 

Graines résineuses d'environ 8—10 millimètres, oblongues ou subtngones pmntues, sur- 
montées d'une aile roussâtre. 

CedruM îiibaiii argentea. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN TOUT ARGENTÉ. 

Variété obtenue dans nos cultures, à rameaux nombreux en Py''a!"f/^^°;;^'i"'f,J^^^^^^ 
courtes, tén-Ues, piquantes, très-rapprochées. Toutes les fo":'™^^^^/;"^,^;^^^''^'''^ 
blanches au printemps, ce qui lui donne un aspect étrange et tres-remarquable. 

Cedru^ liiStaui asirea. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN TOUT DORÉ. 

Autre variété du même genre, mais dont les feuilles sont dorées. 

Cedrns» liibani aureo-variegata. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN PANACHÉ DORÉ. 

Variété très-belle à panachures dorées persistantes. 

Cedrus liibani decidaa. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN A FEUILLES CADUQUES. 

Arbuste buissonneux, presque rabougri, peu vigoureux, d'une croissance très-lente. 
Branches assez nombreuses, courtes. Ramiiles très-rapprocliées,tres-courtes._ beuilles 
caduques, très-petites, à peine longues de k—b milli^nètres, très-ténues , aciculaires, 
terminées en pointe aiguë, non piquante, écorce rude par la persistance des pe- 

^VoTci une anomalie des plus rares et des plus étranges : une variété à feuilles caduques 
produite par une espèce à feuilles persistantes. Ayant remarqué pendant plusieurs 
années dans nos arbres en pot, un Gèire da Liban se dépouillant chaque hiver de ses 
feuilles, nous l'avions cru malade ou rongé aux radnes de quelque ver. Apres nous être 
assuré du contraire nous le plantâmes enpleineterre dans notre Pmetum ou il a continué 
a se comporter de la même minière. Des greffes placées sur des sujets vigoureux ont 
conservé les mêmes caractères. Malhour.mseraent le pied mère que nous avons ete lorcè 
de déplacer ne prend presque plus d'accroissement et semble près de périr. 

' Vetirtïïfi liîbaMi fastigiafa". Hort. 

CÈDRE DU LIBAN PYRAMIDAL. 

Rameaux nombreux érigés en pyramide touffue. Très-belle variété, très- vigoureuse. 



CEDRUS. 51 



Cedrus liibani fastisialn ^iridis. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN VKHT PYRAMIDAL. 

Arbre pyramidal. Tige droite robuste. Rameaux latéraux nombreux, courts, redressés 
contre la ti":e. Ramules très-courts. Feuilles ténues d'un beau vert lustré. 



Cedriis liibani Ityl>i*i«la lleodarse. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN HYBRIDE DU CÈDRE DEODARA. 

Voici un fait que nous tenons à constater: 

Un fort pied de Cèdre du Liban, semé par nous en 18 n, lequel s'élève actuellement à 
17 mètres 89 cent., avec unecircoafèrence de 3 mètres 25 cent., était resté presque sté- 
rile jusqu'en 1865; mais au printemps de 1866 nous en avons recueilli près de 200 cÔD!?s 
fertiles et bien conformés, dont les graines ont été immédiatement semées. 

Quel a été notre étonnernent eu reconnaissant dans les jeunes sujets provenant de co 
semis un certain nombre de Cadres Deodara purs, à tige allongée et récliaée au som- 
met, à feuilles longues et glauques, enfin avec tous les caractères de cette espèce. La 
majeure partie réunit les caractères mixtes des deux parents, et une autre fraction sfi 
rapproche du G. Libani. Les diverses formes se sont de plus en plus accentuées en 1867 

{)ar l'accroissement des jeunes ti j-elles, et aujourd'hui il ne nous reste aucun doute sur 
'origine mixte de ces Cèdres, que nous conserverons avec tous les soins possibles dans 
la prévision d'y rencontrer des formes toutes nouvelles. Mais quelle est la cause de cette 
production hétérogène ? 

A 33 mètres de distance de notre G. Libani est planté u" fort C. Deolara, qui n'a pas 

encore produit de côaes; il fut couvert eu 1865 d'une énot«3 quantitéde chatons mâlis, 

dont le p >llen porté par les vents produisait parfois d'épais nuages de couleur de soufre. 

C'est donc ainsi qu'ont été fécondés en grande partie les cônes naissants de notre 

C. du Liban. 



Cedrus liibaui inultîcaulis. Audib. Fr. 

CÈDRE DU LIBAN MULTICAULE. 

Variété naine obtenue par MM. Audibert frères de Tonelle, en forme de pyramide 
écrasée. Feuilles ténues, tétragones, d'un beau vert foncé. Branches dressées très-nom- 
breuses. Rameaux et ramules courts, érigés. 

Cedrus liibani glauca. Carr. 

CÈDRE DU LIBAN GLAUQUE. 

Grand arbre pyramidal à flèche inclinée obliquement. Branches étalées, redressées à 
l'extrémité. Feuilles irrégulièrement tétragones glauques argentées en dessus, arrondi îs 
et vertes en dessous, brusquement terminées par une pointe obtuse. Variété très-distincte 
et très-remarquable. 

Cedrus liibani glauca pendula. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN GLAUQUE PENDANT. 

Très-belle variété obtenue dans nos cultures, à feuilles glauques comme la précédente, 
mais à rameaux étalés, ensuite pendants. 



52 CEDRUS. 

Cedrus liibanl nana. Loud. 

CÈDRE DU LIBAN NAIN. 

Arbrisseau nain en forme de boule, dépassant rarement deux mètres de hauteur. 
Cedrus iLibani nana pyramidata. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN NAIN PYRAMIDAL. 

Cette curieuse variété provient de notre premier semis de Cèdre du Liban en 1827, 
ainsi que le fort pied de 18 mètres de haut ; elle atteint environ 2 mètres en 1867. Tronc 
très-gros, très-ramifié. Branches et ramules très-nombreux , strictement érigés, ra- 
milles ténues, étalées, courtes. Feuilles très-ténues, subtétragones, longues de 15 — 
20 millimètres. 

Pyramide très-compacte, régulièrement conique. Variété très -distincte et très-belle. 

Cedrus îiibanî pendula. C. S. 

CÈDRE DU LIBAN PLEUREUR. 

Variété nouvelle, bien distincte et aussi vigoureuse que l'espèce. Tronc droit, rameaux 
allongés, étalés, promptement réfléchis, puis verticalement pendants jusqu'à terre. Feuilles 
de forme et de longueur très-variables. Arbre d'un aspect vraiment pittoresque. Isolé sur 
une pelouse, il produira le plus grand effet. 

Ce drus liîbani istricta. Carr. 

CIlDRE du LIBAN ÉRIGÉ. 

Tige droite et élancée. Branches très-rapprochées, dressées. Feuilles d'un vert gris, 
argentées et luisantes. 

Cette variété par ses branches très-rapprochées, courtes, dressées, constitue une pyra- 
mide conique, étroite, très-compacte, cachant entièrement la tige. 



CEPHALOTAXUS. Sieb. et Zucc. 

TAXINÉES. 

Anthères triloculaires. Graines drupacées, ovoïdes -allongées. Albumen uni. 
Feuilles linéaires, persistantes. 

Cephalotaxus Brupacea. Skh. et Zucc, 

CEPHALOTAXUS DRUPACÉ. 

Feuilles presque distiques, subsessiles, linéaires, falquées, de 2-^ centimètres d^^^^^^ 
gueur, larges de 6 millimètres, cuspidées, vertes en dessus, marquées en dessous dt deux 
liffnes irlauques. Branches verLicillées horizontales. Ramules distiques. _ 

Bel arbre de la Chine et du Japon près de Nangasaki, où il estcultivé; croissant spon- 



CEPHALOTAXUS. 53 

tanément dans les montagnes jusqu'à 660 mètres d'altitude et où il s'élève à 10 mètres 
de hauteur. Introduit en 18^8. Très-rustique. 



Cepliialofaxiie Fortmiei. Hook. 

CEPHALOTAXUS DE FORTUNE. 

Arbre de 15—20 mètres de hauteur. Branches verticillées, horizontalement étalées. Ra- 
meaux etramules distiques, souvent opposés, ayant quelque ressemblance aveclesfeuilles 
d'un Gycas. Feuilles : celles des rameaux distiques, presque opposées, longues de 4—8 cent., 
larges de 3 — 5 millimètres, récurvées, arquées, coriaces et d'un vert foncé en dessus, 
glauques en dessous, épaissies au milieu, qui est légèrement caréné, sessiles ou très- 
courtement pétiolécs, atténuées au sommet en une pointe très-aiguë ; les caulinaires, 
dans les jeunes individus de semis, alternes, longues de 8— 12 centimètres, larges parfois 
de 8 millimètres. Graines longues de 18—25 millimètres, larges d'environ 10 , à testa 
ligneux- 
Bel arbre, très-rustique, découvert par M. Fortune, dans le Nord de la Chine : on le 
trouve aussi au Japon. Importé en 1848. 



Ceplialotaxus Fortune! fcenûua. Hort. 

CEPHALOTAXUS DE FORTUNE FEiAIELLE. 

Semblable à l'espèce. 

Ceplialotaxus Fortunei robusta. Carr. 

CEPHALOTAXUS DE FORTUNE RORUSTE. 

Port plus régulier et plus raide que dans l'espèce. Feuilles plus planes et plus larges 
que celles de cette dernière. Variété très-belle, de beaucoup préférable au type et qui 
supporte mieux le soleil. Elle s'élève aussi beaucoup plus que ce dernier. 

CeplialotaTiLus pedunculata. Sieb. et Zucc. 

CEPHALOTAXUS A FEUILLES PETIOLÉES. 

Arbre dioïque, atteignant 6 — 8 mètres de hauteur, formant une masse très-compacte. 
Branches très-nombreuses, à écorce brunâtre, verticillées, à verticilles rapprochés. Ra- 
meaux distiques, souvent opposés, à écorce vert foncé. Feuilles distiques, subopposées, 
réfléchies, arquées, longues de 3 — 5 centimètres, larges de 4—5 millimètres, épaisses, lé- 
gèrement falquées, d'un vert foncé en dessus, luisantes en dessous et parcourues par une 
nervure saillante, étroitement aiguë, marquées de chaque côté de la nervure de deux 
bandes glaucescentes, sessiles ou très-couriement pétiolées, brusquement raccourcies au 
sommet et terminées par un mucron obtus, assez gros. 

Habite le Japon, très-bel arbre, très-rustique. Introduit en 1837. 

Cepltalotaxus pediinculata fiafsti§;iata« Carr, 

CEPHALOTAXUS PEDONCULE PYRAMIDAL. 

Syn. : podocarpus korayana. Sieh. 

Arbrisseau très-rameux. Branches strictement dressées, aussi verticales que la tige, 
longuement effilées, très-rarement ramifiées. Ramules courts, cannelés par suite de la 
longue décurrence des feuilles. Feuilles très-rapprochées, sessiles, épaisses, alternes, ar- 
quées, revolutées, longues de 3 — 6 centimètres, larges d'environ 3 millimètres, d'un vert 



64 CHAM^.CYPARIS. 

très-foncé, luisantes en dessus, glaucescentes en dessous, parcourues sur le milieu par 
une nervure saillante, terminées au sommet par un mue ron court, plus ou moins aigu. 
Très-bel arbre pyramidal, originaire de la Corée et du Japon, parfaitement rus- 
tique. 



CHAMiEGYPARIS. Spach. 

CUPRESSmÉES VRAIES. 

Arbres k ramules et ramilles comprimés. Feuilles squamiformes, très-rappro- 
cbées, étroitement appliquées, adnées, décurr entes, persistantes. 

Cliainsecyparis lilifera. Veitch. 
cham.î:cyparis a rameaux filiformes. 

Nouvelle espèce importée du Japon à rameaux filiformes. Ramilles alternes, distiques, 
étalées, déprimées. Feuilles squamiformes, acuminées, sessiles, très-élargies à la base et 
longuement décurrentes, opposées par paires, distantes sur les rameaux, très-rapprochées, 
strictement imbriquées sur les ramilles, les latérales étalées, épaisses, légèrement con- 
caves en dedans, fortement carénées en dehors, teiminées par un fin mucron, piquant, 
blanchâtre ; les faciales très-petites, fidnées, acuminées, toutes d'un beau vert glauces- 
cent et souvent couvertes d'une poussière argentée farinacée. 

Très-belle plante remarquable et distincte, ayant quelques ressemblances pour le port 
avec le G. INutkaensis, probablement rustique. Importée en 1866. 

CSiaifissecyparis lycopodioïdej». Gord. 

CHAM^CYPARIS EN FORME DE LYCOPODE. 

Plante naine, assez vigoureuse. Rameaux très-irréguliers, gros, monstrueux, parfois 
subtétragones et contournés, parfois aussi comme un peu fasciés-crispés, ramilles irré- 
gulièrement disposées, quelquefois groupées au sommet des rameaux. Feuilles très-peti- 
tes, de formes très-variées, très-rapprochées autour des rameaux, opposées, irrégulière- 
ment imbriquées, adnées et apprimées à la base, un peu écartées au sommet, carénées 
sur le dos, terminées au sommet par une pointe aiguë, non piquante, toutes d'un vert 
foncé, un peu glaucescentes. 

Joli arbuste toujours vert. Introduit du Japon en 1861 par U. Fortune, parfaitement 
rustique. 

ClBanisecypai'is IVvBtE&acs&^iso Spûch. 

CHAM^CYPARIS DE NUTKA. 
Syn. : iHUiopsis bokealis. Ilorf. 

Arbre de 30 mètres et plus de hauteur, d'une grande vigueur. Branches nombreuses, 
dressées, étalées ; rameaux nombreux, étalés, quelquefois pendants, à ramilles distiques, 
comprimées. Feuilles squamiformes, étroitement imbriquées, acuminées, aiguës dans les 
jeunes individus, plus lard courtemcnt ovales, obtuses chez les plantes adultes, toutes 
glaucescentes, principalement dans les jeunes plantes. Strobiles solitaires, globuleux, de 
6—8 millimètres de diamètre, composés de k écailles subtrapéziformes, portant vers le 
centre un mucron élargi, tuberculeux, fortement rr.uflô à la base, d'un vert glauc^'scent, 
souveut marqué de larges taches d'un violet noir. Graines par 2-3, insérées à la base de 
chaque écaille, à tégument osseux, cartilagineux, prolongé de chaque côté en une aile 
membraneuse. 

Nous avons récolté en 1866 sur un de nos pieds mères quelques graines qui ont par- 



CHAMiECYPARIS. 55 

faitement levé. Cette année, 1867, plusieurs sujets forts sont couverts de strobiles très- 
gros et parfaitement conformés, ce qui nous permettra de le reproduire par semence, en 

^^Ge^belïrbr?"d''une forme très-élépante, est originaire de l'Amérique boréale, d'où il a 
été introduit par la Russie en 1851 ; il forme une pyramide très-élargie à la base etties- 
compacte, son bois est de qualité excellente. Il est parfaitement rustique et croit dans 
tous les terrains. 

Oiamiecyiiaris Wutfeaensîs cupressoïdes. Carr. 

CHAM^CYPARIS DE NUTKA EN FORME DE CYPRÈS. '■ 

Jolie variété moins répandue que l'espèce. Tige droite ; rameaux très-nombreux, éta- 
lés et réclinés, puis retombants. Ramules et ramilles distiques, étalés, distants, l^euiiles 
ressemblant à celles de l'espèce, mais à peine glaucescentes. 

Forme très-élégante en large pyramide, à rameaux étages presque régulièrement. 
Aussi rustique que l'espèce. 

Cliaiiisecypai*!» aTutfeaeiisîs variegata. Carr. 

CHAMiEGYPARIS DE NUTKA PANACHÉ. 

Jolie variété très-distincte par ses feuilles et ramilles panachées d'un blanc pur. 
Clianisecyparis Sfiitfeaensis viridis. Hort. 

CHAM^CYPARIS DE NUTKA VERT. 

Variété à ramules et feuilles d'un beau vert clair. 

Cliamtecyiiaris olitusa. Sieb. et Zuco. 

CHAM^CYPARIS OBTUS. 

Syn. : eetinospora obtusa. Sieb. et Zucc. 

Feuilles persistantes, squamiformes, adnées, ovales, rhomboïdales, obtuses ou peu ai- 
guës, décussées, quadrisériées, appliquées sur les «ameaux et presque adnées dans toute 
leur longueur; celles de la rangée intérieure, ovales, rhomboïdales, pianes ; celles des 
séries latérales carénées, comprimées sur chacun des bords, légèrement aiguës, presque 
falciformes, du double plus longues que les premières. Strobiles solitaires, sessiles au 
sommet des ramilles, de la grosseur d'un pois, composés de 8—10 écailles décussées, 
cunéiformes à la base, élargies au sommet, parailélipipèdes, brièvement bombées au cen- 
tre, un peu rugueuses. Graines 2 à la base de chaque écaille, dressées, oblongues, ellipti- 
ques, très-petites, comprimées, presque orbicuiaires, un peu déformées par la pression, 
d'un roux brun, bordées d'une aile membraneuse. 

Arbre maguitique toujours vert, appelé, au Japon : la gloire des forêts. Son tronc droit 
et raide atteint 20-30 mètres de hauteur, sur 1 mètre 50 centimètres à 2 mètres de dia- 
mètre. Ses branches sont étalées en éventail, d'un vert clair et luisant ; son bois blanc, 
lin et compacte , acquiert, lorsqu'il est poli, le brillant de la soie. Il est dédié au soleil 
et réservé pour la construction des temples de cette divinité, ainsi que pour les usten- 
siles de la cour du Mikado. Sa culture est très répandue dans toutes les parties du Japon. 

Habite au Japon, les montagnes de l'île Nippon, où il constitue de vastes forêts. Intro- 
duit en 1862. Très-rustique. 



56 CHAM/EGYPARIS. 

Cliameecyparis obifusa argentea. Carr. 

CHAM^CYPARIS OBTUS A FEUILLES ARGENTÉES. 

Syn. : eetinospora keteleeri variegata. Fortune. 

Rameaux étalés, allongés. Ramilles comprimées. Feuilles adnées, opposées, décussées, 
squamiformes, appliquées, décurrentes, marginées d'un léger liseré argenté, carénées 
en dehors, terminées par un mucron aigu, panachées en partie d'un blanc jaunâtre. 

Très-belle variété un peu délicate, craint le soleil. 

Cliaiiisecyparis obtmsa siaua* Carr. 

cham^cyparis obtus nain. 

Syn. : betinospora obtusa nana. 

Variété beaucoup plus petite que l'espèce, distincte par ses branches, ses rameaux 
beaucoup plus grêles et plus courts. 

Cltamseeyparîst obtusa nasia aiirea. Carr. 

CHAMjECYPARIS obtus nain DORÉ.l 

Variété de la précédente, dont elle se distingue par l'extrémité de ses rameaux d'un 
beau jaune doré au printemps. 

caïaasasecyimris «îiïiaiK p ysea. Carr. 

CHAM^GYPARIS OBTUS MINIATURE. 

Syn. : retinospora pygm^a. 

Petit arbuste buissonneux, couché, à ramules et ramilles très-courts et très rapprochés, 
disposés en sorte de panaches flabelliformes horizontaux, étalés presque sur le sol. 

Cliaiiieecyparis pîsîfera, Sieb. et Zucc. 

CHAM^CYPARIS A PETITS FRUITS. 

Feuilles squamiformes, ternées ou quaternées, adnées, décussées, les latérales ovales, 
lancéolées distiques, carénées en dehors, acuminées ou cuspidées, vertes en dessus, 
marquées en dessous d'une large bande argentée, elliptiques; celles des séries supérieu- 
res etinférieures plus courtes, vertes, cuspidées, adnées. Rameaux alternes, étalés, gar- 
nis de nombreux ramules et ramilles étalés, subdistiques. Strobiles globuleux de la 
grosseur d'un pois. . ., , r i 

Arbre de dimensions moindres que celles du G. Obtusa. Tronc moins élevé, écorce plus 
obscure, d'un aspect élégant, très-rustique. De l'île Nippon. Introduit en 1862. 

Clianieecyparis pisîfera avirea. Carr. 

CHAM^CYPARIS A PETITS FRUITS A FEUILLES DORÉES. 

Variété beaucoup plus naine que l'espèce, à feuilles d'une couleur jaune d'or au com- 
mencement delà pousse, ne verdissant jamais complètement et conservant toujours une 
teinte jaune pâle. 

Jolie espèce, un peu délicate. Du Japon. 



CHAM^GYPARIS. 57 

Cliani?ecyi>arîs pisifcra flavescens. Carr. 

CHAM^CYFARIS A PETITS FRUITS A FEUILLES JAUNATRES. 

Sans être panachée dans le sens du mot, cette variété se distingue surtout par la couleur 
de ses feuilles d'un blanc jaunâtre. 

Cltama^vyiiari» piesîfora iiana Yai'iegata. Veitch. 

CHAM^CYPARIS A PETITS FRUITS NAIN PANACHÉ. 

Très-jolie variété. Plante très-naine, buissonneuse, compacte. Ramules courts, très- 
garnis de feuilles, les uns verts et mélangés çà et là de quelques autres d'un beau jaune 
d'or devenant ensuite jaune pâle. Panachure très-constante. 

Cliameecypai'is iiluBiiosa. C. S. 

CHAM^CYPARIS PLUMEUX. 

, Syn, : betinospora plumosa. Veitch. 

Tige droite, assez grêle. Rameaux alternes, ténus, étalés. Ramilles subdistiques, courtes, 
étalées, un peu recourbées, nombreuses. Feuilles très-petites, très-fines, aciculaires, 
acuminées, sessiles, imbriquées, opposées, très-rapprochées, étalées, quelquefois recour- 
bées, planes en dessus, arrondies en dessous, largement décurrentes, longues de 2'i milli- 
mètres, se terminant graduellement par une fine pointe aiguë : toutes d'un beau vert 
tendre glaucescent. 

Charmant arbuste nouvellement introduit du Japon par M. Veitch; d'un port des plus 
gracieux, assez com.pacte, et formant un excellent contraste avec les autres espèces d'uu 
vert foncé. Parfaitement rustique. 

Clianisecy|(ai*i8 iilumosa argentea. C. S. 

CHAM^GYPARIS PLUMEUX A RAMEAUX ARGENTÉS. 

Syn. : cham^cypahis pisifera argentea. Carr. 

Variété de l'espèce précédente, avec laquelle elle a beaucoup de rapports. Tige dressée, 
à petits rameaux écartés, dressés. Plante naine, différant de la précédente par ses pana- 
chures d'un blanc de neige. Très-jolie, un peu délicate. 

Cliainîecyi»ai'îs BBygiMaïa Tiridî-glsaïBcesceais, C. S. 

CHAM^CYPARIS PYGMÉE vert GLAUCESCENT. * 

Arbuste très-nain, rameaux courts, étalés, ramilles nombreuses, alternes, distiques, 
étalées. Feuilles squamiformes acuminées ; celles des rameaux opposées, distantes, étalées, 
à peine longues d'un millimètre, très-é!argies à la base, largement décurrentes; celles 
des ramilles plus petites, très-pressées, strictement imbriquées, appliquées, les faciales 
plus courtes, toutes d'un beau vert glauque bleuâtre. 

Nous avons reçu cette plante en 1867, de M. A. Veitch, sous le nom de Retinospora 
Leptoclada, avec lequel elle n'a pas le moindre rapport. 



53 CHAM^CYPARIS. 

Clsanisecyisai'is splîseroïtlea. Spach. 

CHAM/ECYPARIS A FRUITS GLOBULEUX. FAUX THUIA. 

Arbre d'une croissance assez lente dans nos pays, s'élevant dans certains lieux de l'Amé- 
rique à 25-30 mètres, sur 1 mètre environ de diamètre. Tige droite, tiès-branchue des 
la base dans les jeunes individus, se dégarnissant un peu par le bas en vieillissant. Bran- 
ches dressées, étalées, rarement déclinées, très-garnies de ramilles courtes, subdistiques. 
Feuilles squamiformes acuminées, très-petites, fortement imbriquées, adnées, décurrentes 
à la base obtuses et très-courtement atténuées au sommet, portant une glande sur le dos. 
St'-obiles sphéroïdaux, très-nombreux sur les petits ramules, à écailles ridées et mucronees 
vers le centre. Arbre originaire de l'Amérique boréale et du Canada. Introduit en 1736. 
Très-rustique. Bois léger, tendre, d'un grain assez fin, odorant, blanchâtre, prenant une 
teinte rosée lorsqu'il est exposé à l'air, 

Cliarnsecifiaris gpîiîeroïdea AiitlelyseMSÎs. Carr. 

CHAW^CYPARIS DES ANDELYS. 

Syn. : retinospora leptoclada. Gord. 

Arbrisseau de 3—4 mètres de hauteur, dressé en pyramide conique très-conapacte. 
Branches nombreuses, dressées, courtes. Ramules et ramilles très-comprimés larges, 
très-rapprochés, courts. Ceux des parties non caractérisées, presque cyhndriques , 
portant des feuilles aciculaires, opposées, décussées, très-étroites, longues de k-& milli- 
mètres molles, glaucescentes en dessous. Feuilles des ramules caractérisées, squarni- 
formes, imbriquées, celles des côtés plus longues, écartées au sommet, tres-aigues, 
aiauques sur les deux faces, mais beaucoup plus en dessous. , ,, , . , 

C^ tte variété très-remarquable, obtenue par M. Cauchois des Andelys, des graines du 
C. Sphœroïdea, figura sans nom à l'Exposition universelle de 18o5, ou nous lavions 
remarquée. Achetée par MM. E. G. Henderson et fils, elle fut baptisée a tort sous e nom 
de Betinospora Leptoclada, avec lequel elle a reparu en France. Plante d un bel eflet. 
Très rustique. 

OaassiîeeyiîaE^îs e|îiEser®a«lea. ffastigîata. C. S. 

CHAJVLECYPARIS SPHÉROÏDE PYRAMIDAL. 

Tige et rameaux dressés. Rameaux courts, rapprochés, dressés. Feuilles squamiformes, 
opposées, adnées, d'un beau vert clair. , . r -.^ j „^n 

Variété vigoureuse et aistincte, érigée eu colonne étroite, serrée, obtenue dans nos 
cultures. Très-rustique. 

CBaaBBisccyiîîafis spSsaeroïslea fas4igîa<» glassca. C. S. 

CIIAM^CYPARIS SPHÉROÏDE PYRAMIDAL GlAUQUE. 

Autre belle variété obtenue dans nos semis, offrant les mômes caractères que la précé- 
dente, mais dont toutes les feuilles et les jeunes rc mules sont couverts d'une poussière 
glauque argentée. 

Clsafitiaïcyitariâ siïîaîeroïdea M.ewenfeîs. Knighl. 

CIlAMyECYPARIS SPHÉROÏDE DE KEW. 

Arbrisseau plus petit que l'espèce. Branches nombreuses, ^oft^^;/^ ,^îf.^J-^,^^^^J^£ 
étalés quelquefois défléchis. Feuilles étroitement imûriquées. Variété distincte par la 
couleur glaucescente bleuâtre de ses feuilles et de ses jeunes rameaux. 



CHAM^CYPARIS."] 59 

Cliaiuaevyparis ^|iliwroidca iiann» Endl. 

CHAMQXYPARIS SPHÉROÏDE NAIN. 

Arbrisseau très-nain, compacte, à rameaux nombreux, glaucescents, formant un petit 
buisson arrondi, presque spliérique. 

CliaiiBaecyititi'isi i^itlinM'oïtlea varicgata. Endl. 

CHAM^CYPARIS SPHÉROÏDE A FEUILLES PANACHÉES. 

Belle variété aussi vigoureuse que l'espèce, très-remarquable par ses ramules déliés et 
allongés et par ses feuilles panachées d'un beau jaune d'or. 
Nous avons obtenu de nos semis une variété aussi belle et moins délicate que l'espèce. 

Cliamaecyparis spliferoïdea viridis. Hort. 

CHAM^GYPARIS SPHÉROÏDE VERT FONCÉ. 

Variété très-distincte par ses rameaux et par ses feuilles d'un vert très-foncé, sans trace 
de glaucescence. 

SOUS-GENRE. 

RETINOSPORA. Carr. 
Strobiles à écailles dispermes. Feuilles aciculaires persistantes. 

Retinospora Ericoïdcs. Zucc, 

RETINOSPORA A FEUILLES DE BRUYÈRE. 

Feuilles ternées, quelquefois opposées, étalées ou dôfléchies, planes, linéaires, longues 
de 'i — 5 millimètres, vertes, prenant en automne et pendant tout l'hiver une teinte violacée, 
légèrement convexes en dessus, squarreuses et glauques en dessous, sessiles, décurrentes, 
atténuées au sommet en un(; fine pointe. 

Arbuste d'environ 2 mètres de haut, formant une pyramide étroite, très- compacte. 
Originaire du Japon, assez rustique. Introduit en IS'iS. 

!RetÎBaos|9ora I^ricoïdes \li>idis. Hort. 

RETINOSPORA A FEUILLES DE BRUYÈRE VERT. 

Feuilles opposées, distantes, étalées, linéaires, molles, sessiles, planes en dessus, 
carénées en dessous, restant vertes tout l'hiver, longues de 10—12 miUimètres, larges à 
peine de 1. Ramilles dressécs-étalées, recourbées au sommet. 

Petit arbuste toullu, disposé en pyramide élargie, obtuse, haute de 0.75 centimètres à 
1 mètre. Très-rustique. 

I&eiinospora dubîa. Carr. 

RETINOSPORA DOUTEUX. 

Plante naine, formant un buisson arrondi, très-compacte. Tige nulle. Branches très- 
nombreuses, éparses, dressées. Ramules et ramilles dressés, cylindriques, très-grêles. 



60 RETINOSPORA. 

Feuilles linéaires, aciculaires, opposées, décussées, molles, longues de 7— fO millimètres, 
planes en-dessus, arrondies et à peine légèrement glaucescentes en dessous, d'un vert 
pâle ou grisâtre en dessus, très-brusc[uement atténuées au sommet en une pointe obtuse. 
Observée dans les cultures vers 1860. Très-rustique. 

Retinospora JTunîperoïtles. Carr. 

RETINOSPORA A ASPECT DE GENÉVRIER. 

Arbuste très-buissonneux, formant une large pyramide compacte, arrondie, obtuse au 
sommet. Branches subdressées, très-rapprochées. Ramules et ramilles excessivement 
nombreux, dressés, cylindriques. Feuilles aciculaires, opposées, décussées, étalées presque 
à angle droit, longues d'enviion 6—10 millimètres, très-raides, coriaces, très-longtemps 
persistantes même après qu'elles sont sèches, d'un vert glauque ou bleuâtre, planes ou à 
peine concaves en dessus, épaissies, arrondies en dessous, marquées de deux lignes 
glauques, excessivement étroites, parfois à peine visibles, élargies à la base, puis s'atté- 
nuant jusqu'au sommet qui est raide, très- aigu et très-piquant. Introduit du Japon 
vers 1863. Rustique. 

Betinoeil>oi*a^ licptoclada. Zucc. 

RETINOSPORA LEPTOCLADA. 

Plante buissonneuse, élancée. Branches et rameaux nombreux, cylindriques, diffus, 
flexueux ou alternativement coudés, très-grêles. Feuilles molles, opposées, décussées, 
linéaires, étroites, longues de 6—8 millimètres; celles des ramules et des ramilles d un 
vert pâle en dessus, glauques-argentées en dessous, brusquement acuminées, aiguës au 
sommet. Importé du Japon en 1861 par M. Veitch. Rustique. 

Betinospora rlgida. Carr. 

RETINOSPORA ÉRIGÉ. 

Feuilles opposées, sessiles, décussées, linéaires, lancéolées, étalées, élargies à la base, 
longuement décurrentes, naviculaires en dessus et traversées par une large bande 
glauque, carénées et glauques en dessous, longues de 4—5 millimètres, atténuées de la 
base au sommet et terminées par un mucron très-court, aigu. 

Arbrisseau à branches érigées, raides, formant une pyramide conique compacte, s éle- 
vant à 1—2 mètres de hauteur. Originaire du Japon. Assez rustique. 

Betiuospora seiiiarrosa. Sieb. 

RETINOSPORA SQUARREUX. 

Feuilles décussées, opposées, ternées ou quaternées, linéaires aiguës, la plupart 
squarreuses, rarement dressées, courtes, lancéolées, presque squamiformes, décurrentes, 
d'un vert gai, longues de 7—9 millimètres, larges de 1, marquées en dessous de chaque 
côté de la nervure médiane de stomates ou stries longitudinales blanches. 

Petit arbuste dressé en pyramide étroite de 1-4 mètres. Habite les forêts du mont 
Sukéjana au Japon. Introduit vers 1837. Assez rustique. 

Betiiiospora «quavrosa glauca, 

RETINOSPORA SQUARREUX GLAUQUE. 

Variété du précédent, à feuilles très-glauques sur les deux faces, planes ou légèrement 
concaves en dessus, arrondies ou carénées en dessous. 



r CEiYPTOMERIA. 61 

CRYPTOMERIA. Don. 

CUPRESSINÉES-TAXODINÉES. 

Feuilles alternes, persistantes, h écailles soudées avec la bractée, 4-6 spermes. 
Graines à 2 ailes. 

CryptOBneria elegaiis. Veitch. 

CRYPTOMERIA ÉLÉGANT. 

Tige droite, vigoureuse, cylindrique. Écorce d'un vert roussâtro. Bourgeons terminaux 
réfléchis. Branches éparses, courtes, étalées, rarement dressées. Ramules et ramilles 
ténus, divariqués, presque opposés, étalés, rarement dressés. Feuilles sessiles, décur- 
rentes, linéaires, molles, aciculaires , subulées, éparses, étalées, légèrement recour- 
bées, longues de 15 — 20 millimètres, d'un de largeur, traversées en dessus par un léger 
sillon; arrondies en dessous, d'un beau vert glauque en été, prenant une teinte cui- 
vrée en hiver lorsque l'arbre est exposé au soleil, brusquement acuminées au sommet en 
une pointe scarieuse aiguë. 

Superbe espèce nouvellement importée du Japon (1862) par M. J. G. Veitch. Arbre 
d'une grande dimension, d'une croissance rapide, d'un port élégant, imitant celui d'un 
jeune Araucaria Gunninghami, et d'une belle verdure glauque. 

Cryptonieria Japoiiica. Don. 

CRYPTOMERIA DU JAPON. 

Feuilles persistantes, nombreuses, sqssiles, charnues, subulées, falquées, incurvées, 
comprimées latéralement, de là irrégulières, trigones. ou subtétragones, acuminées au 
sommet, longues de 12 — 15 millimètres, d'un beau vert tendre, beaucoup plus courtes sur 
les tiges principales, décurrentes à la base, presque squamiformes. Bourgeons nus. Stro- 
biles solitaires au sommet des ramilles, sessiles, dressés, globuleux, légèrement coniques, 
d'un brun grisâtre et de 15 — 20 millimètres de diamètre. Ecailles soudées à l'extrémité des 
bractées, à onglet comprimé, divisées au sommet, lancéolées, aiguës, raides,lignescentes. 

Arbre d'une grande beauté, atteignant 40 mètres et plus de hauteur sur 1 — 2 mètres de 
diamètre, chargé de rameaux nombreux, dressés, étalés, allongés, souvent défléchis- 
assurgents. Peu délicat sur la nature du sol, il préfère les terrains secs et pentueux à 
l'exposition du midi. Habite le Japon, où il constitue de vastes forêts dans la partie mé- 
ridionale, entre 200 — 'iOO mètres d'altitude. Rare dans les vallées. Bois blanc, léger. 
Introduit en 18'i2. Rustique. 

C7ry|itoiitei*ia Jaiiouica Araucarioïiles. Hôrt. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A ASPECT d'aRAUCARIA. 

Superbe variété, très-remarquable et très-distincte. Branches horizontales, peu rami- 
fiées, déclinées. Feuilles plus courtes, plus distantes, plus épaisses et plus incurvées, d'un 
vert gai qui résiste à l'hiver, régulièrement disposées autour des rameaux, longues de 
5 — 10 millimètres. Par la forme et la disposition de ses feuilles, elle offre quelque res- 
semblance avec l'Araucaria Excelsa. 

Arbre d'ornement d'un grand effet, surtout placé isolément, plus rustique que l'espèce 
et conservant tout l'hiver la belle couleur vert brillant de ses feuilles. 



62 CRYPTOMERIA. 

Cryptoaiieria «faitoiiica. argenteo-^^ariegata. C. S. 

CRYPTOMERIA DU JAPON ARGENTÉ. 

Variété naine, vigoureuse, obtenue flans nos cultures, dont les extrémités des rameaux 
et quelques ramilles sont d'un blanc argenté pur. Très-jolie. 

d*yi»toBiiei*ia Jaitonica Atlai'of axoïdes . C. S. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A ASPECT d'aRTHROTAXIS. 

Rameaux grêles, dressés, rares. Feuilles fines, très-courtes, 3 — 6 millimètres, mucronées, 
aiguës. Trouvé dans nos semis. 

Cryptomei'ia Jaiionica aiireo«vai*iegata. C. S. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A RAMILLES DORÉES. 

Belle variété à nombreux rameaux et feuilles panachés d'un jaune d'or. 
Cryptoiiieria Jag»oi»ica crassifolia. C. S. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A FEUILLES ÉPAISSES. 

Rameaux très-allongés horizontalement, gros, réclinés aux extrémités. Feuilles très- 
nombreuses, très-grosses, très-rapprochées, larges à la base et déciirrentes, longues de 
5 — 7 millimètres, épaisses à la base de 2 millimètres, subulaires, recourbées, glauces- 
centes. 

Cr;fptoiiieria Japouica liobbii* Carr. 

CRYTOMERIA DE LOBB, 

Branches plus courtes, plus droites et plus ramassées que chez l'espèce. Ramules plus 
nombreux et plus rapprochés, de forme plus compacte et plus dressée. Cet arbre plus 
rustique que l'espèce est aussi plus ornemental . 

Introduit vers 18kl . 

Cryptomeria Japoiiica luacrocarpa. C. S. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A GROS STROBILES. 

Semblable à l'espèce, mais très-distinct par ses strobiles, très-gros, larges de 25 — SOmill., 
de forme conique, très-élargis à la base, composés de larges écailles en forme de lo- 
sange, portant un gros mucron recourbé sur le dos, soudés à uno large bractée, laquelle 
est terminée par de nombreux petits muerons acuminés, recourbés, non piquants. 

Cryptoineria Japouica mucroiiata. Kœnig. 

CRYPTOMERIA DU JAPON A FEUILLES MUCRONÉES. 

Cette variété a beaucoup de rapports avec le G. Araucarioïdes ; mais elle eu diffère par 
ses branches plus grêles et ses feuilles moins épaisses, plus courtes et très-pi- 
quantes. 



CUNNINGHAMIA. 63 

Cryptoiiieria jru|ionira iiaiia. Knight. 

CRYPTOiMERIA BU JAPON NAIN. 

Arbrisseau nain, buissonneux, diffus. Branches étalées, courtes, tortueuses. Rameaux 
et raraules divergents, très-nombreux, a:^gionaérés au sommet, souvent fasciés. Feuilles 
plus rapprochées et plus courtes que daas l'espèce. Du nord de la î hinb. Très-rus- 
tique. 

Cryptoiiieria Jaiioiiica pungens. Carr. 

CRYPTOMERIA DU JAPON PIQUANT. 

Nouvelle espèce ou variété très-distincte ayant assez de ressemblance avec l'Araucaria 
Cunninghami glauca. Feuilles raides, piqmntes, anguleuses, écartées, droites ou à peine 
légèrement incurvées, très-comprimées latéralement, glauques sur presque toutes les 
parties. 

Cryptoiuei'ia Japonica Yîridii^. CaiT. 

CRYPTOMERIA DU JAPON VERDOYANT. 

Variété que l'on rencontre assez souvent dans les semis; feuilles d'un beau vert tendre 
ne rougissant pas en hiver. 

Plus belle et plus rustique que l'espèce. 



CUNNINGHAMIA. R. Br. 

SÉQUOIÉES VRAIES. 

Anthères triloculaires. Feuilles subdistiques, étalées, longuement acuminées, 
aiguës. Graines 3 sous chaque écaille. 

Cmiuiiigliamia ISiBieiisis. R. Br. 

CUNNINGHAMIE DE LA CHINE. 

Feuilles persistantes, subdistiques, étalées, acuminées, piquantes, rapprochées, alternes, 
longues de 4—6 centimètres, lar^res de 5 — 7 millimètres, étalées, falciformes, d'un vert 
gai, lisses et vertes en dessus, glaucescentes en dessous, de chaque côté de la nervure 
médiane. Des provinces australes de la Chine et du Japon, où il s'élève à une grande 
hauteur. 

Arbre majestueux par son port et ses branches largement étalées. Il résiste assez bien 
à nos hivers lorsqu'il est adulte. Introduit en ISô'i. 

Cuiiningliantia Siiieitsis glauca. Carr. 

CUNNINGHAMIE DE LA CHINE GLAUQUE. 

Cette variété ne diffère de l'espèce que par ses feuilles plus glauques à l'extrémité des 
rameaux. 



64 CUPRESSUS. 



CUPRESSUS. Tournefort. CYPRÈS. 

CUPRESSINÉES VRAIES. 

Arbres toujours verts. Rameaux pyramidaux, fastigiés ou étalés. Feuilles décus- 
sées, étroitement imbriquées, couvrant entièrement les rameaux, squamiformes, 
coriaces, rhomboïdales, plus rarement subaciculaires, étalées. Cônes globuleux, k 
écailles dures, peltées, épaissies en forme de clous plantés sur l'axe central, 
mucronées vers lo centre. Graines nombreuses sous chaque écaille. 

Cuiiressus ar^entea* EorU 

CYPRÈS ARGENTÉ. 

Tige grêle, écailleuse, recourbée à l'extrémité. Rameaux et ramules courts, alternes. 
Feuilles squamiformes, étroitement apprimées, obtuses, très-petites, imbriquées, d'un 
beau vert glauque sur les jeunes rameaux. 



Cupressti^ Beiitliamiana. Endl. 

CYPRÈS DE BENTHAM. 

Branches étalées, arrondies. Feuilles squamiformes, imbriquées, ovales, aiguës au 
sommet. Strobiles globuleux, d'environ 18 millimètres, à écailles rugueuses, assez lon- 
guement mucronées. Des régions froides et montagneuses du Mexique. 

Cupressuâ Brasiliensis. Eorl, 

CYPRÈS DU BRÉSIL. 

Branches étalées, alternes; rameaux et ramures distiques, comprimés. Feuilles squa- 
miformes, étroitement imbriquées, très-courtes, terminées par unmucron aigu, d'unbeau 
vert gai. 

Cupressus Bregeoni. Eorl. 

CYPRÈS DE BREGEON. 

Branches grêles, squameuses par la chute des feuilles. Ramules et ramilles opposés, 
très-rapprochés, dressés, étalés. Feuilles squamiformes, imbriquées, très-petites, étroi- 
tement apprimées, obtuses, rarement aiguës, d'un beau glauque argenté. 

Arbuste de 2 — 3 mètres. De la région nord de la Californie. 

Cupressus Califomica. Carr, 

CYPRÈS DE LA CALIFORNIE. 

Branches allongées, étalées ou dressées, distantes, peu ramifiées. Rameaux portant 
des ramules courts, très-étalés, à angle droit. Feuilles squamiformes, étroitement imbri- 
quées, aiguës le long des rameaux, obtuses sur les ramilles, glaucescentes, plus tard 
vertes. Arbres vigoureux et rustiques de Californie. Importé en \^kl. 



CUPRESSUS. 65 



Ciiitreissuis Casliineriana. Royle. 

CYPRÈS DE CASHEMIRE. 

Branches grêles. Ramules opposés, dressés, recourbés, portant de courtes ramilles 
subdistiques, apprimées, recourbées. Feuilles squamiforraes, très-courtes, étroitement 
imbriquées, étalées, presque aciculaires, aiguës, d'un beau vert glauque argenté sur 
toutes les faces. 

Habite le Thibet. Introduit en 1862. Espèce très-gracieuse et très-distincte, un peu 
sensible à la gelée. 



Cupressuis Casliiiierica. Hort. 

CYPRÈS DE CASHEMIRE, NOUVELLE ESPÈCE. 

Tige grêle, cylindrique. Feuilles linéaires, aciculaires, verticillées par 3, sessiles, plus 
ou moins horizontalement étalées, d'un beau vert foncé. 

Cupressus Coriieyana. Knight. 

CYPRÈS DE CORNEY. 

Petit arbre de l'Himalaya, s'élevant environ à k mètres. Branches et ramilles grêles, 
effilées et allongées, tombantes. Espèce très-gracieuse et très-ornementale. Introduit en 
1847. Assez rustique. 

Cupressus exceleia. Scott. 

CYPRÈS ÉLEVÉ. 
Syn. : cupressos skinneri. 

Tige droite effilée. Branches courtes. Rameaux dressés, minces. Feuilles caulinaires 
quaternées, les raméales ternées, quelquefois opposées, toutes décurrentes à la base, 
étroites, acuminées, aiguës au sommet, de longueur variable : celles de l'extrémité des 
rameaux plus courtes, presque imbriquées, d'un beau vert tendre. 

Bel arbre, originaire du Guatemala, sur les montagnes de Santa-Gruz et de Cachequil, 
où il s'élève à plus de 30 mètres. Bois dur et excellent. Il demande un bon sol et une 
exposition chaude. Introduit en 1852. 



Cupressus fastlgiata. D. C. 

CYPRÈS PYRAMIDAL. 

Grand arbre de plus de 30 mètres dans le midi, d'un port élancé, pyramidal, cime 
conique, effilée. Branches fastigiées, très-rapprochées. Rameaux dressés. Ramules nom- 
breux, complètement recouverts de feuilles squamiformes, imbriquées, opposées, décus- 
sées, appliquées, obtuses ou aiguës, carénées, convexes sur le dos, très-petites. Strobiles 
globuleux, ovales, gros, obtus, longs de 2—3 centimètres, composés de 10 écailles, dont 
les deux supérieures soudées, légèrement bombées et parfois mucronées. 

Originaire de Grèce et de l'Asie Mineure. Employé pour l'ornement des tombeaux. Bois 
rougeâtre, dur, compacte, odorant, très-durable. 

Introduit vers 18'i8. 



ee GUPREssus. 

Cupressus fastigiata cereiforiiiis. Carr, 

CYPRÈS PYRAMIDAL EN COLONNE. 

Tige droite, élancée, robuste, devenant très-forte. Branches très-courtes, très-ténues, 
éparses sur toutes les parties de la tige, qu'elles recouvrent étroitement. Ramilles très- 
courtes. Feuilles squamiformes semblables à celles de l'espèce, mais plus petites. 

Variété très-remarquable, obtenue en 1864 par M. Ferrand, de Cognac. 

Ciipreg$BU9 fasti^Eîata anonsivosa. Hort. 

CYPRÈS PYRAMIDAL MONSTRUEUX. 

Ramules et ramilles gros, subtétiagones, monstrueux, parfois légèrement fasciés. 
Variété naine. 

Cnpre^^ns fasiigÊata iieiicliila. Hort. 

CYPRÈS PLEUREUR. 

Tige droite, vigoureuse. Rameaux grêles, allongés, recourbés, puis bientôt stricte- 
ment pendants. Ramules opposés, étalés. Ramilles très-courtes, éparses. Feuilles squa- 
miformes, étroitement apprimées, adnèes, obtuses, d'un vert foncé glaucescent. Variété 
très-distincte et très-remarquable. 

Cupressus fastigSata Tliuisefolia. Hort. 

CYPRÈS PYRAMIDAL A FEUILLES DE THUIA. 

Branches et rameaux strictement dressés, à ramilles très-courtes. Feuilles squami- 
formes, petites, étroitement imbriquées. 

Cupressus Foi'tuselli. Hort. 

CYPRÈS DE FORTUSELL. 

Plante naine, assez compacte. Branches dressées. Ramules et ramilles très-petits, sub- 
tétragones, comprimés, glaucescents, 

Cupressus fuiiebi'iâ* Endl. 

CYPRÈS FUNÈBRE DES CHINOIS. 

Grand arbre, très-pyramidal dans sa jeunesse. Branches nombreuses dressées. Ra- 
meaux dressés, étalés ou pendants. Ramilles distiques , courtes, souvent comprimées. 
Feuilles nombreuses dans les jeunes individus de graines, aciculaires, étalées, ternées 
ou quaternées, souvent glaucescentes ; les autres squamiformes, étroitement appliquées, 
quelquefois légèrement étalées, acuminées au sommet. Les arbres âgés ayant une cime 
largement étalée, les rameaux pendants comme un saule pleureur, mais avec une élé- 
gance bien supérieure. 

Espèce des plus remarquables, originaire du nord de la Chine, oià elle atteint 20 mètres 
et plus de hauteur. Introduit par M. Fortune en 1848. Rustique. 



CUPRESSUS. 67 



Cupressus funebris graeilis* HorL 

CYPRÈS FUNÈBRE. GRACIEUX. 

Branches étalées, grêles, réfléchies. Ramules distants, longuement effilés, pendants. 
Ramilles distiques, très-ténues, courtes. Variété remarquable par toutes ses parties allon- 
gées, grêles, lâches et peu serrées. 

Cupressas fanebris viridis. Hort. 

CYPRÈS FUNÈBRE VERDOYANT. 

Variété très-élégante. Rameaux grêles. Ramules gracieusement inclinés. Ramilles 
distiques; comprimées. Feuilles squamiformes, étroitement appliquées. Très-distincte par 
la nuance de son feuillage d'un beau vert gai. 

Cupressus Coveiiiaua. Gord. 

(cyprès de lord g'oven. 

Feuilles imbriquées, épaisses, di?posées pnr k, d'un vert gai, étalées, distantes, acicu- 
laires, terminées par une pointe aiguë et déliée sur les jeunes bourgeons. Branches alter- 
nes, presque opposées et pendantes. Rameaux disposés en spirales, souvent opposés, épais, 
d'un beau vert. Cônes globuleux, agglomérés. Buisson épais, de 2 — 3 mètres de hauteur; 
il habite les pentes ouest des montagnes de Monterey, en Californie. 

Cupressus HartYvesil. Carr» 

cyprès d'hartweg. 

Feuilles squamiformes, opposées et ternées; celles des jeunes sujets assez longues, 
presque aciculaires, cylindriques ; celles de la tige et des rameaux vigoureux très-dis- 
tantes, élargies, décurrentes à la base, étalées au sommet, aiguës, mucronées ; celles des 
ramules et des ramilles plus rapprochés, rétrécies en une pointe courte, subcylindrique. 
Tige droite, recouverte d'une écorce lisse, verte, puis rouge fauve, finalement brunâtre. 
Branches rapprochées, dressées, souvent confuses. Rameaux nombreux, vigoureux et 
longs, dressés, rarement étalés. Strobiles ovales-oblongs, gros, composés de 10 écailles 
ligneuses brunes, porta-^'t au-dessous du sommet un mucron gros, court, obtus. 

Habite aux environs de Monterey, en Californie. Introduit en IS'iV. Assez rustique. 



Cupressus Hartivegil fastigiata. [Carr. 

cyprès d'hartweg fastigié. 

Tige élancée. Ramules et ramilles courts, étalés, irrégulièrement distants. Feuilles 
squamiformes, les unes presque aciculaires, étalées, les autres plus courtes et plus 
apprimées. 

Cupressu» liorlzontalis. Mill. 
cyprès étalé. 

Cime étalée, un peu difluse. Branches dressées, puis étalées. Ramules cylindriques, 
quelquefois tétragones ; les plus jeunes aplatis. Feuilles étroitement appliquées, un peu 
aiguës, convexes non carénées sur le dos. Strobiles ovales, subglobuleux, à écailles 
bombées. 



68 CUPRESSUS. 

Arbre originaire de Crète et d'Asie Mineure. Introduit en IbkS. Plus rustique que le 
C. fastigiata. 

Cupressus I4.peiiii»feri. Hort. 

CYPRÈS DE K^MPFER. 

Syn. : cupressus attenuata. Carr. 

Feuilles squamiformes, aciculaires-aiguës, étalées, courtes, imbriquées, d'un beau vert 
glaucescent. Tige droite, cylindrique, a écorce d'un beau rouge canelle foncé. Ramules 
et ramilles courts, épars, étalés, récurvés, déprimés. Probablement origmaire de la Chme 
et du Japon. 

Cupresi^us I£etsii. HorL 

CYPRÈS DE KETS. 

.' Tige grêle, tortueuse. Rameaux étalés, courts. Feuilles squamiformes, aciculaires, 
aiguës, imbriquées, verticillées par 3, très- courtes sur les ramilles, glauques sur toutes 
les faces. Variété très-distincte. 

Cupressus lieweiisis. Hort. 

CYPRÈS DE KEW. 

Tige grêle. Ramules courts, distants, épars, dressés. Feuilles squamiformes, largement 
décurrentes, fortement carénées, d'un beau vert foncé. 

Cupressus KuigUtiaM». Perry, 

CYPRÈS DE KNIGHT. 

Syn. : cupressus elegans. Hort. 

Arbre vigoureux et d'une croissance très-rapide, atteignant 30 mètres et plus de hau- 
teur sur 80-90 centimètres de diamètre, à écorce lisse, d'abord glaucescente, bientôt 
rougeâtre, puis d'un violet brun. Branches éparses, longuement étalées, relevées au 
sommet, distantes, les supérieures horizontales, grêles, subdisliques. Ramules nom- 
breux comprimés, garnis de ramilles distiques, aplaties, étalées ou déclinées, disposées 
dans tous les sens autour du rameau. Feuilles squamiformes, opposées, jamais ternees, 
celles des bourgeons, vigoureuses, distantes, élargies et longuement décurrentes ; celles 
des ramilles plus courtes, plus rapprochées et plus fortement imbriquées, toutes acumi- 
nées aiguës. Strobiles sphériques, d'environ un centimètre de diamètre, souvent réunis 
en petits faisceaux, sur de courtes ramilles, à écailles glaucescentes, puis brunes et lui- 
santes, portant au centre un long mucron tuberculiforme. , ,c • 

Très-belle espèce disposée en pyramide conique. Habite les montagnes du Mexique. 
Introduit en 1840. Rustique. 

Cupressus liBiiitoertiaiia. Gord. 

CYPRÈS DE LAMBERT. 
Syn. : cupressus macrocarpa. Harlio. 

Arbre très-vigoureux, atteignant 25 mètres et plus de hauteur sur 80 centimètres à un 
mètre de diamètre. Tige droite, par foi- penchée au sommet. 

Branches nombreuses, longues, alternes, horizontalement étalées, souvent contusrs. 
RamSûles et ramilles distants, gros, courts, étalés, souvent défléchis. Feuilles squami- 
formes opposées et ternécs, étroitement imbriquées, épaisses, très-rapprochees, apph- 



CUPRESSUS. 69 

quées dans toute leur longueur et courtement terminées en une pointe obtuse. Strobiles 
oblongs, longs de 25—35 millimèLres, larges do 20—25, anguleux et comme taillés à fa- 
cettes sur toutes les parties. 

C'est une des plus belles espèces du genre. Habite les montagnes des environs ue 
Monterey. Introduit en 1839. Très-rustique. 

Cuprejâsus lianibertiaua stricta. C. S 

CYPRÈS DE LAMBERT. 

Tige droite, élancée, grosse, cylindrique, écorce d'un vert tendre, puis d'un bruii- 
canelle clair. Ramules et ramilles très-courts, dressés. Feuilles imbriquées par 3, aci- 
culaires, étalées, très-rapprochées, longuement décurrentes, planes en dessus, parcou- 
rues de 2 bandes glaucescentes, arrondies en dessous et terminées par un court mucron 
jaunâtre ; celles des principales brani-.hes lonp^nes de 5 millimètres, larges de 1— 2_; 
celles des ramilles beaucoup plus petites et très-rapprochées, toutes d'un beau vert gai. 



Cupressus liatvsoniaua. Murray. 

CYPRÈS DE LAWSON. 

Syn. : chamœcyparis boursieri. Z)"". 

Feuilles squamiformes, ovales, acuminées, apprimées, imbriquées, écartées au som- 
met, très-aiguës, longuement décurrentes, distantes sur les jeunes rameaux, très-rap- 
prochées sur les ramilles, marquées de lignes glauques, d'un aspect bleuâtre. Branches 
étalées, très-rapprochées, arrondies, à écorce lisse, d'un brun canelle cendré. Ramules 
et ramilles très-nombreux, distiques, gros, subcylindriques ou presque tétragones, à 
angles arrondis, trcs-densemer.t chargés de feuilles glauques. Strobiles solitaires, très- 
nombreux à l'extrémité de courtes ramilles, ae la grosseur d'un pois, sabsphériques, de 
couleur brune, recouverts d'une poussière glauque, composés de 6-8 écailles rhom- 
boïdales ou trapéziformes, fortement épaissies sur le milieu, avec une protubérance 
tuberculiforme vers le sommet, comprimée, réfléchie, mucronée. Graines nombreuses, 
petites, comprimées sur les bords en une aile membraneuse. 

Arbre magnifique et d'une croissance rapide, originaire des montagnes du nord de la 
Californie et des vallées humides, par 40—42 degrés de latitude ; il s'élève à 35 mètres 
et plus de hauteur, sur 1 mètre 80 centimètres de diamètre. Son port est des plus gra- 
cieux. Bois d'excellente quaUlé, facile à travailler, très-odorant. Il est des plus rus- 
tiques et pourra prendre rang parmi les essences forestières. 

Nous avons reçu cette belle espèce en 1854 de graines importées directement do la 
Californie. 



Cupi'essu!^ liaYVâoniana argeiitea. Hort. 

CYPRÈS DE LAWSON ARGENTÉ, j 

Jolie variété à rameaux très-étalés, à feuilles marbrées de blanc. 

Cupressus lia^v^osBiana aiireo-variegata. Walterer. 

CYPRÈS DE LAWSON PANACHÉ DORÊ. 

Rameaux déliés, déprimés, très-étalés, souvent réclinés. Ramilles et feuilles gpina- 
chées d'un beau jaune d'or. Variété très-remarquable. 



70 CUPRESSUS. 

Cupressus liaivsoiiiana compacta naita. C. S. 

CYPRÈS DE^LAWSON NAIN COMPACT. 

Rameaux très-courts, gros, nombreux, érigés, recourbés au sommet. Ramules très 
rapprochés, distiques, étalés. Feuilles très-petites, très-rapprochées, 
quées. Variété naine, très-distincte, très-compacte, érigée en forme < 



étroitement imbri- 
conique. 



Cuprcssus liaivsouiaiia elegaiitissinie variegata. C. S. 

CYPRÈS DE LAWSON A POINTES BLANCHES. 

Rameaux et ramules dressés, puis légèrement inclinés, alternes, subdistiques, déprimés. 
Feuilles d'un beau vert glauque, toutes d'un blanc pur à l'extrémité des jeunes rameaux. 
Variété élégante et très-vigoureuse. 

Obtenue dans nos semis. 

Cupres»us liavi^onlana fastigiata. C. S. 

CYPRÈS DE LAWSON FASTIGIÉ. 

Branches et rameaux très-rapprochés, déprimés, strictement érigés. Ramilles plus 
courtes que dans l'espèce. Belle variété obtenue dans nos semis, au.ssi vigoureuse que 
l'espèce, mais très-distincte par sa forme en pyramide serrée, très-compacte. 

Cupressus liiiidleyi. Klotsch. 

CYPRÈS DE LINDLEY. 
Syn. : cufhessus thubifera. Lindley, 

Branches distantes, celles de la base étalées ou réfléchies; celles du sommet dressées. 

Rameaux étalés, divariqués, couverts de ramules, portant des ramilles courtes, tétra- 
gones par l'imbrication des feuilles. Feuilles d'un vert foncé, glaucescentes, très-rappro- 
chées, élargies à la base, acuminées, ovales, aiguës, étroitement imbriquées et apprimées, 
carénées, enfin légèrement écartées. 

Arbre de 15—20 mètres d'élévation. Originaire du Mexique. 

Cupressus liiiKlleyaiia alba. Hort. 

CYPRÈS DE LINDLEY. 

Rameaux horizontalement étalés, réclinés au sommet. Feuilles de la tige et des 
rameaux distantes, éparsps, anprimées, acuminées, aiguës; celles des ramilles étroite- 
ment imbriquées, aiguës. Belle variété très-remarquable par sa panachure, d'un blanc 
pur, très-constante. 

* Cupressus liusifaiiica. Mill. 

CYPKÈS DE GOA. 

Tige droite. Branches irrégulières, grosses, étalées, défléchies, assurgentes, parfois 
pendantes. Ramules et ramilles nombreux, étalés, souvent divariqués, tétragones par 
l'imbrication des feuilles. Feuilles squamiformes, distantes et longuement appliquées, 
décurrentes sur les rameaux, élargie? à la base, acuminées, pointues au sommet, glau- 



CUPRESSUS. 71 

ques, plus petites, très-rapprochées, fortement imbriquées sur les ramules, strobiles 
sphériques, petits ou moyens, très-pruineux, glaucescents, composés de 6-8 écailles 
trapéziformes, peltées, fortement mucronées. Graines nombreuses. 

Arbre de 15-20 mètres de hauteur, introduit du Japon en 1683, et comme naturalisé 
en Portugal; très-fréquent dans le midi de la France. 

* Ciiiiressus Ijiisitanica tristls. Carr. 

CYPRÈS DE GOA PLEUREUR. 

Tige élancée, grêle. Branches courtes, défléchies, pendantes contre la tige, formant 
ainsi une colonne très-étroite. Feuilles squamiformes, longuement décurrentes, tres- 
glauques et terminées par une pointe fine, piquante. 

* Cupressus liwsitaiiîca varîegata. Law. 

CYPRÈS DE GOA PANACHÉ. 

Variété délicate ; diffère de l'espèce par ses feuilles et ramilles panachées. 
CupreHsuss Mac-^faliiana. Murray. 

CYPRÈS DE MAG-NAB. 

Feuilles squamiformes, opposées par paires, distantes, étalées, élargies à la base, dé- 
currentes, glauques, terminées par une pointe aiguë dans les jeunes tiges ; carénées, 
ovales, obtuses, apprimées sur les rameaux adultes, épaisses, largement imbriquées, 
avec une très-petite glande sur le dos, d'un beau vert glauque. Rameaux très-courts, 
raides, entièrement recouverts sur 2 rangs de petites feuilles imbriquées, ovales, poin- 
tues. Ramilles étalées, courtes. Strobiles globuleux, d'environ 6—8 millimètres de dia- 
mètre, disposés en sorte de grappes à la partie supérieure des branches, à 6 écailles 
mucronées. , , ., 

Des montagnes du nord de la Californie, à une altitude d'environ 1500 mètres, ou il 
s'élève à 6— 8 mètres en buisson de forme pyramidale. Introduit en 1856. Très-rus- 
tique . 

Cupressiis iBïajestica. Knight. 

CYPRÈS MAJESTUEUX. 

Des montagnes du Gashmire et du Népaul. Branches alternes, étalées à écorce gris- 
iaunâtre réclinées au som.met. Ramules gros, distants. Ramilles courtes, subdistiques, 
légèrement comprimées. Feuilles des branches squamiformes, distantes, longuement dé- 
currentes, légèrement étalées au sommet, terminées par un mucron très-aigu; celles 
des ramules et des ramilles opposées-décussées, adnées, imbriquées sur k rangs. 

Arbre assez rustique, d'un port majestueux, d'une apparence robuste, à rameaux étalés 
en forme de palme et d'un beau vert. 

Cupressus rellgîosa. Knight. 

CYPRÈS DES CULTES. 

Arbuste nain, compacte. Branches courtes, grêles, dressées, déclinées au sommet. 
Ramules et ramilles très-courts, étalés, distiques, à écorce d'un gris cendré. Feuilles squa- 
miformes, adnées, imbriquées, très-petites, parfois étalées, acumiiiées, aiguës, toutes 
d'un vert pâle. Espèce délicate et d'une croissance lente. 



72^ CUPRESSUS. 



CupressusT^^clioniburgil. Hort. 

CYPRÈS DE SCHOMBURG. 



Rameaux étalés, distants. Ramuîes alternes, étalés, quelquefois retombants. Ramilles 
courtes, étalées, tétragones, distiques. Feuilles distantes sur les rameaux squamifères 
adnées, largement décurrentes, opposées, imbriquées, très-rapprochées sur les ramilles' 
légèrement étalées, d'un beau vert. ' 



Cupressiig Sniithiaua. Hort. 

CYPRÈS DE SMITH. 



Espèce vigoureuse et des plus rustiques. Branches dressées, légèrement déclinées au 
s«mmet. Rameaux cylindriques à écorce d'un brun cendré. Ramules et ramilles épais- 
les premiers attachés à la tige par un gros empâtement. Feuilles squamiformes, étroite- 
ment apprimees au sommet en une pointa aiguë. 



Cupressus torulosa. Don. 

CYPRÈS TORULEUX. 

Bel arbre pouvant atteindre 15—20 mètres, en pyramide compacte. Tige droite ré- 
clinée au sommet. Branches nombreuses, dressées-étalées, cylindriques, peu allongées 
grêles et défléchies dans les jeunes sujets. Ramules et ramilles étalés, courts. Feuilles 
petites, squamiformes, très-rapprochées et étroitement imbriquées, parfois légèrement 
écartées au sommet, apprimées, un peu aiguës, carénées en dessous, glaucescentes dans 
les jeunes sujets, d'un vert grisâtre, dans les plantes adultes. Strobiles sphériques, par- 
fois un peu déprimés, composes d'écaillés subrhomhoïdales ou presque trapéziformes' bru- 
nâtres, légèrement glaucescentes avec un court mucron réfléchi au milieu. ' 

Habite le Boutan et le Nepaul, jusqu'à 2000—3000 mètres d'altitude et plus. Introduit 
en 1826, assez rustique. 



Cupressus torulosa erecta glauea. Hort. 

CYPRÈS TORULEUX PYRAMIDAL GLAUQUE. 

Belle variété à rameaux érigés, glauques-argentés. 

Oupressiis torulosa flagellifoi'iitis. Hort. 

CYPRÈS TORULEUX FILIFORME. 

Rameaux et ramules nombreux, épars, réclinés. 

Cupres^us torulosa pendula. Hort. 

CYPRÈS TORULEUX PENDANT. 

Belle »^ariété à rameaux allongés étalés et retombants. 

) 



CUPRESSUS. 73 



Ctipi'essus toi'ulosa viritlis. Knight* 

CYPRÈS ÏORULEUX YEBDOYANT. 

Plus grêle et plus déliée que le type dans toutes ses parties, cette variété s'en distingue 
encore par la couleur verte de ses ramilles grêles, souvent pendantes. 

Cupressus lllideaiia. Gord. 

CYPRÈS D'UHDE. 

Feuilles petites, opposées par deux, glauques, étroitement imbriquées, obtuses, 
carénées en dessous, souvent traversées au milieu par un léger sillon en dessus, très- 
rapprochées. décurrentes, un peu écartées au sommet. Branches nombreuses, grêles, 
longues, cylindriques, à écorce d'un brun foncé, toutes couvertes de feuilles dressées, 
disposées autour de la tige. Cônes petits, globuleux. 

Habite le Real-di-Monte au Mexique, à une élévation de 2000 — 3000 mètres, où il a été 
découvert par M, Uhde. Arbre de 12—17 mètres de hauteur, d'un bel aspect, assez 
rustique. 

Cupressus Ulideaita ai'geiitea. David. 

CYPRÈS d'CJHDE glauque ARGENTÉ. 

Tige dressée. Ramules et ramilles courts, dressés, puis retombants. Feuilles linéaitts- 
aiguës redressées, glauques argentées. 



Cupressus l'IideKBEa, aaova t^pecies. Hort. Belg. 

CYPIÎÈS D'uHDE nouveau. 

Tige droite. Rameaux dressés. Ramules et ramilles nombreux, étalés. Feuilles très- 
petites, squamiformes, imbriquées, écartées au sommet, aiguës. 

Cupressus l^Yitltleyaiia. Gord. 

CYPRÈS DE WITHLEY. 

Branches nombreuses, dressées, assurgentes. Ramules droits, très-rapprochés. Feuilles 
de la base, dans les jeunes rameaux, longues de 4— 8 millimètres, très-étroilcs, étalées; 
celles des rameaux adultes plus rapprochées, plus courtes, imbriquées ; toutes décurrentes 
à la base, acuminées, obtuses au sommet, d'un vert glaucesc6.nt. 

Arbre s'élevant à 25—30 mètres de hauteur, origmaire du Népaul et de l'Himalaya. 
Introduit en 1852, assez rustique. 

Ciipressus ^Titlkleyaiia t^ciuarosa. Hort, 

CYPRÈS DE WITHLEY SQUARREUX. 

Variété du précédent à écorce rude. 



7/i DACRYDIUM. 

DACRYDIUM. Solander, 

PODOCARPÉES. 

Arbres très -élevés, toujours verts, indigènes des Indes-Orientales et de la Nou- 
velle-Zélande, très-rameux, à rameaux souvent pendants. Feuilles alternes, plus 
rarement opposées, petites, subulées, acéreuses ou squamiforraes, presque cylm- 
driques, très-rarement presque vlanes^ étroitement imbriquées, portant de toutes 
parts des stomates. 

*Dacrydîuni cupressiforme. Carr. 

DACRYOmM EN FORME DE CYPRÈS. 

Arbrisseau buissonneux et compacte. Branches étalées, diffuses Rameaux et ramules 
minces, subcylindriques, queiquefoib anguleux, subt.Hragones par l'msertion des feuilles. 
Feuilles squamiformes, couvertes, apprimées, adnées a la base, opposées, décussees 
étroitement imbriquées, légèrement convexes et carénées en dessus, marquées de chaque 
côté de la carène d'un bgne glauque. 

Habite les montagnes de la Nouvelle-Zélande. Orangerie. 

* Dacrydiiiiw cuiiressinuiu. Solander. 

DACRYDmM A ASPECT DE CYPRÈS. 

Arbre de 40-60 mètres de haut et de 4-5 mètres de dinmètre. Tronc droit, cylin- 
driaue longtemps garni de feuilles marcescentes. Ecorce brunâtre ou roussatre, puis d un 
grifclàr. Branches éparses, étalées, puis délléchies et tombantes Rameaux irréguliè- 
rement distants, dichotomes, grêles, très- allongés , peu ramifiés, a ramifications 
mSes le tout longuement pendant. Feuilles alternes, subulées très-rapprochees 
éSes laides presque cylindriques, étalées, recourbées, largement adnées, décurrentes 
à la base, d'un vert roux cuivré, très-brusquement acuminées au sommet en un petit 

"" HabUe'r'partie moyenne et australe de la Nouvelle-Zélande, où il forme de vastes 
forêts Arbre très-remarquable par sa tenue et la délicatesse de ses rameaux pleureurs. 
Introduit en 1825, Orangerie. 

« 

* Dacrydiuiu elatuni. Wall. 

DACRYDIUM ÉLEVÉ. 

Grand arbre très-rameux. Tronc droit, cylindrique, couvert de feuilles marcescentes. 
Écorce gds ceAdré. Branches nombreuse' , éparses, étalées, Réfléchies, es supérieures 
nresque^dressées. Rameaux et ramules nonWeux, grêles, pendants. Feuilles disposées en 
Ses très-rapprochées, étah-es; celles de la tige et des principales branches pus 
cSuits et pîus rlu.tantps, élargies, décurrentes à la base, redressées au sommet; celles 
des Îamearetdes ramules étalées, finement aciculaires presque cylindriques, longues 
rip 8-12 millimètres, lisses, d'un vert clair. Graines ovoïdes tetragones. 

TrèslolTe espèce conservant bien sa belle verdure pendant l'hiver, habite les montngne,. 
de Sumatra, à Pulo-Pinang. Orangerie. 



DACRYDIUM. 75 

* Dacrydiuiii Fraitkliuii. Hook. 

DACRYDIUM DE FRANKLIN. 

Arbre atteignant 25 — 35 mètres de hauteur sur 2 mètres de diamètre, à cime élancée, 
ramassée, presque arrondie. Branclies dressées, étalées, souvent défléchies. Rameaux 
très-charyés de ramules grêles, courts et flexibles, pendants. Feuilles petites, squami- 
formes, très-rapprochées, subopposées, fortement appliquées, décurrentes, concaves en 
dessous, convexes et carénée^, aiguës en dessus, étroitement imbriquées, d'un beau vert 
luisant. 

Habite la Tasmanie, près du fleuve Huon, oii il devient un très-grand arbre des plus 
utiles par les qualités de son bois; son port est d'une grande élégance. Orangerie ou 
pleine terre dans le midi de France. Un de nos sujets placé en pleine terre dans une posi- 
tion ombragée, n'a pas été atteint par les gelées depuis six ans. 



DAMMARA. Rhumphius, 

ARAUCARIÉES. 

Arbres très-élevés, très-résineux, originaires de l'Océanie, des îles Moluques, de 
la Sonde et de la Nouvelle-Zélande. Feuilles opposées et alternes, subelliptiques, 
atténuées, obtuses au sommet. Cônes ovoïdes ou subglobuleux, formés d'écaillés 
coriaces, ligneuses, très-imbriquées. Graines solitaires, libres. 

* IDaniiiiara alba. Rhumph. 

DAMMARA VERT BLANCHATRE. 

Tronc droit, presque quadrangulaire par la longue décurrence des feuilles. Rameaux 
gros, courts, horizontalement étalés, à écorce blanchâtre. Feuilles distantes, opposées, 
décussées , parfois subdistiques, ovales- elliptiques, planes, quelquefois révolutées, 
épaisses, coriaces, très-entières, lisses et d'un beau vert gai , comme vernissées sur les 
deux faces, longues de 8 — 12 centimètres, larges de 3 — ^, portées sur un pétiole large, 
canaliculé, long de 1 centimètre, obtuses et arrondies au sommet. Orangerie. 

*llaiiiniara australis. Lamb. 

DAMMARA AUSTRAL. 

Très-grand arbre s'élevant à 40—50 mètres sur un diamètre de 2 mètres et plus. Bois 
blanc, très-résineux, de q .alité supérieui'e. Tronc droit, élancé, assez gros, recouvert 
d'une écorce noir cendré devenant ensuite grise. Branches plus ou moins distantes, oppo- 
sées, subverticillées, étalées ou défléchies, très-renflées à la base par une gibbosité 
volumineuse. Rameaux opposé ^ ou ternes, très-allongés, grêles, peu ramifiés, souvent 
défléchis. Feuilles sessiles, alternes et distantes sur le tronc, plus rapprochées, opposées, 
subdistiques sur les rameaux, longues de 5 — 8 centimètres, birges de 10 — 15 milhmètres, 
longtemps persistantes, elliptiques, quelquefois subfalquées, épaisses, coriaces, d'un vert 
brunâtre métallique en dessus, moins foncé en dessous, maculées sur les deux faces de 
points rugueux, d'un brun noirâtre, rétrécies et tordues à la base, obtuses au sommet. 
Cônes dressés, presque sphériques, d'environ 5 — 7 centimètres de diamètre. Introduit 
en 1823. 

Orangerie ou pleine terre dans le midi de la France. 



76 DAMMARA. 

"Dainniara Bidvillii. Hort. 

DAMMARA DE BIDWILL. 

Espèce voisine du Dammara Moorii. 

* DaiiiiMara Browiili. Hort. angl. 

DAMMARA DE BROWN. 

Tronc droit fort, à écorce cannelée d'un vert foncé. Rameaux verticillés, étalés. 
Ramules et ramilles rares, courts, gros, étalés. Feuilles largement elliptiques, lancéo- 
lées, entières, ondulées et enroulées sur les bords, très-épaisses, coriaces, alternes sur- 
la tige et sur les branches, opposées, subdistiques sur les rameaux, longues cie lO-lb 
centimètres, larges de 5— 6, arrondies et brusquement terminées vers le bas piir un 
court et épais pétiole tordu, et au sommet en une pointe obtuse, d un vert tres-lonc6 en 
dessus, d'un vert gai en dessous. ^ . „ „„ 

Arbre d'une grande élévation, très-distinct et très-remarquable, encore tort rare. 
Introduit dans notre établissement en 1855 et présenté à l'Exposition universelle cl hor- 
ticulture. 

Habite la Nouvelle-Zélande. Orangerie. 

* Dammara Hypoleuca. Hort. 

DAMMARA HYPOLEUCA. 

* 

Tronc droit, raide. Rranches subdressées, courtes. Boutons gemmaires,sphérlques, 
routes. Ecorce des rameaux très-lisse, luisante, d'un jaune pâle. Feuilles des rameaux 
opposées, subdistiques, très-régulièrement ovales, elliptiques, courtement et largement 
arrondies aux deux bouts, un peu atténuées à la base qvii se termine en un fort et court 
pétiole rougeâtre, d'un vert clair en dessus, glauques, blanchâtres en dessous, borde js 
de toutes parts d'une ligne de couleur blanchâtre, comme celle des rameaux. 

Habite la Nouvelle-Calédonie. Introduit vers 1862. Orangerie. 

* Dammara macroiiliylla. Lindl. 

DAMMARA A TRÈS-L4RGES FEUILLES. 

Tronc droit et raide. Branches verticiUées par 3-5, droites, étalées. Ramules et ra- 
milles rares, courts, étalés, distiques. Feuilles presque opposées, distiques, ova^s, e lip- 
Sues, lancéolées, entières, parfois ondulées, distantes, épaisses, coriaces, dun beau 
vprt fonoé longues de 10— 15 centimètres, larges de 3— 4. . ,, j' ^ 

Grand aVbreEgna mètres et plus, originaire de l'île de Vamcoda, découvert 

par M. Moore. Orangerie. 

* Dammara Moorii. Lindleij. 

DAMMARA DE MOORE. 

Petit arbre dépassant rarement 12 mètres de hauteur. Port dressé, gracieux et élé- 
JnrBranches effilées, longues, à écorce blanc jau.iàtre, très-lisses. Feuilles des ra- 
Sûxdîstiqueslonguement lancéolées, légèrement falquées, rétrécies à la base, longues 
meauxdistiques^^^^^^ d'un vert gai, luisantes sur les 

deux faces, abords épaissis enroulés' en dessus, très-longuement acummées en une 

P^Habiîeïa'Nouvelle-Calédonie, où il a été découvert par M. Moore. Introduit vers 
1860. Orangerie. 



DAMMARA. 77 

* Damniara obtusa. Lindley. 

l DAMMARA A FEUILLES OBTUSES. 

Tronc droit. Branches opposées, étalées. Feuilles elliptiques, oblongues, lancéolées, 
opposées, distiques sur les rameaux, entières, un peu caiialiculées en dessus, longues 
d'environ 8 — 10 centimètres sur 3—4 de large, arrondies par le bas, obtuses au som- 
met, d'un beau vert gai sur les deux faces. 

Arbre d'une grande élévation, très-précieux pour la qualité de son bois. 

Habite l'ile d'Aniteure, dans les Nouvelles-Hébrides, où il a été découvert par M. 
Moore. Orangerie. 

* Dainniara orieiitalis. Lamh» 

DAMMARA D'ORIENT. 

Grand arbre très-résineux, de 25—35 mètres de hauteur, sur 2 — 3 de diamètre. Tige 
droite, à écorce gris cendré, pubérulente ; celle des rameaux unie, d'un vert foncé. 
Branches cylindriques, très-rapprochées, subverticillées, étalées, redressées à l'extré- 
mité. Rameaux et ramules étalés, opposés ou épars, légèrement comprimés. Feuilles dis- 
tantes, décussées, opposées, parfois subdistiques dans les jeunes rameaux, ovales, ellip- 
tiques, planes, étalées, un peu récurvées en dessus, légèrement enroulées en dessous 
sur les bords, très-rarement falciformes, épaisses, coriaces, très-entières, d'un beau 
vert foncé en dessus, à peine un peu plus pâles en dessous, lisses et brillantes, longues 
de 7 — 12 centimètres, larges de 20-35 millimètres dans leur plus grand diamètre, ses- 
siles ou très-longuement atténuées en un court pétiole, obtuses, arrondies au sommet. 
Cônes pédoncules, longs de 8 — 10 centimètres, larges d'enviï^n 5, ovoïdes, cylindriques, 
arrondis, très-obtus. 

Arbre d'une grande beauté, remarquable par son port pyramidal et le vert brillant de 
son feuillage, produisant une résine très-estimée. 

Habite les hautes montagnes des îles Moluques, de Sumatra, de Java et de celles de 
la Sonde. Introduit en 1804. Encore très-rare. Orangerie. 



EPHEDRA. Tournefort. 

GNÉTACÉES. 

Arbres, arbrisseaux nains ou arbustes très-rameux, dressés ou sarmenteux, à 
rameaux grêles, articulés, opposés, à graines bi ou tridentées, aphylles ou munies 
à l'extrémité de deux ou de quatre petites feuilles, presque nulles, ou réduites à 
des écailles. 

*Ephedra altissinia. Des font, 

EPHEDRA ÉLEVÉ. 

Grand arbrisseau grimpant de 6—12 mètres de hauteur. Tige flexueuse, grêle. Jeunes 
rameaux articulés, sarmenteux, souvent légèrement anguleux, fragiles aux articula- 
tions, longuement filiformes, pendants. Feuilles longues de k — 20 millimètres, linéaires, 
pointues, souvent subverticillées, réduites à des écailles squamiformes sur les plantes 
adultes. Fruits ovales, rouges, formés de plusieurs écailles charnues et succulentes, 
mûrissant au printemps, d'un goût sucré assez agréable. 

Habite la Sicile, l'Espagne, les environs de Tripoli, etc., commun dans certaines 
parties de la région méditerranéenne et même du midi de la France. 



78 EPHEDRA. 

Eplaedra vulgaris. Rich. 

EPHEDRA COMMUNE. 

Syn. : ephedra distachta. Schk. 

Petit arbusie touffu, ressemblant à un genêt. Cette espèce habite toute la région 
méditerranéenne, sur les dunes qu'elle consolide par ses racines traçantes. Rustique. 

Epltedra vulgari» média. C. A. Mey. 

EPHEDRA COMMUNE INTERMÉDIAIRE. 

Syn. : ephedra monostachya. Rich. 

Arbuste touffu de très-petites dimensions. Branches dressées ou étalées. Ramilles 
très-petits, pendants, très-ramifiés à partir de la base. Habite l'Italie, la Hongrie, le 
Caucase. 



FITZ-ROYA. Hook, fils. 

CUPRESSINÉES-THUIOPSIDÉES. 

Strobiles à écailles coriaces, imbriquées, araines par trois, orbiculaires, com- 
primées, ailées, subbilobées. Feuilles planes, linéaires, aciculaires, opposées, 
étalées ou imbriquées. 

Fitz-Koya Falagonîca. Hook^ fils. 

FITZ-ROYA DE PATaGONIE. 

Grand arbre atteignant 25-30 mètres de hauteur, sur 2 mètres 50 centimètres de 
diamètre. Tige droite, grêle, un peu défléchie au sommet, branches étalées, pendantes. 
Feuilles sessiles, longuement décurrentes, verticillées par 3, quelquefois par>, plus 
rarement opposées par 2, ou alternes, linéaires, planes; longues de 8-10 millimètres, 
larges de 2 quelquefois presque ovales, d'un beau vert lustre en dessus, souvent mar- 
quées vers le sommet et parcourues en dessous de d- ux bandes glauques, ires-courte- 
ment terminées en une pointe obtuse, rarement aigue. ,,,,,„. • _„„ 

Arbre d'une rare élégance. Introduit en 1851 par M. Lobb, de la Patagonie ; assez 
rustique à bonne exposition, en terrain sec. 

Fitz-Boya Patagoiiîc» aureo-varîegata. C. S. 

FITZ-ROYA DE LA PATAGONIE PANACHÉ DORÉ. 

Belle variété très-remarquable par ses feuilles dorées ou mi-parties de jaune d'or et 
de vert, ainsi que les jeunes tiges. 
Trouvée dans nos cultures en 1865. 



FRENELA. ^ 79 



FRENELA. 3Iirbel. 

CUPRESSINÉES-ACTINOSTROBÉES. 

Slrobiles à six, plus rarement sept et huit valves égales, dont les alternes plus pe- 
tites. Feuilles en général ternées, persistantes. 

^Freiiela Australie. Mirb. 

FRÉNÉLA D'AUSTRALIE. 

Feuilles squamiformes, longuement décurrentes, ternées, très-appliquées et paraissant 
comme soudées à la base de rarticulatioii ; celles des jeunes plantes sessiles, souvent 
quaternées, linéaires, aciculaires, longues de 6 — 8 millimètres, mucronées, toutes d'un 
beau vert. Branches nombreuses, dressées ou ascendantes. Ramules et ramilles très- 
rapprochés, ténus, articulés. 

Strobiles subsphériques , agrégés, plus rarement solitaires, très-courtement pédon- 
cules, de la grosseur d'une noisette, à 6 valves rugueuses ou tuberculées à l'intérieur, 
de couleur brune très-foncée. 

Arbre atteignant 15 — 20 mètres et plus de hauteur, formant une pyramide étroite et 
compacte. Habite la Nouvelle-Hollande et la Tasmanie, Introduit en 180'i. Orangerie. 

* Frewela tSaisiii. Endl. 

FRÉNÉLA DE GUNE. 
Syn. : frenela macrostachya. Knight. 

Arbrisseau pyramidal. Branches et rameaux dressés, arrondis. Écorced'im gris de fer 
argenté, marquée par l'adhérence des anciennes feuilles. Ramules et ramilles glabres, 
anguleux, articulés, très-ténus, très-rapprochés. Feuilles très-petites, très-courtes, squa- 
miformes, apprimées à la base de chaque articulation, largement décurrentes, aiguës au 
sommet, quateinées. Strobiles solitaires ou géminés, quelquefois agglomérés, sessiles ou 
portés sur un gros pédoncule court, ligneux et dépourvu d'écaillés. 

Habite la Tasmanie et la Nouvelle-Hollande. Introduit vers 1820. Orangerie. 

* Freuela Ilugelii. Hort. 

FRÉNÉLA DE HUGEL. 

Abrisseau pyramidal, à cime élargie, très-rameuso. Rameaux et ramilles nombreux, 
articulés, dressés, d'un vert glaucescent, obtusément tétragones, à articulations excessi- 
vement courtes. Feuilles squamiformes. presque nulles, ou réduites à des écailles à peine 
visibles, disposées par 3 à la base des articulations. Strobiles solitaires ou agglomérés 
sur de courts pédoncules ligneux, déprimés, subsphériques à 6 valves ligneuses, in- 
égales, saillantes, très-légèrement rugueuses. 

Habite la Nouvelle-Hollande. Introduit en 1824. Orangerie. 

* Freuela |>yraiiiiclalis. Hort. 

FRÉNÉLA PYRAMIDAL. 

Arbrisseau pyramidal. Branches dressées. Ramules petits, très-nombreux, subcylin- 
driques, agglomérés au sommet des branches. Feuilles squamiformes, très-petites, 
fortement appliquées, obtuses, plus rarement aiguës. 

Habite la Nouvelle-Hollande. 



80 FRENELA. 



* Freiiela robusta. Cunningh. 

FRÉNÉLA ROBUSTE. 

Arbre pyramidal. Branches et rameaux dressés. Ramules et ramilles très-ténus, très- 
nombreux, articulés, légèrement triquètres. Feuilles squamiformes, très-petites, décur- 
rentes, appliquées, carénées sur le dos, opposées ou ternées à la base des articulations, 
légèrement étalées, mucronées au sommet. 

Habite, sur la côte Austro-Occidental de la Nouvelle-Hollande, la rivière des Cygnes. 
Orangerie. 

*Freiiel» triquetra. Spach. 

FRÉNÉLA TRIÈDRE. 

Arbre de 6 — 10 mètres, de forme pyramidale, d'aspect glauscescent, ayant le port d'un 
Casuarina. Branches dressées, nombreuses. Ramules et ramilles triquètres, articulés, 
comprimés, légèrement canaliculés sur clinquc face. Feuilles très-petites, squamiformes, 
fortement appliquées, distantes, acuminces au sommet, glaucescentes. Strobiles ovales, 
globuleux, hexagones, presque sessiles, subfasciculés et parfois agglomérés en masse, à 
6 valves gibbeuses, mucronées. 

Habite la Nouvelle-Hollande orientale. Introduit en 1820. Orangerie. 



* Freiiela variabllis. Carr. 

FRÉNÉLA VARIABLE. 

Feuilles squamiformes, très-petites, fortement appliquées, acuminées-aiguës au som- 
met. Branches courtes, étalées, redres^sées. Rameaux et ramules triangulaires, glauques, 
à articulations assez distantes. 

Habite la Nouvelle-Hollande. Orangerie. 



GINKGO. Thunb, 

TAXINÉES. 



Feuilles caduques, flabelliformes, lobées, à nervures disposées en éventail. An- 
thères biloculaires. Graines drupacées, globuleuses, accompagnées à la base d'un 
petit disque herbacé. Albumen charnu. 



Ciinkgo blloba. Hort. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS. 

Syn. : SALisriuniA adiantifolia. Snith. 

Arbre dioïque, non résineux, à feuilles caduque?, à racines pivotantes. Tronc droit, 
élancé. Branches horizontales plus rarement dressées. Ramules alternes, très-courts, pro- 
duisant chaque année une rosette de 3 — 5 feuilles verticillées. Feuilles caduques, al- 
ternes ou éparses sur les jeunes bourgeons, cunéiformes ou flabelliformes , planes, 
longuement pétiolces, coriaces, épaisses, à 2-5 lobes plus ou moins profonds, larges 



GINKGO. 81 

d'environ 8 centimètres, à nervures nombreuses, légèrement saillantes sur les deux faces 
et disposées en éventail. 

Grand arbre atteignant 30 mètres et plus de hauteur, de forme régulière. Habite la 
Chine et le Japon. Introduit en 1754 ; très-rustique. 



Qiiikgfo liiloba fœiniiia. Hort. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS, FEMELLE. 

Variété femelle, introduite de Genève; se reconnaît à ses feuilles plus larges et lobées 
moins profondément. 

C^ink^o biloba aureo-varie§;ata. C. S. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS A FEUILLES ÉLÉGAMMENT DORÉES. 

Magnifique variété obtenue dans nos cultures, bien plus constante dans ses panachures 
que l'ancienne. Feuilles larges, presque entières, rubannées de nombreuses et larges 
bandes d'un beau jaune d'or. 

Ciiikgo biloba ÎHcisa» Rinz. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS A FEUILLES INCISÉES. 

Feuilles plus petites et plus étroites que dans l'espèce, irrégulièrement enroulées, à 
lobes nombreux, profondément incisées. Rameaux très-nombreux, érigés. Ramuleset ra- 
milles courts, dressés, formant ensemble une pyramide serrée. Cette variété assez jolie 
parait devoir rester naine. 

Caiiihgo biloba inacroiibylla laciiilata. Reynîer. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS A TRÈS-LARGES FEUILLES FIMBRIÉES. 

Magnifique variété obtenue de semence par M. Reynier d'Avignon et dont il nous a 
cédé la propriété en 1853. Arbre vigoureux et rustique. Feuilles très-larges, atteignant 
jusqu'à 25—30 centimètres sur déjeunes greffes, d'un vert foncé, portées sur un pétiole 
très-long, épais, tordu; parcourues iongitudinalement et sur les deux faces de très-nom- 
breuses nervures un peu saillantes, avec l'incision médiane peu apparente; mais légère- 
ment fimbriées sur les bords. 



Ginkgo biloba peiidula. Hort. Belg. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS PLEUREUR. 

Variété très-belle, obtenue de semence en Belgique, dont la tige est inclinée et les 
branches retombantes. 



eiitkgo biloba variegata. Hort. Belg. 

ARBRE AUX QUARANTE ECUS A FEUILLES PANACHÉES. 

Feuilles marquées de stries jaunes, d'un assez bel effet, panachure un peu inconstante; 
pour la conserver, cette variété demande à être cultivée à demi-ombre. 
Obtenue en Hollande, d'où nous l'avons reçue en 1855. 



82 GLYPTOSTROBUS. 

GLYPTOSTROBUS. Endl 

CUPRESSINÉES-TAXODINÉES. 

Strobiles à écailles libres, imbriquées, dispermes, ovales subglobuleux, ligneux, 
formés d'écaillés étroitement imbriquées, caduques. Graines munies d'une aile à la 
Base. Feuilles caduques. 

Clyptostrobiis l»eteroi»liyllus. Endl. 

GLYPTOSTROBUS HÉTÉROPHYLLE. 

Grand arbre en Chine, ne dépassant guère 2-3 mètres, dans nos cultures. Tige droite, 
recouverte d'une écorce grisâtre, fendillée, rugueuse; celle des jeunes branches et des 
rameaux, vert jaunâtre, marquée de cicatrices transversales. Branches dressées, étalées. 
Rameaux alternes, épars, rendus anguleux par la longue décurrence des feuilles. J^euil- 
les, les unes alternes, squamiformes, appliquées, très-petites, ovales, aiguës ou obtuses, 
quelquefois plus longues et couchées sur les branches, adnées, décurrentes; les autres 
parfois subdistiques par torsion, très-étroitement subulées, longues de 6-15miUimetres, 
légèrement courbées, obtuses, ou à peine algues. Strobiles termmaux, ovoïdes, allonges, 
atténués aux deux bouts, obtus, composés d'écaillés très-épaisses, anguleuses, inégales, 
dressées, imbriquées, mucronées ou tuberculées au-dessous du somniet. 

Habite en Chine les provinces de Chang-tong et de Kian-nan. Planté le long des ri- 
vières aux environs de Canton. Introduit en 1815. Rustique, mais délicat. 



JUNIPERUS. L. Genévrier. 

CUPRESSINÉES-JUNIPÉRINÉES. 

Feuilles persistantes, opposées ou ternées. Galbules à écailles imbriquées. 
Écailles soudées entre elles. Graines dépourvues d'ailes. 

1" TRIBU : CARYOCEDRUS. Endl. 
Rameaux anguleux. Graines soudées entre elles. Feuilles ternées, semi-décur- 
rentes, 

Juiiii»erus drupacea. Labill. 

GENÉVRIER DROPACÉ. 

Tige droite raide. Rameaux courts, étalés redressés, couverts d'une écorce d'un gris 
rougeàtre. Feuilles décurrentes, ternées, étalées, longues de 10—20 millimètres, larges 
de 2—3, subovales, elliptiques, brusquement et régulièrement rétrécies au sommet en 
une pointe fine, piquante, légèrement concaves en dessus où elles sont parcourue? dans 
toute leur longueur de deux lignes giauques, séparées par une bande verte, convexes 
et carénées en dessous par une nervure saillante, subaieué, qui se prolonge aux deux ex- 
trémités de la feuille. Galbuhs aùllaires, ovales, obtu ,, longs de 20— 2J millinietres et 
plus, composés de 9 écailler, cUHrimes presque lieneuses, disposées en 3 verUcilles inli- 



JUNIPERUS. 83 

mement soudées en forme de tubercules, recouverts d'une poussière glauque. Noyau ovoïde, 
tri'oculaire, ligneux ou osseux, très-dur. 

Bel arbre de 15—20 mètres de hauteur, originaire de la Syrie septentrionale, sur le 
mont Cassioii, atTectant une forme pyramidale et imitant Taspect d'un Araucaria imbri- 
cata. Parfaitement rustique. Introduit de graines en 1856. 

2e TRIBU : OXYCEDRUS. Endl. 

Graines libres. Feuilles ternées, verticillées, non décurrentes , dépourvues de 
glandes. Bourgeons écailleux. Rameaux anguleux. 

Juiiilierus Alpina. Clus. 

GENÉVRIER DES ALPES. 

Syn. : juniperus nana. Willd. 

Arbuste buissonneux. Branches dressées. Rameaux étalés. Ramules très-courts, gros, 
triangulaires. Feuilles ternées, verticillées, épaisses, linéaires ou subovales, aiguës, 
recourbées vers le rameau, longues de 6—10 millimètres, larges d'environ 2, concaves 
en dessus et couvertes d'une large bande glauque farinacée, vert s et carénées en des- 
sous, brusquement terminées au sommet en un mucron aigu. 

Espèce très-rustique, que l'on rencontre sur les montagnes Alpines de l'Europe et de 
l'Asie. 

•luuiperits Attica. Orphan et Held. 

GEISÉVRIER DE L'aTTIQUE. 

Feuilles imbriquées, quaternées, très-étalées, presque planes en dessus, parcourues 
par deux bandes glauques séparées par une ligne verte, carénées en dessous, longues de 
10 — 15 millimètres, larges de 2, depuis la base, brusquement terminées en un mucron 
fin, aigu. Tige droite, élancée, recouverte d'une écorce canelle. Rustique. 

Juniperus Canadensis. Lodd. 

GENÉVRIER DU CANADA. 

Arbuste très-buissonneux. Branches et rameaux dressés. Ramules courts, déclinés à 
l'extrémité. Jeunes rejetons fortement anguleux, triquètres, à écorce d'un rouge fauve. 
Feuilles ternées linéaires, rapprochées, longues de 6 — 8 millimètres, larges de 1 1/2, 
étalées, puis recourbées vers le rameau, concaves en dessus, traversées au milieu par 
une large bande glauque, vertes et fortement carénées en dessous et brusquement termi- 
nées au sommet en un mucron aigu. 

Habite l'Amérique boréale, le Canada. Très- rustique. 

•fuuiperus coaaii£ituiilii. L. 

GENÉVRIER COMMUN. 

Arbre ou arbrisseau pouvant s'élever de 2—10 mètres, formant un buisson diffus, 
quelquefois une tige pyramidale. Branches étalées ou ascendantes, quelquefois déclinées, 
souvent diffuses. Rameaux anguleux. Feuilles ternées, linéaires, rapprochées, très- 
étalées, acuminées, très-piquantes, cuspidées, canaliculées en dessus et traversées par 
une bande glauque, vertes et obtusément carénées en dessous, longues de 6 — 15 milli- 
mètres sur 1 — 2 de largeur. Galbules petits, globuleux, agglomérés, d'un noir 
pruineux. 

Indigène et très-commun sur les montagnes. Bois rouge de très-longue durée. 



84 JUNIPERUS. 

•Vuiiiiieru^ coitimuiiis con&i»i*eMsa. Cair. 

GENÉVRIER COMMUK A RAMEAUX T;>ÈS-SERRÉS. 

Syn. : juniperus hibernica compressa. 

Branches et rameaux dressés en pyramide étroite et très-compacte. Ramilles courtes, 
rapprochées , ténues et dressées. Feuilles ternées, petites, rapprochées, courtes, peu 
étalées, glauques. Joli petit arbuste de forme pyramidale, très-régulière. 

Juiiii»et*iis eoBiliiisscnis C'mcovla. Ilort, 

GENÉVRIER DE CRACOVIE. 

Arbrisseau buissonneux. Branches étalées. Rameaux courts, anguleux, déclinés. Feuilles 
ternées, linéaires, distantes, étalées, longues de 8—15 millimètres, marquées en dessus 
de deux bandes glauques, séparées par une fine ligne verte, arrondies en dessous et 
terminées en un mucron aigu, très-piquant. 

Juniperus coniniuMis oblonga. Bieberstein. 

GENÉVRIER OBLONG- 

Tige faible, réclinée au sommet. Branches étalées, déclinées. Ramules et ramilles 
anguleux, allongés, grêles, pendants. Feuilles ternées, très-étalées, souvent légèrement 
défléchies dès la base, puis redressées, longues de 12—25 millimètres, carénées, convexes 
en dessous, légèrement concaves en dessus et marquées au milieu d'une large ligne 
glauque, longuement atténuées au sommet en une pointe très-aiguë. Galbules solitaires, 
globuleux ou oblongs, unis, puis violacés, glauques. Habite le Caucase. 

Juniperus eoniniunis olilonga pendula. Loud. 

GENÉVBIER OBLONG PENDANT. 

Arbrisseau chétif. Branches grêles, pendantes, longtemps anguleuses. Rameaux et 
ramules très-minces, pendants, fortement triangulaires. Feuilles ternées, à verticilles 
distants, linéaires, recourbées vers le rameau, longues de 8—12 millimètres, concaves et 
glauques en dessus, vertes et légèrement carénées en dessous, brusquement terminées au 
sommet en un mucron très-court, très-aigu, d'un jaune pâle. 

Juniperus eoniniunis pendula aurea. Hort. 

GENÉVRIER COMMUN PLEUREUR DORÉ. 

Tige dressée, réfléchie au sommet. Branches et rameaux dressés. Ramilles nombreuses, 
courtes, pendantes, panachées à l'extrémité d'un beau jaune d'or. Johe variété de forme 
pyramidale. 

Juniperus conimunis reflexa. Carr. 

GENÉVRIER COMMUN RÉFLÉCHI. 

Syn. : juniperus oblonga. Loud. 

Tige faible, dressée, réclinée au sommet. Branches grêles, étalées, pendantes. Ra- 
meaux et ramules fortement triangulaires, très-grêles, pondants. Feuilles ternées, à 
verticilles distants, linéaires, étroites et comme soudées par la base, longues de 



JUNIPERUS. • 85 

10—15 millimètres, étalées, recourbées vers le rameau, légèrement concaves en dedans, 
traversées au milieu d'une large bande glauque, vertes et carénées en dessous, longue- 
ment atténuées et brusquement terminées au sommet en une pointe très-aiguë. 
Arbrisseau grêle et étalé. 



Juitiperus coB»Buiiitls stricta. Carr. 

GENÉVRIER COMMUN PYRAMIDAL. 

Belle variété du J. communisj aussi vigoureuse que l'espèce. Rameaux strictement 
érigés en colonne très-serrée. 

Juiiiperii^ comiiiuuis fSuecica. Carr, 

GENÉVRIER DE SUÈDE. 

Arbrisseau dressé ou étalé. Rameaux anguleux, blanchâtres, plus gros que dans l'es- 
pèce. Feuilles longues de 8—10 millimètres, glauques en dessus, vertes et carénées en 
dessous, acuminées, aiguës. 

•fiini|>ei*us cryiitoniei'ifefolia. Hort. 

GENÉVRIFR A FEUILLES DE CRYPTOMERIA. 

Rameaux dressés à écorce canelée devenant rude en vieillissant. Ramules très-courts, 
dressés. Feuilles étalées ou dressées, linéaires-elliptiques, épaisses, coriaces, canaliculées 
et glauques en dessus, carénées et d'un beau vert glaucescent en dessous, longues 
de 10 — 15 millimètres, larges de 2 — 3, de la base au milieu, acuminées au sommet et 
brusquement terminées en un mucron aigu, très-piquant. 

JTuniperus IIai*t« issiaiia. Stewens. 

GENÉVRIER DE HARTWISS. 

Feuilles verticillées, ternées, comme soudées ensemble à la base, linéaires, aciculaires, 
étalées, puis défléchies vers le rameau, longues de 15 — 20 millimètres, larges de 1, légè- 
rement concaves et marquées en dessus de deux fines lignes glauques, vertes en dessous 
et traversées par une carène saillante, aiguë, se terminant au sommet en une pointe fine, 
blanchâtre, très-aiguë. Rameaux dressés, réclincs au sommet. Ramilles courtes, étalées, 
réclinées. 

Belle espèce, très-rustique, reçue en 1859, en graines provenant du Caucase, envoyées 
par M. de Hartwiss. 

Juiiiperus iiiacrocarpa. Sibthorp. 

GENÉVRIER A GROS FRUITS. 

Arbrisseau de 3 — k mètres, pyramidal, diffu^. Branches plus ou moins distantes, irré- 
guHères, dressées ou défléchies, éparses, à écorce rugueuse. Rameaux et ramules angu- 
leux, ces derniers très-courts, défléchis, retombants. 

Feuilles verticillées, ternées, élargies à la base, longues de 8 — 15 millimètres, larges 
de 2, épaissies au milieu, presque planes en dessus et marquées de deux lignes glauques, 
séparées par une fine ligne verte, carénées-arrondies en dessous, longuement acuminées 
et terminées au sommet en une pointe fine, très-aiguë et piquante. Galbules glauques, 
globuleux, très-gros, formés d'une pulpe charnue et mangeable à sa maturité, de 12 — 14 
millimètres de diamètre. 



86 



JUNIPERUS. 



Juniperiis Ifïarsliallîaiia. Slewens. 

GENÉVRIER DE MARSHALL. 

Tiffe droite ffrêle, rameaux étalés, redressés, anguleux distants. Feuilles ternées, 
linédress acicÙMres;^^^^ longues de 18-25 millimètres, à peine larges de 1, minces, 
léffèrement recourbées, vertes sur les 2 faces. ,, , ,^ , . 

Du Caucase, très-rustique. Reçu en 1860 de M. de Hartwiss. 

•fuiiiiierus iiaita. Willddenow. 

GENÉVRIER NAIN. 

■ Arbrisseau nain bui<=sonneux, à rameaux anguleux. Feuilles ternées, incurvées, étalées, 
T)resquT?mbrS^^^^ piquantes, canaliculées en dessus, g auques, 

Su^émenTcTrénées en dessous. Galbules ovoïdes-globuleux, non prmneux. Des mon- 
tagnes de l'Europe. 

Juiiîperos oxycedrus. L. 

GENÉVRIER OXYCÈDRE. — CADE. 

Rameaux anguleux aigus. Ramules et ramilles très-nombreux, confus, dressés, étalés-, 
auelaSs déflécMs Felilles ternées, linéaires, distantes, très-longuement acicu aires, 
iTniïes de 12-18 millimètres, à peine larges de 1 , glauques. Innervées en dessus for- 
tement carénées aiguës et vertes en dessous, terminées au sommet par un mucron a gu, 
t?S-n auant Ga^^^^^^ globuleux, lisses, luisants, d'environ 8-10 millimètres de dia- 
mètre Couverts d'une pulpe filandreuse, brun-rougeâtre à l'époque de la maturité, ter- 

"^ïSiurSTlJ^iï^r C:;;S:SS^^t dan. le nndi la hauteur de 8 U)m^tl.s. 
Bois dur, nerveux et très-solide. Dans la France méridionale, on en retire 1 huile de Cade. 



Juniperus oxycetlrus ecliiiioformis. Hort. 

GENÉVRIER OXYCÈDRE EN FORME DE HÉRISSON. 

Petit buisson arrondi, très-épineux. Rameaux t^ès-courts ramassés en boule, hérissés 
de toutes parts de feuilles courtes rapprochées, raides et piquantes. 

Juniperus oxycedrus pen«liila. C. S. 

GENÉVRIER OXYCÈDRE PLEUREUR. 

très-belle et très-distincte. Trouvée sur les côtes méridionales. 
Junipei'us rîgl«la. Sieb. et Zucc. 

GtNÉVRlER RAIDE. 

Tige gr«e; rameaux angule^x^U^s —^ 



JQNÎPERUS, 87 

élargies à la base, longuement acuminées au sommet et terminées en une pointe effilée, 
très-aiguë. Galbules solitaires, g'obuleu^c ou elliptiques, lisses, violacés, sessiles. 

Petit arbre de 5—8 mètres de liautcur, habite le Japon, dans l'île Nippon, jusqu'à 
1200 mètres d'altitude. Introduit en 1862, très-rustique. 



JiiniBieru^ rtifesceiis. Link. 

GENÉVRIER ROUSSATRE. 

Rameaux anguleux, assez gros. Feuilles ternées, très- étalées, acuminées en un mucron 
aigu très-piquant, glauques en dessus, carénées-aiguës en dessous, longues de 15—22 mil- 
limètres. Habite les côtes méditerranéennes. 



•fiinipcriBS sspecies nova Japoitica. C. S. 

GENÉVRIHR ESPÈGE NOUVELLE DU JAPON. 

Rameaux arrondis. Feuilles ternées, linéaires subelliptiques, étalées, déclinées, longues 
de 10—15 millimètres, larges de 2, parcourues sur les deux faces par deux bandes glau- 
ques-farinacées séparées par une ligne verte, planes en dessus, légèrement carénées en 
dessous et terminées au sommet par un mucron très-aigu, piquant. 

Introduit en 1865 de graines reçues du Japon. Rustique. 

«lunilierus Uralensis. Hort. 

GENÉVRIER DE l'oURAL. 

Feuilles ternées, imbriquées, très-rapprochées, dressées, puis étalées, longues de 

12 15 millimètres, larges de 1, légèrement canaliculées en dessus et traversées sur 

toute leur longueur par une large bande glauque, vertes et carénées en dessous, terminées 
par un mucron aigu. Branches grêles, cylindriques, étalées. Rameaux courts, dressés. 

Petit arbrisseau buissonneux, touffu. Rustique. 



Juiiiperus ^Vitlmnanniana. Fischer* 

GENÉVRIER DE WITHMANN. 

Feuilles ternées, étalées, rapprochées, presque planes en dessus, carénées aiguës en 
dessous, longues de 15—22 millimètres, larges de 1 et demi, d'égale largeur à la base, 
terminées au sommet en une pointe effilée, aiguë. Branches dressées, couvertes d'une 
écorce rugueuse. Ramules grêles, courts, déclinés. 

Plantes obtenues de semences reçues directement du Caucase ; espèce très-rustique et 
plus vigoureuse que le J. oxycedrus. 

JuiiiiieriBS ^l^ItliBisaiiiiiaiia aurea. Hort» 

GENÉVRIIÎR DE WITHMANN DORÉ. 

Jeunes rameaux très-anguleux, très-courts. Feuilles ternées très-rapprochées, très- 
courtes, élargies à la base, canaliculées, glauques en dessus ; arrondies et vertes en 
dessous, panachées de jaune, longues de 5—7 millimètres, terminées au sommet en une 
pointe fine, aiguë. 



88 JUNIPERUS. 



3* TRIBU : SÂBINA. Endl. 

Graines libres, rameaux et ramules cylindriques, feuilles adnées-décurrentes, de 
forme très-variable : les unes aciculaires, plus ou moins étalées; les autres squa- 
miformes, imbriquées, souvent munies d'une glande sur le dos ; Bourgeons nus. 

Juiiiperiis alba. Knight. 

GENÉVRIER BLANC. 

Rameaux cylindriques, canelés dans leur jeunesse parla décurrence des feuilles. Ramules 
et ramilles courts, rapprochés, dressés, réclinés au sommet, recouverts d'une écorce 
glaucescente. Feuilles; celles des rameaux ternées, dressées, larg-es à la base, longue- 
ment décurrentes, se terminant au sommet en une pointe aiguë, piquante, légèrement 
concaves, argentées en dessus, carénées et glaucescentes en dessous, longues d'environ 
6 millimètres; celles des ramilles squamiformes, étroitement imbriquées, ternées, très- 
petites, très-courtes, apprimées, concaves en dessous, carénées en dehors et terminées au 
sommet par un court mucron aigu ; toutes glaucescentes, ce qui donne à l'arbre un aspect 
argenté ou blanchâtre. 

Arbrisseau pyramidal, originaire de l'Himalaya; espèce très- distincte et très-remar- 
quable. Introduit vers 1849. Assez rustique. 



Juniperus argeiitea speciosa. Hort. 

GENÉVRIER ARGENTÉ. 

Feuilles aciculaires sur la tige et les jeunes rameaux; subulées opposées ou ternées, 
élargies à la base, apprimées, distantes, longues de 5—7 millimètres, longtemps persis- 
tantes quoique sèches, terminées eu pointes aiguës ; celles des ramules et des ramilles 
squamiformes, très-petites, très-rapprochées, étroitement imbriquées, rhomboïdales- 
ovoïdes, décussées-adnées, obtuses, toutes d'un vert glauque cendré. Tige grêle, dressée. 
Ramules et ramilles courts, étalés, dressés. 

Juniperus aurea elegaus. Veitch. 

GENÉVRIER ÉLÉGAMMENT DORÉ. 

Feuilles aciculaires à la base des rameaux et des ramules, étalées, raides, sessiles 
longues de 6—8 millimètres, épaisses, concaves et glauques en dessus, arrondies en 
dessous, terminées par un mucron aigu ; les supérieures pquamiformes, rhomboïdales 
très-petites, strictement imbriquées et apprimées, obtuses. Tige dressée. Ramules et 
ramilles courts, étalés, réclinés. Arbre très-remarquable par f^es ramilles et ses feuilles 
panachées d'un beau jaune d'or. 

a 

JFuiiiperas bacciforinis. Hort. 

GENÉVRIER A GALBULES EN FORME DE BAIES. 

Branches cylindriques, étalées, grêles. Rameaux et ramules flexibles, pendants. Feuilles 
squamiformes, opposées^ cLroitement imbriquées cL apprimées, très-courtes, obtuses; 
celles des jeunes rameaux dressées, acuminées : toutes d'un vert pâle glaucescent. 



JUNIPERUS. 89 

* Jiiiiiperus Berimidiana. L. 

GENÉVRIER DES BERMUDES. 

Tige pyramidale. Branches dressées ou étalées, garnies d'un grand nombre de ramules, 
complètement couverts de feuilles de formes difiérentes excessivement rapprochées; les 
unes opposées, décussées ou ternées, étalées, aciculaires ou linéaires, subulées, longues 
de 6—12 millimètres, planes ou légèrement concaves, d'un vert tendre, marquées de 
2 lignes glauques très-étroites en dessus, un peu arrondies en dessous; les autres squa- 
miformes, épaisses, ovales, lancéolées, décussées, imbriquées. Galbules subsphériques, 
d'un pourpre brun à la maturité. 

Arbre atteignant 20 mètres de hauteur en pyramide élargie. Habite les Bermudes. 
Introduit en 1863, très-sensible au gel. 

Juniperus Californîca. Carr. 

GENÉVRIER DE CALIFORNIE. 

Syn. : jcniperus pyriformis. Hort. 

Arbre de la Californie, où il atteint 12 mètres et plus de hauteur, sur 40—50 centimètres 
de diamètre. Branches grosses, étalées et diffuses, très-nombreuses, à rameaux subcylm- 
driques. Feuilles : les squamiformes courtes, très- rapprochées, étroitement imbriquées; 
les autres aciculaires, ternées étalées, longues d'environ 5 millimètres, élargies à la base, 
se terminaut au sommet en une pointe aiguë. Galbules solitaires, portés sur de courtes 
ramilles, pyriformes ou presque globuleux, longs de 12-13 centimètres, légèrement 
tuberculeux, recouverts d'une poussière glauque. 

Habite dans la Californie les montagnes de la Mercedes à 300 mètres d'altitude, intro- 
duit vers 1854, très-rustique. 

Juniperus Cœsia. Hort. 

GENÉVRIER BLEUATRE. 

Arbrisseau ou arbuste buissonneux dressé. Branches et rameaux ascendants, nombreux. 
Feuilles opposées ; les inférieures aciculaires presque étalées, lancéolées, élargies à la 
base, luisantes et arrondies en dessous, très-glabres, d'un glauque bleuâtre, principalement 
en dessus, terminées au sommet en une pointe scarieuse, très-aiguë ; les supérieures 
beaucoup plus courtes et plus apprimées, très-élargies à la base. 

Habite le nord de l'Europe, introduit en 1852, très- rustique. 

Junipei'iis Cltliieiisis. L. 

GENÉVRIER DE LA CHINE. 

» «VuMiperus Cliiiiensis fœmiua. Carr. 

GENEVRIER DE LA CHINE FEMELLE. 
Syn. : jdniperus cernua. Boxb. j. reevesiana. Hort. 

Arbre droit, de 5 — 8 mètres de hauteur, branches longues assurgentes, un peu lâches 
et réfléchies au sommet. Ramules très-nombreux, très-chargés de ramilles toujours 
réclinées ou pendantes. Feuilles opposées on ternées, rarement aciculaires; les squami- 
formes, rhomboïdales, obtuses, acuminées, petites, fortement imbriquées, marquées d'une 
glande oblougue sur le dos. Galbules d'un glauque bleuâtre farinacé, devenant noirâtres 
pruineux à leur maturité. 

De la Chine et du Japon. Introduit en 1804, très-rustique. 



90 JTINIPERUS. 

•^iiBiipes'us C'5ii8ieM«5s masciila, Carr, 

GENÉVRIER DE LA CHINE MALE. 

Arbrisseau droit, atteignant 5-7 mètres de hauteur en pyramide élancée. Branches 
nombreuses et dressées. Rameaux étalés, redressés, portant de nombreux ramules hori- 
zontalement étalés. Feuilles, ou aciculaires, opposées ternées, glauques en dessus, longues 
de 6-12 millimètres; ou squamiformes et apprimées, fortement imbriquées. 

JiiiiilteriBS Cyprîiia. Hort. 

GENÉVRIER DE l'iLE DE CHYPRE. 

Rameaux cylindriques, gros, dressés. Ramules et ramilles étalés déclinés Feuilles 
squamiformes, ternées, petites, rhomboïdales-obtuses, strictement imbriquées, d un beau 
vert foncé luisant. 

JtiniperiBS BalMirîc». Pallas. 

ge:;évrier de daourie. 

Feuilles conjuguées, opposées en croix, très-pressées, donnant ainsi aux rameaux une 
forme triangulaire. Rameaux de forme et de tenue variées. Baies bleues, presque tur- 
binées. 

Junâperus dealbata. Loudon. 

GENÉVRIER BLANCHATRE. 

Syn. : juntperus fœtidissima. Uort. 

Arbre ou arbrisseau à cime plus ou moins élargie. Branches dressées puis étalées, 
auelauefois un peu défléchies. Rameaux cylindriques, lâches, souvent tombants. Feuules 
aciculaires, ternées, rarement opposées, subulécs, un peu étalées, épaisses, rames pres- 
que planes et glauques en dessus, arrondies en dessous, longues de 6-6 milhmetres et 
terminées au sommet par un mucron très-fin. ,.^ ^. ^ . , t +,-0.1,,;+ on 

Espèce très-distincte. Habite le nord-ouest de 1 Amérique septentrionale. Intioduit en 
1839. Très-rustique. 

. JfHBsSperiis excelsa. Willd. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ. 

Syn. : juniperus himalayensis. Carr. 

Arbre d'un port pyramidal de 12-20 mètres de hauteur, à écorce d'un gris bleuâtre, 
se détachant longitudinalement en lames m vieillissant Branches nombreuses, stricte- 
ment dressées. Rameaux très-rapprochés, courts, étalés, puis brusquement redressas. 
Feuilles opposées, décussées, plus rarement ternées, courtes, épaisses adnees-décui- 
rentes, caVénées , brusquement rétrécies au sommet, presque mucronées, recouver es 
d'une poussière blanche, pulvérulente, d'une teinte glauque tres-prononcee Galbules 
sphériiues, de 8-12 millimètres de diamètre, lisses et unis, d un vert pale passant 
au violet-noir à leur maturité, solitaires, ou groupés par 4-6 sur de courts pédicelles. 
Habite la Tauride, l'Asie Mineure et l'Himalaya. Introduit en 1830. Tres-rustique. 

JiiaBKl»ei*iis excelsa glaiaca. Horl. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ GLAUQUE. 

Feuilles des rameaux ternées, aciculaires, élargies à la .bj^^*^: J°"g".^;"^;;*. ^/;^™ 
apprimées, promptement marcescentes, longuesde 3-4milhmetres et termmées par une 



JUNIPERUS. 



91 



nointe aiffuë ; celles des ramules et des ramilles squamifornies, très-petites; decussees, 
strictement imbriquées, ovales-rhomboïdrilrs,très-élargies h la base, arrondies en dehors 
et terminées brusquement au sommet en un court raucron ; toutes, ainsi que les ramilles 
d'un vert pâle glaucesceiit. Branches et rameaux relativement grêles, érigés Ranmles et 
ramilles courts, dressés, formant ensemble une pyramide serrée et compacte, d un tres-bei 
effet. Espèce vigoureuse. 

Juiiiperus excelsa pendilla. Carr. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ A RAMEAUX PENDANTS. 

Belle variété, aussi vigoureuse que l'espèce, à rameaux étalés, retombants, Ramules et 
ramilles pendants. 

Juiiiperus excelsa iiyrninîilalls. Carr. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ PYRAMIDAL. 

Branches, rameaux et ramules strictement dressés. Feuilles squamiformes, rapprochées, 
non appliquées. Arbrisseau moins élevé que le type, formant une pyramide compacte, 
étoitement conique, pointue. 

Jniiiiierus excelsa pygiusea. C. S. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ PYGMÉE. 

Plante buissonneuse, très-naine, très-rameuse, formant un petit buisson arrondi, diffus 
et serré, de 8 à 10 centimètres de hauteur, ii cime arrondie. Rameaux cylindriques, très- 
courts, nombreux. Ramules très-rapprochés à l'extrémité des_ rameaux. Feuilles squa- 
miformes, ternées ou opposées, très-courtes, très-petites, appnmées, élargies a l.i lase 
concaves et glauques en dessus, vertes et arrondies en dessous, épaisses, recourbées veis 
le rameau, terminées par un court mucron. • j t ;^„r„c. 

Variété très-distincte et très-remarquable, obtenue en 1856 de graines du Jumperus 
excelsa provenant de la Russie méridionale ; il parait avoir atteint toute son élévation. 

Juniperiis excelsa variegata. Carr. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ PANACHÉ. 

Variété à feuilles et à ramules panachés de jaune blanchâtre. Rameaux et ramules 
plus grêles que dans l'espèce. Panachure peu constante. Du jardin botanique d Orléans. 

•luiiipeB'us excelsa vîi'idîs stricta. C. S. 

GENÉVRIER ÉLEVÉ VERDOYANT. 

Feuilles aciculaires, ternées, élargies à la base, décurrentes, épaisses, raides, étalées, 
longues de 1—3 millimètre^ légèrement arrondies en dessus, carénées arrondies en 
dessous et brusquement terminées au sommet en un fin mucron ai^u non piquant; toutes. 
ainsi que les jeunes ramul:s, n'i;n m rt glauque-bleuâtre. Rameaux érigés. Ramults et 
ramilles très-courts, légèrement étalés; le tout formant ensemble une pyramide serrée 
Belle variété très-distincte, trouvée dans nos somis de J. excelsa, graines de Crimée. 



92 JUNIPERUS. 

•funiiiei'us llaecida. Schlecht. 

GENÉVRIER A RAMEAUX FLEXIBLES. 

Feuilles de forme variable ; les unes aciculaires, opposées, ternées, presque planes, 
étalées, longues de 6—8 millimètres, très-étroites, d'un vert clair sur les deux faces, 
pomtues au sommet ; les autres, opposées, décussées, presque squamiformes, distantes, 
ovales, étalées au sommet, terminées par une pointe aiguë. Branches étalées ou déflé- 
chies, confuses. Rameaux et ramules grêles, élancés, divariqués, réfléchis ou pendants. 
Galbules solitaires, sphériques à écailles mucronées. Arbrisseau de 6—10 mètres de 
hauteur, formant une pyramide lâche, étalée, arrondie au sommet. 

Du Mexique. Assez rustique. Introduit en 1838. 

Juuiperus flagelliforiuis. Reeves. 

GENÉVRIER FLAGELLIFORME. 

Feuilles toutes squamiformes, très-petites, très -rapprochées, adnées, étroitement im- 
briquées, décussées, élargies-renflées à la base, obtuses au sommet, d'un vert foncé 
brillant. Rameaux arrondis, à écorce d'un brun foncé, rugueux par la persistance des 
feuilles sèches, recourbés au sommet. Ramules et ramilles très-nombreux, très-rapprochés, 
étalés, divergents, flagelliformes. Galbules ovoïdes-arrondis, de la grosseur d'un pois, d'un 
vert foncé, glauques à la partie supérieure. 



afuiiiperus fœtidissinia. Willd. 

GENÉVRIER FÉTIDE. 

Feuilles opposées et ternées ; les unes aciculaires, subulées, étalées, mucronées ; les 
autres squamiformes, ovales, portant quelquefois une glande sur le dos, appliquées, puis 
étalées. Ramules fructifères dressés. Galbules globuleux. 

Habite l'Arménie, la Géorgie. Rustique. 



•f iiiiipci*!!» fragraiis. Knîght. 

GENÉVRIER 0D0RA.NT. 

Arbre pyramidal. Branches étalées-dressées. Rameaux alternes. Feuilles aciculaires, 
opposées et ternées, glauques, plus longues et plus étalées dans les jeunes individus-, 
courtes, squamiformes, un peu épaisses, adnées-décurrentes à la base, légèrement mucro- 
nées sur les sujets adultes. 

Habite le Népaul. Introduit en 18'i2. Très- rustique. 



•fuiiil>ei'ui$ gigaiitea. Roezl. 

GENÉVRIER GIGANTESQUE. 

Arbre magnifique, atteignant de 25 à 30 mètres de hauteur, sur 1 mètre de diamètre, 
très-droit. Nommé par les Indiens : Tlaxcal. 

Il croit au Mexique près de Ténancingo, à une altitude de 1400 à 2700 mètres. Introduit 
de graines en 1863. 



JUNIPERUS. 93 



•fuiiiiieriis Gossaintliaiiea. LodcL 

GENÉVRIER DU MONT GOSSAINTHAN. 

Syn. : juniperus bedfordiana. Loud. 

Arbrisseau dressé, buissonneux. Branches très-nombreuses, dressées, étalées, défléchies 
h leur extrémité. Rameaux et ramules effilés, grêles, souvent pendants. Feuilles opposées 
ou ternées, aciculaires, étroites, glauque-bleuâtre en dessus, arrondies, vertes, lisses en 
dessous, ordinairement appliquées sur les rameaux et décurrentes à la base, longuement 
acuminées au sommet en une pointe aiguë ; les squamiformes opposées, distantes, obtuses, 
plus rarement aiguës. 

Habite le mont Gossainthan au Népaul, oiî il atteint 7—8 mètres de hauteur, formant 
une pyramide compacte, étroite. Très-rustique. 



Juniperus gracili». Endl. 

GENÉVRIER GRÊLE. 

Syn. ARTHROTAXis ? DU YUCATAN. HoH. Gem. 

Arbrisseau très-grêle. Branches lâchement attachées. Rameaux et ramules ténus très- 
flexibles, étalés ou défléchis, sublétragones dans leur jeunesse. Feuilles inférieures ternées, 
longues de 8—15 millimètres, presque étalées, linéaires, étroites, aiguës, légèrement 
arrondies et carénées en dessous, glaiiqnes sur les deux faces; les supérieures opposées. 

Du Mexique. Introduit en IS^iô, sensible au gel. 



Juniperus Japonica. Carr. 

GENÉVRIER DU JAPON. 

Arbuste dressé, buissonneux, diffus. Branches étalées, souvent déclinées, tortueuses 
Rameaux nombreux, cylindriques, courts. Feuilles très-rapprochées, ternées, quelquefois 
opposées étroites, raides et piquantes, longues de 8—12 millimètres, presque planes en 
dessus, glauques, marquées de deux fines lignes vertes ; convexes en dessous, vertes, et à 
peine carénées, longuement acuminées, en une pointe raide, fine, très-aiguë ; celles des 
jeunes rameaux plus rapprochées, plus courtes, plus larges, squamiformes, apprimées, 
presque imbriquées. ^ > ^ j rr i 

Du Japon. Introduit vers 1840. Très-rustique. 



Juniperus Japonica aurea elegans. Veitch. 

GENÉVRIER DU JAPON ÉLÉGAMMENT DORÉ. 

Belle variété à ramilles et feuilles panachées d'un beau jaune d'or. Importée du Janon 
par M. Veitch. ^ ^ 



Juniperus Japonica variesata. Carr. 

GENÉVRIER DU JAPON PANACHÉ. 

Plante pyramidale. Branches nombreuses, dressées, très-ramifiées. RamilUes courtes, 
vertes ou panachées de jaune comme les feuilles qu'elles portent. Variété assez délicate, 
craint le soleil. 



94 JUNIPERUS. 



Juniperus lian^oldiaita. Gord. 

GENÉVRIER DE LANGOLD. 

Branches et rameaux érigés, cylindriques, couverts de feuilles piquantes. Feuilles 
squamiformes, verticillées-ternées sur les jeunes rameaux, acuminées, courtes, à base 
élargie, étalées au sommet, se terminant en un mucron aigu ; opposées apprimées sur les 
ramilles, très-rapprochées, très-courtes, toutes d'un beau vert glaucescent. 

Juniperus l.ycia. L. 

GENÉVRIER DE LYGIE. 

Feuilles aciculaires, ternées, étalées, longues de 5—10 millimètres, les squamiformes 
très-petites, fortement appliquées, ovales, obtuses, opposées-décussées,^très-étroitement 
imbriquées, légèrement concaves et argentées en dessus, carénées et d'un vert glauque 
en dessous. 

Arbrisseau de 8—6 mètres de hauteur, touffu, pyramidal. Tronc grêle, branchu des la 
base. Branches et rameaux-ascendants. Ramules et ramilles nombreux, divariqués ou 
étalés. Galbules globuleux, gros. Très-commun sur les bords de la Méditerranée. 

JuMÎperuâ Mexicana. Schlecht. 

GENÉVRIER DU MEXIQUE. 

Feuilles aciculaires, ternées, rares, élargies à la base, décurrentes, planes en dessus, 
carénées en dessous, raides, étalées, longues de 4—6 millimètres, terminées en une fine 
pointe aiguë; les squamiformes, ovales-acuminées, convexes sur le dos, presque carénées, 
souvent obtuses, marquées d'une glande elliptique, les plus jeunes appliquées, enfin 
presque étalées; toutes glaucescentes. Branches étalées. Ramules anguleux, droits. 
Galbules turbines, subglobuleux, d'environ 8—10 milUmètres de diamètre. _ 

Arbre de moyenne grandeur, droit, un peu élancé en pyramide étroite. Habite le 
Mexique à environ 3000 mètres d'altitude. Introduit en 1841. Très-rustique. 

Juniperus occidentaliis. Hooker. 

GENÉVRIER D'OCCIDENT. 

Syn. JUNIPERUS hermanni. Persoon. 

Arbre de 20—25 mètres de hauteur et de 1 mètre environ de diamètre, du nord-ouest 
de l'Amérique septentrionale, près de la rivière Golumbia, à 1700 mètres d'altitude, 
ju.squ'au pied des montagnes Rocheuses. Rameaux et ramules cylindriques, étalés, souvent 
retombants. Feuilles : sur les jeunes plantes, ternées, aciculaires, lancéolées, distantes ; 
sur les plantes adultes, imbriquées sur k rangs, presque rondes, ovales, obtuses, convexes 
sur le dos, étroitement imbriquées et apprimées, marquées sur le dos d'une glande rési- 
neuse. Parfaitement rustique. 

Juniperus Oopitora. Kunz. 

GENÉVRIER A FRUIT OVIFORME. 

Feuilles imbriquées sur k rangs, ovales, infléchies au sommet, marquées sur la partie 
moyenne du dos, d'une fossette oblongue. 

Arbrisseau à rameaux dressés, étalés, pouvant alleindre ju^qua 12 mètres. Habite la 
Grèce, l'iispagne. Introduit eu 1752. 



I 



JUNIPERUS. 95 

Juiiiiierii!^ Pliœnicea. Pall. 

GENÉVRIER DE PHÉNICIE. 

Arbrisseau de 5—6 mètres, d'un port pyramidal, très-touffu, buissonneux, à tige grêle, 
branchu dès la base. Bianches très-nombreuses, faibles, dressées. Rameaux cylindriques 
nombreux, ascendants ou diffus, les uns garnis de feuilles aciculaires, les autres ne por- 
tant que des feuilles squamiformes. 

Feuilles aciculaires, longues de 6—12 millimètres, carénées en dessous, planes ou 
légèrement concaves en dessus, souvent d'un vert glauque ; les squamiformes très-petites, 
ovales, obtuses, opposées, décussées, très-étroitement imbriquées. Galbules subsphéri- 
ques, jaunâtres, glabres de 9 — 10 millimètres de diamètre. 

De l'Europe méridionale et du Levant. Introduit en 1680. Rustique. 

Junifieriis Pltœuicea elegans. Hort. 

GENÉVRIER DE PHÉNICIE ÉLÉGANT. 

Variété pyramidale. Branches et rameaux érigés, grêles, élancés. Ramules et ramilles 
dressés, étalés, quelquefois défléchis. Feuilles très-petites, fortement appliquées, obtuses. 
Espèce rustique. 

Juiiiperia» prostrata. Pers» 

GENÉVRIER COUCHÉ. 

Tige et rameaux couchés, étalés sur le sol. Ramules et ramilles raccourcis, très-nom- 
bi'eux, redressés vers la partie supérieure des branches. Feuilles ternées ou opposées, 
presque toutes apprimées , aiguës ou acuminées , piquantes, la plupart courtes; les 
supérieures squamiformes, aiguës, rarement obtuses. Du Canada. 



Juiiiperui^ recurva. Hamilt. 

GENÉVRIER A RAMEAUX RECOURBÉS. 

Feuilles toutes ternées, acuminées, piquantes, d'un vert grisâtre, longues de 6—8 mil- 
limètres, ténues, finement aiguës, légèrement concaves en dessus, d'un vert pâle et 
arrondies en dessous, toutes longuement persistantes quoique sèches. Branches dressées, 
étalées ou défléchies. Ramules et ramilles courts, cylindriques, grêles, récurvés et 
pendants. 

Arbrisseau de 6—8 mètres de hauteur, assez élégant, Du Népaul et du Gashmyr. 
Introduit en 1822. Très-rustique. 



JFuiiiperus recurva deiisa* Carr. 

GENÉVRIER A RAMEAUX RECOURBÉS ÉPAIS. 

Arbuste nain, buissonneux, à rameaux et ramilles courls, excessivement rapprochés, 
récurvés. Feuilles ternées, très-denses, longues de 6—8 miUimètres, étalées, glauques et 
légèrement concaves en dessus, vertes et arrondies en dessous, recourbées vers le sommet 
du rameau et brusquement terminées au sommet en un mucron court, aigu, persistant 
longtemps sur les branches quoique sèches. Habite l'Himalaya. 



96 JUNIPERUS. 

<?iiiiiperus religiosa. Royle. 

GENÉVRIER DES CULTES. 

Feuilles très-courtes, squamiformes, opposées-décussées, apprimées, élargies et décur- 
rentes à la base, portant sur le dos une glande linéaire, légèrement écartées au sommet, 
terminées par un mucron court, aigu ; plus petites, étroitement imbriquées au sommet 
des ramilles, toutes glauques. Galbules sphériques, de la grosseur d'un petit pois. 

Arbre dioïque. Branches et rameaux nombreux, très-compactes. Habite les parties élevées 
de l'Himalaya, du Népaul et du Boutan, oij il s'élève à plus de 30 mètres de hauteur. 
Dans nos cultures, arbrisseau assez délicat. Introduit vers 1835. 



Junifieruâ veligiosa vai*iegata. Hort. 

GENÉVRIER DES CULTES PANACHÉ. 

Variété à feuilles panachées, plus délicate que l'espèce. 
Juiiiperus sabina* L. 

GENÉVRIER SABINE. 

Syn. : sabina humilis. Endlicher. 

Rameaux nombreux, grêles, couchés et traînant sur le sol, Écorce rougeâtre. Feuilles 
ternées ou opposées, squamiformes, très-rarement aciculaires, terminées par un mucron 
aigu. 

Juniiierus sabina eleg:aiis. Hort. 

GENÉVRIER SABINE ÉLÉGANT. 

Feuilles aciculaires, opposées, très-larges à la base, décurrentes et promptement mar- 
cescentes, longues de 4—5 centimètres, plus petites sur les ramilles, apprimées, terminées 
au sommet en une fine pointe aiguë, piquante. Tige dressée, recourbée. Rameaux courts, 
un peu étalés. Ramules et ramilles courts, très-rapprochés, se retournant tous vers la 
partie supérieure du rameau et formant ainsi une pyramide irréguUère. 

Juitiiierus sabina ISebollii. Hort. 

GENÉVRIER SABINE DE SCHOLL. 

Arbuste dressé, très-touffu, arrondi. Rameaux courts dressés. Ramules et ramilles 
très-courts, très-rapprochés, dressés-étalés. Feuilles opposées, très-petites, squamiformes, 
acumiuées, étroitement apprimées et imbriquées, arrondies sur le dos, très-raremeni 
subaciculaires, toutes d'un beau vert foncé luisant. 

Juniperus sabiiia stricta. Hort. 

GENÉVRIER SABINE PYRAMIDAL. 

Arbrisseau de formes et de dimensions variables, le plus souvent pyramidal, étalé. 
Feuilles, les unes subaciculaires, longues de k — 8 millimètres, très-légèrement concaves 
en dessus; toutes les autres squamiformes, appliquées, décurrentes. Ramules fructifères 
entièrement couverts de feuilles squamiformes, imbriquées. Galbules petits, ovales, d'un 
violet foncé, recouverts d'une poussière glauque. Habite les montagnes de l'Europe. Très- 
rustique. 



JUNIPERUS. 97 

•Vuniperus sablna Tamarlsclfolla. Ant. 

GENÉVRIER SABINE A FEUILLES DE TAMARISC. 

Arbrisseau buissonneux, dressé, étalé, diffus. Rameaux et ramules dressés, très-courts, 
très-nombreux. Feuilles; les inférieures opposées-décussées, subaciculaires, écartées au 
sommet, longues d'environ 4 — 8 millimètres, glauques-bleuâtres en dessus, élargies à la 
base, très-courtement acuminées en un mucron aigu; les supérieures plus rapprochées, 
squamiformes, lâchement imbriquées. 

Originaire des hautes montagnes de la Sicile et de la Grèce. Rustique. 

Juniperus sabina variegata. Carr, 

GENÉVRIER SABINE PANACHÉE. 

Feuilles squamiformes, imbriquées. Rameaux grêles, rugueux par la cicatrice des 
feuilles. 
Variété très-distincte par sa belle panachure. 

Juiiiperus sabina vulgarls. Endl. 

GENÉVRIER SABINE COMMUNE. 

Arbrisseau pyramidal, buissonneux, à rameaux étalés, très-nombreux, dressés, aplatis, 
pouvant s'élever de 2 à 4 mètres. Feuilles ternées ou opposées, les unes subaciculaires, 
longues de 4—6 millimètres, planes ou légèrement concaves et glauques en dessus; les 
autres squamiformes, imbriquées. 

Habite les parties subalpines de l'Europe, laTauride, le Caucase. Très-rustique. 



Juniperu» spliserica. Lindley. 

GENÉVRIER A GALBULES SPHÉRIQUES. 

Branches nombreuses, dressées, grêles. Rameaux et ramules tétragones, arrondis, 
réclinés, pendants. Feuilles squamiformes, opposées, imbriquées, décussées, rarement 
aciculaires. Galbules subsphériques, gros. 

Habite le nord de la Chine. Introduit en 1848. Très-rustique. 



«Fuuiperus isquaniata. Don. 

GENÉVRIER A RAMEAUX ÉCAILLEUX. 

Arbrisseau couché, très-rameux. Rameaux et ramules très-rapprochés, courts, arrondis, 
légèrement dressés, à écorce brunâtre, mince, se détachant en lames. Feuilles ternées, 
rarement opposées, très-rapprochées, raides, aciculaires, aiguës, longues de 6 — 8 milli- 
mètres, longtemps persistantes quoique sèches et adhérentes au rameau, où elles forment 
des sortes d'écaillés, glabres et d'un vert intense. Galbules ovales, d'un rouge brun, 
ombiliqués au sommet. 

Habite les Alpes du Népaul et du Thibet, jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Introduit 
en 1824. Très-rustique. 



Juniperus tetragoiia. Schlecht. 

GENÉVRIER A RAMEAUX TÉTRAGONES. 

Feuilles très-rarement aciculaires, opposées, quelquefois ternées, étroites, vert foncé 
en dessus, planes et glauques en dessous, effilées, aiguës au sommet ; la plupart squami- 

7 



98 jnNIPERUS. 

formes, rapprochées, opposées-décussées, épaissies, très-obtuses et réfléchies au sommet, 
carénées sur le dos. Branches étalées. Rameaux et ramules très-rapprochés, tétragones 
par l'imbrication des feuilles. Galbules irrégulièrement sphériques, d'environ 6—8 milli- 
mètres de diamètre, d'un violet-noirâtre, presque lisses. 

Arbrisseau de 3—4 mètres. Habite le IM[exique, à une altitude d'environ 2500 mètres. 
Introduit vers 1839. Rustique. 



Junîiiei'us tliiirifera. L. 

GENÉVRIER A ENCENS. 

Arbre vigoureux atteignant 8 — 12 mètres de hauteur. Tige dressée, écailleuse, recou- 
verte d'une écorce brun-grisâtre. Branches étalées, plus rarement dressées. Rameaux et 
ramilles très-courts, étalés. Feuilles la plupart squamiformes, opposées, très-rarement 
ternées, acuminées, pointues au sommet; celles des jeunes ramilles apprimées dans toute 
leur longueur ; celles des ramules âgés, légèrement écartées au sommet. Galbules sub- 
globuleux, souvent un peu déprimés, de 6 — 10 millimètres de diamètre, d'un vert pâle, 
passant au roux foncé. >.• . 

Habite le mont Athos, l'Olympe et le Caucase à 1160 — 1500 mètres d'élévation. Introduit 
vers 1752. Rustique. 



Janiiierus tltui'ifera e:Ki>aiisa. C. S. 

GENÉVRIER A ENCENS ÉTALÉ. 

Variété du précédent, à rameaux allongés, étalés. Rameaux et ramilles nombreux, 
étalés, recourbés, divariqués en tous sens. Obtenue dans nos semis. 

Junipes'UfS tliuFÎfera iastigiata. C. S. 

GENÉVRIER A ENCENS PYRAMIDAL. 

Belle variété très-distincte et très-remarquable par ses rameaux nombreux dressés en 
pyramide compacte, très-touffue, et ses ramilles courtes, dressées, étalées. Obtenue du 
même semis que la précédente. 

Juiiipems tliurifera Myoi^uros. C. S. 

GENÉVRIER A ENCENS A RAMEAUX FILIFORMES. 

Branches flexueuses, grêles, très-allongées, cylindriques, contournées, étalées, diva- 
riquées et pendantes. Ramules ténus, pendants. Feuilles de deux formes sur les mêmes 
rameaux : les unes squamiformes, opposées, ovales-obtuses, très-rapprochées, étroitement 
appliquées, imbriquées, décurrentes; les autres aciculaires, ternées, étalées, élargies à 
la base, très-courtes, planes et glauques en dessus, arrondies en dessous et terminées par 
un aiguillon très-aigu; toutes d'un vert très-foncé. 

Cette variété des plus distinctes et des plus remarquables, hybride selon toute proba- 
bilité, a quelque ressemblance pour la forme avec le Biota filiformis. Au premier aspect 
on la confondrait avec un Dacrydium. Agé de 14 ans, le pied-mère placé à l'Exposition 
universelle de 1867 atteint à peine 1 mètre 50 cent, de haut. 

Juniperu» tliurifera peiidula. C. S. 

GENÉVRIER A ENCENS PLEUREUR. 

Bel e variété obtenue dans le môme semis, à rameaux étalés pendants. 



I 



JUNIPERUS. 9^ 

Juiilipçrugi tburlfera 9l>e4;l,abil^s(. Ç.S, 

GENÉVRIER A ENCENS REMARQUABLE. 

Tige droite, raide. Ramules et ramilles courts, étalés, fori]:;ai^t unp pyramjde conmue 
très-touffue. Même semis, 

Juniiiei'iis ITIideaiia. Hort. 

GENÉVRIER p'UHDlE,. 

Feuilles opposées, distantes, aciculaires sur les rameaux et les ramules, très-larges à la 
base, longuement décurrentes, apprimées, légèrement étalées au sommet, terminées par 
une pointe aiguë ; squamiformes, opposées-imbriquées sur les ramilles, très-petites, acu- 
minées; toutes d'un vert clair. Galbules petits, écailleux, oblongs, d'un bleu glauque 
cendré. Tige droite. Rameaux et ramules dressés ou étalés. 

Junipei'us Virgiiiiana. L. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE. 

Grand arbre de 15—20 mètres de hauteur et plus, sur 1 mètre environ de diamètre, 
croissant en pyramide touffue, élargie. Feuilles très-variables, opposées ou le plus souvent 
ternées ; les unes aciculaires, étroites, subulées, rapprochées, légèrement étalées, longues 
de 8— 12 millimètres ; les autres squamiformes, rhomboïdales , mutiques ou mucronées, 
étroitement imbriquées. Branches dressées, puis étalées, nombreuses, divergentes, quel- 
quefois déclinées. Galbules ovales-obiongs, petits, d'un violet foncé, recouverts d'une 
poussière glauque. 

Habite l'Amérique boréale, la Virginie, etc. Le bois du J. Virginiana est rouge, suscep- 
tible d'un beau poli, et d'une longue durée. Introduit en 1664. Très-rustique. 

jriini|»erus Virgiiiiaua ar^enteo-varle^ata* Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE PANACHÉ DE BLANC. 

Variété remarquable par ses feuilles et par ses ramules panachés de blanc, panachure 
bien constante. 



•fu^ilieriis Virginiana aurea. Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE DORÉ. 

Rameaux dressés, grêles. Ramules et ramilles étalés, puis pendants. Feuilles opposées, 
aciculaires, planes ou légèrement arrondies en dessus, carénées en dessous, longues de 
5—10 millimètres, à peine larges de 1, recourbées vers la tige, décurrentes et brusquement 
terminées au sommet par un court mucron aigu. 

Variété des plus remarquables par ses feuilles et ses jeunes ramilles d'un beau jaune 
Q'or. 

JTuniperus "wirginiana Canaertii. Hort. 

GENÉVRIER DE CANAERT. 

Feuilles opposées, étroitement imbriquées, subverticillées, apprimées, acuminées, d'un 
yertobscur. Tige droite, effilée. Rameaux et ramilles courts, étalés, formant ensemble une 
belle pyramide touffue. 



100 JUNIPEROS. 

JTaniperua Vlrsinlaiia Cliantberlayiill. Hort. 

GENÉVRIER DE CEAMBERLAYN. 

Feuilles la plupart aciculaires, étalées ou couchées sur le rameau, acuminées, très- 
pointues, glaucescentes en dessus ; les autres squamiformes, appliquées, tres-rapprochées. 
Branches effilées, allongées, défléchies. Rameaux et ramules nombreux, grêles, pendants. 

Variété vigoureuse, très-pittoresque et très-remarquable, d'un aspect gris cendre. 

Juniperns Virgiuiaiia cinerasceus. Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE CENDRE. 

Feuilles aciculaires, étroites, très-pointues; les squamiformes petites, étroitement 
imbriquées, toutes d'une couleur gris-cendré, argentée, quelquefois luisante. 

Arbre trè§-vigoureux. Branches longuement étalées. Rameaux courts, légèrement reue- 
chis. Ramufes nombreux à ramilles courtes. 

Juniperus Virgiuîana erecta. Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE PYRAMIDAL. 

Feuilles la plupart aciculaires. Branches très-nombreuses dressées, formant ainsi une 
pyramide étroite, compacte et touffue, qui atteint jusqu'à 15 mètres de hauteur. 

Jnniperus Tirginiana glauca. Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE GLAUQUE. 

Branches longues et effilées. Ramules grêles, un peu réfléchis. Feuilles la plupart 

^*^aTiét°é des plus vigoureuses, très-distincte et très-remarquable par toutes ses parties 
d'un glauque bleuâtre très-prononcé. 

Junlperus Virginiana glauca argentea. Hort. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE GLAUQUE ARGENTÉ. 

Tige droite effilée, relativement grêle. Ramules courts, dressés, se terminant par de 
nombreuses ramilles, courtes, très-rapprochées. Feuilles des jeunes rameaux aciculaires 
opposées, appliquées, très-larges à la base, décurrentes et terminées au sommet en une 
pointe fine, aiguë; celles des ramilles, très-petites, opposées, decussées imbriquées 
presque squamiformes, plus épaisses à l'extrémité des bourgeons; toutes d un beau veii 
glauque argenté. , , -, j. -j i 

Belle variété assez vigoureuse et très-remarquable, de lorme pyramiûaie. 

Juniperus Virginiana liumili». Loddiges. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE NAIN. 

Variété très-naine, buissonneuse, à rameaux et ramules très-courts, recouverts en 
grande partie de feuilles aciculaires, petites* 



JUNIPERUS. 101 

JunlperuB Vipslnlana micropliylla. Bonamy frères. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE A TRÈS-PETITES FEUILLES. 

Arbrisseau grêle, de forme pyramidale. Ramules et ramilles très-courts, divergents, 
tortueux. Feuilles très-petites, aciculaires, aiguës. 

Junlfierus Tirglnlana monstrosa. Carr. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE MONSTRUEUX. 

Variété remarquable par la quantité considérable de broussins qu'elle émet sur toutes 
ses parties et qui donnent à l'ensemble de l'arbre un aspect des plus singuliers. 

Junlperus Viri^iulana peiidula. Gord. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE PENDANT. 

Branchestrès-étalées, grosses, réfléchies au sommet. Rameaux et ramules grêles, allongés, 
pendants. Feuilles la plupart squamiformes, étroitement imbriquées, ovales-lancéolées, 
mutiques ou mucronulées : les aciculaires, étroites, minces, couchées. Variété vigoureuse. 

JTuniperus Virgiitlana tripartita. Longone. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE TRIPARTI. 

Feuilles ternées, très-courtes, très-rapprochées, aciculaires, épaisses, acuminées, pi- 
quantes, concaves et argentées en dessus, glauques, et arrondies en dessous. 

Variété vigoureuse à rameaux érigés. Ramules et ramilles très-nombreux, étalés-dressés, 
ordinairement disposés par trois séries superposées sur la tige, ce qui lui donne la forme 
d'une pyramide triangulaire. 

Janipems Tirginiana variegata. Carr. 

GENÉVRIER DE VIRGINIE PANACHÉ. 

Variété assez délicate, à ramilles panachées de blanc jaunâtre. Arbuste diffus, se dénu- 
dant promptement. 



LARIX. Link. MÉLÈZE. 

ABIÉTINÉES. 

Feuilles caduques, planes, molles, linéaires, éparses sur les jeunes rameaux, 
fasciculées autour d'un bourgeon central sur les rameaux adultes. Cônes petits, à 
écailles persistantes après la chute des graines. Maturation annuelle. 

liarlx Americana peudula. Loud. 

MÉLÈZE d' AMÉRIQUE PENDANT. 

Espèce assez vigoureuse. Tige droite; branches divergentes, pendantes, ramules et 
ramilles complètement pendants, à écorce noir-violacé. Cônes dressés, petits, à écailles 
obtuses, tronquées, persistantes. 

Habite l'Amérique du Nord, oia il produit un bois précieux spécialement employé pour 
la manne. 



102 LARIX. I 

liarix Americana aurea. i/. S, 

< MÉLÈZE d'aMÉRIQUE A FEUILLES DORÉES. 

Variété trës-distîncte et très-remarquable par ses feuilles toutes d'un beau jaune d'or 
au moment de la pousse, passant ensuite au vert-tendre; aussi vigoureuse que l'espèce; 
trouvée dans nos semis en 1866. 

• 

liarijk. Arcliangeltca. Laws. 

MÉLÈZE d'aRCHANGEL. 

Arbre ayant de nombreux rapports avec notre Larix Europaea, d'une croissance plus 
lente. Feuilles plus étroites et plus courtes. 

liarix Dahurica. Turcz. 

SiÉLÈZÉ DE LÀ DAOURIE. 

Arbre très-vigoureux et d'une croissance rapide. Feuilles alternes, rapprochées, très- 
étalées, tombantes, longues de 4 centimètres et plus, d'un vert clair luisant, presque 
planes en dessus, légèrement convexes, carénées en dessous, glaucescentes sur les deux 
laces, sessiles, décurrentes à la base, atténuées au sommet. 

De la Sibérie arctique et de la Daourie. Introduit en 1827. 

liari^K: Euré^séÉ». D. C. 

MÉLÈZE COMMUN d'eUROPE. 

Grand arbre, s' élevant en pyramide élancée de 30—40 mètres de hauteur et plus, sur 
1 mètre et plus de diamètre. Branches étalées ou défléchies, redressées au sommet. 
Rameaux et ramules nombreux, effilés, grêles, étalés, pendants. Feuilles linéaires, 
planes ou subtétragones, alternes et distantes sur les jeunes rameaux, ramassées en 
courts fascicules très-serrés sur les vieux bourgeons. Cônes dressés ou horizontaux, longs 
cte 3—5 centimètres, blancs ou violets, passant au vert, ensuite au brun-fauve à la 
maturité, à écailles ovales, persistantes. 

Arbre d'une croissance des plus rapides, surtout dans les terres légères, un peu 
fraîches et a'^sez profondes, aux expositions froides et aérées, dans les vallons et sur les 
pentes rapides des montagnes les plus élevées. Il se refuse aux terres argileuses, 
constamment humides ou trop calcaires et aux terres tourbeuses. La grande facilité de 
sa reprise, la promptitude de sa croissance, qui le met proinptement à l'abri de la dent 
des bestiaux, et les qualités de son bois font généralement préférer le Mélèze pour les 
plantations forestières de nouvelle création, car il vient mal à l'ombre et dans des 
clairières, ainsi que dans les terres trop végétales. 

Il figure avec avantage dans nos parcs d'agrément par son port élancé et la 
fraîche verdure de son feuillage. Sa rusticité à toute épreuve, son bois dur, solide, 
résineux, veiné de rouge, d'un grain fin, serré, presque incorruptible, peu inflammable, 
très-recherché pour la marine et les constructions souterraines, le placent au premier 
rang des arbres résineux forestiers. 

Indigène, habite les montagnes des Alpes, de la Suisse, du Valais, seul ou mélangé 
avec l'A. Picea. 

liafix Europsea compacta. Laws. 

MÉLÈZE d'eUROPÈ A RAliEAUX SERRÉS. 

Variété assez vigoureuse. Branches nombreuses, toutes verticalement dressées vêts le 
sommet. 



LARIX. 103 

liarlx Èuropfea eonlca. Èondmy frWes. 

MÉLÈZE d'EUROPE CONIQUE. 

Branches d'abord un peu étalées, puis brusquement redressées contre la tige en forme 
de pyramide conique. 

liariTK Europfea car^ifolia. C. S. 

MÉLÈZE d'eUROPE A FEUILLES RECOURBÉES. 

Feuilles petites, étroites, irrégulièrement recourbées ou incurvées. Variété d'un aspect 
singulier, trouvée dans nos semis en 1865. 

IjarisL Europœa fastlgiata stricta. C. S. 

MÉLÈZE d'eUROPE EN PYRAMIDE SERRÉE. 

Branches nombreuses, élancées, strictement dressées en faisceaux près de la tige, 
formant ainsi une colonne étroite, régulière. 

Superbe variété nouvelle, inédite, très-vigoureuse, trouvée dans des plantations pro- 
venant de nos semis ; elle est appelée à un brillant avenir pour l'ornementation des jardins. 

liarix^ Europsert glatica. C. S. 

MÉLÈZE d'EUROPE GLAtJQUE. 

Belle variété de nos semis, aussi vigoureuse ^lie l'espèce. Feuilles d'un glauque argenté- 
bleuâtre au printemps. 

[liarix^ Eiiropaea H.elleriiiaiiiii. Laivs. 

MÉLÈZE d'eUROPE DE KJILLERMANN. 

Plante naine, buissonneuse. Branches courtes, très-grosses, parfois monstrueuses, den- 
sement garnies de feuilles. 

liai'ix. iBuropsea lougifolia. C. S. 

MÉLÈZE d'eUROPE A LONGUES FEUILLES. 

Feuilles longues de 5 — 7 centimètres, larges de 2 — 3 millimètres, presqiie semblables 
à celles du L. Ksempferi, mais en différant par leur couleur verte, arrondies en dessus, 
glauques en dessous. 

Belle variété obtenue dans nos semis en 1865. 



liaris: Europfea peiidula. Laivs. 

MÉLÈZE d'eUROPE PLEUREUR. 

Branches assez nombreuses, étalées, pendantes. Rameaux et ramules pendants. Plante 
vigoureuse d'un effet très-pittoresque. 



104 LARIX. 

liarlx Europiea pyraniidalls. Hort. 

MÉLÈZE D'eUROPE PYRAMIDAL. 

Branches nombreuses, grosses, courtes, dressées près de la tige en pyramide. 
I^arix Europiea variegata. C. S. 

MÉLÈZE d'eUROPE A FEUILLES PANACHÉES. 

Variété obtenue dans nos semis, bien distincte par ses feuilles d'un jaune pâle. 
IJarix Griffitlilana. Hooker. 

MÉLÈZE DE GRIFFITH. 

Arbre assez vigoureux de 10—20 mètres de hauteur. Branches longuement étalées, 
grosses, àécorce d'un brun foncé. Feuilles longues, linéaires, glaucescentes, légèrement 
convexes en dessus, de chaque côté de la nervure, très-brusquement terminées en une 
pointe courte, aiguë. Cônes solitaires peu nombreux, atteignant 5—7 centimètres de 
longueur sur 2—3 de largeur, venant au sommet de grosses et très-courtes ramilles ; 
écailles tronquées, irrégulièrement arrondies au sommet. 

Habite dans l'Himalaya, le Sikkim, le Népaul, le Bootan, où il s'élève jusqu'à près de 
3000 mètres d'altitude. Assez rustique. Introduit vers 1850. 

liarix Kanitskatica. Carr. 

MÉLÈZE DU KAMTSKATKA. 
Syn. : larix altaïga, Senilis. ledebourii, Rupprecht. 

Arbre très-variable de forme et de grandeur, suivant le sol oij il croit et l'altitude oii 
il s'élève : là, c'est simplement un buisson chétif, tandis que dans une situation favorable 
il devient un arbre majestueux. 

Les feuilles ressemblent à celles du L. Europasa, mais sont plus petites, ainsi que les 
cônes. 

iSarix licptolepis» Sieb. et Zucc. 

MÉLÈZE DU JAPON. 

Feuilles linéaires, molles, obtuses, solitaires, visiblement alternes sur les bourgeons 
en voie de développement, plus raccourcies sur les bourgeons latéraux, oii elles sont 
très -rapprochées, et presque ramassées en verticilles, acéreuses, très-étroites, linéaires- 
aiguës ou subobtuses, mucronées, le plus souvent atténuées à la base et subpétiolées; les 
nouvelles de 13 — 18 millimètres de longueur, les adultes de 2 — 4. Cônes ovales, arrondis, 
à écailles atténuées dès la base, orbiculaires, échancrées ou arrondies, minces, striées, à 
bords réfléchis et ondulés, lacérés. 

Espèce voisine de notre Mélèze d'Europe, elle s'en distingue par ses cônes plus arron- 
dis, formés d'écaillés plus nombreuses, plus minces et repliées sur les bords. Grand arbre 
du Japon septentrional. Bois brun, dur et tenace. Très-rustique. 

Kiarix macrocarpa. Veitch. 

MÉLÈZE DU JAPON A GROS CÔNES. 

Espèce distincte par ses feuilles plus longues et ses cônes plus gros, dont les écailles 
sont presque droites, non revolutées. Importée en 1855. Très-rustique. 



LARIX. 105 



liiarlic microcarp». Fortes Jam. 

MÉLÈZE A PETITS CÔNES d'aMÉRIQUE. 

Arbre atteignant 25—30 mètres de hauteur en pyramide élancée. Branches dressées, éta- 
lées, puis horizontales et défléchies, redressées à l'extrémité. Rameaux longs, effilés, pen- 
dants, couverts d'une écorce d'un brun noirâtre. Feuilles linéaires, arrondies, subtétra- 
gones, un peu obtuses, plus courtes que dans le L. Europaea. Cônes dressés, très-petits, 
longs d'environ 12—15 millimètres, larges de 8— 10, à écailles vertes, lavées de violet, 
passant au rouge violacé, finalement d'un jaune roux, ovales, scarieuses, infléchies sur les 
bords. 

Arbre du Canada et de la Virginie. Bois de qualité supérieure, très-estimé pour la 
marine et les constructions civiles. Introduit en 1739. Très-rustique. 



liarlx microcarpa Cauca^ica. Hort. 

MÉLÈZE A PETITS CÔNES DU CAUCASE. 

Feuilles linéaires, subtétragones, très-ténues, molles, droites ou légèrement recour- 
bées, arrondies en dessus, parcourues par une fine nervure, légèrement épaissies sur les 
bords et partagées au milieu par une large carène, longues de 2—4 centimètres, à peine, 
larges de Va— 1 millimètre, éparses, étalées, solitaires sur les jeunes bourgeons, dispo- 
sées en verticilles serrés et dressés sur les bourgeons latéraux. Tige droite, effilée, à 
écorce luisante d'un brun clair, légèrement cannelée. 

Arbre vigoureux, très-distinct par la ténuité de ses feuilles. Reçu en 1861 de graines 
envoyées du Caucase. Très-rustique. 

IiariiK pendilla. Salisb, 

MÉLÈZE PENDANT. 

Tige dressée. Branches courtes, fortes, étalées, recourbées, pendantes, à écorce d'un gris 
argenté Ramules et ramilles défléchis, pendants. Feuilles linéaires, épaisses, subtétragones, 
la plupart falciformes et recourbées, vertes, arrondies, finement nervulées en dessus, 
glaucescentes et carénées en dessous, portées sur un coussinet saillant et décurrent, lon- 
gues de 25 — 45 millimètres, plus courtes sur les jeunes rameaux. Cônes dressés, petits, 
arrondis, à bractées panduréiformes, mucronées, à écailles ovales, très-entières, réflé- 
chies sur les bords. De l'Amérique boréale. Très-rustique. 



liarlx. i^ibirica. Ledeb. 

MÉLÈZE DE SIBÉRIE. 

Syn. LARIX TORTUOSA. Hort. 

Arbre de moyenne grandeur, ou plus souvent arbuste rabougri, perdant ses feuilles 
avant la fin de l'automne. Tige faible, très-courte. Rameaux peu nombreux. Feuilles li- 
néaires, subtétragones, un peu obtuses, étroites, très-petites. Cônes dressés, petits. 

De la Sibérie et des monts Altaï. Introduit en 1806. 



106 LARIX. 



2-^ SECTION : PSEUDO-LARIX. Gordon. 

Cônes obloDgs, pendants, fragiles. Écailles caduques, grosses et épaisses, diver- 
gentes, étalées, cordiformes à la base, souvent échancrées au sommet, portant 2 
graines. Feuilles caduques, molles, planes, linéaires, solitaires ou éparses dans les 
jeunes rameaux, réunies en rosettes sur les bourgeons latéraux très-courts. Matura- 
tion annuelle. 

ijarix Kseiupferi. Fortune. 

MÉLÈZE DEKiEMPFER. 

Syn. : abies k^mpferi. Lindleij. — pseudo-larix ka;mpferi. Gord. 

Feuilles caduques, subtétragones, molles, linéaires, légèrement falciformes, arrondies 
en dessus et d'un beau vert foncé, révolutées sur les bords, carénées et d'un vert plus 
pâle en dessous, parcourues de nombreuses lignes de stomates, portées sur un coussinet 
peu saillant, apparent après leur chute, longues de 5 — 8 centimètres, larges de 
2 — 3 millimètres, presque égales en largeur de la base nu sommet, obtuses ou termi- 
nées en une pointe fine, jaunâtre, éparses et solitaires sur les jeunes rameaux, disposées 
en verticilles courts et serrés sur les bourgeons latéraux. Cônes cynaroïdes, dressés, 
longs de 7 centimètres, larges de 5 — 6, à écailles subéreusps, très-lâchement imbri- 
quées, extrêmement fragiles, cordiformes, très-élargies à la base, acuminées, obtuses, 
divergentes, bifides au sommet, révolutées sur les bords, très-brillantes dans leur jeu- 
nesse. Tige forte, droite, à écorce légèrement cannelée, d'un brun-cannelle ferrugineux. 
Branches éparses, et étalées. Bourgeons écailleux. 

Arbre d'une grande beauté et d'une croissance très-rapide, s'élevant à 40 mètres et 
plus en pyramide régulière, ayant l'aspect et le port du Mélèze. Habite le nord-est de la 
Chine. Introduit en 1856. Très-rustique. 



LIBOCEDRUS. EruUicher. 

CUPRESSINÉES-ACTINOSTROBÉES. 

Strobiles à 4 valves, les alternes plus petites, monospermes. Graines à deux ailes 
inégales. Feuilles squamiformes, opposées, décussées, imbriquées, toutes égales; 
ou les marginales naviculaires, les faciales planes et dépourvues de glandes. Arbres 
toujours verts. 

Iiil>oceelË*us Cliileusîs. Endlicher. 

LIBOCEDRUS DU CHILI. 

Syn. : ïhuia andina. Fœpp. 

Rameaux courts, aplatis, comprimés, étalés, les supérieurs dressés, tortueux, divisés 
en ramules pinnés, dénudés à la base, cylindriques et recouverts d'une écorce brune 
empreinte de cicatrices annulaires. Feuilles marginales embrassant les ramules, soudées 
entre elles jusque vers le milieu, puis infléchies, subaiguës et parcourues sur l'une et 
l'autre face par un sillon argenté, qui se prolonge sur leramule, les faciales très-courtes, 
obtuses, étroitement appriraées, longues de 6 — 10 millimètres, comprimées, obtuses. 

Arbre élancé, pouvant atteindre 20 — 25 mètres à bonne exposition, formant une pyra- 
mide élégante. Bois jaunâtre, très-dur, résineux, odorant. Introduit en 1848. 



LIBOCEÛRUS. 107 

lilboeedrus Clilleiisis argenté». C. S. 

LIBOCEDRUS DU CHILI ARGENTÉ. 

Variété très-belle, obtenue dans nos semis. Tige droite. Rameaux très-nombreux. 
Feuilles plus petites, plus découpées et plus argentées que dans l'espèce. 

liibocedrus Cltileiisis viridis. Carr. 

LIBOCEDRUS DU CHILI VERT. 

Semblable à l'espèce pour le port et pour la vigueur, mais dont les feuilles sont vertes 
sur les deux faces. 

liiboeedi'tis CUilemsîs vti'îdis compacta. C. S. 

LIBOCEDRUS DU CHILI VERT COMPACTE. 

Variété de nos semis, à nombreux rameaux et ramules dressés en pyramide compacte. 
liibocedrus lluiiiana. Endl. 

LIBOCEDRUS DE DON. 

Syn. : thuia donuna. Hook. 

Arbre de 25 mètres et plus. Branches éparses, étalées, plus rarement dressées. Ra- 
milles nombreuses, distiques, très-comprimées, couvertes de feuilles imbriquées. Feuilles 
opposées-décussées; celles des côtés, naviculaires, longues de k — 6 millimètres, épaisses, 
longuement décurrentes à labase,rétrécies au sommet en une pointe courte ; les faciales, 
planes, fortement carénées sur le dos, appliquées, élargies, décurrentes à la base, mu- 
cronées au sommet. Strobiles solitaires, dressés, sessiles au sommet de courtes ramilles, 
longs de 12 — 15 millimètres, ovales-obtus, dressés, à valves ligneuses, les extérieures 
plus courtes, portant toutes au-dessus du milieu un mucron spinescent, long de 4 — 6 mil- 
limètres, tourné vers le sommet du strobile. Graines solitaires à la base des grandes 

valves. . , . , 1 

Habite, dans la Nouvelle-Zélande boréale, les forêts épaisses et ombreuses sur les 
monts élevés de Nelson. Bois d'excellente qualité, débité en planches par les Indigènes. 
Introduit vers 1852. Ne supporte pas les fortes gelées de nos contrées. 

* iiîbocedrtis tetragona. Endl. 

LIBOCEDRUS TÉTRAGONE — ALERZE. 

Branches arrondies, éparses, scabres par les cicatrices des feuilles, à écorce roux-brun, 
se détachant en lames. Rameaux tétragones, comprimés, à feuilles imbriquées, très- 
rapprochées sur k rangs. Feuilles squamiformes, ovales, élargies-décurrentes à la base, 
apprimées, acuminées-aiguës au sommet, carénées sur le dos, à peine longues de 4 mil- 
limètres. Strobiles solitaires à l'extrémité de courtes ramilles, ovales, dressés, composés 
d'écaillés coriaces ligneuses, les inférieures plus petites, portant près du sommet un mu- 
cron spinescent, incurvé. j ,• ^ 

Grand arbre de 20 — 30 mètres de hauteur su'- 2-3 mètres 50 cent, de di;imetre. 



Habite"res"'Andes de la Patagonie. Son bois dur, élastique, regardé comme_ incorruptible, 
est l'objet d'un grand commerce. Introduit en 1860. Sei 



Sensible aux fortes gelées. 



108 NAGEIA. 

NAGEIA. Gœrtner. 

PODOCARPÉES. 

Gidine renversée, adnée à l'écaille, à tégument extérieur charnu, recouvrant 
l'intorieur qui est souvent osseux. Feuilles largement ovales, souvent opposées, sub- 
distiques, dépourvues de nervure médiane. 

'^HTageia Blumei. Gord. 

NAGEIA DE BLUME. 

Syn. : podocarpus bldmei. Endl. 

Grand arbre des forêts de Java, où il s'élève à 20 — 25 mètres de hauteur. Rameaux 
cylindriques, étalés, à écorce brune ; les supérieurs opposés, verts, presque ronds, 
noueux, épaissis, quelquefois comprimés au sommet. Feuilles presque opposées, longues 
de 6 — 12 centimètres, larges de 2 — 5, épaisses, elliptiques, lancéolées, rétrécies aux 
deux bouts, légèrement obtuses, coriaces, raides, multinervées, luisantes, tordues à la 
base. Fruits globuleux, solitaires. Orangerie. 

* Nageia ciispidata. Gordon. 

NAGEIA A FEUILLES CUSPIDÉES. 

Syn. : podocarpus cuspidata. Endl. 

Feuilles opposées ou subopposées ; celles de l'extrémité des rameaux souvent alternes 
ou subdistiques, largement elliptiques, très-entières, rétrécies à la base en un court 
pétiole élargi, longues de 4 — 8 centimètres, sur 25 — 32 millimètres dans leur plus 
grande largeur, d'un vert très-intense en dessus, d'un vert gai en dessous, marquées 
de nombreuses nervures longitudinales légèrement saillantes et d'un vert plus foncé ; 
obtuses et plus ou moins acuminées au sommet, jamais mucronées, souvent un peu on- 
dulées sur les bords. Branches d'un gris brun, légèrement rugueuses, opposées ou ver- 
ticillées. Rameaux opposés, généralement distiques, plus rarement alternes. 

Habite au Japon, dans l'ile de Jézo, introduit vers 1825. 

'*' IITageia Japonîca. Gœrtner. 

NAGEIA DU JAPON. 

Syn. : podocarpus nageia. R. Br. 

Feuilles opposées, bijuguées, oblongues, lancéolées, atténuées à la base, acuminées 
au sommet, larges de 3 — 4 centimètres, longues de 8 — 10, à pétiole et nervure durs, 
d'un vert obscur presque bleuâtre sur les deux faces, lisses et légèrement striées longi- 
tudinal ement. Tige droite, marquée par les cicatrices des anciennes feuilles, recouverte 
d'une écorce d'un brun obscur. Bois dur à peine fibreux. 

Arbre de 12 — 20 mètres de hauteur, à branches étalées. Habite les montagnes de 
l'île de Niphon. Orangerie. 

IVageia «f apoiiica variegata. Gordon. 

NAGEIA DU JAPON A FEUILLES PANACHÉES. 

Syn. : podocarpus nageia variegata. Hort. 

Belle variété de l'espèce précédente, à feuilles mi-parties, striées ou rubannées de 
larges bandes blanc pur ou jaune pâle, cultivée au Japon et envoyée par M. Fortune 
en 1861. Orangerie. 



NAGEIA. 109 



'HTaseia latifolia. Gordon» 

NAGEIA A LARGES FEUILLES. 

Syn. : podocarpus latifolia. Wall. 

Arbre de moyenne grandeur, 7 — 10 mètres, peu ramifié; écorce, d'abord glauces- 
cente, puis d'un vert pâle, finalement grise, légèrement rugueuse; feuilles opposées, 
étalées, largement lancéolées, très-acuminées, planes, très-entières, coriaces, fermes, 
d'un vert gai luisant en dessus, plus pâle en dessous, larges de 20 — 30 millimètres, 
longues de 10 — 15 centimètres, brusquement rétrécies à la base en un court pétiole 
comprimé, légèrement tordu, très-longuement acuminées au sommet, qui est terminé par 
une pointe obtuse. Habite l'île Pandna, dans l'Inde. Orangerie. 



'^IVageia ovata. Gordon. 

NAGEIA A FEUILLES OVALES. 

Feuilles opposées, rarement alternes, très-courtement ovales-cordiformes, brusque- 
ment atténuées aux deux bouts, très-courtement pétiolées, arrondies, à peine mucronu- 
lées au sommet, longues de 4 centimètres, larges de 25 millimètres, épaisses, d'un vert 
foncé, lisses, luisantes et comme vernies en dessus, à Jimbe légèrement côtelé. 

Branches peu nombreuses, courtes et irrégulières, étalées, déclinées, rarement sub- 
dressées. Rameaux cylindriques, à écorce vert foncé, lisse ou à peine sillonnée supé- 
rieurement. Jeunes bourgeons d'un glauque bleuâtre très-prononcé ; écorce vert foncé 
ou brune. 

Habite au Japon, près de Yeddo, découvert par M. Fortune en 1861. Assez 
rustique. 

"IVageia Zamisefolia. Hort. Belg. 

NAGEIA A FEUILLES DE ZAMIA. 

Feuilles distiques, ovales, elliptiques, lancéolées, épaisses, sans aucune nervure, ter- 
minées à la base par un pétiole tordu, et au sommet par un court mucron non piquant 
d'un brun noirâtre, légèrement serrulées sur les bords, faiblement recourbées, longues 
de 12 — 15 centimètres, sur 20 — 25 millimètres de large, d'un beau vert clair, glau- 
cescentes dans leur jeunesse. Jeunes rameaux glaucescents , devenant ensuite d'un 
brun foncé. 

Espèce rare et délicate, très-belle ; elle exige l'abri d'une bonne serre tempérée. 
Origine incertaine. 



PHYLLOCLADUS. Z. C. RICH. 

TAXINÉES. 

Arbres toujours verts, indigènes de la Nouvelle-Zélande. Anthères biloculaires. 
Graines nuciformes, entourée à la base par un disque charnu accompagné de bra- 
ctées aiguës. Rameaux verticillés, couverts de feuilles petites, squamiformes. Ra- 
milles distiques ou verticillées, dilatées en phyllodes rhomboïdes ou cunéiformes, 
flabellées ou pennées-veinées, portant sur les bords des feuilles squamiformes. 



IIO PHYLLOCLADU&. 

"^ Phyllocladu» ^^liîii^. Hopk fils. 

PHYLLOCLADE DES MONTAGNES ALPINES. 

Ramilles foliiformes, petites, épaisses, obtusément lobées. Arbuste plus petit et plus 
compacte que le P. Trichomanoïdes. 

Habite les montagnes alpines de la Nouvelle-Zélande, à 1800 mètres d'altitude 
Orangerie. 

* Pliyllocladus asiilenifolist.,.Hook fils. 

PHYLLOCLADE A FEUILLES DE FOUGERE. 

Espèce ou variété du P. rhomboïdalis, à feuilles plus petites, plus glauques, plus pro- 
fondément incisées sur les bords, ressemblant à certaines fougères. Orangerie. 



*Pltyllocla«liis glauca. Carr. 

PHYLLOCLADE GLAUQUE. 

Ramilles foliiformes, atténuées à la base en un pétiole anguleux, d'un vert ferrugineux 
en dessus, finement laciniées, glaucescentes en dessous; les plus jeunes, remarquables par 
leur couleur blanchâtre ou bleuâtre. De la Tasmanie; introduit vers 1853. Orangerie. 

* Pltylloclatlus fiypopliylla. Hook. 

PHYLLOCLADE HYPOPHYLLE. 

Arbre érigé. Ram'lles foliiformes, obliquement cunéiformes à la base, lobées-crénelées, 
à lobes oblongs, obtus, glauques en dessous; les supérieures, obovales-tronquées, pro- 
fondément émarginées ou bilobées, denticulées. 

Habite Bornéo, à environ 2000 mètres d'altitude. Orangerie. 



* Pliyllocladus rlioiiiboïclalis. L. C Rich. 

PHYLLOCLADE RHOMBOÏDAL. 

Arbre de 15 — 20 mètres de hauteur sur 80 centimètres à 1 mètre de diamètre. 
Branches éparses ou subverticillées, en partie couvertes de feuilles squamiformes, ovales, 
aiguës, de k millimètres de longueur, imbriquées, verticillées. Ramilles foliiformes, 
atténuées en pétiole à la base, distiques, rhomboïdales, flabellées, linéaires, incisées, 
serrées; les inférieures adnées-décurrentes, vertes sur les deux faces. Habite dans la 
Tasmanie les lieux bas et humides. Introduit en 1825. Orangerie. 



* Pliyllocladus tricliomanoïdes. Don. 

PHYLLOCLADE A FEUILLES DE DORADILLE. 

Tronc droit, cylindrique, recouvert d'une écorce gris-brunâtre ; branches étalées, ver- 
ticillées souvent par 5, tuberculeuses ou rugueuses par les cicatrices des ramilles folii- 
formes, grêles, courtement étalées ou défléchies, promptement dénudées. Rameaux ver- 
ticillés, étalés. Ramilles foliiformes, sessiles, courtes, légèrement aplaties en dessus, 
sillonnées, atténuées, cannelées à la base, obliquement ciméaires, penninervées, lobées, 

Einnatifides, à lobes tronqués-dentés, d'un vert roux. Arbre d'environ 25 mètres de 
auteur sur 1 mètre 50 centimètres de diamètre. Habite les forêts de la Nouvelle-Zé- 
lande. Orangerie. 



PINUS. J^i 



PINUS. L, PIN. 

ABIÉTINÉES-PINÉES . 

Feuilles persistantes, subulées, longuement filiformes, toujours réunies à la base 
dans une gaine commune formée d'écaillés scarieuses ou membraneuses, persi- 
stantes. Écailles des cônes ordinairement dilatées et renflées en apophyse au som- 
met, très-rarement amincies. et dépourvues d'apophyse. 

1" TRIBU : CEMBRA. 
Feuilles quinées. Gaines courtes, écailleuses, caduques. Cônes ovoïdes, obtus ou 
déprimés, sessiles, ordinairement dressés, latéraux ou obliques, jamais pendants, 
à écailles lignescentes, d'apparence tubéreuse, s'ouvrant à l'automne ; apophyse 
très-légèrement épaissie au centre, amincie sur les bords. Protubérance terminale, 
plane, subrugueuse. Graines dépourvues d'aile. Maturation bisannuelle. 

Pinus Ceniîjra. L. 

PIN GEMBRO. — ALY.ER. 

Feuilles quinées, longues de 6—10 centimètres, triquètres, très-glauques, souvent 
contournées, finement serrulées sur les bords. Gaines courtes, très-caduques ; écailles 
des gaines allongées, spatulées, linéaiies, très-entières, lâchement étalées. Coussinets 
peu saillants, non décurrents. Cônes dressés, ovales-oblongs, obtus, violacés-verdâtres, 
puis roux, résineux, longs de 6—8 centimètres, larges de 6. Écailles lâchement imbri- 
quées; apophyse légèrement épaissie au milieu, rugueuse, à bords réfléchis, terminée en 
une protubérance obtuse, lancéolée. Graines dépourvues d'aile, obovales, à testa osseux, 
bonnes à manger. 

Arbre de 20 — 30 mètres de hauteur, des plus rustiques, d'une croissance très-lente 
dans sa jeunesse, s'élevant en pyramide compacte. Branches dressées verticillées. Bois 
blanc d'excellente qualité, très-recherché pour la sculpture. 

Habite les Alpes du Briançonnais, l'Autriche et le mont Cenis. 

Piutis Ceiubi*a aureo-variegata. G. S. 

PIN CEMBRO PANACHÉ DORÉ. 

Très-belle variété obtenue dans nos semis, à feuilles d'un beau jaune d'or. 



Piniis Cenibra iitiinila. Pallas. 

PIN CEMBRO NAIN DE SIBÉRIE. 

Arbre ou arbrisseau tortueux. Rameaux dressés ou couchés. Feuilles très-courtes. 
Cônes plus petits que dans l'espèce. 

Piiius Cenibra viriclis. C. S. 

PIN CEMBRO A FEUILLES VERTES. 

Variété remarquable et très-distincte par sa tenue pyramidale et par ses feuilles d'un 
beau vert luisant. Obtenue dans nos semis. 



112 PINUS. 

Pinus flexilis. Wisliz. 

PIN FLEXIBLE. 

Feuilles quinées, scarieuses, raides, non serrulées. Cônes cylindriques, pendants, assez 
semblables à ceux du P. Strobus, mais à graines comestibles. Cônes ovales à écailles 
ligneuses. Graines presque aussi grandes que des pois, comestibles, agréables au goût. 
Arbre d'environ 15 mètres de hauteur à cime largement arrondie, à écorce lisse gris- 
cendré, remarquable par la flexibilité de ses branches chargées de feuilles au sommet. 

Habite les parties subalpines des montagnes Rocheuses près de la région des froids 
perpétuels. 

Pinus Koraiensls. Sieb, et Zucc. 

PIN DE CORÉE. 

Feuilles quinées, longues de 8—9 centimètres persistant pendant 3 ans, filiformes- 
aiguës, mais non piquantes, planes sur le dos, fortement carénées sur la face opposée, 
trigones, à bords et carène denticulés, marqués sur chacun des côtés de bandes très- 
glauques. Cônes dressés, subsessiles, ovales, cylindriques, obtus, épais, de la grosseur 
du poing; à écailles nombreuses, largement cunéiformes dès la base, presque rhomboï- 
dales-aiguës, réfléchies au sommet, coriaces, glabres, lignescentes, longitudinalement 
rugueuses, d'un brun jaunâtre. Graines dépourvues d'aile, grosses, obovales, un peu 
comprimées, subanguleuses, presque aussi grosses que celles du P. Cembra, à testa 
osseux. 

Arbrisseau atteignant 3— 4 mètres de hauteur; port du P. parviflora, à ramules cendrés- 
brunâtres, marqués de cicatrices par la chute des feuilles. 

Habite la Corée, le Kamtschatka, cultivé dans les jardins du Japon. Introduit vers 
1846. Très-rustique. 

Pinu» niaiidsclturica. Ruppr. 

PIN DE LA MANDCHOURIE. 

Feuilles quinées, dressées, fortement triquètres et scabres par de fortes serratures, 
longues de 6—10 centimètres, très-glauques, argentées sur toutes les faces, très-cour- 
tement acuminées au sommet. Gaines écailleuses, courtes, très-caduques ; coussinets 
ronds, un peu saillants. Branches dressées, à écorce gris-cendré ou vert-pâle, lisse et 
unie; celle des jeunes bourgeons est d'un rouge ferrugineux légèrement tomenteuse. 
Cônes résineux, dressés, cylindriques, longs de 20 — 25 centimètres, larges de 7 — 8. 
Écailles lâches, subéreuses, extrêmement fragiles, très-largement imbriquées, divari- 
quées, étalées, puis redressées à angle obtus, révolutées au sommet, rugueuses et 
sillonnées de rides en dehors, marginées sur les bords, elliptiques, atténuées à la base, 
rétrécies à la partie supérieure, de couleur brun-cendré. Apophyse à peine saillante, un 
peu épaissie sur le milieu, très-amincie sur les bords. Protubérance terminale très- 
petite. Graines dépourvues d'ailes, plus longues que celles dn P. cembra, d'un roux fauve 
ou brunâtre, comestibles. 

Habite la Mandchourie, d'oii nous avons reçu les semences en 1862. Arbre d'une 
croissance plus prompte que celle du P. Cembra, très-distinct aussi du P. Koraiensis. 
Très-rustique. 

Piiiu» parviflora* Sieb. et Zucc. 

PIN A PETITES FLEURS. 

Feuilles quinées, persistant pendant 3 années, raides, la plupart légèrement arquées 
ou tordues, aiguës, convexes ou planes sur le dos, à face fortement carénée, trigones, 
denticulées sur les bords et sur la carène, longues de 2 — 3 centimètres, avec plusieurs 
rangs de stomates disposés le long de la carène. Cônes dressés, ovales-elliptiques, obtus, 
longs de 3—4 centimètres. Écailles larges, obovales, arrondies, coriaces, presque 



I 



PINUS. 113 

ligneuses, de couleur brun-cendré. Graines semblables à celles du P. Cembra mais plus 
grandes. Branches étalées, minces. Rameaux effilés. 

Arbre de 7—8 mètres de hauteur, originaire des montagnes nord du Japon. Introduit 
vers 1846. Très-rustique. 



Deuxième tribu : STROBUS. 

Feuilles quinées. Gaines courtes, ëcailleuses, très-caduques. Cônes pédoncules, 
pendants la seconde année, fusiformes, cylindriques, atténués aux deux extrémités, 
à écailles lâchement appliquées, s'ouvrant à l'automne et laissant échapper les grai- 
nes. Apophyse à partie moyenne légèrement épaissie, longitudinalement amincie sur 
les bords. Protubérance terminale obtuse, droite, plus rarement un peu réfléchie. 
Graines ailées. 



Piiius aristata. Engelmann. 

PIN A ÉCAILLES ARISTÉES. 



Feuilles quinées, longues d'environ 5—6 centimètres, d'un vert clair. Gaines courtes, 
écailleuses, caduques. Cônes ovales, obtus, longs d'environ 8 centimètres, larges de k, 
droits, atté-iués aux deux bouts. Écailles aristées, très-minces, longuement dressées sur 
laxe, très-réguhères; apophyse transversalement élevée, très-régulière et uniforme, 
rouge-jaunâtre : protubérance saillante, très-régulière, luisante, non mucronée, un peu 
ridee. Graines ovales-elliptiques, longues de 6 millimètres, larges de k. Aile très-mince, 
transparente. Rameaux étalés et tourmentés, à écorce lisse gri's- cendré. 

Arbre d'environ 12—20 mètres de hauteur, découvert en 1853 par le capitaine Gunisson 
sur les montagnes Rocheuses à la limite des neiges, à une élévation de 2500 mètres. 
Introduit en 1861 par le docteur Parry. Très-rustique, 

Pinus Ayacaiiuite. Ehrenb. 

PIN AYACAHUITE. 

Grand arbre de 25—30 mètres et plus de hauteur, sur 1 mètre à 1 mètre 30 centimètres 
de Qiametre, ressemblant beaucoup au P. excçlsa par son port et les dimensions de ses 
teui les Ecorce vert-pâle ou gris-cendré. Branches verticillées, étalées ou assurgentes 
quelquetois défléchies. Jeunes bourgeons couverts de poils roux ferrugineux. Feuilles 
qumees, triquètres, fines, lâches, retombantes, carénées, serrulées sur les bords trlau- 
cescentes, longues de 10—12 centimètres. Gaines courtes, à écailles membraneuses 
très-caduques Coussinets plats, légèrement décurrents. Cônes pendants, arqués cylin- 
driques, sensiblement et régulièrement atténués dès la base, longs de 18—20 centimètres, 
larges de 5 — 6 à la base. Ecailles larges, de nature spongieuse, souvent sillonnées longi- 
tudinalement. Apophyse un peu épaissie au centre de l'écaillé, et s^xmincissant vers les 
bords; protubérance terminale, réfléchie, obtuse, brunâtre. Graines obovales compri- 
mées, a tégument brun. Aile longue d'environ 25 millimètres, large de 10. 

Habite les montagnes du IVIexique, à la hauteur d'environ 2500 îmètres. Introduit 
en 18^10. Rustique. 



Piiaus excelga. Wallich. 

PIN ÉLEVÉ. 

Syn. : pinus etrobus excelsa. Loud. 



Feuilles quinées, triquètres, tombantes, glauques argentées sur les deux côtés vertes 
et arrondies sur l'autre face, denticulées sur les bords, ramassées en forme de'houpes 



8 



114 PINUS. 

au sommet des ramules; gaines courtes, caduques. Coussinets peu saillants, non décur- 
rents. Cônes d'abord obliquement dressés, puis pendants, fusiformes, très-résineux, longs 
de 12 — 18 centimètres, larges de 4, atténués, obtus au sommet, à écailles lâchement 
imbriquées, s'ouvrant en septembre-octobre de la deuxième année et laissant échapper 
les graines. Apophyse très-légèrement épaissie au milieu, amincie sur les bords, de 
nature subéreuse. 

Grand et bel arbre de kO mètres et plus de hauteur, d'un port élancé et d'une crois- 
sance rapide, à écorce lisse, gris cendré. Branches verticillées, horizontales, parfois 
subdressées. Rameaux verticillés. 

Habite les monts Himalaya, le Bootan, jusqu'à 3500 mètres d'altitude, où il constitue 
des forêts. Introduit en 1823. Très-rustique. 



PiBius I^s&iiiltei'tiaiia. doucjlas. 

PIN DE LAMBERT. 

Arbre gigantesque, atteignant jusqu'à 60 et 80 mètres de hauteur, sur un diamètre 
(Je 2 — 3 mètres. Tronc droit, à écorce lisse, très-résineuse, d'un brun pâle ou gris-cen- 
dré ; celle des jeunes rameaux, couverte d'un duvet ferrugineux. Branches rapprochées, 
verticillées, dressées, étalées. Rameaux et ramules nombreux. Feuilles quinées, raides, 
d'un vert gai, longues de 8 — 10 centimètres, triquètres, denticulées sur les angles, 
dressées et groupées vers le sommet des rameaux. Gaines courtes, très-caduques. Cônes 
cylindriques, atténués au sommet, pendants, longs de 25 — 35 centimètres, larges de 
5 — 7j solitaires à l'extrémité des ramules. Écailles lâches, à apophyse rhomboïdale, 
légèrement épaissie au centre ; protubérance terminale obtuse, brunâtre. Graines irré- 
gulièrement trigones, longues d'environ 15 millimètres, larges de 10, à aile dolabriforme, 
brunâtre. 

Habite les montagnes californiennes entre les degrés 40 — 45 de longitude boréale. 
Introduit en 1827. Très-rustique. 



Piiiiig moiiticola. Douglas. 

PIN BES MONTAGNES. 

Bel arbre atteignant jusqu'à 30 mètres et plus de hauteur, sur 50 — 60 centimètres 
de diamètre. Tige droite recouverte d'une écorce lisse, gris-cendré. Branches dressées ou 
étalées, assurgentes, rarement défléchies; jeunes bourgeons tomenteux, ferrugineux. 
Feuilles quinées, triquètres, très-glauques, longues de 6 — 10 centimètres, rapprochées 
des rameaux, finement denticulées sur les bords. Gaines courtes, à écailles scarieuses, 
minces, très-caduques. Coussinets saillants, non décurrents. Cônes pédoncules, souvent 
agrégés, réfléchis, longs de 12 — 18 centimètres, larges d'environ 3, fusiformes, souvent 
un peu arqués, atténués aux deux bouts, mais surtout au sommet, qui est presque 
pointu. Ecailles à apophyse à peine épaissie au centre, amincie vers les bords; protubé- 
rance terminale petite, rugueuse, comme un peu mucronée. 

Habite la Californie, les montagnes de Columbia. Introduit en 1831. Très-rustique. 



Pliius monticola cserulesceiis. C. S. 

PIN DES MONTAGNES A FEUILLAGE BLEUATRE. 

Tronc droit. Branches assez grosses, courtes, étalées, dressées, à écorce d'un roux 
ferrugineux obscur, recouverte d'un duvet laineux. Feuilles quinées, très-rapprochées, 
raides, longues de 6 — 9 centimètres, droites ou légèrement courbées, d'un glauque 
bleuâtre prononcé, triquètres, à bords anguleux, très-flnenie,nt serrulées, dépourvues de 
gaines. Coussinets très-saillani.s non décurrents. Bel arbre reçu de M. Parmentier, 
d'Enghien, d'une croissance lente. 



PINUS. 115 



Piiius nivea. Booth. 

PIN A FEUILLES BLANC DE NEIGE. 



Feuilles quinées, inégales, légèrement contournées, triquètres, longues de 3 — 5 centi- 
mètres, marquées sur deux faces de lignes très-glauques, comme farinacées ou blanc de 
neige. Gaines à écailles courtes, membraneuses, très-caduques. Coussinets peu saillants, 
non décurrents. Tige grêle, droite. Branches courtes, irrégulières, étalées. Du nord- 
ouest de l'Amérique septentrionale. ïrès-rustique. 



Pimis Peiice. Grisebach. 

PIN PEUCE. 

Arbre pouvant atteindre 10 — 15 mètres de hauteur, formant une pyramide large- 
ment conique, quelquefois tortueux lorsqu'il est exposé aux grands vents, quelquefois 
même rabougri et tout petit lorsqu'il arrive à sa dernière limite de végétation. Port à peu 
près semblable à celui du P. excelsa. Feuilles quinées, souvent un peu plus courtes que 
celles du P. excelsa, mais ayant les mêmes caractères. G-aînes caduques. Cônes d'abord 
dressés, puis pendants, à peu près semblables à ceux du P. excelsa, mais cependant uu 
peu plus courts et plus petits, mûrissant à l'automne de la deuxième année. 

Habite dans la Macédoine centrale, le mont Pérystère, jusqu'à 1800 mètres d'altitude. 
Introduit en 186i. Très-rustique. 



Piitus Strobus. L. 

PIN DE LORD WEYMOUTH. 

Arbre élancé, pouvant atteindre 40 — 50 mètres de hauteur, recherchant de préfé- 
rence les terrains légers et frais, humides et même tourbeux. Tronc droit, effilé, à 
écorce d'un vert gris-cendré, luisante. Branches verticillées, étalées, un peu grêles. 
Feuilles quinées, triquètres, très-ténues, à peine glaucescentes, carénées, lâches, fine- 
ment serrulées, longues de 6 — 8 centimètres. Gaines courtes, écailleuses, très -cadu- 
ques. Coussinets peu saillants, non décurrents. Cônes pédoncules, solitaires, ou plus 
souvent réunis par 2 — 3 à l'extrémité de courtes ramilles, très-résineux, fusiformes, 
ordinairement arqués, d'abord subdressés, puis pendants, longs de 10 — 16 centimètres, 
larges de 3, cylindriques, acurainés, atténués aux deux extrémités, d'un vert bleuâtre, 
devenant roux à leur maturité. Apophyse presque plane, à protubérance obtuse. 

Habite les États-Unis, en deçà du fleuve Mississipi, jusqu'aux monts AUeghanys 
Bois blanc, léger, de très-longue durée. Introduit en 1705. Très-rustique. 



Pinus ^trobiis argentea. C. S. 

PIN DE LORD WEYMOUTH ARGENTÉ. 

Variété très-remarquable par ses feuilles nouvelles, toutes d'un blanc pur au prin- 
temps. Moins vigoureux que l'espèce. 



Piiiiis i«»tro1>us aureo-vai'îegata. C. S. 

PIN DE LORD WEYMOUTH PANACHÉ-DORÉ. 

Variété obtenue dans nos semis, à feuilles en partie dorées. 



116 



PINUS. 



Pinos Strol»us compressa. Horl. 

PIN DE LORD WEYMOUTH A RAMEAUX COMPRIMÉS. 

Arbrisseau arrondi ou conique, atteignant au plus 1 mètre ^0 f.fJ'J^Î^^Jf^f ^^c^^^^^^ 
Branches nombreuses, dressées, courtes comprimées ettres-rai^^^^ 

tes que dans l'espèce, réunies en fascicules au sommet des ramilles. 
Pinus Strotous erîspa. Hort. 

PIN DE LORD WEYMOUTH A FEUILLES CRISPÉES. 

Arbuste de forme conique à feuilles crispées, courtes, réunies en fascicules. 
Pinus Strobus wmbracwlîfera. C. S. 

PIN DE LORD WEYMOUTH PARASOL. 

Petit arbuste de forme arrondie, - ^oule tràs-co.r,pac.e Ram^^^^^^^^^^ 

ro=t^rere^ÏÏ^y«^^ 

carénées et marquées de deux ^i^^^s glauques en ûes.us, ^" .^^ Q^^^nes Ion- 

^,:t'iSfféciiCu.s-v?i:s":v™rpS„î™ï^ 

non décurrents. . x j ^i ,^ .Kctinr^tpc fut dérouverte en 1839, sur un 

Cette variété, des plus curieuses et des plus f'^tmcteslat découverte e 

Troisième tribu : PSEUDO-STROBUS. 

Feuilles qninées, très-rarement et alors P-^iellement ternées ou qnaternées. 
Gaines persistantes, fibro-laineuses, plus rarement ecailleuses et, dans ce cas, 
fuaduues.Gônes 'obliques, horizontaux, parfois pendants, ^-^l^--, ^^ J^^f 
pédoncules, à écailles solides fortement appliquées, ne s ouvrant P^^^ ^ ^^^^^^^^^ 
Apophyse ^lus ou moins élevée, souvent très-saillante, pyramidale. Protubérance 
termino-centrale. Graines ailées. 

Pinus Apulcensis. Lindl. 

PIN d'ACAPULCO. 

Arbre d'environ 16 mètres de hauteur. Branches nombreuses, "^^?f |,'„f*'^^,"„';j7ffs- 
lièretquelquefois défléchies, assurgentes^ Rameaux greles^^^^^^^ 

v.olacé^ Feuilles quinées, très-ténues, A^s^^f^^' %^2^^,',7 d^ 

10 - 15 centimètres. Gaines soy.uses , f^^tieres longues de ID ^^^^^^_ 

Cônes souvent résineux, longs d'environ 10 ^'^^t^^fjf \ S^' e très-élevée, pyrami- 
coniques, pendants, à écailles brunes un peu ^'^^^^J^'-^^^Xhé^ Graines très-petites, 
dale-aigùé; protubérance continue, droite ou légèrement cournee. uiaïae ^ 

ovales, à aile obliquement tronquée. nrî.«;rl'Annulco Introduit en 1839. 

Habite au Mexique, dans les gorges des montagnes près d Acapuico. iniiuuu 

Assez sensible aux fortes gelées. 



PINUS. 117 



Pinus Devonlana. Lindt. 

PIN DU DUC DE DEYONSHIRE. 

Arbre magnifique s'élevant à 20 — 25 mètres de hauteur, peu ramifié. Tronc droit, 
épais, à écorce jaunâtre, fendillée, d'apparence subéreuse. Branches grosses, irrégulières, 
étalées, redressées au sommet. Bourgeons gros, courts, arrondis, roussâlres. Feuilles 
quinées, longues de 25 — 35 centimètres, triquètres, denticulées. Gaines persistantes, 
soyeuses, longues de 3 centimètres ; coussinets saillants, très-longuement décurrenls. 
Cônes solitaires, pendants, oblongs-coniqnes, longs de 20 — 30 centimètres, atténués au 
sommet, légèrement courbés, à écailles longues, assez étroites. Apophyse blanchâtre, 
subpyramidale, transversalement carénée, aiguë. Protubérance brune, obtuse, non mu- 
cronée. Graines longues de 5 millimètres, larges de 'i, grisâtres, pointues à la base, à aile 
striée de brun, longue de 25 — 30 millimètres. 

Habite au Mexique le mont Ocotillo, entre Real del Monte et Régla. Introduit en 1839. 
Ce pin, remarquable par son port et la longueur de ses feuilles, est très-sensible à la 
gelée. 

Pimis Elireiibergii. EndL 
PIN d'ehrenberg. 

Feuilles quinées, longues d'environ 8 centimètres, raides. Gaines courtes, squameuses. 
Cônes ovales, longs de 5 — 6 centimètres. Apophyse rhomboïdale, déprimée, pyramidale, 
transversalement aiguë, carénée, à angle supérieur obtus; celle des écailles inférieures 
latéralement plus étroite. Protubérance excentrique, orbiculaire, prolongée en unmucron 
aigu, réfléchi. 

Habite au Mexique, dans les environs de Real del Monte, où il atteint 30 mètres. 

Pinus filifolia. Lindley. 

PIN A FEUILLES FILIFORMES. 

Feuilles quinées, 'triquètres, longues de 25 — 30 centimètres, assez fines, lisses ou à 
peine serrulées, souvent un peu contournées. Gaines squameuses, longues de 3 centi- 
mètres, un peu frangées au sommet. Coussinets saillants, très-longuement décurrents. 
Cônes longs de 15— 18 centimètres, larges de 5 — 6, parfois un peu courbés, atténués 
de la base au sommet. Écailles brunâtres ou d'un roux foncé. Apophyse pyramidale, 
élevée, aiguë transversalement, souvent rugueuse et comme veinée. Protubérance cen- 
trale, saillante, obtuse, plus colorée que l'apophyse, quelquefois légèrement mucronée, 
à mucron relevé vers le sommet du cône. 

Arbre de 20 — 30 mètres de hauteur. Tronc recouvert d'une écorce épaisse, subéreuse, 
jaunâtre, se détachant en lames irrégulières. Branches très-grosses, peu nombreuses, 
irrégulières, inégalement distantes, se dénudant promptement, portant longtemps les ci- 
catrices des vieilles feuilles. Boutons gemmaires gros, h. écailles rougeâtres, fimbriées. 

Habite le Guatemala, près le volcan de Fuego, à 3300 mètres d'altitude. Introduit en 
1839. Assez rustique. 

Piuiis Qorfloniaiia. Hartweg. 

PIN de GORDON. 

Feuilles quinées, triquètres, ténues, très-rapprochées, finement serrulées sur les bords, 
longues de 25 — 40 centimètres. Gaines persistantes, longues de 3 — 4 centimètres, squa- 
meuses, presque scarieuses. Cônes pendants, pédoncules, souvent solitaires, légèrement 
recourbés, régulièrement atténués de la base au sommet, longs de 10—15 centimètres 
sur 4 — 5 de largeur à la base, portant 14 ou 15 rangées d'écaillés larges à apophyse 
épaissie, rhomboïdale, rugueuse, obtuse. Graines petites, anguleuses, à aile droite, ob- 
tuse, demi-lancéolée. 



118 PINUS. 

Arbre très-remarquable par la longueur et l'élégance de son feuillage; un des plus 
beaux pins du Mexique, où il s'élève à 25 — 30 mètres de hauteur. Tronc droit, gros. 
Branches nombreuses, grosses, étalées, relevées à l'extrémilé. Bourgeons gros, écail- 
leux, résineux. 

Habite au Mexique sur le mont Cerro de San-juan, près Tépic. Introduit en iS^i?. 
Sensible à la gelée. 

Pinus Greitvillese. Gordon. 

PIN DE LADY GRENVILLE, 

Feuilles quinées, longues de 35 centimètres, triquètres, ténues, d'un vert foncé, très- 
finement serrulées. Gaines persistantes, rudes et squameuses, longues de 3 — 4 centimè- 
tres. Cônes pédoncules, pendants, longs de 40 centimètres, larges de 7 à la base, formés 
de 28 — 30 rangées d'écaillés exsudant un peu de résine claire , souvent solitaires, lé- 
gèrement courbés, régulièrement atténués de la base au sommet. Écailles larges, à apo- 
physe épaissie surtout vers le milieu et le sommet. Graines petites, anguleuses, à aile 
étroite, obtuse, demi-lancéolée. 

Arbre d'environ 25 mètres de hauteur, remarquable par son port et sa vigueur. Bran- 
ches peu nombreuses, éparses, irrégulières. Boutons gemmaires très-gros, non résineux, 
à écailles nombreuses, étroites, brunes. 

Habite au Mexique, sur le mont Cerro de San-Juan. Introduit en 1847. Passablement 
rustique. 

Pinus Hartivegii. Lindl. 

PIN BE HARTWEG. 
Syn. : piNus pallo blanco. Hort. 

Feuilles quinées, très- rapprochées, longues de 25 — 35 centimètres, lisses, triquètres. 
Gaines soyeuses, longues de 25 — 30 millimètres. Coussinets saillants, longuement déçu r- 
rents. Cônes longs de 10 — Ik centimètres, larges de 4, atténués au sommet, légèrement 
courbés, aq-régés, presque pendants, à écailles brunes ou rou?ses. Apophyse générale- 
ment déprimée. Protubérance rhomboïdale déprimée, mutique, à bords rugueux. Graines 
obovales, longues d'environ 4 millimètres, larges de 3, brunes. Aile longue d'environ 
20 millimètres. Branches grosses, étalées, défléchies, parfois pendantes. 

Arbre d'une grande beauté, ressemblant beaucoup au P. Russelliana, mais à feuilles 
plus droites et plus longues. 

Habite au Mexique le mont Campaniro, à environ 3000 mètres d'altitude, et sur le 
mont Orizaba. Introduit vers 1839. Piustique. 



Fluus leiopStylla. Schied et Depp. 

PIN A FEUILLES LISSES. 

Feuilles quinées, triquètres, très-ténues, lisses, i^laucescentes. Gaines soyeuses, se dé- 
chirant souvent au sommet. Coussinets peu saillants, à peine décurrents. Cônes longs 
de 5 — 6 centimètres, larges de 3, solitaires ou agrégés, ovoïdes, acurainés au sommet, 
grisâtres, portés sur un pédoncule épais, très-court. Apophyse presque plane et légère- 
ment épaissie. Protubérance centrale, irrégulière, ovale, plane, courtement mucro- 
nulée. 

Bel arbre de 20 — 30 mètres de hauteur et plus. Bois très-résineux. Branches étalées 
ou réfléchies, redressées au sommet. Rameaux grêles, dressés, recouverts dans leur 
jeunesse d'une écorce blanchâtre, légèrement violacée. 

Habit'^ au Mexique, dans les régions élevées, entre la Croix-Blanche et Jacalinga, 
{ roche d'Unganguco. Introduit en 1339. Supporte assez bien les froids de nos contrées. 



PINUS. Ï19 



Plnus liindleyaiia. Gordon. 

PIN DE LINDLEY. 



Arbre atteignant 15—20 mètres de hauteur. Branches grosses, nombreuses, étalées, 
défléchies, relevées au sommet. Boutons gemmaires gros, non résineux, a écailles d un 
roux-foncé, brillantes, appliquées. Feuilles quinées, longues de 20-25 centimètres, 
grosses triquètres, lisses ou à peine serrulées. Gaines soyeuses, entières, quelquefois uu 
peu lacérées au sommet; coussinets saillants, décuvrents. Cônes longs d'environ 16 centi- 
mètres, larges d'à peu près 5 à la base, régulièrement coniques, un peu courbés, atténués 
et presque pointus au sommet, à écailles petites, nombreuses, régu lèrement rhomboï- 
dales ; apophyse légèrement élevée, transversalement carénée, de couleur brune. Oraines 
petites, munies d'une aile étroite relativement longue. 

Habite les montagnes du Mexique près de la Sumate. 

Piitiis liopliosperitià. LindU 

PIN A GRAINES CRÊTÉES. 

Feuilles nuinées, grosses, raides, piquantes au sommet, triquètres, serrulées sur les 
bords, ressemblant à celles du P. macrocarpa, longues de 20-25 centimètres. Games 
longues de 25 millimètres, plus courtes sur les anciennes feuilles, ridées a leur surlace, 
épineuses au sommet. Jeunes rameaux courts, couverts d'une poussière b anche. Cônes de 
9—14 centimètres de longueur, larges de 7-8, sphériques ou ovoïdes, élargis a la base, 
atténués au sommet, de la forme de ceux du P. pinea, mais moins gros. Ecailles dures, 
luisantes, très-larges, diminuant graduellement vers la base du cône, terminées par un 
court mucron. Graines de la grosseur de celles du P. Sabmiana, surmontées d une crête 
épaisse, d'un rouge obscur. , . , , .„ , x - 

Arbre magnifique ressemblant un peu au P. Sabmiana, a feuillage glauque et a gros 
bourgeons. Habite la basse Californie, où il a été découvert par M. W. Lobb, et importé 

en 1860. , . . .• X 1 -1 

Espèce délicate, craint le froid et l'exposition directe au soleil. 

Plaïuâ maci'Oidtylliii'* Lindl. 

PIN A TRÈS-GRANDES FEUILLES. 

Feuilles quinées, longues de 25-35 centimètres, grosses, triquètres, serrulées sur les 
bords Gaines soyeuses, entières, longues d'environ 3 centimètres. Coussinets saillants, 
longuement décurrents. Cônes solitaires, longs de 12-18 centimètres, larges de 5-6, 
ovoïdes acuminés au sommet, souvent un peu recourbés. Écailles légèrement rugueuses 
ou comme striées. Apophyse pyramidale, longue et épaissie transversalement, déprimée, 

Arbre de 10—12 mètres de hauteur, peu ramifié. Branches grosses. Cime touffue et 
large terminée au sommet en une flèche étroite. Bourgeons gros arrondis Très- 
remarquable par la grandeur de ses feuilles. Habite au Mexique le mont Ocotillo. 
Introduit en 1839. Rustique. 

Piiftus MotitezuiMse. LamberU 

PIN DE MONTÉZUMA. 

Arbre vigoureux atteignant 15—20 mètres de hauteur. Branches grosses, irréguliè- 
rement étalées ou défléchies, redressées au sommet. Rameaux gros, étalés, recouverts 
d'une écorce brunâtre. Feuilles quinées, longues de 25 centimètres, triquètres, tres- 
finement serrulées, glaucescentes, droites, parfois légèrement retombantes. Games per- 
sistantes, longues de 15—30 millimètres; coussinets légèrement saillants, longuement 
décurrents. Cônes pédoncules, étalés ou presque pendants, longs de 12—20 centimètres, 



120 PINUS. 

larges d'environ 5, cylindriques, légèrement recourbés, parfois un peu contournés, 
atténués, obtus au sommet, à écailles étroites; apophyse élevée, subtétragone , à angles 
arrondis, d'un gris-roux, à surface ridée; protubérance centrale saillante, obtuse d'un 
gris-roux ou gris-cendré. Graines très-petites à ailes cunéiformes. ' 

Habite divers lieux du Mexique jusqu'à une altitude de 3000 mètres. Bois résineux 
d excellente qualité. Introduit en 1839. Rustique. 

* Pinus ocfliSent^li^. Swartz. 

PIN DE SAINT-DOMINGUE. 

Arbre d'environ 15 mètres de hauteur. Rameaux et ramules dressés, cylindriques, 
scabres par la persistance des coussinets, dénudés de feuilles dans leurs parties inférieures. 
Feuilles quinées, longues de 15—20 centimètres, triquètres, très-finement serrulées sur 
les bords et canaliculées au milieu, rassemblées aux sommet des rameaux. Gaines 
persistantes, longues de 12—20 millimètres. Cônes oblongs, très-courtement pédon- 
cules, réfléchis, longs de 6—8 centimètres, larges de 3—4, acuminés vers le sommet. 
Ecailles gris-cendré, à apophyse élevée, arrondie; protubérance centrale brunâtre, 
arrondie, légèrement saillante, quelquefois terminée par un très-court mucronule droit. 

Habite les montagnes de Saint-Domingue. Orangerie. 

Pinus oocai*f$a. Schiede. 

PIN A CÔNES OVIFORMES. 

Feuilles quinées, triquètres, aiguës, luisantes. Gaines membraneuses, longues de 
25 millimètres; coussinets décurrents, légèrement épaissis, convexes. Cônes pédoncules, 
ordinairement solitaires, longs de 8—10 centimètres, larges de 5—7, très-élargis à la 
base, atténués en pointe au sommet, parfois résineux. Écailles dures, très-fortement 
appliquées, luisantes, d'un gris de plomb ; apophyse un peu épaissie, tétragone, carénée 
sur les angles; protubérance centrale, saillante, plus foncée que l'apophyse, quelquefois 
légèrement mucronée. 

Habite au Mexique dans les régions chaudes près du volcan de Jorullo, où il s'élève 
à 12—15 mètres. Introduit vers 1839. Très-sensible aux gelées. 

* Piiius oocarisoïcle!^. Bentham. 

PIN A CÔNES d'aspect OVIFORME. 

Arbre atteignant 15—20 mètres de hauteur, à branches étalées, grêles. Feuilles qui- 
nées, ténues, tombantes. Cônes plus petits que dans l'espèce précédente, à peu près de 
la même forme. 

Habite au Mexique diverses parties du Guatemala, province de Vera-Paz, à une altitude 
de 1500 mètres. Espèce délicate et sensible au froid. 

Piiius Orizabse. Gordon. 

PIN DES MONTS ORIZABA. 

Feuilles quinées, très-ténues, triquètres, à angles aigus, serrulées, d'un vert-clair; 
longues de 16 — 20 centimètres. Gaines persistantes, membraneuses, longues de 12 milli- 
mètres. Coussinets décurrents, déprimés. Cônes pédoncules, pendants, souvent ré^jnis 
par 3— 5, ovoïdes-obtus. Écailles tronquées, très-élevées, légèrement curvées, fortement 
appliquées ; apophyse très-saillante ; protubérance légèrement penchée. Graines petites. 
Aile longue de; 2 centimètres. 

Arbre de 10—15 mètres de hauteur. Branches nombreuses, grêles, étalées, déclinées, 
assurgentes. Boutons gemmaires non résineux, brunâtres, à écailJes très-imbriquées. 

Habite au Mexique le mont Orizaba, à environ 3000 mètres d'altitude. Introduit en 
1847. Craint la gelée. 



PINDS. 121 



Piiiiis p^eudosti'obus. Lindl. 

PIN PSEUDOSTROBUS. 

Arbre de 20—25 mètres de hauteur. Tige droite, revêtue d'une écorce lisse, marquée 
par les cicatrices des feuilles. Branches grêles, verticillées, horizontalement étalées, 
parfois défléchies-assurgentes, Rameaux effilés, dressés-étalés. Feuilles quinées, très- 
ténues, triquètres, d'un vert clair, presque glaucescentes, longues de 12 — 18 centimètres, 
pendantes sur les branches. Gaines d'environ 2 centimètres ; coussinets peu saillants, non 
décurrents. Cônes horizontaux, ovoïdes, légèrement courbés, d'environ 12 — 15 centimètres 
de longueur sur 6 de large, acuminés au sommet. Écailles à apophyse élevée, anguleuse, 
un peu rugueuse; protubérance saillante, obtuse, non mucronée, plus colorée que 
l'apophyse. Graines à aile longue d'environ 3 centimètres, membraneuse, souvent striée 
de noir. 

Habite au Mexique les montagnes du Campaniro, à une altitude de 2760 — 3000 mètres, 
Introduit en 1839. Très-sensible à la gelée. 



Pinus rudis, EndUcher. 

PIN A FEUILLES RUDES. 

Feuilles quinées de 15 centimètres environ de longueur, raides. Gaines squameuses, 
longues de 3 centimètres. Cônes oblongs, obtus, longs de 8 centimètres. Apophyse des 
écailles rhomboïdo-pyramidale à angle supérieur obtus, l'inférieur aigu, à carène 
transversalement élevée : protubérance large, déprimée, à mucron tuberculiforme. Arbre 
de 16— i>8 mètres de hauteur, très-touffu. 

Habite le Mexique, sur le mont Ajusco, à environ 2800 mètres d'altitude. 

Pinus Russelliaita. Lindl. 

PIN DE LORD RUSSELL. 

Arbre atteignant 20 — 25 mètres de hauteur. Tronc droit et robuste. Branches très- 
grosses, souvent irrégulières, étalées, relevées au sommet. Rameaux gros, couverts d'une 
écorce rouge foncé, quelquefois violacée. Bourgeons gemmaires arrondis, revêtus 
d'écaillés rousses, fimbriées. Feuilles quinées, triquètres, étalées, retombantes, lisses ou 
à peine serrulées, longues de 18—30 centimètres. Gaines entières, longues de 2—3 cen- 
timètres. Coussinets arrondis, saillants, longuement décurrents. Cônes longs de 12 — 16 
centimètres sur 5 — 6 de large, atténués et presque pointus au sommet. Apophyse pyra- 
midale, tétragone, d'un gris cendré. Protubérance centrale brunâtre, obtuse, à peine 
saillante, légèrement rugueuse. Graines blanchâtres, munies d'une aile courte, large. 

Pin d'une grande beauté, remarquable par ses longues feuilles du plus beau vert. 

Habite au Mexique, proche de Real del Monte. Introduit en 1839. Assez rustique dans 
nos contrées. 

Piiius teuuifolia* Bentham. 

PIN A FEUILLES TÉNUES. 

Arbre atteignant 30 mètres, parfois plus, de hauteur, sur 1 mètre 50 centimètres de 
diamètre. Branches verticillées, étalées, assurgentes, relativement grêles, recouvertes 
dans leur jeunesse d'une écorce violacée. Feuilles quinées, longues de 15-25 centimètres, 
étalées ou tombantes, très-ténues, à peine denticulées ; gaines persistantes, squameuses, 
d'environ 20 — 25 millimètres de longu^-ur. Coussinets très-plats, à peine décurrents. 
Cônes horizontaux, souvent presque pendants, longs d'environ k — 8 centimètres, larges 
d'environ 3 — 5 à la bâse, ovoïdes, obtus, acuminés au sommet. Écailles brunes ou rous- 
sâtres. Apophyse plane ou peu élevée, légèrement carénée transversalement. Protubé- 
rance centrale peu saillante ; celle des écailles de la sommité du cône souvent mucronée, 
rautique ou à peine mucronulée dans la partie inférieure. 



122 PINUS. 

Habite au Guatemala les montagnes escarpées, à une altitude d'environ 1600 mètres. 
Introduit vers I8i0. Sensible au gel. 



Pinii» Torreyan». Parry, 

PIN DE TORREY. 

Feuilles quinées, rarement quaternées, dures et coriaces, grosses, obtusément tri- 
qu êtres, ordinairement chagriné-js, vertes, longues de 12 — 20 centimètres. Gaines gris 
cendré, longues d'environ i5 millimètres, presque nulles sur les vieilles feuilles. Coussi- 
nets très-plats, longuement décurrents. Cônes longs de 12 — 15 centimètres, sur 6 — 7 de 
large, ovoïdes, très-élargis à la base, légèrement atténués vers le sommet, qui est 
arrondi, très-obtus Écailles très-solides, d'un brun roux, luisantes. Apophyse tétragone, 
pyramidale, très-élevée, pointue, aiguë au sommet. Protubérance terminale, allongée 
en pointe, ordinairement moins colorée que l'apophyse, excepté sur les écailles de la 
base du cône. Graines comestibles, à testa osseux, longues de 18 — 20 millimètres, larges 
de 12, ovales-oblongues, comprimées. Aile brune ou roussâtre, courte, obliquement 
tronquée, arrondie. 

Grand arbre, très-vigoureux, élancé, peu ramifié, à port semblable au P. Sabiniana, se 
dégarnissant promptement. Branches d'abord dressées, plus tard légèrement étalées, 
peu nombreuses, éparses ou opposées dans les jeunes individus élevés en pots, plus tard 
verticillées. Boutons gemmaires très-allongés, coniques, pointus, non résineux, à écailles 
très-courtes, rousses. 

Habite les parties basses de la Californie. Introduit en 1860. 

Piuus IViiicestei'iana. Gordon. 

PIN DU MARQUIS DE WIN'CHESTER. 

Arbre vigoureux atteignant 25 mètres de hauteur. Branches peu nombreuses, irrégu- 
lièrement étalées, grosses, inégalement distantes. Bourgeons gemmaires, gros, non 
résineux, à écailles imbriquées. Feuilles quinées, triquètres, nombreuses, assez grosses, 
longues de 25 — 40 centimètres, très-finement serrulées, d'un vert glauque. Gaines per- 
sistantes, d'environ 3 centimètres de longueur, glabres. Cônes pendants, résineux, très- 
courtement pédoncules, réunis par 2 — 3, plus rarement solitaires, toujours courbés, 
diminuant régulièrement de la base au sommet, longs de 20 — 25 cen'àmètres, sur 6 — 8 
de diamètre à la base. Écailles à apophyse très-sail!ante, pyramidale, épaisse, pointue; 
protubérance obtuse, plus rarement aiguë, mucronulée. Graines très-petites, anguleuses, 
à aile élargie, longues d'environ 25 millimètres. 

Habite au Mexique le mont Gerro de San-Juan, près Tépic. Introduit en 18^7. Très- 
sensible aux gelées. 

Quatrième tribu : T^EDA. 

Eeuilles ternées, très-rarement géminées ou exceptionnellement quaternées. 
Cônes étalés ou obliques, plus rarement dressés ou pendants, sessiles ou courte- 
ment pédoncules. Écaille.s solides, plus ou moins fortement appliquées. Apophyse 
élevée, parfois pyramidale, plus rarement mince, déprimée au centre. Protubérance 
centrale. 



l*înut>i Austi'aAi». Michaux. 

PIN AUSTRAL 

Syn. : pinus palustris. Mill. 



Arbre atteignant, dans certaines parties des Etats-Unis, 25 — 30 mètres de hauteur, 
sur 60 — 80 centimètres de diamètre. Tronc droit, fort, dénudé dans sa partie inférieure, 






i 



PINUS. i23 

recouvert d'une écorce rugueuse, profondément fendillée, presque subéreuse. Branches 
étalées, couites, grosses, éparses, irrégulièrement distantes. Bourgeons gemmaires très- 
gros, non résineux, revêtus d'écaillés profondément fimbriées. Feuilles ternées, très- 
rapprochées, réunies en très-grand nombre au sommet des rameaux, triquètres, assez 
grosses, flexibles, souvent tombantes, longues de 30 — kO centimètres, d'un beau vert 
foncé. Gaines longues d'environ 4 centimètres, persistantes, soyeuses, argentées, lacé- 
rées et fimbriées au sommet. Cônes longs de 15 — 20 centimètres, larges de 4, cylindri- 
ques, acuminés dès la base, obtus au sommet, souvent légèrement courbés, à écailles 
gris-roux. Apophyse rugueuse, légèrement épaissie, transversalement aiguë, creusée 
autour de la protubérance, qui est centrale, finement mucronulée. Graines irrégulière- 
ment elliptiques, comprimées, lisses d'un côté, sillonnées-côtelées de l'autre, à aile car- 
tilagineuse, longue d'environ 34 millimètres, larges de 8, d'un brun luisant, fortement 
adhérente à la graine. 

Habite la Virginie, la Floride, dans les dunes voisines de la mer; c'est un des plus 
beaux pins des États-Unis; planté dans uu terrain sec et léger, il résiste sans dommages 
à nos hivers. Introduit en 1730. 



Piiius Australîs excella. Carr<, 

PIN AUSTRAL ÉLEVÉ. 

Variété du précédent, plus rustique et plus ramifiée; elle se dégarnit moins; ses 
feuilles plus courtes, plus ténu^, sont aussi beaucoup plus dressées. Rustique. Origine 
inconnue. 

Piuus Beardsleyi. Laws. 

PIN DE BEARDSLEY. 

Feuilles ternées, très-rapprochées au sommet des rameaux, arrondies en dessous, for- 
tement carénées en dessus, grosses, droites ou légèrement courbées, longues de 14— 16 
centimètres. Gaines persistantes, longues de 2 millimètres, squameuses. Branches dres- 
sées, grosses, courtes, à écorce rugueuse par la décurrence des coussinets. Graines sub- 
trigones, presque pointues d'un bout, obtuses, arrondies de l'autre, d'environ 5 milli- 
mètres de longueur. 

Grand arbre du nord-ouest de l'Amérique boiéale. Bois très-résineux et odorant. 
Introduit de graine en 1855. Très-rustique. 



Pinus BeiitlaamiaMa. Hartwcg. 

PIN DE BENTHAM. 

Grand arbre, atteignant 50 — 60 mètres et quelquefois plus de hauteur sur un diamètre 
de 2 mètres 50 centimètres. Branches étalées, grosses, assurgentes, nombreuses. Ra- 
meaux courts, à écorce lisse, jaunâtre. Feuilles ternées, assez semblables à celles du P. 
ponderosa, mais plus fines et moins raides, longues de 12 — 20 centimètres, quelquefois 
beaucoup plus, triquètres, lisses, brusquement terminées par une pointe courte. Coussi- 
nets larges, peu saillants, décurrents. Cônes longs de 8 — 12 centimètres, larges de 5, 
cylindro-coniques, obtus au sommet, légèrement courbés, offrant à la base, du côté con- 
vexe, des écailles grandes, à apophyse assez élevée, transversalement aiguë, carénée, 
d'un jaune-rougeàtre luisant, souvent rabattues sur le pédoncule, qu'elles cachent ; pro- 
tubérance centrale saillante, ordinairement plus foncée que l'apophyse, qui est terminée 
par un raucron droit, aigu. Graines longues de 6 millimètres, larges d'au moins 5 dans 
leur plus grand diamètre, subtrigones, légèrement comprimées, à aile longue de 12 — 13 
millimètres. 

Habite les montagnes de Santa-Gruz, dans la Californie, à une grande élévation. Bois 
résineux, très-eslimé. Introduit en 1849. Très-rustique. 



124 PIN US. 



Piiius ISungeana. Zuccarini. 

PIN DE BUNGE. 

Feuilles ternées, irrégulières, grosses, raides, très-droites, d'un vert clair pâle, rhom- 
boïdales-comprimées, très-courtement acuminées au sommet en une pointe aiguë, sca- 
rieuse, blanchâtre, longuesdeô — 8 centimètres. Gaines écailleuses, très-courtes, très- 
caduques. Coussinets légèrement saillants, non décurrents. Branches nombreuses, 
diffuses. Rameaux très-rapprochés, grêles. Boutons gemmaires très-petits, coniques-aigus, 
composés d'écaillés violettes. Cônes ovoïdes, atténués aux deux bouts, mais davantage au 
sommet, qui est obtus, longs d'environ 5 centimètres, larges rie 4, à écailles lâchement 
appliquées, brunâtres, comme sillonnées ou ridées transversalement. Apophyse à peine 
sensible. Graines comestibles, longues d'environ 8 millimètres, larges de 4, comprimées, 
arrondies, obtuses aux deux bouts. 

Grand arbre. Bois blanc résineux. Écorce lisse; celle de la tige gris-cendré; celle des 
rameaux d'un vert pâle ou jaunâtre, luisante, se détachant annuellement par plaques 
minces, d'un effet singulier. 

Habite le nord delà Chine, cultivé dans l'île de Chusan. Introduit en 1846: très-rus- 
tique. 

Piiius Califoruica* Loisel. 

PIN DE CALIFORNIE. 

Feuilles géminées ou ternées, longues, ténues. Cônes longs de 33 centimètres, ovoïdes- 
oblongs. Apophyse tétragone, élevée, pyramidale. Protubérance courtement oncinée. 
Cônes de la grosseur de ceux du P. pinaster. Amande comestible. 

Arbre de 25 — 30 mètres de hauteur. Introduit en 1846. Assez rustique. 



Piiiii» Californica nova specles. Hort. 

PIN NODVEAU DE CALIFORNIE. 

Feuilles ternées, triquètres, ténues, très-étalées, longues de 8 — 10 centimètres, ar- 
rondies en dessous, finement serrulées sur les trois angles, d'un vert foncé, terminées 
par un mucron aigu. Gaines scarieuses, d'abord blanches, puis d'un brun noirâtre, lon- 
gues de 5 — 10 millimètres. Coussinets très-saillants, non décurrents. 

Espèce vigoureuse et très-rustique, reçue de graines en 1862. 



Pînus C'aliioriiiea. n. sp. Hort. 

PIN DE CALIFORNIE A MACULE ROUGE. 

Feuilles ternées, très-rapprochées, horizontalement étalées, puis tombantes, longues 
de 4 — 6 centimètres, assez ténues, planes ou arrondies en dessus, convexes en dessous, 
d'un beau vert, finement serrulées sur les côtés. Gaines longues de 2 — 3 millimètres, 
promptement caduques. Coussinets saillants et persistants. Rameaux courts, horizontale- 
ment étalés, à écorce rugueuse, d'un brun foncé. 

Introduit de graines en 1862. Très-rustique. 



* Pi nus CaBiai*ieii^i!§. Chr, Smith. 

PIN DES ILES CANARIES. 

Arbre de 20 — 25 mètres et plus de hauteur. Branches primordiales, grêles, diffuses, 
élancées, conservant longtemps des feuilles isolées, glauques ou blanchâtres. Branches 



I 



PINUS. 125 

et rameaux adultes, dressés-étalés ou défléchis, assurgents. Feuilles ternées,.triquètres, 
assez ténues, finement serrulées, longues de 15 — 20 centimètres, brusquement terminées 
en une pointe courte, d'un vert foncé, souvent très-glauques. Gaines courtes, entières, 
longues de 15 — 25 millimètres, très-caduques, composées d'écaillés scarieuses, rougeâ- 
Ires, fimbriées, laf.érées au soniraot. Coussinets légèrement saillants. Cônes longs d'en- 
viron 10 — 15 centimètres sur 5 de large, légèrement atténués aux deux extrémités, mais 
beaucoup plus au sommet, qui est obtus. Apophyse en losange assez régulier et élargi, 
peu élevée, carénée transversalement, luisante, roux foncé, à surface comme ridée. Pro- 
tubérance centrale plus ou moins saillante, obtuse, aiguë-carénée, comme l'apophyse. 
Graines inéquilatérales, subtrigones, comprimées, longues de 13 — 15 millimètres, épaisses 
de k, à aile d'un roux presque noir, inéquilatérale, longue de 40 — 45 millimètres, large 
dell — 12. 

Habite les montagnes de Ténériffe et des Grandes Canaries, à une altitude de 1600 — 2000 
mètres. Introduit en 1815. Cet arbre ne peut supporter les hivers de la France centrale ; 
il réussit à merveille sur le littoral de la Méditerranée. 



Piitus CoMÎteri. Don. 

PIN DE COULTER. 
Syn. : pinus macrocarpa. Lindl. 

Très-bel arbre de 25 — 30 mètres de hauteur. Branches longues, étalées, souvent ver- 
ticillées par 5, celles de la base défléchies, puis redressées au sommet, portant long- 
temps les cicatrices de l'insertion des feuilles. Bourgeons gemmaires résineux, gros, 
obtus, couverts d'écaillés d'un brun-roux. Feuilles ternées, subtrigones, arrondies en 
dessous, longues de 22—32 centimètres, à peine serrulées. Gaines persistantes, longues 
de 15 — 25 nnllimètres. Cônes très-résineux, pédoncules, subverticillés, subglobuleux, 
d'abord obliques, puis pendants, ovoïdes-obtus, atteignant jusqu'à 30 centimètres de lon- 
gueur sur 10 — 15 de diamètre, fortement attachés par un gros pédoncule ligneux, 
lîcailles très-solides, d'un brun-roux luisant, atteignant 30 centimètres et plus de lon- 
gueur. 

Apophyse dure, très-proéminente, anguleuse, comprimée. Protubérance distincte 
de l'apophyse, et allongée en forme de grosse épine ; celle de la base du cône réfléchie 
et relevée à l'extrémité, pointue, cylindrique. Graines comestibles, longues de 12—15 
millimètres, larges de 8—10, comprimées, oblongues, rétrécies aux deux extrémi- 
tés, à testa dur l'oux-foncé, d'un côté, noir de l'autre, recouvert d'une poussière rous- 
sâtre. 

Habite dans la Californie les montagnes de Ste -Lucie, à une altitude d'environ 1400 
mètres. Introduit en 1832. Très-rustique. 



Pinais GeraB'êSlaaia. Wall. 

PIN DU CAPITAINE GÉRARD. 

byn. : pinus neosa. Govan. 

Arbre atteignant 15 — 20 mètres de hauteur. Branches dressées-étalées. Rameaux 
confus. Feuilles ternées, droites, longues de 10 — 15 centimètres, triquètres ou presque 
rhomboïdales , grosses, raides, brusquement terminées en une pointe courte. Gai- 
nes lâches, courtes, caduques. Coussinets légèrement saillants, non décurrents. 
Cônes ovoïdes-obtus, longs d'environ 15 — 20 centimètres, larges de 5 — 6. Écailles, 
épaisses, rugueuses, rougeâtres. Apophyse allongée, pyramidale, convexe, recourbée. 
Protubérance à peine distincte. Graines comestibles, subcylindriques ou très-légère- 
ment comprimées, longues de 18 — 20 millimètres, larges de 5 — 7, à aile large, dolabri- 
forme. 

Habite diverses parties de l'Himalaya, les montagnes du Thibet. Arbre très-résineux, 
d'une croissance lente. Introduit vers 1820. Rustique. 



126 PINUS. 



Piiiii^ Gliieslireglitii. Linden. 

PIN DE OHIESBREGHT. 

Feuilles toutes ternées, excessivement ténues, très-nombreuses, très -rapprochée s, d'a- 
bord dressées contre le rameau, puis tombantes, pianos ou légèrement arrondies en-des- 
sus, arrondies en dessous, finement serrulées sur les bords, d'un beau vert luisant, longues 
de 10—14 centimètres, terminées au sommet en une pointe très-fine. Gaines persistantes, 
membraneuses, très-minces, d'un blanc brillant, longues de 12—18 millimètres, lacérées 
au sommet. Coussinets très-saillants, longuement décurrents. Tige droite, élancée, grêle. 
Branches grêles, fiexibles, longuement étalées, infléchies, à écorce brun-pâle, pubescente, 
puis rugueuse par la persistance des coussinets. 

Espèce vigoureuse et d'une gr.mde beauté, mais très-sensible au froid. Introduite 
en 1859. 

Pinu!^ Ifoiicl«ii*en§iis. C. S. 

PIN DE HONDURAS. 

Feuilles réunies par 3, 4, quelquefois même par 5, 6, dans la même gaîne, ténues, 
tnquètres, lisses, d'un beau vert tendre luisant, très-inégales, souvent tortueuses, longues 
de 12— 22 centimètres. Gaines membraneuses, brun clair, lisses et luisantes. Longues 
de 10 — 20 millimètres. Coussinets peu saillants, longuement décurrents. Écorce d'un 
bronze clair, brillant, profondément sillonnée par la décurrence des coussinets. 

Belle espèce, rustique. Reçue en 1854. 



Piiius insi(^nis. Douglas. 

PIN REMARQUABLE. 

Feuilles ternées, trè.s-rapprochées, longues de 8— 15 centimètres, raides, d'un vert 
foncé, irrégulièrement triquètres. Gaines courtes ou presque nulles. Coussinets peu sail- 
lants, non décurrents, transversalement élargis. Branches étalées, redressées au sommet, 
nombreuses, grosses dès leur base. Rameaux étalés, verlioillés, recouverts d'uae écorce 
roux-brunâtre. Cônes rarement solitaires, longs de 8—10 centimètres, larges de 4—5, 
inéquilatéraux, arqués, très-rarement droits, ovoïdes, obtus. Écailles lisses, luisantes' 
roux foncé; apophyse très-saillante sur le côté convexe du cône, dure, arrondie sur les 
bords, obtuse, plus développée à la base du cône; celles du côté opposé presque plane. 
Protubérance centrale, à peine saillante, tronquée, portant au centre un petit mucron 
réfléchi. Graines d'un brun noirâtre, longues d'environ 1 centimètre. 

Superbe pin importé en 1833 de la Californie, oia il atteint 25—30 mètres de hauteur ; 
d'une croissance vigoureuse. Rustique. 

Piiius «felfiTreyi. Balfour. 

PIN DE JEFFREY. 

_ Feuilles ternées, fortes, d'un vert foncé, étalées, canaliculées sur les deux faces suoé- 
rieures, arrondies sur le dos, longues de 15-20 millimètres. Gaines persistantes longues 
d environ 3 centimètres. Coussinets saillants, largement décurrents. Bourgeons courts 
vigoureux, résineux. Branches étalées ou subdressées, à écorce d'un jaune pâ'e. Rameaux 
gros a écorce violet glaucescent. Cônes gros, ovales-coniques, atténués par les deux bouts, 
longs de 15—18 centimètres, larges de 7—8, réunis en groupes nombreux autour des 
branches, rarement solitaires. Ecailles à apophyse pyramidale, souvent très-saillante 
Protubérance prolongée en une pointe très-forte, obtuse, un peu courbée vers la base du 
cône. Graines subtrigones, longues de 10—14 millimètres sur 7—8 de largeur. 

Arbre magnifique et très-rustique atteignant 50 mètres de hauteur sur 1 mètre 50 cen- 
timètres de diamètre. Habite dans le nord de la Californie, principalement sur les sols 
pauvres et siliceux. Introduit en 1854. 



PINUS. 127 

* Piiius loiisifolia. Roxb. 

PIN A LONGUES FEUILLES. 

Arbre d'environ 30 mètres de hauteur et plus, à écorce épaisse, gris-cendré, se déta- 
chant en lames. Branches irrégulières, éparses, étalées, relevées au sommet dénudées 
et longtemps rugueuses par la persistance des écailles de la base des coussinets. teuiUes 
ternées très-rapprochées, très-fines, triquètres, longues de 25-30 centimètres fine- 
ment serrulées, d'un vert clair, luisantes, dressées le long des 3eunes rameaux. Gaines 
soyeuses, gris-cendré, persistantes, lacérées au sommet, longues de 15—20 millimè- 
tres. Cônes longs de 12-18 centimètres, larges de k-b, a écailles solides, roux 
foncé. Apophyse très-saillante, pyramidale, anguleuse, à angles arrondis, transversa- 
lement aiguë-carénée, plus ou moins réfléchie. Protubérance termmale^ et centrale, 
obtuse, mutique. Graines irrégulièrement trigones, lon-ues d environ 12 millimètres, 
larges de 6—7 ; à aile dolabriforme, longue de 25-28 millimètres. ^ 

Habite communément l'Himalaya, le Népaul, le Gachemyr, le Boutan, ou il s élève 
iusqu'à 2000 mètres d'altitude, constituant presque partout d immenses forets. Bois tres- 
résineux et très-estimé. Il réussit parfaitement en pleine terre dans le midi de la France. 
Introduit en 1801. 

Pinust inuï'Scata. Don. 

PIN MURIQUÉ. 

Feuilles géminées, quelquefois ternées, exceptionnellement quaternées dans les jeunes 
suiets vigoureux, droites, très-grosses, longues de 10-15 millimètres planes ou légère- 
ment creusées en dessus, arrondies en dessous, fortement denticulées sur les bords. 
Gaines squameuses, grises, longues de 5—6 millimètres. Coussinets très-courts décur- 
rents. Cônes réunis par 2-3, plus rarement solitaires, subsessiles, bmn rougeâtre dans 
le ieune âge, pendants, droits ou à peine courbés, longs de 6-8 centimètres larges de 
3—4 atténués au sommet,, obtus Écailles cunéaires, très-épaisses, a mucron élevé, aigu, 
"d'un beau rouge bronzé luisant. Arbre d'environ 12— i5 mètres de hauteur. Branches peu 
nombreuses, irrégulières, assez grosses. Boutons gemmaires non résineux très-pomtus. 

Habite en divers lieux de la CaUfornie, dans les montagnes aux environs de Monterey, 
jusqu'à une altitude de 2800 mètres. Introduit en 1840. Très-rustique. 

PÎBias Paa-ryaiia. GorcL 

PIN DE PARRY. 

Feuilles ternées, fines, déliées, ondulées, de 15-20 centimètres de longueur, subtri- 
gones, très-aiguës, creusées sur la face intérieure, finement serrulées sur les bords, ar- 
rondies en dessous, terminées en une pointe aiguë. Gaines courtes, écaileuses, persis- 
tantes, presque noires, dentelées sur les bords. Branches longues, horizontalement étalées, 
relativement grêles. Cônes réunis en groupes autour des branches, un peu déclines, 
régulièrement coniques, épaissis à la base, atténués au sommet, longs d environ 14 centi- 
mètres sur 6 de large, sessiles, à nombreuses écailles rhomboïdales, unies, dures, 
ligneuses, très-serrées, à apophyse légèrement saillante, mucronée. Grames petites, 
presque rondes, à aile étroite, presque linéaire, assez épaisse. 

Grand arbre ayant quelques rapports avec le P. Benthamiana dont il diffère par ses 
cônes ressemblant à ceux du P. pinaster, et différant de toutes les espèces californiennes. 
Introduit en 1855. , . , m > i- 

Habite la Sierra-Nevada, à 3000—3300 mètres d'altitude. Tres-rustique. 

Piuus liatwla. Schied. et Depp. 

PIN A FEUILLES ÉTALÉES. 

Arbre de 20-25 mètres. Branches étalées, relevées au sommet. Rameaux allongés, 
grêles, étalés, recouverts dans leur jeunesse d'une écorce gris-cendré pale, quelquetois 



128 PINUS. 

violacée. Feuilles ternées, longues de 10—15 centimètres, ténues, étalées, flasques, 
retombantes, irrégulièrement triquètres. Gaines soyeuses, longues de 10 — 20 millimètres. 
Coussinets très-peu saillants, décurrents. Cônes groupés autour des branches, plus rare- 
ment solitaires, longs d'environ 10 centimètres, larges de 3—4, trcs-oourtement pédon- 
cules, acuminés au sommet. Écailles lisses, d'un jaune pâle, très-fortement appliquées. 
Apophyse très-plane. Protubéiance légèrement saillante, portant au milieu un très petit 
mucronule. Graines petites, à aile élargie, longue d'environ 26 millimètres. 

Habite au Mexique les parties froides, aux environs de Real-del-Monte, jusqu'à 3000 
mètres d'altitude. Introduit vers 1820. Assez rustique. 



Pinus pondevosa* Douglas. 

PIN A BOIS LOURD. 

Syn. : pinus craigiana. Hort. ' 

Arbre de 25—30 mètres de hauteur. Tronc droit, gros. Branches étalées, écartées, sou- 
vent défléchies, relevées au sommet, peu ramifiées et dénudées par le bas. Feuilles 
ternées, longues de 12 — 25 centimètres, grosses, droites, ou très-légèrement ondulées, 
triquètres. lisses, très-faiblement serrulées sur les deux côtés. Gaines persistantes, 
squameuses, longues de 12 — 15 centimètres, plus courtes et ridées sur les vieilles feuil- 
les. Coussinets peu saillants, largement décurrents, terminés au sommet par une écaille 
saillante. Cônes de 8—12 centimètres de longueur et d'environ 5 de largeur, ovoïdes- 
coniques, arrondis obtus au sommet, portés sur un gros et court pédoncule ligneux. 
Ecailles gris-rougeâtre. Apophyse, transversalement élevée, subpyramidale, aiguë. Pro- 
tubérance légèrement saillante, portant au centre un petit mucron pointu. Crames bru- 
nâtres, longues d'environ 7 milhmètres, larges de 5, légèrement comprimées, à aile 
scarieuse, d'environ 12 millimètres de longueur. Bel arbre, très-rustique, à bois très- 
lourd et de qualité excellente. 

Habite les côtes du nord-ouest de l'Amérique, la Californie et les montagnes Rocheuses. 
Introduit en 1826. 

Pinus l'adiata. Don, 

PIN A ÉCAILLES RAYONNANTES. 

Syn. : pinus insignis macrocarpa. Hartw. 

Feuilles ternées, fines, contournées, d'un vert obscur, rapprochées sur les branches, de 
9 — 14 centimètres de longueur. Gaines unies sur les jeunes branches, persistantes, beau- 
coup plus courtes sur les vieilles branches. Bourgeons nombreux, petits, imbriqués, rési- 
neux. Branches nombreuses, compactes, régulières, déliées. Cônes agrégés, ovoïdes, de 
16 centimètres environ de longueur, renflés à la base; à écailles cunéiformes, épaisses, 
rouge-brun, luisantes, déprimées. Apophyse épaissie, plus élevée et quelquefois pyrami- 
dale, anguleuse sur la partie la plus dilatée du cône. Protubérance très-petite, à peine 
saillante. 

Beau Pin très-droit d'environ 30 mètres de hauteur, ayant des rapports avec le P. insi- 
gnis, dont il diffère cependant par ses feuilles et ses cônes plus gros, et spécialement par 
sa rusticité. Il sera surtout avantageux pour les plantations au bord de la mer. 

Habite les mêmes lieux que le P. Insignis. Introduit vers 1846. 



Pinus rigida. Miller. 

PIN RAIDE. 

Arbre de grandeur et de formes très-variables, suivant les localités qu'il habite; s^'éle- 
vant à 20 — 30 mètres sur 60 centimètres de diamètre; ou buisson tortueux de 3 — 6 mètres. 
Feuilles ternées de 8 — 20 centimètres de longueur, épaisses, raides, d'un vert très-foncé. 
Gaines très-courtes, soyeuses. Branches nombreuses, étalées, défléchies, redressées au 
sommet, souvent diffuses ; écorce grise, fendillée, jaunâtre et à peu près lisse sur les 
jeunes rameaux. Cônes agglomérés, souvent en très-grand nombre, plus rarement 



PIN us. 129 

solitaires, ovoïdes, coniques, obtus, longs de 5—10 centimètres, larges d'environ 3. Apo- 
physe presque plane dans les écailles de la base du cône, celles du milieu et du sommet 
plus épaisses et plus fortement aiguës transversalement. Protubérance très-saillante, 
rougeâtre, fortement mucronée, à mucron tourné vers le sommet du cône. Graines très- 
petites, brunes, irrégulièrement trigones, plus rarement ovales, à testa noir, dur, côtelé. 
Habite dans l'Amérique boréale, les États du Maine, de la Pensylvanie, de la Virginie 
et du Maryland, où il forme un bois très-résineux, très-compacte et très-pesant. Très- 
rustique. Introduit en 1750. 



'PInus ISabiniana. Douglas. 

PIN DE SABINE. 

Feuilles ternées,flexueuses, irrégulièrement triquètres, fortement serrulées, d'un vert 
glauque, étalées, souvent tombantes. Gaines soyeuses, gris-cendré ou brunes, lacérées au 
sommet, longues de 1 centimètre. Coussinets peu saillants, larges, décurrents. Cônes pé- 
doncules, subverticillés, d'abord obliques, subglobuleux, puis pendants, ovoïdes, obtus, 
atteignant jusqu'à 25 centimètres de longueur, sur 12— 15de diamètre. Écailles roux foncé. 
Apophyse très-élevée, pyramidale, comprimée transversalement, de là presque aiguë sur 
les côtés. Protubérance subrugueuse, formant une poinle solide, recourbée surtout dans 
les écailles inférieures et alors confondue avec l'apophyse. Graines grosses, longues d'en- 
viron 18 — 25 millimètres, un peu atténuées à la base, arrondies, obtuses au sommet, à 
testa solide, brun ou presque noir, à aile membraneuse, enveloppant la graine. Arbre 
magnifique, atteignant 30 - 40 mètres de hauteur sur 1 mètre 50 centimètres de dia- 
mètre. Tige droite, élancée, à écorce gris-cendré, lisse. Branches verticillées, dressées 
ou assurgentes, relativement faibles. Rameaux verticillés, allongés, grêles, à écorce 
lisse, blanchâtre, glauque violacé. Boutons gemmaires petits, allongés, coniques, très-rési- 
neux, à écailles roux-ferrugineux très-fortement appliquées. 

Habite dans le nord-ouest de l'Amérique, la chaîne subalpine de la Nouvelle- Albion, par 
40 degrés de latitude boréale, oii il s'élève jusqu'à la limite des neiges éternelles. Bois 
blanc, flexible, très- propre à la charpente. Espèce des plus rustiques et des plus vigou- 
reuses. 

Introduit en 1823. 



PInus Sabiitiana aurea. Carr. 

PIN DE SABINE DORÉ. 

Belle variété du précédent, assez vigoureuse, à feuilles dorées aux extrémités. Nous la 
devons à l'obligeance de M. E. A. Carrière qui l'a obtenue dans ses semis. Très-distincte 
et très-remarquable. 

Pinus serotiiia. Michaux. 

PIN TARDIF. 

Feuilles ternées, raides, étalées, longues de 12 — 15 centimètres. Gaines persistantes, 
longues de 8 millimètres. Coussinets saillants, décurrents. Branches nombreuses, irrégu- 
lières, étalées, relevées au sommet. Cônes pédoncules, rarement sessiles, solitaires ou 
réunis, étalés, ovoïdes, arrondis, obtus. Apophyse déprimée, pyramidale, tétragone. 
Protubérance centrale, saillante, terminée par un mucron court, droit, horizontalement 
étalé. 

Arbre de 10 — 15 mètres de hauteur, sur 40 — 50 centimètres de large, souvent tortueux. 
Habite les parties maritimes de la Pensylvanie, de la Caroline. Bois de médiocre valeur. 
Introduit en 1713. Rustique. 



130 PINUS. 



Plna« Sinenslis. Lambert. 

PIN DE LA CHINE. 

Feuilles ternées, rarement géminées, ténues, dressées, d'un vert gris, longues de 8 — 
15 millimètres. Gaines persistantes, scarieuses, de 8—15 millimètres. Coussinets saillants, 
non décurrents. Cônes longs de 5 — 6 centimètres, ovoïdes, acuminés au sommet, bru- 
nâtres, très-courtement pédoncules, à écailles épaisses, ligneuses. Apophyse tétragone 
rhomboïdale, dilatée au sommet. Protubérance tronquée, muiique ou mucronulée. Graines 
très-petites à aile droite, longues d'environ 15 millimètres. 

Arbre dépassant rarement 12—20 mètres de hauteur. Tige élancée, dénudée à la base. 
Branches dressées, étalées, rarement défléchies. 

Habite la Chine, le Japon et divers points du Népaul; un peu sensible à la gelée. 
Introduit vers 1829. 

Pinas gpecies è Crimea. Veitch. 

I 

PIN ESPÈCE DE CRIMÉE. 

Feuilles ternées, triquètres, arrondies en dessous, serrulées des deux côtés et sur la 
nervure médiane, longues de 12 — 15 centimètres, très-rapprochées au sommet des 
rameaux et terminées brusquement en un court mucron aigu. Gaines membraneuses, 
longues de 1 centimètre. Coussinets très -saillants, rendant l'écorce très-scabre par leur 
persistance. Introduit d'Angleterre en 1855. 

Piiius tteda. Linné. 

PIN A l'encens. 

Arbre de 20—30 mètres de hauteur, sur 80 centimètres, 1 mètre de diamètre. Cime 
élargie. Écorce gris-cendré ou jaunâtre, lisse, puis épaisse et profondément fendillée. 
Feuilles ternées, subtriquètres, très-finement serrulées, longues de 15—25 centimètres. 
Gaines persistantes, longues de 12 — 18 millimètres. Coussinets légèrement saillants, à 
peine décurrents. Cônes sessiles, longs de 8 — 12 centimètres cylindro-coniques, souvent 
légèrement rétrécis vers la partie moyenne, atténués vers le sommet, obtus. Apophyse 
irrégulièrement rhomboïdale, élevée, carénée transversalement; protubérance centrale, 
saillante, aiguë -carénée, mucronée. Graines petites, très-longuement ailées. 

Habite les champs sablonneux et incultes de la Floride et de la Virginie, où il forme de 
vastes forêts. Introduit en 1713. Rustique. 

Pinus Teocote. Cliam. et Sdecht. 
PIN torche. 

Bel arbre d'environ 30 mètres de hauteursur 1 mètre— 1 mètre 50 centimètres de diamètre. 
Tige droite, élancée. Branches étalées, redressées au sommet. Rameaux grêles, étalés, re- 
dressés au sommet, à écorce violacée-cendrée. Feuilles ternées, nombreuses, ténues, effi- 
lées ; longues de 10 — 15 centimètres, raides, linéaires, aiguës, comprimées, souvent con- 
tournées, d'un vert gai, légèrem.ent scabres sur les bords. Gaines membraneuses, longues 
de 15— 20millimètres,fimbriées, lacérées. Coussimts très-petits, à peine saillants. Cônes 
pédoncules, pendants, ovoïdes, coniques, atténués et presque pointus au sommet, ordinai- 
rement réunis en verticilles sur les branches. Écailles fortement appliquées, de couleur 
gris-cendré. Apophyse un peu épaissie, irrégulièrement rhomboïdale, tétragone, légère- 
ment proéminente transversalement. Protubérance centrale large, déprimée, parfois mu- 
cronulée. Graines brunes, quelquefois presque noires, subtrapézi formes, à aile membra- 
neuse, linéaire, obliquement tronquée, longue d'environ 25 millimètres. 

Habite an Mexique les montagnes d'Orizaba, à environ 2500 mètres d'altitude. Bois 
très-résineux, de bonne qualité. Introduit vers 1839. Assez rustique. 



PINUS. 131 



Plnus tuberciilata. Don. 

PIN A CÔNES TUBERCULEUX. 



Arbre d'environ 12—15 mètres de hauteur, sur 60 centimètres de diamètre. Branches 
peu nombreuses, irrégulières, assez grosses. Boutons gemmaires non résineux, très- 
pomtus. 

Feuilles géminées, parfois ternées et exceptionnellement quaternées danslesjeunes :îujets 
de graines, très-fortes, longues de 12—20 centimètres, étalées, comprimées, subrhoraboi- 
dales, parfois légèrement contournées, finement serrulées sur les bords. Gaines courtes, 
lisses. Cônes subsessiles, résineux, réunis, plus rarement solitaires, brun rougeâtre dans 
le jeune âge, pendants, droits, ou à peine légèrement courbés, longs de 8-1 2 centimètres, 
larges de 4—5, atténués au sommet, obtus. Ecailles placées du côté supérieur ou convexe 
du cône, à apophyse élevée, droite ou légèrement réfléchie, parfois très-saillante, pointue, 
longue de 8— 10 millimètres; celles qui sont placées sur la partie concave ou plate, beau- 
coup plus petites; l'apophyse beaucoup moins élevée, est presque plane, excepté dans les 
écailles du sommet, où elles portent un mucronule court, brun au centre. Graines d'un 
brun obscur, à aile longue de 12 millimètres. 

Habite dans différentes parties de la Californie et notamment près de San-Luis, à une 
altitude d'environ 1000 mètres et sur les montagnes aux environs de Monterey à une al- 
titude de 2800 mètres. Introduit en ISiiG. Très-Rustique. 



Pinu» ^Volfartli. C. S. 

PIN WOLFARTH. 

Feuilles ternées, rarement géminées, droites, fines, très-rapprochéôs, étalées, rayonnant 
autour du bourgeon, triquètre.s, arrondies en dessous, finement serrulées sur les bords 
supérieurs, d'un beau vert brillant. Gaines membraneus .'s, persistantes, longues de 10— 
15 millimètres, un peu fimbriées au sommet. Coussinets peu saillants, décurrents. Bran- 
ches relativement grosses. Ecorce très-rugueuse par la persistance des coussinets. 

Beau Pm, rustique, origine inconnue, reçu sous le nom de P. Wolfarth, en 1856. 



Cinquième tribu : PIN ASTER. 

Feuilles géminées, très-rarement ternées. Gaines persistantes. Cônes obliques ou 
pendants, très-exceptionnellement dressés, sessiles ou très-courtement pédoncules, 
ne s'ouvrant, en général, que la troisième année de leur apparition. Apophyse plus 
ou moins saillante. Protubérance centro-terminale. Graines ailées. 



Pinus Abltazlca. Fischer» 
PIN d'abhazie. 

Feuilles caulinaires, chez les jaunes sujets, rapprochées, d'un vert glauque ou bleuâtre, 
longues de 2—3 centimètres, légèrement triquètres ou presque rhomboïdales, lisses ou 
à peine serrulées, brusquement terminées en une pointe blanchâtre. Feuilles géminées 
très-rarement ternées, longues de 7-10 oentimeîr- , très-ténues, flexibles, légèrement 
contournées, subtriquètres, finement denticulées sur les bords, d'un vert gai, luisantes. 
Gaines membraneuses, minces, longues di 4—5 millimètres. Coussinets peu saillants, 
décurrents. Cônes intermédiaires entre ceux du P. Halepnnsis et ceux du P. Brutia. Arbre 
tortueux. Branches Irès-rapprochées, diffuses. Rameaux nombreux, effilés, grêles, à 
écorce d'un brun-clair. 

Habite, dans l'Asie Mineure, l'Abbazie. Introduit en 18f>l. Très-rustique. 



132 PINUS. 



Plnus Austrlaca. Hoss, 

PIN NOIR d' AUTRICHE. 

Syn. : pinus laricio austbuca. Loud. 

Feuilles géminées, longues d'environ 8 — 12 centimètres, droites, épaisses, arrondies 
en dessous, luisantes, d'un vert sombre, finement denticulées. Gaines membraneuses, 
minces, longues d'environ 1 centimètre sur les jeunes feuilles, très-courtes sur les an- 
ciennes et d'un gris noirâtre. Coussinets peu saillants, larges, longuement décurrents. 
Cônes longs de 6 — 7 centimètres, larges de 3—4, atténués au sommet, solitaires ou réunis 
autour des branches, étalés ou horizontaux, à écailles d'un gris-cendré. Apophyse un 
peu élevée, arrondie, transversalement aiguë. Protubérance centrale, terminale, rou- 
geâtre, légèrement creusée au milieu, mucronulée. 

Grand arbre d'environ 30—40 mètres de hauteur. Branches nombreuses, très-grosses, 
étalées à partir du tronc, promptement relevées au sommet, très-ramifiées. Espèce émi- 
nemment forestière, d'une reprise facile à la transplantation, très-propre au reboisement 
des terrains calcaires et montagneux. Très-rustique. Bois dur et résineux. 

Habite les hautes montagnes calcaires de la Styrie et de l'Autriche méridionale. 

Piitos Banksiana. Lambert. 

PIN DE SIR BANKS. 

Feuilles géminées, courtes, raides, divariquées, contournées, très-distantes, longues 
de 2—4 centimètres, de couleur vert-grisâtre. Gaines très-courtes, marginées au sommet, 
persistantes. Coussinets très-courts. Cônes géminés, plus rarement solitaires, petits, 
sessiles, dressés, rarement pendants, courbés vers l'axe du rameau, à écailles gris-cendré. 
Apophyse très-épaissie, arrondie du côté convexe du cône, principalement vers sa base, 
presque plane du côté opposé. Protubérance centrale, un peu enfoncée, blanchâtre, très- 
finement mucronulée. Graines semblables à celles du P. sylvestris. 

Petit arbre d'environ 8 — 10 mètres de hauteur, grêle, tortueux, diffus, d'une croissance 
très-lente. Habite les parties froides de l'Amérique boréale jusqu'au 68« degré de latitude. 
Introduit en 1785. Très-rustique. 



Pinus Boursierii. Carr. 

PIN DE BOURSIER. 

Feuilles géminées, rarement ternées, longues de 3—6 centimètres, lisses, luisantes, 
raides, épaisses, planes ou légèrement concaves en dessus, épaisses et arrondies en 
dessous, brusquement terminées en une pointe courte, raide. Gaines persistantes, longues 
de 7— 10 millimètres. Cônes longs de 4—6 centimètres, larges d'environ 3 à la base, 
droits, plus rarement très-légèrement courbés, cylindriques, obtus, atténués au sommet, 
Apophyse un peu épaissie-arrondie, légèrement bosselée. Protubérance centrale, saillante, 
obtuse, mutique ou mucronulée. Graines irrégulièrement rhomboïdales, d'un gris jau- 
nâtre, striées, tiquetées de brun, longues de 4 millimètres, larges d'environ 3, à aile 
mince, cultriforme, longue de 9—12 millimètres à partir du sommet de la graine. 

Arbre atteignant 20 mètres et plus de hauteur, de l'aspect général du P. sylvestris, 
découvert en Californie par M. Boursier de la Rivière. Introduit de graines en 1853. 
Très- rustique. 

Pinus Brutia. Tenore» 

PIN DES ABRUZES. 

Arbre atteignant 20—25 mètres de hauteur, très-rameux, souvent buissonneur et diffus 
dans nos cultures. Branches grosses, dressées ou assurgentes. Rameaux nombreux, gros, 
allongés. Boutons geramaires assez gros, renflés, arrondis, très-courtement acuminés au 



PINUS. 133 

sommet. Feuilles géminées, quelquefois ternées, étalées ou tombantes, longues de 
10—18 centimètres, très- fortement serrulées, brusquement terminées en une pointe 
courte. Gaines promptement caduques, longues de 7—10 millimètres. Cônes très-nom- 
breux, agglomérés, très-rarement solitaires, dressés, puis étalés, d'un roux foncé, longs 
de 7—10 centimètres, larges de 4—5, ovoïdes, coniques, obtus, droits ou légèrement 
courbés, à écailles luisantes, d'un roux-brun. Apophyse légèrement élevée au centre, plus 
rarement presque plane, très-finement carénée transversalement sur le bord supérieur. 
Protubérance centrale, gris-cendré ou blanchâtre, concave, mutique. 

Habite dans la Calabre, le mont Aspero, de 800 à 1200 mètres d*altitude, bois de bonne 
qualité. Introduit vers 1812. Très-rustique. 

Pinus Caraïuanica. Loud. 

PIN DE CARAMANIE. 

Arbre moins vigoureux et moins élevé que le P. Laricio de Corse, dont il semble être 
une variété ; il en diffère par ses feuilles d'un vert sombre, des cônes plus gros et sa 
large tête de forme arrondie, ainsi que par les extrémités de ses rameaux couvertes 
d'une résine blanche. Très-belle espèce. Très-rustique. 



Fiiius deusiflora. Sieb. et Zucc. 

PIN A FLEURS ÉPAISSES. 

Arbre atteignant 12—15 mètres et plus de hauteur. Tronc droit, cylindrique, à écorce 
lisse, brun-cendré. Ramules scabres, rugueux par la persistance de la base des écailles. 
Boutons gemmaires nombreux, verticillés au sommet des ramules, ovoïdes, aigus, com- 
posés d'écaillés lancéolées, acuminées, sphacélées. Feuilles géminées, ténues, raides, 
très-finement serrulées, longues de 8— -10 centimètres, subglaucescentes, concaves en 
dessus, arrondies en dessous. Cônes courtement pédoncules, ovoïdes, coniques, longs 
d'environ 45 millimètres, larges de 25 au milieu, à écailles oblongues, épaissies au 
sommet. Apophyse rhomboïdale tronquée; protubérance finement cuspidée. Graines pe- 
tites, elliptiques, tronquées au sommet, à aile cultriforme, obtuse, blanchâtre. 

Espèce commune dans tout le Japon, où elle constitue des forêts à partir des plaines 
jusqu'à 1200 mètres d'altitude. Introduit vers 1862. Très-rustique. 

Pinus FeiisBleyi. Antoine et Kotschy. 

PIN DE FENZLET. 

Syn. : pinus heldreichii. Vilmorin. 

Feuilles géminées, étalées, retombantes, contournées, longues de 10 — 12 centimètres, 
planes ou légèrement canaliculées en dessus, convexes en dessous, plus lâches et plus 
distantes que celles du P. Saltzmanni. Gaines courtes, gris-cendré, fimbriées, écailleuses, 
promptement caduques. Coussinets plats, largement décurrents. Branches longuement 
étalées, assurgentes, remarquables par de grandes cicatrices causées par la chute des 
feuilles. Cônes longs de 6 — 7 centimètres, légèrement arqués, très-atténués au sommet. 
Apophyse légèrement élevée, transversalement saillante. Protubérance peu élevée, mu- 
tique. Grand arbre vigoureux. Très-rustique. Introduit en 1855. 

Habite le mont Taurus dans l'Asie Mineure, le mont Olympe en Thessalie, à une alti- 
tude de 1000— -1500 mètres. 



Pinus Foordii. C. S. 

PIN DE FOORD. 

Feuilles géminées, plus rarement ternées, triquètres, légèrement arrondies en dessous, 
concaves en dessus, finement serrulées sur les bords et souvent sur toute la partie supé- 



134 PINUS. 



Heure, dressées contre les rameaux, souvent contournées ou tordues, longues d'environ 
kb millimètres et terminées brusquement par un mucron court, piquant. Gaines squa- 
meuses, persistantes, longues de 3 — 4 millimètres, d'un roux brillant. Coussinets longue- 
ment décurrents; écorce d'un brun-jaunâtre, fortement ridée et anguleuse par la saillie 
des coussinets. Tronc droit. Branches courtes, dressées ou un peu étalées. 
Reçu de Belgique en 1855. Lieu d'origine inconnu. Très-rustique. 



Piiiu^ Maleiiensi». Alton. 

PIN DE JÉRUSALEM. — PIN d'aLEP. 

Feuilles géminées, souvent ternées, très-rarement quaternées, ténues, presque tri- 
quètres, lisses, longues de 8—16 centimètres, d'un vert tendre, légèrement glaucescent. 
Gaines soyeuses, courtes, à peu près nulles sur les vieilles feuilles. Coussinets plats, 
décurrents. Tronc un peu tortueux, à écorce gris-cendré, lisse et unie, finalement épaisse, 
rougeâtre, fendillée. Branches nombreuses, dressées, étalées, relevées au sommet. Ra- 
meaux et ramules très- rapprochés, élancés, grêles, à écorce gris-cendré, glaucescente. 
Boutons gemmaires petits, allongés. Cônes pédoncules, pendants, solitaires, plus rare- 
ment réunis, longs de 8—12 centimètres, cylindro-coniques, un peu arqués, atténués au 
sommet. Apophyse rhomboïdale, plane, très-légèrement épaissie vers le milieu transver- 
salement carénée, aiguë. Protubérance centrale, légèrement saillante, quelquefois mu- 
tique. Graines noirâtres, ovales-oblongues, longues de 7 millimètres, à aile roussàtre, 
d'environ 25 millimètres. 

Arbre de 15—20 mètres de hauteur, très- répandu sur les côtes méditerranéennes, ou 
il croit spontanément sur les montagnes sèches et calcaires, sur les terrains les plus 
pauvres et les plus arides, même sur des rochers nus et jusqu'aux bords de la mer. 

Bois d'excellente qualité, très-dur, recherché pour les pilotis et les cbarpentes. 

Pintis Malepensis aiuabilis. C. S. 

PIN d'alep gracieux. 

Branches et rameaux élancés, dressés, minces; ces derniers fort courts. Feuilles tou- 
jours géminées, dressées contre le rameau; très-rapprochées, ténues, droites, planes 
en dessus, arrondies en dessous, finement serrulées sur les bords, longues de 8—10 
centimètres, d'un beau vert clair sur les deux faces, terminées brusquement en une pointe 
aiguë, jaunâtre. Gaines longues de 5 millimètres, membraneuses et d'un brun noir. 
Coussinets saillants, décurrents. Écorce un peu ridée, jaune gris-cendré. Cônes coni- 
ques renflés à la base, pointus au sommet, agglomérés autour des rameaux par groupes 
de 10— 20, portés sur un pédoncule très-court. Écailles lisses, d'un bronze luisant. Apo- 
physe transversale, plus élevée surlesbords. Protubérance petite, creusée, noire. 

Belle variété du P. Halepensis, que nous avons trouvée aux environs d'Alger et 
rapportée en \Sk&. Arbre de forme pyramidale étalée, très-vigoureux, beaucoup plus 
rustique que l'espèce. 

Plnus Malepensis awreo-variegata. C. S. 

PIN d'alep a feuilles panachées dorées. 

Variété à feuilles panachées de jaune, un peu moins vigoureuse que l'espèce ; panachure 
constante. 

Piiiu» Halepensis Ijrevifolîa. C. S. 

pin d'alep a feuilles courtes. 

Variété à rameaux grêles, peu nombreux, courts, étalés, dressés. Ramilles et ra- 
mules très-courts, tortueux. Fe iilies géminées, très-rarement ternées, longues de 10—15 



PINUS. 



135 



millimètres; très-rarement sur quelques rameaux de 35—45 millimètres, légèrement 
canaliculées en dessus, arrondies en dessous, finement sernilées sur les bords, recour- 
bées au sommet, d'un vert légèrement glaucescent. Gaines squameuses, à peme 
longues de 2 millimètres, gris de fer argenté. Coussinets peu saillants, décurrents. Petit 
arbre peu vigoureux, rustique. 

Piiiuis Halepensis Carica. Carr* 

PIN DE CARIE. 

Rameaux minces, allongés, droits. Feuilles géminées et ternées, naissant dans 
Faisselle de la feuille primordiale; cette dernière sessile, courte, large à la base, 
carénée en dessous ; les autres assez épaisses, arrondies en dessous, très-finement ser- 
rulées sur les bords, longues de 8—10 centimètres et plus. 

Habite l'Asie Mineure. 



Piiiutâ Halepensis fastiglata. Hort, 

PIN d'alep pyramidal. 

Variété très-élégante. Branches droites. Rameaux etramules courts, strictement dres- 
sés, très-nombreux, à écorce d'un gris cendré, légèrement violacé, scabre par la décur- 
rence des coussinets. Feuilles géminées, fines, très-nombreuses, strictement dressées 
contre le rameau qu'elles recouvrent entièrement, planes en dessus, arrondies en des- 
sous, finement serrulées dessus et sur les bords, longues de 5—6 centimètres, terminées 
au sommet par une pointe courte, fine, un peu recourbée. Gaines membraneuses, lon- 
gues de 5 millimètres. Coussinets saillants, décurrents. 

Jolie variété de forme pyramidale. 

Piantis Sîalepeitini^ «aana. C. S. 

PIN d'alep boule. 

Très-jolie et très-curieuse variété, excessivement naine, obtenue par MM. Audibert de 
Tonelle, formant une boule compacte. Ramules très-courts, serrés, grêles, étalés, 
divergents. Feuilles courtes et ténues. Arbuste délicat en forme de boule. Sensible à la 
gelée. 

Piiiu% Haniiltoniaiia. Tenore. 

pin d'hamilton. 
Syn. : piNus cortesiana. Hort. 

Feuilles géminées ou quelquefois ternées, très-grosses, raides, très-nombreuses et rap- 
prochées, canaliculées en-dessus, arrondies en dessous, étalées ou dressées, d'un beau 
vert foncé brillant, longues de 20—25 centimètres, terminées par un court mucron aigu. 
Gaines squameuses, persistantes, lacérées au sommet, longues de 10—15 millimètres. 
Coussinets saillants, largement décurrents. Tronc droit, tr^s-gros. Branches étal^'CS, as- 
surgentes, erosses, les supérieures dressée?; écorce scabre et très-rude par la per- 
sistance des" coussinets. Bourgeons terminaux; couverts de nombreuses écailles serrées. 
Cônes solitaires, cylindro -coniques, atténués au sommet, longs de 20— 2^1 centimètres. 
Apophyse très-élevée, pyramidale, aiguë, droite; protubérance rugueuse, striée. 

Très-grand arbre ; habite l'Espagne, le Portugal et la France méditerranéenne. Très- 
rustique . 



136 PINUS. 



Pinus HaniiltonlasBa itiinur. Hort. 

PIN d'hamilton petit. 

Syn. : pinus pinaster minor. Loud. 

Arbre grêle et délicat dans les cultures, où il atteint 12—15 mètres de hauteur. 
Branches verticillées, grêles, s'épuisant promptement; écorce des jeunes rameaux 
jaune-rougeâtre. Feuilles géminées, glaucescentes, plus petites que dans l'espèce. 
Coussinets largement aplatis. Cônes courtement pédoncules, pendants, ordinairement 
réunis, plus rarement solitaires, droits ou très-légèrement arqués, longs de 4— 5 centimè- 
tres, larges de 30—35 millimètres, atténués aux deux bouts, obtus. Ecailles très-solides, à 
apophyse saillante, carénée, aiguë transversalement. Protubérance saillante, distincte de 
l'apophyse, à peine mucronée. 

Pinus inojps. Solander. 

PIN CHÉTIF. 

Arbre diffus, tortueux, de 8—10 mètres de hauteur au plus. Branches irrégulières, 
distantes, étalées, assurgentes. Rameaux minces, couverts d'une écorce glabre, luisante, 
violacée. Feuilles géminées ou ternées, courtes, raides, tordues, d'un vert gai, longues 
de 6—10 centimètres. Cônes étalés, souvent obliquement pendants, longs de 5—7 centi- 
mètres, larges de 20—25 millimètres, souvent groupés par 2—3, plus rarement soli- 
taires, droits ou légèrement courbés, courtement pédoncules, un peu atténués vers le 
sommet, obtus. Apophyse peu saillante, large, aiguë, carénée transversalement. Protu- 
bérance terminale, prolongée en un mucron fin, aigu, souvent légèrement courbé. 

Habite dans les sols arides et sablonneux de la Virginie et du Maryland. Introduit 
en 1739. Très-rustique. 

Piitti» iiiops variegata. C. 5. 

PIN CHÉTIF PANACHÉ. 

Jolie variété obtenue dans nos semis, très-remarquable par ses feuilles panachées d'un 
beau jaune d'or. 

Pinuii IJariclo. Poirel. 

PIN LARICIO. — PIN DE CORSE. 

Feuilles géminées, étalées, longues de 12—16 centimètres, souvent contournées, 
diffuses. Gaines membraneuses, longues de 4—6 millimètres. Coussinets tres-saillants, 
décurrents. Tronc droit, élancé, à écorce épaisse, fortement fendillée, rugueuse sur les 
vieux individus. Branches verticillées, étalées, diffuses. Cônes solitaires ou réunis par 2— 3, 
longs de 6—7 centimètres, larges d'environ 3, un peu courbés, atténués, obtus au som- 
met- apophyse élev'e, légèrement épaissie transversalement, a carène souvent aiguë. 
Protubérance saillante, rougeâtre, mutique ou mucronulée dans la partie supérieure du 
cône. Graines ovales, lon-ues d'environ 6—7 millimètres, à testa grisâtre. Très-grand 
arbre, s'élevant à 40 mètres et plus, en pyramide élancée, conique. Bois blanc ou légère- 
ment coloré, résineux, de très-bonne qualité. 

Habite la Corse, la Sicile, l'Espagne. Très-rustique. 



Plnus liarlcio Calabrica. Hort. 

PIN DE CALABRE. 

Syn, : pinus laricio stricta. Carr. 



Tige élancée, effilée , très -régulièrement cylindro-conique. Branches régulièrement 
verticillées, courtes, minces, légèrement étalées, promptement dressées. Rameaux effilés, 



PINUS. 137 



dépourvus de feuilles dans une grande partie de leur longueur. Feuilles géminées, droites, 
distantes, plus ténues que dans l'espèce, à peine contournées. 

Espèce très-vigoureuse et élancée, s'élevant à 25—30 mètres de hauteur. Originaire de 
la Calabre. Introduit vers 1819. Très-rustique. 



Pliius liariclo inoiistrosa. C. S. 

PIN LARICIO MONSTRUEUX. 



Monstruosité très-remarquable, consistant en rameaux soudés latéralement et fasciés, 
formant une tête touffue; fixée par la greffe et très-constante. Variété très-vigoureuse. 
Obtenue dans nos cultures. 



Pinu» Ijaricio pygiueea. Rauch. 

PIN LARICIO PYGMÉE. 

Rameaux et ramules dressés, réunis par 3. Feuilles géminées et ternées, très-rappro- 
chées, un peu tordues, concaves en dessus, arrondies en dessous, assez larges, longues 
de 7—10 centimètres. Gaines très-petites, caduques. Coussinets peu saillants, largement 
décurrents. 

Petit arbuste s'élevant à peine à quelques mètres, en pyramide touffue. 

Pinus I^aricio Roinanise. Hort. 

PIN DE LA ROMAGNE. 

Belle variété du P. Laricio, ayant quelques rapports avec le P. Lemoniana, mais plus 
vigoureuse et de plus grandes dimensions. Feuilles géminées, planes ou légèrement con- 
caves en dessus, arrondies en dessous, grosses, très-raides et terminées au sommet par 
un fin mucron. Gaines soyeuses, noires, longues de 5—10 millimètres. Coussinets persis- 
tants, longuement décurrents. 

Pinus lienioiiiana. Bentham. 

PIN DE LÉMON. 

Feuilles géminées, très-grosses, très-rapprochées au sommet des rameaux, puis étalées 
ou pendantes, souvent contournées, largement arrondies en dessous, légèrement concaves 
en dessus, très-finement serrulées dans toute leur largeur, ainsi que sur les côtés, longues 
de 12—14 centimètres, épaisses de 2 millimètres, d'un vert foncé luisant, glaucescent, 
brusquement terminées au sommet en une courte pointe très-aiguë. Gaines membra- 
neuses, longues de 1 centimètre. Coussinets très-sailLmts, décurrents. Cônes solitaires, 
longs d'environ 6—8 centimètres, larges de 3—4; presque fusiformes, obtus aux deux 
bouts, d'un roux luis-nt. Apophyse saillante, aiguë, carénée transversalement. Protubé- 
rance gris-cendré, obtuse. 

Arbre diffus, buissonneux, dépassant rarement 8—10 mètres, à cime largement arron- 
die. Branches nombreuses, grosses, étalées, éparses et irrégulières. Rameaux gros, 
allongés, dressés. 

Plnust lioiseleuriaiia. Carr. 

PIN DE LOISELEUR.' 

Syn. : pinus resinosa. Loisel. 

Feuilles géminées, très-rarement ternées, longues de 8—12 centimètres, quelquefois 
plus sur les jeunes sujets, étalées, souvent contournées, finement denticulées. Gaines 



138 PINUS. 

soyeuses, longues de 10— 12 millimètres sur les jeunes feuilles. Coussinets plats, légère- 
ment saillants, décurrents. Cônes ovoïdes, obtus, persistant très-longtemps sur l'arbre et 




"If'^'C t"^"y^"■"'■^'^ ^>^"e'' "-"^ "^ — ^ uejiLuiJbtres, iarg(s a environ 6. a écailles gr.^ v,v..iiin>. 
Apophyse rhomboïdale, légèrement é; aissie, arrondie, à peine carénée transversalement 
Protubérance centrale, petite, enfoncée, non mucronée. 

Arbre atteignant environ 12 mètres de hauteur, très-buissonneux, à cime très-large- 
ment arrondie. Branches rapprochées, étalées, assurgentes, très-promptement dégarnies 
de feuilles. Rameaux et ramules courts, étalés ou diffus, très-nombreux. Bois blanc 
cassant, presque dépourvu de résine. Origine inconnue. Très-rustique. ' 

Pinus Hffae-lntosliiana. Lawson. 

PIN DE MAC-INTOSH. 

Syn. : pinus contorta. Douglas. 

Feuilles géminées, longues de 6 centimètres, à gaines très-courtes, à écailles lâches, 
brun-foncé, ridées, résineuses. Cônes petits, allongés, longs de 4—5 centimètres, larges 
de 3, écailles imbriquées, noirâtres. 

Arbre de 4—6 mètres de hauteur, buissonneux et tortueux. Rameaux grêles, feuilles 
distantes. Reçu en 1854 de graines apportées par le comité de TOrégon. Très-rustique. 

Piuus IVIa^giouiana. Sieb. et Zucc. 

PIN DE MASSON. 

Grand arbre atteignant 15—20 mètres et plus de hauteur. Branches étalées, souvent 
assurgentes. Rameaux scabres par les coussinets saillants, décurrents. Bourgeons verti- 
cillés, ovoïdes, aigus. Feuilles géminées, longues de 8 — 15 centimètres, très-rapprochées, 
raides, grosses, d'abord très-dressées, puis étalées, retombantes, concaves en dessus, 
convexes en dessous, serrulées, glauques sur les deux fac^ s, parfois tordues, courlement 
terminées au sommet en un mucron très-aigu, scarieux, blanchâtre. Gaines soyeuses, 
blanchâtres, d'environ 6 niillimètres, bientôt nulles. Cônes longs d'environ 5 ceïitimètres, 
arrondis à la base, sensiblement atténués vers le sommet, portés sur un pédoncule court, 
réfléchis, à écailles ligueuses, oblongues, légèrement épaissies supérieurement, oblique- 
ment rhomboïdales au sommet, aréolées, de couleur brun-marron. Graines subrhom- 
boïdales, à aile membraneuse, cultriforme, d'un blanc roussâtre, légèrement striée, 
trois fois plus longue que la graine. 

Habite au Japon. Introduit en 1862. Très-rustique. 

Pinus iiiitis. Michaux. 

PIN DOUX. — PIN JAUNE. 

Feuilles géminées et ternées, ténues, longues de 7 — 10 centimètres, irrégulièrement 
triquètres, finement serrulées sur les bords, d'un beau jaune verdâtre sur les jeunes 
tiges. Gaines très-courtes, membraneuses, érosées au sommet. Coussinets plats, décur- 
rents. Cônes ovoïdt s, oblongs, légèrement atténués au sommet, d'environ 5— 6 centi- 
mètres de lon.ueur. Apophyse saillante, carénée, aiguë transversalement. Protubérance 
légèrement saillante, finement mucronée. Graines petites, à aile assez large, longue 
d'environ 15 millimètres. 

Arbre de 15—20 mètres. Branches étalées, inégales et irrégulières. Habite dans l'Amé- 
rique boréale les terrains maigres et arides, les sources de la Delaware, sur la rive 
droite de l'Hudson, etc. Bois d'excellente qualité. Introduit vers 1739. Très-rustique. 



PINUS. 139 

Piniis Pallasiana. LamberL 

PIN DE PALLAS. — PIN DE TAURIDE. 

Feuilles géminées, grosses, étalées, dressées à l'extrémité des rameaux, chagrinées, 
longues de 12 — 15 centimètres, d'un vert foncé. Cônes longs d'environ 8 centimètres, 
atténués au sommet, contournés. Apophyse légèrement élevée. Protubérance centrale, 
terminale, brun rougeâtre, tronquée très-légèrement, mucronée au centre. 

Arbre de 12 — 20 mètres de hauteur. Tronc droit, gros. Branches nombreuses dès la 
base, verticillées, dressées, formant une pyramide étroite. Bois compacte, résineux, 
très-noueux. 

Habite les montagnes calcaires de la Tauride occidentale. Introduit vers 1790. Très- 
rustique. 

PJiius Pallaiiiana major. Hort. 

PIN DE PALLAS ÉLEVÉ. 

Feuilles géminées, raides, très-nombreuses, droites ou légèrement courbées, planes 
ou faiblement concaves en dessus, arrondies en dessous, serrulées sur les bords, longues 
de 9 — 11 centimètres, légèrement glaucescentes, et terminées parune pointe courte, aiguë, 
jaunâtre. Gaines squameuses, d'un gris noirâtre, longues de 4—5 millimètres. Coussinets 
tressaillants, squamifères, décurrents. 

Arbre de 20—30 mètres, très-vigoureux et très-rustique. 

Pinus Persica. Strangwnys, 

PIN DE PERSE. 

Arbre pyramidal, ayant le faciès du P. Halepensis, d'une croissance assez lente, ne 
paraissant pas devoir dépasser 8—10 mètres. Ecorce gris-cendré, lisse. Boutons gem- 
maires petits, obtus, non résineux, à écailles soyeuses, imbriquées. Branches verticillées, 
dressées, étalées, courtes. Feuilles nombreuses, géminées, parfois ternées, très-rarement 
quaternées, souvent inégales sur le même rameau, les unes longues de 6—8 centimètres, 
les autres de 4, irrégulièrement triangulaires par la carène saillante, fortement serrulée, 
ainsi que les bords, quelquefois planes en dessus, épaisses et arrondies en dessous, très- 
lisses et seulement serrulées sur les deux bords. Coussinets peu saillants, à peine dé- 
currents. 

Habite la Perse australe. Introduit vers 1826. Rustique. 

Fiiius Piuiaster. Solander. 

PIN MARITIME. 

Arbre de 15—25 mètres et plus de hauteur. Tronc droit, gros, quelquefois un peu tor- 
tueux, à cime conique. Branches nombreuses, étalées, défléchies ou assurgentes, les 
supérieures dressées, toutes verticillées, relativt ment faibles, s'épuisant promptement 
et laissant les arbres dénudés dans leur partie inférieure. Feuilles géminées, longues de 
12—20 centimètres, souvent larges de plus de 2 millimètres, épaisses, luisantes, sou- 
vent tordues, d'un vert clair jaunâtre-; celles des jeunes rameaux, dressées, celles des 
vieilles branches, étalées, souvent pendantes. Gaines membraneuses, longues de 1 centi- 
mètre. Coussinets saillants, non décurrents. Cônes portés sur de gros pédoncules li- 
gneux, persistant longtemps, réunis i>ar 2 — 3 au plus, rarement solitaires, étalés ou 
obliquement pendants, ovoïdes-coniques, atténués et presque pointus au sommet, longs 
de 10— 15 centimètres, larges de 6—8. Ecailles très-serrées, fortement appliquées, jaune- 
roussâtre, luisantes ; apophyse très-élevée, à angles aigus, pointue. Protubérance cen- 
trale légèrement saillante, carénée, blanchâtre, toujours distincte de l'apophyse. Graines 
noirâtres, luisantes, oblongues, longues de 6—8 millimètres, à aile lancéolée, cultriforme. 

Habite les partii-s maritimes et les landes de l'Europe. Espèce très-précieuse par sa 
prompte croissance, et le braiou goudron qu'on en retire. Rustique. 



140 PI NUS. 

Piiius Pinaster longifolla. Hort. 

PIN MARITIME A LONGUES FEUILLES. 

Belle variété du précédent, à feuilles géminées, épaisses, longues de 20 — 25 centi- 
mètres, planes ou légèrement concaves en dessus, arrondies en dessous, très-finement 
serrulées sur les bords, d'un vert foncé, luisantes, terminées au sommet en un mucron 
fin, aigu. Gaines soyeuses, longues de 10 — 12 millimètres. Coussinets peu saillants, lar- 
gement décurrents. 

Piiiusi Pitliyusa. Strangw. 

PIN DE COLCHIDE. 

Feuilles géminées, très-rarement ternées, ténues, longues d'environ 12 centimètres, 
confuses, tordues, chiffonnées; les ternées subtriquètres; les géminées planes ou à peine 
concaves en dessus, arrondies en dessous, serrulées sur les bords, et terminées par un 
mucron fin aigu. Gaines soyeuses, longues de 10 — 12 millimètres sur les jeunes feuilles, 
presque nulles sur les vieilles. Coussinets peu saillants, largement décurrents. Cônes 
ovoïdes, pédoncules, défléchis, très-petits. 

Arbre très-rameux et buissonneux, s'élevantà7-10. mètres. Branches étalées, très-nom- 
breuses, diffuses, promptement relevées à l'extrémité. Rameaux et ramilles effilés, grêles. 

Habite les montagnes de la Syrie, de la Golchide et de la Grèce. Introduit vers 1840. 
Très-rustique. 

Piiius piintilio. Hxnke, 

PIN DES MONTAGNES. — PIN DIFFUS. 

Petit arbre ou arbrisseau, dépassant rarement k — 6 mètres de hauteur, en forme de 
buisson touffu, étalé. Branches très-nombreuses à partir du sol, longuement étalées et 
comme rampantes, relevéesàleur extrémité, les supérieures dressées. Feuilles géminées, 
très-rapprochées, souvent un peu contournées, longues de 3—5 centimètres, d'un vert 
obscur. Gaines persistantes, blanches, soyeuses, long'ies de 6 — 10 millimètres sur les 
jeunes feuilles, finalement brunâtres, très-courtes. Cônes ovoïdes, obtus, très-courte- 
ment pédoncules, longs de 3—4 centimètres, larges d'environ 2, d'abord dressés, puis 
horizontaux ou obliques. Apophyse un peu élevée, déprimée au sommet. Protubérance 
légèrement saillante, mucronulée. 

Habite les Alpes de l'Europe centrale, principalement dans les terrains calcaires; le 
Tyrol, les Garpathes à 2500 mètres d'altitude, jusqu'au-dessus de la limite des Picéa. 

Pinus punjçens. Michaux. 

PIN PIQUANT. 

Arbre de 15 — 20 mètres de hauteur, souvent tortueux. Branches très-irrégulières, 
nombreuses, très-étalées ou défléchies, divariquécs. Feuilles géminées, longues de 3—7 
centimètres, rapprochées, épaisses, souvent tordues, finement serrulées sur les bords, 
très-courtement terminées eu une pointe scarieuse. Gaines très-courtes. Coussinets sail- 
lants, décurrents, persistants. Cônes sessile«, groupés, rarement solitaires, longs de 
7—9 centimètres, larges de 4 — 5, ovoïdes, atténués vers le sommet. Apophyse transversa- 
lement élevée, légèrement aiguë. Protubérance terminale assez allongée, comprimée, à 
mucron réfléchi, piquant. Graines très-petites, rudes, noires, à aile étroite, longue de 
25 millimètres. 

Habite les montagnes des Alléganys et celles de la Table, dans le nord de la Caroline, 
et les montagnes Bleues dans la Virginie. Introduit en 1804. Très-rustique. 

Pinus Pyrenaïca. Lapeyrouse. 

PIN NAZARON. — PIN PINCEAU. 

Arbre de 20—30 mètres de hauteur. Branches étalées, promptement relevées, nom- 
breuses, relativement grêles. Rameaux verticillés, grêles. Feuilles géminées, très-ra- 



PINUS. 1^1 

rement ternées, raides, droites, rapprochées en pinceau à l'extrémité des ramules, planes 
ou à peine canaliculées en dessus, arrondies en dessous, visiblement serrulées sur les 
bords longues de 10-12 centimètres. Gaines persistantes, membraneuses, écaïUeuses, 
longues df 10 millimètres, plus courtes de moitié dans les vieilles feuilles. Coussinets 
saillants, éca.lleux, décurrents, largement aplatis sur les branches vigoureuses, d un 
bronze clair. Cônes longs de 7-10 centimètres larges de 4-6, légèrement courbes 
quelquefois un peu gibbeux sur la partie convexe, fortement pédoncules, atténués vers le 
sommet, qui est arrondi, obtus, d'abord dressés, finalement obhques, horizontaux ou un 
peu défiéchis, jamais pendants. Apophyse largement arrondie, convexe, peu saillante, 
rou-e-fauve, luisante, rugueuse ou fortement veinée, radiée. Protubérance large subel- 
lipsoïde, plane ou légèrement concave, d'un gris cendré faiblement mais visiblement 
carénée. Graines ellipsoïdes ou obovales comprimées, longues de 8-9 millimètres, 
larges de 5-6, rétrécies aux deux bouts, à aile rousse ou brunâtre, longue de 2^* mil- 

^"ïabitê diverses parties du midi de la France, sur le versant des Pyrénées espagnoles. 
Très-rustique, 

Piiius rubra. Michaux. 

PIN ROUGE. 

Grand arbre de 22—25 mètres de hauteur, sur 50-60 centimètres de diamètre. 
Feuilles géminées, d'un vert sombre, longues de 13-14 centimètres, ramassées en fais- 
ceaux vers l'extrémité des branches. Cônes longs de 3 centimètres, élargis, arrondis a 
la base, promptement acuminés-pointus au sommet, laissant échapper leurs graines la 

^""H^Mte dMs^rAmérique septentrionale, entre les 40 et 48^ degrés de latitude. Cet 
arbre fournit un bois excellent, d'un grain très-fin, assez pesant a cause de la grande 
quantité de résine qu'il renferme, serré et compacte, sans nœuds, de très-longue durée. 
Très-rustique. 

Piiius ^altzBSBaitiii. Dunal. 

PIN DE MONTPELLIER. 

Feuilles géminées, longues de 12 centimètres, droites, planes en dessus, arrondies en 
dessous d'un vert foncé, finement serrulées sur les bords ; gaines persistantes, longues 
de 8—15 millimètres; coussinets imbriqués, larges et plats, très-longtemps apparents. 
Cônes longs de 7—9 centimètres, légèrement courbés, très-atténués vers le sommet, 
obtus à écailles jaune-roussâtre , luisantes; apophyse irrégulièrement rhomboïdale , 
élevée dilatée vers le sommet de l'écaillé , transversalement aiguë ; protubérance 
presque terminale, saillante, plus colorée que l'apophyse, obtuse, mutique, très-rare- 
ment mucronulée. 

Arbre de 15—20 mètres et plus. Branches nombreuses, grosses, étalées, assurgentes, 
les supérieures dressées. Rameaux allongés, étalés, à écorce jaune rougeâtre, dénudés à 
la base, portant au sommet des feuilles dressées ou couchées sur la tige. 

Habite particulièrement, dans le midi de la France, le département de 1 Hérault, dans 
les forêts de Saint-Guilhen-le-Désert et sur le versant des Pyrénées qui regarde 1 Espa- 
gne. Rustique. 

Pliius Saltzinannl varleg^ata. C. S* 

PIN DE MONTPELLIER PANACHÉ. 

Superbe variété de nos semis, trouvée en 1865. Très-distincte de l'espèce par ses feuilles 
un peu plus courtes et plus ténues, d'un vert tendre, un peu étalées, dont la moitié su- 
périeure est d'un beau jaune doré, passant au blanc à leur maturité. 



142 PINUS. 

PInus specles PeUln's. Standish. 

PIN DE PÉKIN. 

Feuilles géminées, raides, distantes, très-étalées, tombantes, d'un vert foncé, planes 
en dessus, arrondies en dessous et parcourues dans leur longueur par deux légers sillons, 
finement serrulées sur les bords, très-ténues, longues de 6—10 centimètres, gaines 
écailleuses, minces; longues de 5—8 millimètres; coussinets saillants à peine décurrents. 
Tige droite, grêle. Branches étalées, dressées. 

Arbre assez vigoureux, trèi-rustique. Introduit de Chine en 1861. 

Pinus sylvestris. L. 

PIN SYLVESTRE. 

Feuilles géminées, raides, épaisses, légèrement contournées, longues de 5-8 centi- 
mètres, planes ou faiblement conc ivt.s eu dessus, parcourues dans, leur longueur et 
jusque sur les bords de très-fines nervures; celles du milieu et des bords un peu plus 
saillantes, ^toutes finement serrulées; arrondies en dessous, glaucescentes sur les deux 
faces, brusquement terminées au sommet en un court mucron, très-aigu, jaunâtre. 
Gaines membraneuses, grisâtres, lacérées au sommet, longues de 5-7 millimètres, très- 
courtes et presque nulles sur les vieilles feuilles. Coussinets peu saillants, comme im- 
briqués, longuement et largement décurrents. Bourgeons terminaux verticillés, petits, 
coniques, pointus, formés d'écaillés très-serrées, très-résineuses. Cônes petits, solitaires, 
rarement réunis par 2-3, coniques, pendants, longs d'environ 4-5 centimètres, larges 
environ de 2, atténués, obtus au sommet. Apophyse élevée, transversalement carénée, 
réfléchie sur les écailles de la base du cône ; protubérance tronquée, mutique, rare- 
ment mucronulée. Graines très-petites. 

Grand arbre indigène très-iésintux s'éievantà 30-40 mètres de hauteur, sur 80 centi- 
mètres 1 mètre de diamètre, très-répandu dans toute l'Europe centrale et s'étendant 
jusqu'au 70« degré de latitude dans la pariie boréale. Tronc droit, allongé. Branches 
nombreuses, ve-ticillécs, étalées, souvent irrégulières. Cette espèce est des plus rus- 
tiques et d'une prompte venue; elle réussit bien à la transplantation et se multiplie aussi 
par les semis sur place, elle préfère les terrains granitiques ou schisteux, secs et légers, 
même de peu de profondeur, et les expositions froides et élevées. Son bois est de la plus 
grande utilité, très-recherché pour la marine et pour les constructions civiles. 

Pliius sylvestris Altaica. Ledeb. 

PIN SYLVESTRE DES MONTS ALTAÏ. 

Syn. : pinus sylvestris uralensis. Fischer. 

Arbre de forme pyramidale compacte, s'élevant à 15— 20 mètres, croissant sur les monts 
Altaï. Feuilles très-courtes, très-raides. 



Pinus sylvestris argeiitea. Stew. 

PIN SYLVESTRE ARGENTÉ. 

Espèce distincte par la nuance argentée de ses feuilles et de ses cônes. Cet arbre 
atteint une grande hauteur sur les chaînes de montagne avoisinant la mer Noire. 

Piiius sylvestris aiireo-picta. C. S. 

PIN SYLVESTRE A FEUILLES DORÉES. 

Belle variété, remarquable par ses feuilles, dont la moitié supérieure est d'un beau 
jaune d'or; panachure très-constante. 



PINDS. 143 



Plituis «ylvestrls Bnjotli. Hort. 

PIN SYLVESTRE DE BUJOT. 

Tige non ramifiée, couverte de ramilles excessivement nombreuses, courtes, formant 
une masse compacte. Feuilles très-rapprochées, contournées, d'un vert obscur. Variété 
buissonneuse et rabougrie. 

Piiius sylvestri» Caucasica. Fischer* 

PIN DU CAUCASE. 

Feuilles géminées, droites, canaliculées en dessus, arrondies en dessous, finement ser- 
rulées sur les bords, luisantes et d'un beau vert gai sur les deux faces, longues rie 12 — 15 
centimètres; gaines squameuses, très-courtes, 1—2 millimètres; coussinets peu saillants, 
largement décurrents ; écorce d'un gris bronzé. 

Grand arbre, d'une croissance rapide et vigoureuse. Habite les montagnes du Caucase 
et près d'Erzéroun en Perse. 

Pinus sylvestris fastSgiata. Barillet» 

PIN SYLVESTRE PYRAMIDAL. 

Feuilles géminées, étalées, dressées, très-rapprochées, planes ou légèrement concaves 
en dessus, arrondies en dessous, longues de 8—10 centimètres, larges, un peu contour- 
nées, d'un vert grisâtre argenté. Tronc droit, tige élancée, forte. Rameaux courts, stric- 
tement dressés contre la tige en forme de colonne étroite et très-serrée. Variété des plus 
remarquables et très-vigoureuse, trouvée au bois de Boulogne en 1857 ; nous la devons à 
l'obligeance de M. Barillet. 



Piuus sylvestris variegata. C. S. 

PIN SYLVESTRE A FEUILLES PANACHÉES. 

Variété remarquable par ses feuilles panachées. 

Pinus sylvesti'is Interitiana. Regel. 

PIN SYLVESTRE D'IMÉRITIE. 

Espèce ou variété du P. Sylvestre, d'une croissance extrêmement lente dans sa jeu- 
nesse. Rameaux grêles, un peu diffus. Feuilles géminées, étalées, recourbées, minces, 
fortement concaves en dessus, arrondies en dessous, à peine serrulées sur les bords, 
longues de 35 — W millimètres, terminées par un mucron fin, très-aigu. Gaines squa- 
meuses, très-courtes, 1—2 millimètres, promptemeut caduques. Coussinets peu saillants, 
non décurrents. 

Habite les montagnes de Tlméritie, d'où nous avons reçu les semences de M. de 
Hartviss. 

Pinus sylvestrisi iiioiiopliylla. Loud. 

PIN SYLVESTRE A FEUILLES SOUDÉES. 

Variété beaucoup moins vigoureuse que l'espèce, et ne formant ordinairement qu'un 
grand arbrisseau diffus; très -distincte par les deux feuilles de chaque gaine complètement 
appliquées et comme soudées entre elles, se détachant la deuxième ann-e Ior.;qi;e l'arbre 
pousse vigoureusement, et reprenant alors leur caractère normal. 



144 PINUS. 



Pinus sylvestrls nana. Carr. 

PIN SYLVESTRE NAIN. 



Arbuste buissonneux, aplati, à peine conique. Branches nombreuses, très-courtes, 
dressées. Feuilles longues de 2—k centimètres, glaucescentes ; gaines très-courtes, bien- 
tôt nulles ou presque nulles. 



Pinuis sylvestri» pendula. C. S. 

PIN SYLVESTRE PLEUREUR. 

Rameaux très-allongés, grêles, déclinés, longuement pendants. Feuilles géminées, 
étalées, rapprochées, droites, ou le plus souvent contournées, planes et argentées en dessus, 
arrondies en dessous, finement serrulées sur les bords, longues de 4 — 5 centimètres; gaines 
longues d'à peine 1 millimètre, promptement caduques; coussinets saillants, décurrents. 
Cette belle variété n'est réellement pendante que lorsque l'arbre placé dans une position 
ombragée prend un certain développe;ïient ; le pied mère sur lequel nous avons pris les 
greffes avait la plupart de ses branches pendant strictement jusqu'à terre le long de la 
tige, ce qui lui donnait à dislance, l'aspect d'un arbre pyramidal. 



Piiius sylvestris pygiiiîea micropliylla* C. S, 

PIN SYLVESTRE PYGMÉE A TRÈS-PETITES FEUILLES. 

Arbuste très-nain, étalé, compacte, s'élevant au plus à 20 — 30 centimètres, en buisson 
aplati. Ramules et ramilles très-nombreux, relativement gros, courts, étalés, puis verti- 
calement redressés. Écorce rugueuse par la persistance des coussinets. Feuilles géminées, 
très-nombreuses et très-rapprochées au sommet des ramilles, très-ténues, comme subu- 
lées, droites, d'un vert foncé, longues de 5—15 millimètres, terminées en une pointe 
fine, piquante. 

Cette jolie et curieuse variété, bien plus petite dans toutes parties que le P. Sylvestris 
nana, a été trouvée dans nos bois de pins sylvestres; le pied déjà assez âgé ne s'élève 
pas à plus de 30 centimètres, formant une touffe aplatie de plus d'un mètre de circonfé- 
rence. Elle ne réussit bien que sur des terrains secs et rocailleux, exposés au soleil. 



Pinus sylvestris Rigensis. Desf. 

PIN SYLVESTRE DE RIGA. 

Le plus grand des pins sylvestres, croissant en vastes forêts au nord de l'Europe, très- 
estimé comme bois de mâture et de construction. 



Piiius sylYestris rubra. Hort. 

PIN SYLVESTRE D'ÉCOSSE. 

Syn. : pinos sylvestbis horizontalis. Don. 

Variété des Higlands d'Ecosse. Branches horizontalement étalées. Feuilles longues, 
argentées, Écorce et bois rouges. C'est un arbre de très-grandes dimensions, dont le bois 
est d'excellente qualité pour tous les usages. 



PINUS. 145 



Piniiis sylvestris «spiralis. C. S» 

PIN SYLVESTRE A FEUILLES DISPOSÉES EN SPIRALE. 

Variété des plus remarquables. Rameaux droits, allongés. Feuilles longues de 6 — 7 
centimètres, épaisses et larges, concaves et finement sillonnées en dessus, arrondies en 
dessous, serrulées sur les bords, glauque-argenté sur les deux faces, très-rapprochées, 
contournées, redressées en sorte de spirales contre les rameaux, avec lesquels elles for- 
ment une petite colonne à jour, à peine épaisse de 4 — 5 centimètres. Gaines longues de 
5—7 millimètres, promptement caduques. Coussinets plats, très-longuement décurrents. 
Arbre très-vigoureux, à tiges élancées, fortes. 



Piiius s^ylvestris trocata. C. S» 

PIN SYLVESTRE A CÔNES AGGLOMÉRÉS. 

Variété remarquable par l'agglomération en trochets très-serrés autour des rameaux, 
de ses petits cônes, dont chaque groupe contient souvent une centaine et plus. 

Pinus uuciiiata. Ram. 
PIN MUGHO. Poir. 

Arbre de 6 — 12 mètres et plus, disposé en buisson étalé et serré. Branches et rameaux 
dressés. Feuilles géminées, très-denses, appliquées sur les ramilles, raides, quelquefois 
contournées, d'un vert sombre presque glaucescent, longues de 7 — 9 centimètres, termi- 
nées au sommet par un court mucron. Gaines membraneuses, longues de 6 millimètres. 
Coussinets peu saillants, largement décurrents. Cônes réunis par 2 — 3, ovoïdes, obtus, 
longs de 5 — 7 centimètres, larges de 3 — 4, droits ou légèrement contournés; apophyse 
subtétragone, très-développée, fortement comprimée, réfléchie dans les écailles inférieu- 
res. Protubérance large, tronquée, mutique ou mucronulée. 

Habite les montagnes Alpines et froides de l'Europe. 



Piiius uuciiiata rostrata. Ant. 

PIN A CROCHETS, 

Cette variété diffère de l'espèce par les écailles de ses cônes plus élevées et terminées 
par une pointe longue et crochue. 

Habite les parties froides des Pyrénées, oia elle acquiert une élévation de 10—15 mè- 
tres, quelquefois beaucoup plus. 



Piiius uuciiiata uligiiio«ia. Vimmer. 

PIN MUGHO DE FISCHER, 

Espèce assez vigoureuse, disposée en pyramide. Feuilles géminées, dressées-étalées, 
d'un beau vert, longues de 5—8 centimètres, terminées par un court mucron presque 
obtus. 

Habite les montagnes en Autriche. 



10 



146 PINUS. 



Sixième tribu : FINE A. 



Feuilles géminées et ternées, très-rarement quaternées. Cônes ovoïdes, sessiles ou 
subsessiles, arrondis, obtus. Apophyse élevée, obtuse arrondie ou subanguleuse, 
tronquée. Protubérance centrale. Graines dépourvues d'ailes. 

Pinus Cenibroïiles. Gordon» 

PIN FAUX CEMBRO. 

Feuilles ternées, triquètres, longues de 4—5 centimètres, légèrement tordues à la base 
d'un vert clair glaucescent. Gaines courtes, très-caduques. Cônes ovales, arrondis, atté- 
nués au sommet, obtus ; apophyse élevée, pyramidale, comme tronquée. Grames dépour- 
vues d'ailes. -,.,,• i + 

Arbre de 8—10 mètres de hauteur, souvent tortueux. Habite au Mexique les monta- 
gnes d'Orizaba, à environ 3000 mètres d'altitude. Introduit en 1848. Assez rus- 
tique. 

Pinus edulis. Wisliz. 

PIN A AMANDE COMESTIBLE. 

Feuilles géminées, plus rarement ternées, courtes, raides, curvées, très-finement 
striées concaves et glauques en dessus, convexes et vertes en dessous, lisses sur les bords. 
Cônes sessiles, dressés, subglobuleux, coniques; écailles à apophyse dilatée, pyramidale, 
non mucronée. Graines longues de 12 millimètres et larges de 8, contenant une amande 
d'un goût très-agréable, surtout lorsqu'elle est cuite. 

Petit arbre de 5— 10 mètres de hauteur sur 16—30 centimètres de diamètre. Habite les 
parties septentrionales du Mexique. 

Piiius Fremontiana. Endlicher» 

PIN DU COLONEL FRÉMONT. 

Feuilles géminées et ternées, souvent en apparence solitaires par soudure ou accolle- 
ment longues de 3—6 centimètres, d'un vert-glauque, ordinairement courbées, raides et 
terminées au sommet en une pointe piquante. Gaines excessivement courtes, tres-promp- 
tement caduques. Cônes très-nombreux, ovoïdes, irrégulièrement subglobuleux, composes 
de 6—7 rangées d'écaillés épaisses, d'un brun luisant. Apophyse renversée fortement 
déprimée au sommet; protubérance tronquée. Graines dépourvues d ailes, oblongues ou 
ovoïdes, obtuses-arrondies aux deux bouts, à testa jaunâtre tiqueté de brun, tres-tragUe, 
renfermant une amande d'un goût agréable. , -, , i .„ k^„„ 

Arbre atteignant 8-10 mètres de hauteur, à écorce gris cendré, glaucescente Jisse, 
ou légèrement marquée par la chute des feuilles. Branches tres-rapprcchées, étalées. 
Rameaux très-nombreux, grêles, diffus. _ -, > , v -^ j „ „„;„ac 

Habite en Californie, sur les deux versants de la Sierra-Nevada, a la limite des neiges. 
Il produit en quantité des amandes comestibles. Introduit en 1847. Rustique. 

Pinus lilaveana. Schiede. 

PIN DE LLAVE. 

Arbre des montagnes froides du Mexique, où il acquiert 8-10 mètres de hauteur Bran- 
ches nombreuses, étalées. Rameaux étalés grêles. Feuilles ternées plus rarement gémi- 
nées longues de 5-6 centimètres, comprimées, irrégulièrement rhomboidales, carénées 



PINUS. 147 

et bisulqtjées, la plupart incurvées, d'un vert-glauque. Gaines très-courtes et très- cadu- 
ques; coussinets arrondis, plats, non décurrents. Cônes longs d'environ 4 centimètres, 
larges de 35 millimètres à la base, souvent déprimés; écailles courtes, épaisses, très- 
làches; apophyse élevée, pyramidale, presque tétragone, tronquée, sillonnée- ridée, bru- 
nâtre ; protubérance plane, non mucronée. Graines comestibles dépourvues d'aile, irré- 
gulièrement obovales, obtuses aux deux bouts, longues d'environ 15 millimètres, larges 
de 8 — 10, à testa dur, osseux, blanchâtre. 

Habite au Mexique les parties froides de Réal-del-Monte, à une altitude de 2500 à 
3000 mètres. Assez rustique. Introduit eu 1830. 

Piiius osteos|iei*i|ia. Wisliz. 

PIN A AMANDE OSSEUSE. 

Feuilles ternées, rarement géminées, courtes, ténues, presque droites, lisses sur les 
deux bords, glauques en dessus, vert pâle en dessous, très-finement striées sur les deux 
faces. Cônes sessiles, subglobuleux, dressés. Graines obovales, longues de 12 millimètres, 
dépourvues d'aile, à testa dur. Arbre de 5—6 mètres de hauteur, des montagnes nord du 
Mexique. Introduit vers 1850. Rustique. 

Piniis iiiiiea. L. 

PIN PIGNON. 

Arbre de 15—20 mètres de hauteur et plus. Tronc droit, noueux, dénudé dans sa partie 
inférieure, à rameaux très-nombreux, largement étalés au sommet en forme de parasol, 
lîcorce rouge très-épaisse et très-dure. Feuilles géminées, rarement ternées, nombreuses 
et dressées à l'extrémité des jeunes rameaux, longues de 10—16 centimètres, étalées et 
plus courtes sur les branches adultes, lisses, presque triquètres, épaisses st arrondies en 
dessous; gaines très-courtes; coussinets saillants, décurrents. Cônes très-gros, ovoïdes, 
très-obtus, arrondis au sommet; écailles à apophyse très-épaisse, luisante, roux foncé, 
largement déprimée, quelquefois saillante, blanchâtre ou d'un roux fauve. Graines dé- 
pourvues d'aile, oblongues ou ellipsoïdes, longues de 18—20 millimètres, larges de 5—7, 
à testa très-dur couvert d'une poussière fuligineuse, contenant une amande comestible 
appelée dans le Midi pignon. 

Habite dans la région méditerranéenne et dans quelques parties de l'Asie. Son bois est 
blanc et de bonne qualité. Sensible au froid dans sa jeunesse. 

Piiius pSnea frag;ills* LoiseL 

PIN PIGNON A COQUE TENDRE. 

Variété à coque très-tendre et facile à romprs entre les doigts. 



DEUXIÈME SECTION. 
PINS NOUVEAUX DU MEXIQUE. 

DÉCOUVERTS PAR M. B. ROELZ, DE MEXICO, ET REÇUS DIRECTEMENT 
DE GRAINES EN 1858—1859. 

Nous possédons la collection entière des nouveaux pins mexicains dont nous avons 
reçu les semences de M. B. Roezl de Napoles près Mexico. 

Malgré l'immense différence climatérique des contrées dont ils proviennent, l'élé- 
vation supra-marine de leur habitat jusqu'à 4000 mètres et souvent près de la 



148 ' P™DS. 

limite des neiges persistantes, nous a donné l'espoir de les naturaliser dans le centre 
ri Frlncè de les habituer avec quelques précautions dans leur jeunesse au 
atteintes de nos froids assez rigoureux et de les répandre ensuite dans le M.d,, ou 

'Tet£: re\tqr:rrn:-disposé en plein air dans notre Pin.u^ où 
déià palperaient admirablement des espèces de ™™ P™""""™ • f °\t 
années consécutives de 1862 à 1866, la majeure partie de ces beaux pins, aux 
formes sTétranges; et à notre vive satislaction nous les avons vus supporter sans 

ommag s nos froids assez rigoureux : 0» 08- à 0» 12= degrés , et ««^"«'■'"-'«e " 
Sn des plus luxuriantes, des tiges d'une force et d'une vigueur remarquables, 

ongûesde'so centimètres j'usqu'à un mètre, couvertes Ol<;-f^^^"^^^^Z 
cessivemenl rapprochées, généralement ténues, kngues de 16 a 35 centimètres 

^'S:: t;roT:S:liTct"no?vr; pms son.d'intr„duction encore trop récente 
pour pouvoir êlr'è exactement décrits et définitivement classés, sur des echan .1 on 
Les eHncomplets de feuilles ou de cônes ; on ne pourra donc bien apprécier leurs 
caractères que sur des plants en vigueur et d'une certame force 

Nous croyons, avec M. E. A. Carrière, qui les a sérieusement etud es dans °o re 
établissement en 1866, nous croyons, disons-nous, qu'on s est trop hâté de réduire 
à un p uTnombre d'es'pèces, ou d'assimiler à des espèces et variétés plus anç «n- 
nemenrinlroduites, des%ius'de provenances si distantes et ofirant même des diffe- 

'^re:t';rurSs;u~Xt?informatious, nous devons nous borner dans 

nomenclature et les descriptions de JVi. Koezl, ei en y juigi a 4 ^ 
lions et renseignements particuliers ou lires de divers auteurs. 

PINS NOUVEAUX DU MEXIQUE. 
Première tribu : STROBUS. 

Feuilles généralement quinées, triqnètres, courtes, très-fines, glauques. Cônes 
longs et gros ; protubérance terminale. 

Pinus Ayacaliuite lilanco. Ehre^ih. 

Feuilles réunies par 5 et quelquefois par 6 dans la f -/J^^f ^l^^tefs'es^^^^^^ 
glauques, de 8 centimètres de longueur. Games courtes a é^am^^^ deCgueur'sur 9-12 
très-caduques. Cônes presque cylindriques, de 30-36 centimètres ae 10 g 

Piiius Ayacaliuite colorado. Ehrenb. 

■ Feuilles quinées, un peu raides, très-glauques longues de 12-13 -n^^^^^^^^^^ 
courtes, à écailles membraneuses, lâches et tres^caduc^ues. Cônes ongs ^^^.jj^^ 

mètres 'sur 9-10 de longueur, très-résineux un ff^^^^jf,^^^^ terminale, 

recourbées, sillonnées longitudinalement de raies très lones, pioiu 
large de 10 millimètres sur 6 de longueur. 



PINUS. 149 

Arbre de 35 à ^lO mètres, très-rameux, à feuillage très-glauque. C'est un d^s plus beaux 
arbres qu'on puisse voir ; ses cônes, qui poussent à l'extrémité des branches, ont de loin 
une telle ressemblance avec l'ananas, que les habitants des environs leur donnent le 
même nom : Pina. 

Il croit sur le côté est du Popocatepetl,àune altitude d'environ 2800 mètres. 

Piiius Bonapartea. RoezL 

Feuilles réunies dans la même gaine par 5, 6, 7, 8 et même 9, très-tenues, glauques, 
triquètres, longues d'euviron 1 2 centimètres ; gaines composées d'écaillés linéaires, aiguës, 
lâches, frisées au sommet, bientôt caduques. Cônes dressés, presque cylindriques, de 
25—30 centimètres de longueur sur 8—12 de diamètre. 

Pin magnifique, appelé Pino Real au Mexique, à cause de la majesté de son port et de 
ses dimensions colossales. Il s'élève à plus de kO mètres sur un tronc droit, garni de 
longues branches verticillées, couvertes à leur extrémité de cônes très-gros. Il habite 
dans la province de Durango, sur la Sierra-Madre, à 3000—^00 mètres d'altitude. Il 
produit une substance résineuse très-sucrée et agréable à manger. L'habitat de cet arbre 
étant très-froid, tout tait présumer qu'il sera parfaitement rustique dans l'Europe cen- 
trale. 

Pinus doiii Pedri. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, ténues, très-glaucescentes, longues de 12 centimètres; 
gaines courtes, à écailles membraneuses, lâches, très-caduques. Cônes souvent droits, 
parfois un peu recourbés, longs de 25 à 40 centimètres sur 10 de diamètre. 

Écailles larges, droites, lisses; protubérance terminale recourbée vers le sommet, large 
de 8 millimètres sur k — 5 de longueur, très-caduques. 

Arbre de 35 à 45 mètres avec des branches et des rameaux longs et flexibles. Il croit à 
3500—4000 mètres d'altitude dans les environs de Tenango, où il est connu sous le nom 
d'Ayacahuite. Il a en effet quelques ressemblances avec le Pinus Ayacahuite, Ehrenherg; 
mais il en diffère par ses dimensions plus grandes, par la couleur de ses cônes et par 
l'aile des graines qui est beaucoup plus courte, ayant à peine 1 centimètre. 

Pinui^ liamata. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, raides, glauques, très-ténues, très-finement serrulées, 
longues de 10—12 centnnètres; gaines courtes à écailles membraneuses, larges et très- 
caduques. Cônes droits ou très-légèrement arqués, fusiformes, obtus, arrondis, longs de 
25 centimètres sur 5—6 de large. Écailles et protubérance terminale très-recourbées, 
formant de véritables crochets, en forme de hameçons. 

Arbre de 40 à 50 mètres. Branches retombantes portant les cônes à leur extrémité. 
Croit sur les montagnes de la Sierra-Madre, à environ 2600 mètres d'altitude. Bois de 
qualité supérieure. 

Pinu!^ Popocatepetlii. Roezl, 

Très-grand arbre à feuilles quinées, triquètres, glauques, longues de 10 — 12 centi- 
mètres; cônes très-gros, très-résineux. 

Il croit sur les pentes du Popocatepetl, à une grande élévation; espèce voisine du P. 
Dom Pedri. Bois d'excellente qualité. 

Pinus Teitclili. Roezl. 

Feuilles quinées, quoique la même branche porte souvent 6, 7, 8 et même 9 feuilles 
dans une gaine, très- ténues, glauques, serrulées, longues de 12 centimètres; gaines 
coiartes, caduques, écailleuses. Cônes droits, longs de 25 à 30 centimètres, sur 10 de 



150 PINUS. 

large ; apophyse large de 35 à 40 millimètres et 12 de haut, forte, recourbée, épaissie au 
centre, avec plusieurs lignes très-saillantes; protubérance saillante, large de 10 milli- 
mètres sur 12 de long. 

Le Pinus Veitchii croît sur le côté est duPopocatepetl, à, une élévation de 4000 métrés; 
il atteint une hauteur de plus de 40 mètres. Son tronc est entièrement droit, très-garni 
de branches longues et minces; les rameaux, qui ont la grosseur d'un crayon ordinaire, 
ont de 60 centimètres à 1 mètre de long. 



Deuxième tribu : PSEUDO-STROBUS. 

Feuilles quinées, lorxgues. Gaines persistantes, fibrolaineuses, plus rarement 
écailleuses. Cônes longs ou moyens, obliques, horizontaux, parfois pendants, ses- 
siles ou courtement pédoncules, à écailles solides, ne s'ouvrant pas a l'automne. 
Apophyse plus ou moins élevée, souvent très-saillante, pyramidale. Protubérance 
termino-centrale. Graines ailées. 

Pinus aiigulKita. Roezl. 

Feuilles quinées, unpeuraides, sorrulées, longues de 26 centimètres. Gaines écailleuses, 
soyeuses brunes, longues de 2 centimètres. Coussinets longuement décurrents. Cônes 
légèrement courbés, longs de 15 centimètres, larges de 5, atténués et presque pointus au 
sommet- apophyse rhomboïdale, denticulée au sommet, transversalement carénée, tres- 
élevée au centre, large de 20 millimètres sur 13 de hauteur; protubérance large, mu- 
cronée, de couleur gris-cendré. . . 

Arbre de 35 à 40 mètres. Feuillage d'un beau vert et tres-touffu. Il croit sur 1 Iztacmuatl, 
de 2500 à 3000 mètres d'altitude. 

Piiiiis AMtoîiieaiia. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 30 centimètres, minces, ténues, triquètres, lisses ou à 
peine serrulées ; gaines soyeuses, longues de 20 millimètres. Cônes recourbes, longs de 
12 centimètres, sur 4 de diamètre ; apophyse irrégulièrement rhomboïdale, bombée a la 
base, assez saillante ;, protubérance petite, recourbée vers le sommet. , , , / a-^, 

Bel arbre de 25—30 mètres, très-touffu. Branches étalées, longues, d un tres-bel euet. 
Habite près de la Hacienda de Zavaleta, à une altitude de 2600 mètres. 

Pinùs Aztecaeiisis. RoezU 

Feuilles quinées, triquètres fie côté extérieur du triquètre beaucoup plus large que les 
intérieurs); ténues, très-finement serrulées, retombantes, luisantes, d un vert gai magni- 
fiaue longues de 25-30 centimètres; gaines de 10-11 milhmètres. Cônes des plus 
beaux qu'on puisse voir, courtement pédoncules, coniques, légèrement recourbés au 
sommet, longs de 12—16 centimètres, larges de 7. Apophyse rhomboïdale, de 20 milli- 
mètres de large sur 15 de haut, bombée, très-saillante à son sommet, d'un brun rougeatre ; 
protubérance saillante, plus claire que l'apophyse. , ui «f r^-o,. coc 

Cet arbre qui n'atteint que 20 mètres de hauteur, offre le plus bel aspect par ses 
branches courtes et garnies de feuilles longues qui retombent en un panache des plus 
gracieux. Il habite la Sierra en avant de Zacatlan, sur le chemin de Mexico a lampico a 
une altitude de 2500 mètres. 

Pinus Bootliiana. Roezl. 

Feuilles quinées et quaternées, triquètres, longues de 22 centimètres, raides ; gaines 
soyeuses de 20 millimètres. Cônes longs de 17 centimètres, larges de 4. Apophyse qua- 



PINUS. 151 

drangulaire ; carénée transversalement et du centre à la base ; protubérance très-dépri- 
mée avec un petit mucron caduc. 

Arbre de 25 à 30 mètres, à branches courtes et à feuilles redressées. Branches dres- 
sées, écorce gris-cendré. Habite les volcans Popocatepetl et Iztacihuatl, à une altitude 



d'au moins 3000 mètres. 



Pinuiîs JBoiiclieiaiia. Roezl, 



Feuilles quinées, triquètres, finement serrulées, longues de 20 à 28 centimètres. Gaines 
longues de 20 à 22 millimètres, soyeuses, persistantes. Cônes légèrement courbés, longs 
de 13 centimètres, larges de 5. Apophyse rhomboïdale, transversalement carénée, dépri- 
mée k la base; protubérance saillante, pointue. 

Arbre de 30 à 35 mètres de hauteur, de forme Irès-régulière ; il habite sur le versant 
ouest de l'iztacihuatl près d'Améca. 

Pinuss bullata. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, ténues, lisses ou à peine serrulées, longues de 30 centi- 
mètres ; gaines soyeuses, brunes, longues de 20 millimètres, déchirées-frangées au som- 
met. Cônes sessiles, ou très-courtement pédoncules, légèrement courbés, longs de 15 à 
18 centimètres, larges de 6, élargis dès la base, convexes d'un côté, à peme concaves de 
l'autre, atténués, obtus au sommet. Apophyse rhomboïdale, buUée, large de 15 milli- 
mètres sur 12 de haut ; protubérance ronde avec un mucron relevé vers le sommet. 

Arbre de 15 à 20 mètres de hauteur, couvrant une surface de 25 à 30 mètres de 
diâmfîtrG 

Il croitprès du village de San-Matheo, à une altitude d'environ 2600 mètres. 

Piiius Carrierei. Roezh 

Feuilles quinées, longues de 30 à 33 centimètres, aiguës, raides, triquètres, très-fine- 
ment serrulées. Gaines écailleuses, blanch^-tres, fimbriées, longues de 3 centimètres. 
Cônes assez fortement pédoncules, allongés, presque fusiformes, longs de 14 centi- 
mètres, larges d'au moins 4, légèrement atténués aux deux bouts, courtement obtus au 
sommet. Apophyse rhomboïdale , bombée, carénée transversalement, d'une^ couleur 
brun rougeâtre ; protubérance large, saillante, terminée par un mucron recourbé. 

Arbre de 35 à 40 mètres, qui habite les forêts de Tulancingo, à une altitude de 2600 a 
3000 mètres. 

Quoique ses feuilles soient très-longues, elles ne sont pas retombantes, elles sont raides 
et droites, ce qui rend son aspect unique. 

Piiitis^ CedrMS. Roezh 

Feuilles quinées, triquètres, glaucescentes, très-ténues, à peu près lisses, longues de 
10—12 centimètres. Gaines écailleuses, membraneuses, très-caduques. Cônes pédoncules, 
régulièrement ovoïdes, coniques, atténués et presque pointus au sommet, longs de 
5 centimètres, larges de 3; apophyse irrégulière, quelquefois arrondie; protubérance 
plane,' armée d'un mucron épineux, assez saillant à la base et vers le sommet du cône. _ 

Cet arbre a une ressemblance telle avec le cèdre du Liban, que de loin on ne croirait 
jamais avoir vu un Pin. Ses branches-qui commencent tout près de la terre, sont étalées, 
et de même que le tronc, tellement garnies de jeunes pousses, qu'on croirait voir une 
pyramide de gazon. Il atteint 20 mètres à peu près, ombrageant une espace de 40 mètres 
de diamètre au moins. i • j j 

habite sur une colline près la route de Mexico à Guernavaca, à une altitude de 
2600 mètres. 



152 PINUS. 



Pinus Clialinaeiisis. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 45—50 centimètres, assez ténues, un peu tourmentées, 
retombantes, d'un vert obscur. Gaines soyeuses, entières. Branches grosses, écorce gris- 
roux. 

Piiius roarctata. Roezl* 

Feuilles quinées, triquètres, un peu raides, à peu près lisses, grosses, droites, longues 
de 15 à 20 millimètres ; gaines soyeuses, brunes, entières, longues de 15—20 millimè- 
tres. Cônes pédoncules, légèrement courbés, longs de 13 à 15 centimètres sur 4 de large. 
Apophyse rhomboïdale, arrondie au sommet, large de 15 millimètres sur 12 de haut : 
protubérance très-large, bombée, avec un mucron gros, saillant. 

Arbre de 25 à 30 mètres, très-droit ; ses branches sont horizontales, un peu redressées 
au sommet. Il croit sur la montagne Tzompoli à une altitude d'environ 2600 à 3000 
mètres. 

Pinu» Coiiioiirortii. Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, triquètres, assez fortement serrulées, longues de 10—11 cen- 
timètres, d'un vert gai : gaines courtes ; coussinets à peine saillants. Cônes droits, très- 
régulièrement coniques, atténués à partir de la base, longs de 7 centimètres, larges de 3, 
à écailles luisantes, d'un gris blanc. Apophyse déprimée, irrégulière ; protubérance peu 
saillante. 

Très-joli arbre, assez touffu, réguUer, à rameaux horizontaux. Il s'élève seulement à 
12—15 mètres et croit dans les montagnes les plus élevées des environs de Huisquiluca,à 
une altitude de plus de 3500 mètres. 



Piiiiij^ eoi'iiea. Roezl. 

Arbre remarquable, ayant du rapport avec le P. Devoniana, mais distinct. Feuilles 
quinées, longues et ténues. Cônes à peu près les mêmes que ceux du P. pseudo-strobus, 
longs, arqués et ressemblant à une petite corne de vache. 



Piiiu!^ Decaisneana. Roezl, 

Feuilles quinées, longues de 16 centimètres (le côté extérieur du triquètre très-large 
et arrondi), raides et très-aiguës, glaucescentes, finement serrulées; gaines de 12 milli- 
mètres. Cônes légèrement recourbés, courtement pédoncules, longs de 10 centimètres, 
larges de 4, souvent convexes d'un côté, presque droits de l'autre; apophyse rhomboï- 
dale, transversalement carénée, déprimée à la base, brun-rougeâtre; protubérance plus 
foncée. 

Arbre de 15 à 18 mètres de hauteur, à rameaux très-gros et touffus. Feuilles très- 
droites et raides. Sa forme l'éloigné beaucoup des espèces mexicaines, pour le rappro- 
cher de celles de la Californie. 

Habite les environs de Pachuca, à la hauteur d'environ 2600 mètres. 



Pinus Decaiiflolleaiia. Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, glaucescentes, longues de 10 centimètres, lisses ou à peine 
serrulées; gaines membraneuses, courtes, très-caduques; coussinets très-plats. Cônes 
très-régulièrement ovoïdes-coniques, longs de 6 centimètres, largesde 4. Apophyse plane, 
i rrégulière, large de 15 milli.mètres sur 10 de haut : protubérance déprimée, légèrement 
mucronée. 

Arbre pyramidal de 25—30 mètres de hauteur, ressemblant beaucoup au premier 



PINUS. 153 

abord à ua P. Strobus, croissant sur les hautes montagnes du Mexique. Branches longues 
relativement faibles. 

Piiiiis defiauiierata. Roezl. 
Feuilles quinées. Branches étalées, ascendantes, un peu diffuses. 

Pliius depeudeiis. Roezl. 

Feuilles quinées, souvent quaternées sur le même rameau, triquètres, très-ténues, lon- 
gues de 10—12 centimètres; gaines écailleuses, membraneuses, très-caduques. Cônes 
coniques, longs de 5 centimètres, larges de 35 millimètres; pédoncule très-long et très- 
gros. Apophyse très-irrégulière, tout à fait plane à la base du cône et saillante au som- 
met: protubérance large, ovale, munie d'un gros mucron, qui devient très-saillant vers 
le sommet du cône. 

Arbre de 20 à 25 mètres, très-droit; ses branches sont pendantes comme celles du Cu- 
pressus pendula, ce qui le fait distinguer de loin. Il croit sur une colline, près de la 
route de Mexico à Cuernava, à une altitude d'environ 2600 mètres. 

Pinu» Dolleriana. Roezl. 

Feuilles quinées, assez ténues, triquètres, longues de 25—27 centimètres, finement ser- 
rulées, un peu arrondies extérieurement : gaines persistantes, écailleuses ou soyeuses, 
longues de 25— 27 millimètres. Cônes longs de 12 centimètres, larges de 5, légèrement 
courbés, un peu rétrécis à la base, atténués au sommet, obtus; apophyse rhomboï- 
dale, arrondie au sommet, carénée transversalement; protubérance plus foncée que l'a- 
pophyse. 

Arbre de 20 à 25 mètres, à branches redressées, très-grosses et très-courtes, à 
feuillage très-touffu, ce qui lui donne un aspect très-agréable ; c'est un des plus jolis du 
groupe. 

Il habite dans les hautes montagnes de Toluca, à une altitude de 3000—3500 mètres. 

Piniis elegans. Roezl, 

Feuilles quinées, triquètres, longues de 28 centimètres; gaines soyeuses de 25 milli- 
mètres. Cônes recourbés, longs de 10 centimètres sur 3 de large ; apophyse très-irré- 
gulière, légèrement carénée aux deux extrémités; protubérance un peu déprimée. 

Arbre de 30 mètres, d'un port magnifique et d'une élégance à charmer la vue. Habite 
entre les volcans Popocatepelt et Iztacihuatl, à une altitude de 3000 mètres. 

Piiius Endliclieriana. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 15 centimètres, raides, triquètres : gaines de 15 millimè- 
tres; coussinets peu saillants; cônes un peu recourbés, effilés, très-régulièrement atté- 
nués en pointe de la base au sommet. Apophyse irrégulière, protubérance saillante. 

Il ressemble par sa forme au P. robusta, dont il diffère par ses cônes et son feuillage 
moins touffu. Croît sur le mont Ajusco avec le P. robusta. 

Piuu« Endlicheriaiia loiigifolia. RoezU 

Arbre d'environ 30 mètres de hauteur, d'une grande beauté. Ses feuilles quinées, 
raides, longues de 18 centimètres, triquètres, d'une couleur glauque très-prononcée, le 
font ressortir de toutes les autres espèces à longues feuilles. Gaines soyeuses, longues de 



154 PIN US. 

15 millimètres. Cônes coniques, longs de 9 centimètres sur k de diamètre. Apophyse 
rhomboïdale, transversalement carénée, déprimée au centre. Protubérance petite, un 
peu saillante, légèrement mucronée. ^ 

Habite les montagnes du Mexique, à plus de 3000 mètres d altitude. 

Pinii^ E^caiidoiiiaiia. RoezU 

Feuilles quinées, très-ténues, triquètres, longues de 18 centimètres; gaines soyeuses, 
blanchâtres, longues de 15 millimètres. Cônes droits, cylindriques, obtus, longs de 9 cen- 
timètres larges de k. Apophyse rhomboïdale, transversalement carénée, large de 
14 millimètres sur 10 de haut; protubérance saillante, pyramidale avec un mucron aigu. 
Cet arbre se rencontre très-rarement; il est d'un port exquis et d une transparence- par- 
faite, due à son feuillage très-clair-semé. Habite le mont Tzompoh, a environ 3000 mètres 
d'altitude. 

Piuus exsei'ta. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, étalées, à peine serrulées, longues de 30 à 35 centimètres-, 
gaines soyeuses, écailleuses, brunâtres. Cônes légèrement courbes déprimes a la base, 
lones de 16 à 18 centimètres sur 6 de large. Apophyse excentrique rhomboidaje, arrondie 
au sommet, carénée transversalement, déprimée k la base, large de 20 milhmetres sur 10 
de haut; protubérance bombée, terminée par un fort mucron. . .. - i 

Arbre de 25 à 30 mètres, à branches étalées, presque horizontales; croit près de 
Guarda, sur la route de Mexico à Cuernavaca, à une altitude de 2600 a 3000 mètres. 

Piiius Cieitiierî. Roezl. 

Bel arbre de 25-30 mètres de haut; cime compacte et toutrue; feuillage d'un beau 
vert foncé. Feuilles quinées, longues de 18 centimètres. Écailles du cône aplaties. Habite 
le mont Orizaba, à plus de 3000 mètres d'altitude. 

Piiius gracilîs. Roezl. 

Feuilles quinées, très-fines, retombantes, triquètres, lisses, longues de 9— 10 centimè- 
t4 gaines courtes, écailleuses, très-caduques. Cônes ovoïdes, tres-reguhers, reunis plus 
rarement solitaires longs de 5 centimètres, larges de 3, pendants ; pedoncue moyen. 
Apop^i^se rtoiX?dale,\rr au sommet, transversalement carénée; protubérance 

"" Arbrè^de 25 à 30 mètres, très-rameux et à feuillage très-touffu. L'une des espèces les 

^^HX'te''le revers des Cordillères, du côté du Pacifique, à une altitude de 3000 
k 3300 mètres. 

Piiius grauclis. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, raides. assez grosses, à P^ine serrulées, longues de 
30 centimètres. Gaines soyeuses, persistantes, d'environ 2 centimètres fimbn^^^^^^ 
met. Cônes coniques, courtement pédoncules, droits longs ^e 15 cen métrés s^^^^^ 
diamètre; apophyse rhomboïdale, légèrement carénée transversalement, protubérance 
déprimée, portant un léger mucron très-caduc. 4^xe +^,,fVn Tlliabitp 

Arbre de 30 mètres, à branches grosses et fermes et a feuillage tre -touffu H lab te 
entre les volcans de Popocatepetl et Iztacihuatl, a une altitude d'au moins 3000 mètres. 

Pinu» Haageaiia. RoezU 

Feuilles quinées, triquètres, assez grosses, serrulées, longues de 25--26cenU^^^ 
Gaines soyeuses, d'environ 20 millimètres. Cônes coniques, droits, longuement ovales, 



I 



PINUS. 135 



longs de 17 centimètres sur 6 de large, légèrement atténués vers le sommet, qui est 
obtus; apophyse rhomboïdale, un peu arrondie vers le sommet, bombée au centre, très- 
déprimée à là base, légèrement carénée transversalement; protubérance large, pyrami- 
dale, avec un petit mucron recourbé. 

Arbre de 30—35 mètres, qui habite près de San Rafaël, à une altitude d'environ 
2600 mètres. 

Pluiis llentlersoMil. lioezl. 

Feuilles quinées, ténues, de grosseur moyenne, longues de 25 — 27 centimètres, à peine 
serrulées. Gaines persistantes, soyeuses, de 25 à 28 millimètres, longuement fimbriées 
au sommet. Cônes légèrement courbés, longs de 13 centimètres sur 4 de large, d'une 
couleur très-claire, presque couleur de paille; apophyse rhomboïdale, un peu carénée 
transversalement, légèrement bombée; protubérance saillante, mucronulôe. 

Arbre de 30 — 35 mètres, à branches grosses et à feuillage touffu. Il croît près 
de Riofrio. 

Pinii^ Iteteroiiioi'filia. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, ténues, serrulées, longues de 20 — 22 centimètres; gaines 
soyeuses, blanchâtres, longues de 20 millimètres. Cônes fusiformes, droits ou à peine 
très-légèrement courbés, atténués aux deux bouts, obtus, longs de 12 centimètres, larges 
de 4. Apophyse hétéromorphe, élevée, irrégulièrement bosselée, striée-ridée, rousse ; 
protubérance très-large, très-saillante, un peu comprimée, à peine carénée, droite, 
parfois un peu penchée. 

Arbre de 20 à 25 mètres, avec des branches minces et des feuilles retombantes. 11 croit 
sur une colline du mont Tzompoli. 



Piiiiis Itorizoutalis. lioezl. 

Feuilles quinées, triquètres, assez ténues, finement serrulées, longues de 25 à 28 centi- 
mètres; gaines soyeuses, entières, longues de 2 centimètres. Cônes pédoncules longs de 
15 centimètres, larges de 45 millimètres, légèrement recourbés, atténués aux deux bouts. 
Apophyse quadrangulaire et transversalement carénée, ainsi que la protubérance, qui est 
large, déprimée, mucronée. 

Arbre de toute beauté; son tronc est tout à fait droit et ses branches sont régulières et 
parfaitement horizontales; si ce n'était pour la longueur de ses feuilles, il oflrirait dans 
sa forme une restsemblance très-grande avec l'Araucaria excelsa. 

Il croit sur le versant nord de la montagne Tzompoli, à une altitude de 2600 mètres. 



Piiius Hoserîaua. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, très-finement serrulées, l'etombantes, longues de 15 — 20 
centimètres; gaines soyeuses, blanchâtres, fimbriées, longues de 15 millimètres. Cônes 
pédoncules, longs de 10 centimètres, larges de 4, légèrement courbés, atténués au som- 
met; apophyse rhomboïdale, transversalement carénée, large de 18 millimètres sur 4 de 
hauteur; protubérance excentrique, large, un peu recourbée, d'un gris cendré, très-peu 
mucronée. 

Arbre de 20 à 25 mètres, d'une régularité parfaite, avec des branches redressées qui 
lui donnent un aspect tout à fait particulier. 

Il habite le côté nord du mont Tzompoli à une altitude d'environ 2600 mètres. 



Piiius IIui»(i«iiliicaeiisi!^. Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, d'un vert clair, longues de 9 centimètres; gaines caduques. 
Cônes droits, longs de 5 centimètres sur 3 de large. Apophyse rhomboïdale, arrondie au 
sommet; protubérance peu saillante, déprimée au centre. 



156 PINUS. 

Cet arbre ressemble beaucoup, par son port et son feuillage, au P. Comonfortii; mais 
il a presque le double de sa hauteur. Il croit dans les montagnes les plus élevées des en- 
virons de Huisquiluca, à une altitude de 3600 mètres. 

Pinu» iiiflexa. Roezl. 

Feuilles quinées, grosses, triquètres, serrulées, longues de 12 centimètres; gaines 
très-courtes, persistantes. Coussinets larges et peu saillants. Cônes un peu recourbés, 
longs de 9 centimètres, larges de 4, portés sur un pédoncule très-court. Apophyse petite, 
carrée, pointue au sommet, de couleur brun foncé, protubérance aiguë. 

Cet arbre diffère des Pinus Endlicheriana et robusta, par ses feuilles fortement recour- 
bées. Il croît sur le mont Ajusco à une altitude de 3000 mètres. 



Pinus inflexa varietas. Roezl. 

Feuilles quinées, très-rarement ternées, ténues, droites, redressées contre le rameau, 
puis étalées, longues de 10 — 15 centimètres, triquètres, planes en dessus, traversées par 
un léger sillon au milieu, le long de la face supérieure, serrulées sur les bords; gaines 
membraneuses, lacérées au sommet, longues de 17 millimètres, beaucoup plus courtes 
dans les vieilles feuilles, d'un bronze clair, passant au brun. Coussinets non saillants, lar- 
gement décurrents. 

Branches assez grosses, droites, à écorce d'un brun violacé, glaucescent. Du 
Mexique. 

Pinus interposita. RoezU 

Feuilles quinées, ténues, réunies par 3, par 4 et par 5 dans chaque gaine. Branches 
étalées, ascendantes, relativement grêles, un peu diffuses. Écorce des jeunes rameaux 
lisse, gris-blanc. Cônes un peu plus longs que ceux du P. Teocote. Habite le Mexique. 

Pinus Jostii. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 30 à 37 centimètres; gaines soyeuses, quelquefois squa- 
meuses, longues de 23 à 28 millimètres. Cônes légèrement recourbés, longs de 16 centi- 
mètres, larges de 5. Apophyse rhomboïdale, carénée transversalement, ainsi que du cen- 
tre à la base, la partie supérieure et le centre bombés, le bas déprimé; protubérance plane, 
avec un petit mucron recourbé. 

Cet arbre qui croit sur une petite montagne, près de l'Iztacihuatl, produit un effet 
merveilleux par ses grosses branches très-nombreuses et la longueur et la flexuosité de 
ses feuilles, les plus longues de tous les pins de la collection de Roezl. 



Pinus KLetelceri. Roezl, 

Feuilles quinées, triquètres, ténues, serrulées, d'environ 20— 25 centimètres, d'un vert 
superbe. Gaines écailleuses, longues de 22 à 23 millimètres. Branches ascendantes, 
grosses, à écorce brun foncé, noirâtre. Cônes longs de 15 centimètres, sur 6 de large, 
légèrement recourbés au sommet. Apophyse rhomboïdale, plane, transversalement et 
légèrement carénée vers les encoignures. Protubérance légèrement déprimée, de couleur 
gris-cendré. 

Arbre de 30 à 35 mètres, ressemblant par le port au P. Russelliana. Il croît dans les 
hautes montagnes des environs de Toluca, à une altitude de 3300 à 3500 mètres. 

Pinus lierdoi. RoezL 

Feuilles quinées, triquètres, glauques, assez ténues, longues de 10 à 13 centimètres. 
Gaines caduques. Coussinets peu saillants, non décurrents. Rameaux grêles à écorce 



I 

I 



PINUS. 157 

slaucescente. Cônes pyramidaux, longs de 6 centimètres, larges de 3. Apophyse arrondie 
au sommet, large de 12 millimètres sur 11 de hauteur. Protubérance couleur brun fon- 
cé pourvue d'un mucron aigu qui se détache au toucher. 

Arbre de 15 à 20 mètres, à branches étalées, très-longues et très-serrées, forme de 
parasol, aspect tout particulier. Il habite le versant méridional de l'Ajusco, à une alti- 
tude d'environ 3500 mètres. 

Pinus licroyi. Roezh \ 

Feuilles quinées, longues de 35 centimètres. Gaines squameuses, d'environ 3 centimè- 
tres. Cônes oblongs, longs de 18 centimètres. . 
Arbre de 25 à 30 mètres, d'une grande beauté, des montagnes du Mexique. 

Pinus liowii. Rotzl, 

Feuilles quinées, triquètres, raides, finement serrulées, assez grosses, longues de 
15 centimètres. Gaines soyeuses, entières, longues de 13 millimètres. Cônes pyramidaux, 
légèrement recourbés, longs de 11 centimètres, larges de 4. Apophyse très-irréguliere, 
quelquefois rhomboïdale, bombée légèrement au sommet, déprimée à la base. Protubé- 
rance assez large et peu saillante. 

Arbre de 35 mètres, à rameaux raides et touffus, 

Piuu» niagiiifica. ViotzU 

Feuilles quinées, triquètres, raides, droites, serrulées, longues de 30 à 35 centimètres. 
Gaines persistantes, soyeuses, rougeâtres, de 30 à 35 millimètres. Cônes très-courbés, 
longs de 27 centimètres, sur 5 à 6 de large. Apophyse rhomboïdale, rugueuse, transver- 
salement carénée, bombée au sommet et déprimée à la base, large de 25 millimètres sur 
18 de hauteur. Protubérance large, un peu recourbée. _ 

Ce magnifique arbre croit dans les montagnes de Moréha, où il atteint une hauteur de 
35 à 40 mètres. En le voyant si régulier, d'un port irréprochable, avec ses longues teuilles 
raides, méritant le nom de magnifique au dernier degré, on ne peut pas moins que d ad- 
mirer la grandeur de la nature. 

Piuu» Iflichocaensis. Ro(>zl. 

Feuilles quinées, assez grosses, triquètres, très-finement serrulées, longues de 35 cen- 
timètres. Gaines soyeuses, brunâtres, de 25 millimètres, fimbriées au sommet. Cônes 
légèrement recourbés, longs de 20 centimètres sur 8 de large. Apophyse irrégulièrement 
rhomboïdale de 20 millimètres de large sur 15 de haut, transversalement carénée, tres- 
saillante à la partie supérieure, déprimée à la base. Protubérance large, pyramidale. 

Un des plus beaux arbres qui puisse exister ; il a quelque ressemblance avec le 
Pinus Aztecaensis; mais ses cônes sont beaucoup plus grands, et ses feuilles sont aussi 
V us longues et plus raides. Il atteint de 30 à 35 mètres et croit dans la province de Mi- 
choacan. 

Pinus inoiistrosa. Roezl. 

Feuilles quinées, assez ténues, triquètres, à peine serrulées, longues de 33—35 centi- 
mètres. Gaines persistantes de 3 centimètres, écailleuses, finement soyeuses, fimbriées 
au sommet. Cônes longs de 17 centimètres sur 45 millimètres de diamètre, légèrement 
courbés. Apophyse large de 20 millimètres sur 15 de hauteur, transversalement carénée, 
bombée au sommet et déprimée à la base. Protubérance moyenne, un peu saillante, 
portant un gros mucron. Chaque cône offre la particularité d'avoir deux ou trois apo- 
physes hautes de 8 à 10 millimètres, terminées par un mucron de même hauteur. ^ 

Arbre de 30 à 35 mètres de hauteur, très-gros. Branches droites et horizontales, très- 



158 PINUS. 

régulières. Il croît au sud-ouest de l'Iztacibuatl, à une altitude de 3000 mètres et 
plus. 

Vinu» Monte: Allespi- lioezl. 

Feuilles quinées, fines, longues de 15 centimètres. Gaines écailleuses, promptement 
caduques. Cônes pyramidaux, longs de 5 — 6 centimètres, larges de 3. Apophyse plate. 
Protubérance peu saillante, terminée par un mucron très-aigu. 

Arbre de 30 à 35 mètres. Tronc très-gros. Branches longues, étalées, retombantes, 
relevées vers le sommet. Feuillage très-touffu. C'est le plus joli du groupe; il croit aux 
environs de Xoxiltepec {colline des fleurs)^ près de Zitacuaro, à une altitude de 3150 à 
3500 mètres. 

Piiius nec plus ultra. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 45—50 centimètres, retombantes, d'un vert obscur. Cônes 
longs de 24—26 centimètres, larges de 7—8. 

Arbre de 20 — 25 mètres de haut, le plus extraordinaire de tous les Pins. Habite près 
de Malinalco. 

Piuus Bfesseroldiaiia. Roezl* 

Feuilles quinées, de 32 centimètres, un peu raides, triquètres, à ppu près lisses. Gai- 
nes écailleuses, soyeuses-laineuses, longues de 25 millimètres. Cônes longs d'environ 15 
centimètres sur 5 de large, légèrement arqués etatténués aux deux bouts, obtus. Apophyse 
rhomboïdale, un peu arrondie au sommet, transversalement carénée, bombée. Protubé- 
rance large et saillante. 

Arbre de toute beauté par la régularité de ses branches et son feuillage touffu. Il croît 
entre deux volcans, à une altitude d'environ 3500 mètres. 



Pluus nitida. Roezl. 

Feuilles quinées, rarement quaternées, raides, Irès-ténues, triquètres, finement serru- 
lées, ondulées et souvent mênie tordues, longues d'environ 25 centimètres, luisantes, 
brillantes, d'un vert clair, dressées-étalées, très-nombreuses et très-rapprochées sur les 
rameaux qu'elles cachent entièrement. Gaines persistantes, membraneuses, très-minces, 
longues de 20 — 25 millimètres, lacérées au sommet. Coussinets très-saillants, longue- 
ment décurrents. Bourgeons gemmaires, coniques, pointus, petits, écailleux, non rési- 
neux. Jeunes rameaux assez gros, dressés, étalés, couverts d'une écorce rouge-cuivré, 
laineuse, profondément sillonnée parla décurrence des coussinets. Cônes courtement pé- 
doncules, légèrement arqués, longs de 18 centimètres, larges de 5. Apophyse à contour 
régulier, un peu allongée vers son sommet, légèrement concave au centre, oii se trouve 
placé un mucron irrégulièrement triquètre, tourné vers la base du cône. Habite le 
Mexique. 

Pinus IVortliunilierlandiaiia. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, finement serrulées, assez raides, longues de 30 centimè- 
tres; ganies soyeuses, entières, persistantes, longues de 25 à 30 millimètres. Cônes 
recourbés, longs de 11 centimètres, larges de 4. Apophyse très-irrégulièrement rhomboï- 
dale, transversalement carénée, relevée vers le centre; protubérance très-large, obtuse, 
presque plane, avec un petit mucron. 

Arbre de 20 à 30 mètres qui se trouve sur le versant ouest du Popocatepetl. 

Piiius Ocani|iii. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, finement serrulées, longues de 26 centimètres. Gaines 
soyeuses, entières, rougeâtres, longues de 25 millimètres. Cônes droits, longs de 17 cen- 



PINUS. 159 

timètres, larges de 5. Apophyse presque quadrangulaire, déprimée au centre, carénée 
transversalement du centre à la base, large de 15 millimètres; protubérance déprimée 
légèrement mucronée. 

Très-bel arbre de 30 à 35 mètres, à feuillage très-serré. Il croît dans une forêt de la 
Hacienda de M. Melchior Ocampo près de Morélia. M. Ocampo en possède plusieurs exem- 
plaires d'une rare beauté, cultivés dans sonjardin. 

PInus Ortgiesiana. Roezl. 

Feuilles quinées, longues de 22-25 centimètres, ténues, triquètres, finement serrulées; 
gaines persistantes, soyeuses, fimbriées, longues de 20 millimètres. Cônes longs de 
15 centimètres sur 5 de diamètre : apophyse rhomboïdale, raboteuse, carénée trans- 
versalement; protubérance large, conique. 

Arbre d'environ 30 mètres. Rameaux gros, à écorce glauque violacé ; croissant près 
de San Rafaël. 

Pinus Ortgiesiana varietaiS. Roezl. 
Feuilles quinées, grosses, très-longues, tombantes. Branches très-robustes. 

Plitu» Paulikoskiana. Roezl. 

Feuilles quinées, longues, assez-fortes, un peu tourmentées. Coussinets peu saillants, 
non décurrents. Arbre vigoureux. Branches énormément grosses. Cônes courtement^ pé- 
doncules, régulièrement arqués, longs de 20 centimètres, larges de 6 : apophyse régu- 
lière à contour allongé en cœur vers le sommet, élevée au centre, pyramidale, carénée 
transversalement; protubérance grosse, saillante, arrondie, obtuse, légèrement carénée, 
terminée par un mucron élargi. 

Plnus Paxtonii. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, longues de 20 centimètres, ténues ; gaines soyeuses. 
Cônes recourbés, longs de 16 centimètres sur 4 de large. Apophyse à sommet arrondi, 
carénée transversalement, ainsi que du centre à la base, déprimée au centre ; protubé- 
rance presque plane avec un petit mucron. 

Très-bel arbre de 30 à 35 mètres, à branches longues et étalées. Il croit près de Toma- 
coco, à une altitude de près de 3000 mètres. 



Piiiii» Pescatoi'ei. Roezl. 

Feuilles quinées, longues. Cônes assez longuement pédoncules, longs d'environ 12 cen- 
timètres, larges de 45 millimètres, légèrement arqués, à pédoncule implanté tout à fait 
sur le côté ; apophyse petite, élevée, arrondie, à contour surbaissé, légèrement atténuée 
en cœur au sommet, obtuse, beaucoup plus large que haute, carénée dans les écailles 
inférieures ; protubérance légèrement saillante, obtuse, déprimée, un peu concave, 
portant dans la dépression un mucronule court, tourné vers le bas du cône. Branches 
très-grosses, peu nombreuses. Boutons gemmaires coniques, pointus. Rameaux vigou- 
reux à écorce jaune-rougeâtre. 

Pinus Plaiicltoiiii. Roezl. 

Feuilles quinées, grosses, longues de 30 centimètres, triquètres : gaines de 15—18 
millimètres. Cônes de 15 centimètres sur 5 de diamètre. Apophyse carrée, très-saillante 
à la partie supérieure, déprimée à la base, d'un brun jaunâtre. Protubérance large et 
saillante, recourbée. 



16C PINUS. 

Cette espèce est assez voisine du P. Carrierei, mais ses feuilles sont plus courtes et rai- 
des. Habite les forêts de Tucilango. 



Piitus Prasi^iva. Roezh 

Feuilles quinées, très-ténues, d'un vert clair, droites, lisses, longues de 22 — 25 centi- 
mètres; gaines soyeuses, blanchâtres, fimbriées, longues de 12 — 15 millimètres. Cônes 
pédoncules, ovales, ventrus, longs de 8— 9 centimètres, larges de 4. Apophyse souvent 
trilobée, très-saillante au sommet et déprimée à la base ; protubérance large, presque 
terminale, mucronée. 

Cet arbre, d'un effet frappant, se distingue de loin par sa couleur d'un vert de pré; 
ses cônes sont réunis par 3 et 4 d'une couleur brun clair. Il croit près du village de San- 
Mathéo à une altitude d'environ 2600 mètres. 



Pinus firotuberans. Roezl. 

Feuilles quinées, très-ténues, triquètres, lisses ou à peine serrulées, longues de 25 cen- 
timètres; gaines persistantes, écailleuses, fimbriées, longues de 2 centimètres. Cônes 
élégamment recourbés vers le sommet, pointus, réunis par 3—4, longs de 14— 15 centi- 
mètres sur 5—6 de largeur; apophyse irrégulière, large de 20 à 23 millimètres sur 10 à 
12 de hauteur, arrondie au sommet, plane; protubérance excentrique, à mucron très- 
saillant et redressé. 

Arbre de 30 k35 mètres de hauteur, à branches un peu relevées, à feuilles retombantes. 
Très-belle espèce, croissant à une lieue au-dessus de Contreras, à une élévation de 3000 
mètres et plus. 

Piiius Regeliana. Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, triquètres, très-finement serrulées, longues de 25 à 28 centi- 
mètres, tombantes; gaines soyeuses, blanchâtres, longues de 15 à 20 millimètres. 
Cônes longs de 12 centimètres sur 4 de large, presque droits. Apophyse bombée, 
transversalement carénée, large de 15 millimètres sur 10 de haut; protubérance dépri- 
mée, légèrement mucronée. 

Son port est admirable. Ses branches longues et touffues commencent à 1 mètre du 
sol. 11 habite le versant sud-ouest de l'iztacihuatl, tout près de la Hacienda de Zavaleta, 
à une altitude de 2500 à 3000 mètres. 



Pinus Ricliardiana. Roezl. 

Feuilles quinées, très-raides, longues de 14 centimètres. Gaines soyeuses, longues de 
11 à 12 millimètres, coussinets plats. Cônes pyramidaux, longs de 11 centimètres sur 5 
de diamètre. Apophyse large de 20 millimètres sur 10 de haut, très-déprimée à la base; 
protubérance large, plane. 

Arbre de 35 à 40 mètres, qui croît sur les parties les plus élevées du mont Ajusco, à 
une altitude de 2600 à 4000 mètres. 



Pinus Kiiizii. Roezl. 

Feuilles ténues, triquètres, longues de 22 à 25 centimètres; gaines soyeuses, jaunâtres, 
longues de 25 à 28 millimètres. Cônes longs de 15 centimètres sur 5-6 de large, droits, 
un peu déprimés à la base. Apophyse très-irrégulière, large de 25 millimètres sur 15 de 
hauteur, relevée sur les bords, très-déprimée au centre ; protubérance bombée, redressée 
vers le sommet, munie d'un petit mucron arrondi. 

Cette espèce a, par ses cônes, beaucoup d'analogie avec les Pinus Ortgiesiana et 
Rohanii ; mais ces derniers ont les branches retombantes, tandis que le Pinus Rinzii les 
a relevées. 

Il habite la partie nord-ouest de la province de Michoacan. 



PINUS. 161 



Piuu» robusta. RoezL 



Feuilles quinées, très-grosses, triquètres, serrulées, très-raides, longues d'environ 
16 centimètres; gaines longues de 11 à 1?, millimètres; coussinets saillants, décurrents. 
Lones droits, pyramidaux, longs de 12 à 13 centimètres, larges de ^-5. Pédoncule court: 
apopùyse petite, arrondie au sommet ; protubérance en forme d'oeil 

Superbe arbre de 20 à 25 mètres, à branches et à feuillage touffus et robustes, qui se 
rapprochent élégamment du sommet. C'est un des plus beaux pins du Mexique. 11 croit 
sur le mont Ajusco, à une altitude de 3250 à 3600 mètres. 



Piiius Roltaiiii. Roezl. 



Veuilles quinées, fines, triquètres, droites, serrulées, longues de 25 centimètres; 
gaines de 25 millimètres, fimbriées au sommet. Cônes longs de 16 centimètres sur 5 de 
large, recourbés. Apophyse grande, large de 20 millimètres sur 18 de haut, bombée sur 
les bords et déprimée vers la protubérance, qui se distingue à peine par .sa couleur. 
^ Arbre très-haut et très-imposant, qui croit près de San Rafaël, à une altitude de 2600 



à 3000 mètres. 



Piiius Roltaiili varietas. Roezl, 



Difiere del espèce par ses feuilles plus longues, qui atteignent jusqu'à 30 centimètres ; 
1 apophyse est aussi plus brune, et la protubérance, plus saillante et plus forte, est ter- 
mmee par unmucron gros et court. Habite avec le type. 

Pinus Bubesceiis. Roezl, 

Feuilles quinées, raides, triquètres, grosses, lisses, longues de 30 centimètres ; gaines 
soyeuses, rougeâtres, squameuses, longues de 3 centimètres. Cônes droits, déprimés à la 
base, ongs de 15 a 20 centimètres, larges de 5. Apophyse épaisse, quadrangulaire; trans- 
verfelement carénée, relevée au centre, large de 15 millimètres sur 15 de haut; protubé- 
rance plane avec un petit mucron recourbé. 

Arbre de 25 à 30 mètres, ayant l'écorce du tronc et des branches très-rougeâtre, les 
Situï ^^°^^^^ ®* dressées. Il croit aux environs de San-Agustin, à environ 2500 mètres 

Plnus Rumeliana. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, de moyenne grosseur, longues de 18 à 21 centimètres, 
tres-rapprochées au sommet des rameaux ; gaines soyeuses de 20 millimètres. Cônes lé- 
gèrement recourbés au sommet, à écailles brunâtres, comme maculées, longs de 14 
centimètres sur kb millimètres de large. Apophyse très-lisse, bombée, arrondie au som- 
met et déprimée a la base. Protubérance arrondie, avec un pe it mucron. 

Arbre de 30 mètres, à branches très-grosses, courtes et à feuilles peu serrées. Habite 
près de San Rafaël, sur le chemin de Zavaleta, à une altitude de 2500 mètres. 

Pluus Sait-Rafaeliaiia. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, très-fines, longues de 20 à 25 centimètres; gaines longues 
de 18 a 20 millimètres, très-minces, persistantes. Cônes longs de 10 centimètres, larges 
de 4-5, droits. Apophyse irrégulièrement rhomboïdale, striée, peu saillante, légèrement 
carénée transversalement, très-petite et fortement appliquée vers la base du cône ; pro- 
tubérance petite, mucronée. 

Un superbe arbre de 30 à 3'5 mètres, ressemblant beaucoup par ses branches longues 

11 



162 PINUS. 

et grêles et ses feuilles retombantes, au Pinus Patula, seulement son feuillage est plus 

nf cr^su^ll ts" ntde Aculco à San Rafaël, à une altitude de plus de 3200 mètres. 

inus Soulaitgeana. Roezl. 

Feuilles quinées, raides,triquètres, serrulées, longues de ^^ ce^atoètres g^^^^^^^^^ 
gaines soyeuses, écailleuses, longues de 25 millimètres Cônes ^f ^^,f^'J^"''^_!.PXse 
culés, de 13 centimètres de'longueur sur 5 de largeur, ^S^^f'^/^^^c^urbes apo^^^^^^^ 
irrégùlière, quelquefois quadrangulaire, transversalement ^f ^n^e bornbée au so^^^^^ 
très-arrondie à la base, large de 23 millimètres sur 18 de hauteur -, piotubérance très 
petite, portant un mucronule recourbé. +^>>e tnnffn Tl croît sur le 

^ Cet arbre atteint 25 mètres et se distingue par son feuillage très -touffu. Il croit sur 
côté du sud-ouest de l'Iztacihuatl, à une altitude de 3000a3250 mètres. 

pinus Soulaiigeaiia varietas. Roezl 

Cette variété diffère du type par des feuilles plus courtes, beaucoup plus ténjies et 
plus chagrinées. Les écailles du cône ont l'apophyse moins ^^/"f^ ^' P^l^ 
?égulièrl et plus rouge ; la carène transversale est plus ^^l^^X^te 
forme un losange régulier est brune et mucronulee comme chez le type. 

Pinus spinosa. Roezl. 

' Feuilles quinées, triquètres, longues de 22 f "l\«^^t^t;/esTeVŒyse'^iV^^^^^^ 
20 millimètres. Cônes recourbés, longs de 10 centimètres, larges ^^^^^^^^^f/ g^^ 
fièrement rhomboïdale, légèrement carénée, transversalement bombeejus^^^^^^^^ 
déprimée à la base-, protubérance saillante, termmée par un mucion epineu 

"S'e'-très-régulier, de 25 à 30 mètres, offrant par -.^^f-^tot'o'mètrS"' 
des plus agréables. Croit en haut d'Amécaméca, a une altitude de 2600 a 3000 meires 



Pinus Tenangaensis 



. Roezl. 



Feuilles quinées, de 23-30 centimètres, fines, triquè^e.geremen serrulées g au 
ques, aiguës et pendantes. Gaines squameuses,, rougeal^^esento^rées^'^^ 
Èranè laineuse d'environ 26 millimètres; ^^o^s^l^^î^l^i^X'escentrcïnes longs 
rems. Boutons gemmaires gros, obtus. Rameaux ^ ^^^«^^'^^^^^fj^^ f „'SboïdairL 15 à 
de 18 centimètres, larges de 5, légèrement recourbes; W^hj ^ rhomboid^^^^^ 
23 millimètres de largeur sur 14 de hauteur, transversalement aiguc, biunatre , protuoe 
rance à peine saillante, légèrement mucronée. .„. f^„;iiû<, p+çperônes des 

Cet arbre, de 35 à 40 mètres de hauteur, se rapproche par ses f^^^^^^^^^f 'Xf ^^^s 
Pinus macrophylla et Russelliana; mais il en diffère beaucoup f^^/^^, ^™^^^^ 
minces et son port plus élégant. Découvert en 1857, sur le versant ouest du mont Ajusco, 
à une altitude de 2600 à 3000 mètres. 

Pinus Tlieleniannii. Roezl. 

Feuilles quinées, trk,uètres, ténues, A»? ■»-'f,',^";f,îf£«f ?:„tfl™|fd?ï^^^^^^^^^^ 
Gaines soyeuses, P<>■■,S'^'>»t"=^^r*''=■■^\„llJL^f„i ÏÏ^aVS^^ le sommet, 

cendré, déprimée, munie d'un pcLit mucron aigu. 



PINUS. 163 



Piitiis Tltibaiicliaiia. RoczL 



Feuilles quinées, ténues, triquètres, serrulées, longues de 23 centimètres; gaines 
soyeuses, écailleuses, longues de 20 millimètres, fimbriées au sommet. Cônes très-recour- 
bés, longs de 15 centimètres sur 4 de diamètre; apophyse rhomboïdale, arrondie vers le 
sommet, carénée transversalement et légèrement du centre à la base; protubérance 
moyenne, bombée avec un petit mucron. 

^ Arbre d'un port très-élégant avec les branches redressées. Il croit sur le Popocatepetl, 
a une altitude de 2600 à 3000 mètres. 



Pinus Toinacocaensis. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, assez ténues, finement serrulées, dressées, puis retom- 
bantes, longues de 28—30 centimètres, très-rapprochées sur les rameaux; gaines mem- 
braneuses, blanchâtres, longues de 25—28 millimètres; coussinets peu décurrents. Bour- 
geons gemmaires moyens, coniques, très-pointus, écailleux, laineux. Jeunes rameaux 
très-courts, gros, couverts d'un écorce brun-foncé, glaucescente. 

pinus Trouliezkoïana. Roezl. 

Feuilles quinées, triquètres, longues de 28 centimètres : gaines soyeuses, rouge-foncé, 
de 3 centimètres. Cônes courbés, longs de 15 centimètres, sur 5 de diamètre : apophyse 
rhomboïdale, transversalement carénée, ainsi que du centre à la base, bombée ; protubé- 
rance large et très-saillante, finement mucronée. 

Arbre de 25—30 mètres, très-gros; branches droites et horizontales, très-régulières. 
Même habitat que le Pinus Soulangiana. 

Pinus Tzonii»oliaiia. Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, triquètres, serrulées, étalées, longues de 20 centimètres ; 
gaines soyeuses, blanchâtres, longues de 15 millimètres. Cônes assez largement ovales, 
régulièrement atténués au sommet, obtus, longs de 10 centimètres, larges de 5; apophyse 
presque ovale, saillante au sommet et déprimée à la base, transversalement carénée, large 
de 15 centimètres sur 10 de haut; protubérance presque terminale, un peu relevée vers 
le sommet, avec un petit mucron obtus. 

Cet arbre, qui atteint 25 à 30 mètres, est très-commun sur le mont Tzompoli ; ses 
branches sont assez régulières et redressées ; il croît à une altitude d'environ 
3000 mètres. 

Piiiiis valida. Roezl. 

Feuilles quinées, assez grosses, triquètres, à peine serrulées, très-rapprochées, raides 
et dressées sur les jeunes bourgeons, réunies par 5—8 dans chaque gaine, longues de 
30 centimètres; gaines longues de 25 millimètres, à filaments soyeux, déchirés, dressés. 
Cônes ovales, longs de 15 centimètres sur 5 de diamètre : apophyse rhomboïdale, trans- 
versalement carénée, bombée, un peu déprimée cà la base ; protubérance portant un mu- 
cron recourbé. 

Cet arbre d'une extrême vigueur, à branches longues et redressées, croit sur un monti- 
cule de l'Iztacihuatl à une altitude de 2600 à 3000 mètres. 



ï 



Piuns \an Cieertii. Roezl. 



Feuilles quinées, triquètres, assez grosses, longues de 26 centimètres; gaines très- 
longues, de 30 à 36 millimètres, très-soyeuses. Cônes recourbés, longs de 15 centi- 



164 PIN US. 

mètres larges de 5. Apophyse presque quadrangulaire, très-plane horizontalement et 
transversalement carénée, très-déprimée au centre, finement rayée ; protubérance large, 

Arbre de 25 à 30 mètres, à branches étalées, relevées au sommet. Habite près la 
hacienda de Tomacoco. 

Piiiu» Vai» H outteî. RoezL 

Feuilles quinées, de 25 à 30 centimètres de long, assez fortes, triquètres ; gaines 
soyeuses longues de 20 à 22 millimètres. Cônes pyramidaux, longs de 14 centimètres, 
largos de 4, légèrement recourbés. Apophyse petite, iirégulière, légèrement carénée 
transversalement; protubérance large, déprimée, garnie d'un mucron ^igu qui se détache 
facilement au toucher. 

Arbre de 25 à 30 mètres; ses feuilles forment une multitude de panaches, dont chacun 
couronne un ffroupe de 4 à 5 cônes, ce qui lui donne une forme tres-curieuse. Il habite 
le revers du mont Ajuco du côté du Pacifique à une altitude de 3000 a 3500 mètres. 

Piuu^ verrucosa* Roezl. 

Feuilles quinées, ténues, triquètres, droites, glauques, à peine serrulées, longues 
de 10—11 centimètres; gaines écailleuses, membraneuses, très-caduques. Cônes ovoides- 
coniques, longs de 5 centimètres, larges de 4. Apophyse verruqueuse, gns-clair, arrondie 
au sommet; protubérance peu saillante, brun-foncé. i ai ' «i 

Cette espèce est la plus petite de ce groupe. Habite les montagnes les plus élevées aes 
environs de Huisquiluca à une altitude d'au moins 3500 mètres. 

Piuus VerscliafTeltii. RoezL 

Feuilles quaternées et ternées sur le même rameau, très-rarement quinées, carénées 
en dessus, arrondies en dessous, finement serrulées sur la carène et sur les bords, très- 
nombreuses et très-rapprochées sur le rameau, contre lequel elles sont dressées et qu elles 
recouvrent entièrement, assez fines, raides, longues a'environ 20 centimètres; gaines 
membraneuses, brunes, longues de 30—35 millimètres, lacérées au sommet; coussinets 
saillants, décurrents. Jeunes rameaux gros, à écorce rouge-cuivré, glaucescente. Bour- 
geons gemmaires, petits, coniques, très-pointus, non résineux. 

Espèce vigoureuse et très-distincte, ayant avec des feuilles ternées tous les caractères 
des P. Pseudo-Strobus. 

Piuu» ^lilsoiiii. Roezl. 

Feuilles quaternées et quinées sur le même rameau, grosses, triquètres, le côté exté- 
rieur large et arrondi, très-raides, glauques, finement serrulées, longues de 14 centi- 
mètres; gaines courtes, soyeuses. Cônes pédoncules, longs de 9 centimètres, larges de 5, 
droits ; apophyse d'un brun très foncé et luisant; protubérance peu saillante, déprimée, 
gris-clair, mutique ou mucronulée. 

Habite les environs de Pachuca, à une altitude d'environ 2500 mètres. 

Piuus SEacatlante. RoezL 

Feuilles quinées, légèrement retombantes, longues de 20 à 25 centimètres; gaines 
soyeuses, longues de 15 à 16 millimètres. Cônes coniques, longs de 9 centimètres sur 6 
de large ; apophyse large de 20 millimètres sur 8 de hauteur, transversalement carénée, 
légèrement arrondie au sommet, de couleur brun-rougeàtre ; protubérance ovale plus 
foncée. Se rapproche beaucoup du Pinus Aztecaensis par la forme ; mais ses feuilles sont 
plus dressées. 



I 



PINUS. 165 



Piiitis Zaiiior»en$iis. Roezl. 

Feuilles quinées, grosses, triquètres, fortement serrulées, droites, légèrement ondu- 
lées, longues de 30 centimètres, terminées par une fine pointe; gaines membraneuses, 
lâches, longues de 30 millimètres, lacérées au sommet; coussinets saillants, largement 
décurrents^ Bourgeons gemmaires petits, pointus, écaiileux, résineux. Jeunes rameaux, 
gros, courts, à écorce d'un vert jaunâtre. 

Pinus Zitacaarii. RoezL 

Feuilles quinées, ténues, longues de 25 à 30 centimètres ; gaines soyeuses, de 25 à 
30 millimètres. Cônes recourbés, rétrécis vers la base, longs de 25-26 centimètres, 
larges de 6. Apophyse quadrangulaire, pyramidale ; protubérance obtuse, avec un mucron 
gros et court. , . u 

Arbre de 30—35 mètres, d'une beauté et d'une régularité incomparables, a branches 
très-étalées. 11 croit près de Zitacuaro, à une altitude de 2500 à 3000 mètres. 

Troisième tribu : T.EDA. 

Feuilles ternées, très-rarement géminées ou très-exceptionnellement quaternées. 
Cônes étalés ou obliques, plus rarement dressés ou pendants, sessiles ou courte- 
ment pédoncules. Écailles solides, plus ou moins fortement appliquées. Apophyse 
élevée, parfois pyramidale, plus rarement minoe, déprimée au centre. Protubérance 
centrale. 

Pinns Aculeensis. RoezL 

Feuilles ternées, comprimées, carénées, à carène sensiblement serrulée, longxies de 
U centimètres ; gaines persistantes, soyeuses, longues de 15 millimètres, fimbriées au 
sommet. Cônes d'un -s-iolet noir, ovales, légèrement recourbés, longs de 8 centimètres, 
larges de 3. Apophyse très-saillante, irrégulière, quelquefois quadrangulaire, déprimée 
au centre; protubérance saillante, parfois tubercuÛforme, déprimée, courtement mucro- 
nulée. 

Piuus Anieeaeiisis* Roezh 

Feuilles terrées, quelquefois quaternées sur la même branche, ténues, à caréné sail- 
lante, serrulées, longues de 14 centimètres; gaines soyeuses, blanchâtres, nmbriées. lon- 
gues de 12—14 millimètres. Cônes coniques, longs de 8 centimètres, larges de 3. Apo- 
physe rhomboidale, petite, transversalement carénée, large de 21 millimètres sur 7 de 
haut : protubérance petite, terminée par un mucron aigu. 

Pinns Bessereriaua. Roezl. 



les ternées, parfois quaternées sur le même rameau, raides, plates, légèrement 
îs, longues de 13—14 centimètres; gaines soyeuses, entières, longues de 10 à 



Feuille 
serrulées, ^ . _ . 

11 millimètres; coussinets peu saillants. Cônes presque droits, longs de 6 centimètres, 
larges de 3. Pédoncule moyen. Apophyse cordiforme, trilobée au sommet, transversale- 
ment carénée ; protubérance très-large et très-saillante. 



Pinns frondosa. RoczL 

Feuilles ternées. de longueur et de grosseur très-inégales sur le même rameau ; parfois 
longues de S— 10 centimètres, assez ténues; parfois de 20— 22 centimètres, très-grosses; 



166 PINUS. 

toutes carénées en dessus, arrondies en dessous, serrulées sur les bords et sur la carène, 
fortement ondulées, très-rapprochées, étalées, divariquées, quelquefois tombantes, d'un 
vert pâle ou jaunâtre terne; gaines écailleuses, scarieuses, lacérées au sommet, longues 
de 10—18 millimètres; coussinets saillants, décurrents. Bourgeons gemmaires très-nom- 
breux, très- rapprochés au sommet des rameaux, cylindre-coniques, pointus, formés 
d'écaillés imbriquées, très-serrées. Rameaux étalés, presque déclinés. Habite le Mexique. 



Piuus Hugelii. Roezl. 
Feuilles ternées, ténues; gaines très-courtes ; écorce blanchâtre, 

Piiius Istaciltuatlit. RoezL 

Feuilles ternées, grosses, légèrement serrulées, longues de Ik centimètres; gaines 
soyeuses, fimbriées, longues de 13 à 15 millimètres. Cônes coniques, de couleur violet 
très-foncé, longs de 9 centimètres, larges de '6. Apophyse presque quadrangulaire; protu- 
bérance très-saillante. 

Piiiiis liavvsoiiii. Roezl. 

Feuilles ternées ou quaternées, longues d'environ 15 centimètres, assez ténues, lisses, 
non denticulées; p aines des jeunes feuilles longues d'environ 25 millimètres, écailleuses, 
lâchement imbriquées, beaucoup plus courtes sur les vieilles feuilles. Cônes longs de 5 à 
6 centimètres, larges d'à peine 2 à la base, coniques, de couleur gris-cendré, à écailles 
très-petites, ressemblant beaucoup à ceux du Pinus Sylvestris; protubérance arrondie sur 
les écailles inférieures, cannelée sur les supérieures, toutes terminées par une large 
pointe obtuse, de couleur sombre. 

Espèce très-distincte. Arbre de moyenne grandeur, à rameaux grêles, très- feuillus. 
Habite les hautes montagnes du Mexique. 

Piiiu^ iiiierocarpa. Roezl. 

Feuilles ternées, presque plates, larges, raides, longues de 18 centimètres, terminées 
au sommet en une pointe courte ; gaines soyeuses, longues de 15 millimètres. Cônes pé- 
doncules, longs de 4 centimètres, larges de 25 millimètres; apophyse rhomboïdale, arron- 
die, bombée au sommet; protubérance large, peu saillante. 

Arbre de kO à 45 mètres, qui se distingue facilement par ses petits cônes. Il croit dans 
les environs de Morélia. 

Pinus Mulleriaiia. Roezl. 

Feuilles ternées, grosses, dressées, raides et pointues, longues de 12 centimètres ; 
gaines soyeuses, persistantes, longues de 8 millimètres. Cônes coniques, longs de 8 cen- 
timètres sur 35 millimètres de diamètre. Apophyse rhomboïdale, plate, de couleur gris- 
jaunâtre ; protubérance plus foncée et peu saillante. 

Arbre très-vigoureux, élancé, de 25 à 30 mètres de hauteur. Il habite les environs de 
Real del Monte, à une altitude de 2500 à 2650 mètres. 



PiiBUM Ottoeana. Roezl. 

Feuilles ternées, droites, assez ténues, raides, dressées et rapprochées sur le rameau, 
carénées en dessus, arrondies en dessous, finement serruléos sur les trois angles, longues 
fie 14—15 centimètres, terminées au sommet par une pointe jiunàtre, recourbée; gaines 
membraneuses, entières, blanches, longues de 20—25 millimîvtres; coussinets plats dé- 



PINUS. 



167 



currents. Bourgeons gemmaires, très-petits, courts, coniques, pointus. Jeunes rameaux 
de moyenne grosseur, à écorce brun-jaunâtre glaucescent. 

Pinus Papeleui. Roezl. 

Feuilles ternées, quaternéeset auinées, raides, longues de 21 centimètres; gaines très- 
soveuses de 20 millimètres de longueur. Cônes cylindriques, légèrement recourbés au 
sommet. Apophyse moyenne, déprimée au centre; protubérance très-déprimée, mu- 
cronée. 

Piuu» Koealîî. Carr. 

Syn, : pinus spinosa. Roeil. 

Feuilles ternées, quaternées et quinées sur la même branche, d'un vert-gris, triquètres, 
longues de 13 cen imctres; gaînel soyeuses, longues de 15-18 millimètres Gones ovales, 
?ès-résineux, d'un violet presque noir, longs de 9 centinnètres, larges de 4. Apophyse 
quadrangulaire, très-saillante, déprimée au centre ; protubérance petite, avec un mucron 

Rameaux gros rugueux dans la partie dénudée par suite des coussinets saillants, im- 
briqués, couverts, lorsqu'ils sont jeunes, d'une écorce violacée glaucescente. 

Piuus scoparîa» Roezh 

Feuilles ternées, souvent quaternées sur la même branche, longues de 10 centimètres; 
gaines soyeuses, longues de 12—13 millimètres. Cônes ovales, de 6—7 centimètres de 
longueur sur 3 de diamètre, résineux, d'un violet presque noir; apophyse large, très- 
irrégulière, déprimée à la base, large de 10 millimètres sur 5 de haut; protubérance 
petite, se terminant en un mucron recourbé. 

Arbre très-droit, s'élevant à 40 mètres. Habite le Popocatepetl, à une élévation de 
ZiOOO— 4500 mètres. Bois d'excellente qualité. 

Pinus fStanclisbii» Roezl. 

Feuilles ternées, quelquefois quaternées et quinées sur la même branche, longues de 
12 centimètres, raides, carénées, finement serrulées; gaines soyeuses, de 20 à 26 milli- 
mètres. Cônes ovales, atténués, obtus au sommet, longs de 11 centimètres, larges de 4. 
Apophyse irrégulière, très-déprimée au centre, saillante à la base, large de 21 millimètres 
sur 10 de hauteur; protubérance petite, très-finement mucronée. 

Pinus sufflfruticosa. Roezl, 

Feuilles ternées, triquètres, arrondies en dessous, serrulées sur les trois angles, droites, 
légèrement ondulées, très-rapprocbées, longues de 20—26 centimètres, d'un vert pâle 
glaucescent; gaines persistantes, membraneuses, longues de 25 millimètres; coussinets 
très-saillants, décurrents. Bourgeons gemmaires, cylindriques, pointus, non résineux, 
très-rapprochés à l'extrémité de rameaux très-courts, gros, à écorce d'un vert noirâtre, 
glaucescent, puis devenant scarieuse et très-rugueuse par la chute des feuilles. 

Habite le IVIexique. 

Pinus tuiuida* Roezh 

Feuilles ternées, assez ténues, droites, raides, carénées en dessus, arrondies en dessous, 
très-finement serrulées sur les trois angles, longues de 10—12 centimètres, terminées 
brusquement par un mucron. Gaines membraneuses, entières, blanchâtres, longues de 



168 PINUS. 

15 millimètres; coussinets peu saillants, décurrents. Bourgeons gemmaires, petits, pointus, 
écailleux, non résineux. Jeunes rameaux de moyenne grosseur, courts, étalés, déclinés, 
à écorce brun-ferrugineux, glaucescente. 



Piiiu«; Tilntoriniana. Roezl, 

Feuilles ternées, raides, plates, finement serrulées, longues de 12 centimètres. Gaines 
soyeuses, longues de 7 millimètres. Cônes légèrement recourbés, longs .de 4—5 centi- 
mètres, larges de 2; pédoncule court. Apophyse comparativement grande, arrondie au 
sommet; protubérance large, de couleur gris-cendré. 

Cet aibre atteint kO à 50 mètres; ses longs rameaux flexibles joints à sa taille, lui 
donnent un aspect des plus majestueux. Il croit entre le mont Ajusco et Las Gruces, à 
une altitude de 3200 à 3500 mètres. 



Quatrième tribu : FINE A. 

Feuilles ternées ou géminées. Gaines peu développées, le plus souvent caduques, 
dépourvues d'ailes. Graines comestibles. 



Piiius fei'tilis. Roezl, 

Feuilles géminées, très-courtes. Cônes petits, obtus. Graines grandes, dépourvues d'ailes, 
comestibles. 

Pinus subpaiula. Roezl, 

Feuilles géminées, très-ténues, tombantes. Branches grêles, étalées, pendantes. Ecorce 
très-blanche. Plante remarquablement distincte. 



PODOCARPUS. Hérù. 

Arbres élevés ou arbrisseaux étalés, selon l'espèce. Feuilles persistantes, alternes, 
éparses ou subopposées, planes, linéaires ou ovales-elliptiques; les unes aciculaires, 
étalées, les autres squamiforraes imbriqviées, à une ou plusieurs nervures médianes, 
ou sans neivures. 

Fleurs dioïques, ou le plus souvent monoïques sur des rameaux différents. 
Graines renversées, à tégument extérieur large, charnu; l'intérieur osseux. 

La plupart des Podocarpus provenant des régions chaudes : du Chili, du Brésil, 
du Pérou, de l'Inde et de la Nouvelle-Zélande, ne peuvent supporter la moindre 
gelée, et ne seront de plein air que pour les contrées où elle ne peut les atteindre : 
l'Italie, l'Espagne, l'Algérie, le rivage de la Méditerranée, etc., où ils pourront 
acquérir de grandes dimensions. 



PODOCARPUS. 169 

Première tribu : EUPODOCARPUS, 
ESPÈCES AMÉRICAINES. 

^Podocarpiis Cliiliiia. Rich. 

PODOCARPUS DU CHILI. 

Syn. : podocarpus saugna. Larrib. 

Feuilles éparses, rapprochées, linéaires-lancéolées, aiguës, subfalquées, très-entières, 
planes, lisses, dépourvues de nervure, excepté la médiane, longues de 5 — 9 centimètres, 
larges de 4 — 8 millimètres. 

Arbre de 12—16 mètres, très-rameux, à rameaux épars. Habite le Chili. 



* Podocarpus coriacea. Rich. 

PODOCARPUS A FEUILLES CORIACES. 

Syn. : podocarpus yacca. Don. 

Arbre de 13— 15 mètres, à branches étalées, alternes, opposées ou verticillées, souvent 
grêles et dénudées dans une grande partie de leur longueur, tuberculeuses par la chute 
des feuilles. Feuilles alternes, elliptiques, longues de 20 — 45 millimètres, larges de 6—7, 
parcourues sur le milieu par une nervure saillante des deux côtés, mais davantage en 
dessous, coriaces, luisantes, épaisses, sessiles ou atténuées à la base en un très-court pé- 
tiole, rétrécies au sommet et terminées en une pointe obtuse. 

Habite dans les Antilles, l'île de Montserrat,dans les montagnes Bleues delà Jamaïque, 
oia les indigènes le nomment Yacca. 

Espèce très-distincte, délicate et peu vigoureuse. Introduit vers 1831. 



* Podocariius curvifolia. Carr. 

PODOCARPUS A FEUILLES RÉVOLUTÉES. 
Syn. : podocarpus antarctica. 

Arbre vigoureux. Branches grosses ; jeunes bourgeons courts, cylindriques, terminés 
par un bouton très-gros, obtus, écailleux. Feuilles rapprochées, alternes, révolutées, 
longues de 5— 12 cenlimètres, ovales-oblongues, non falquées, d'un vert gai, luisantes, 
convexes, parcourues en dessus, au milieu, par un sillon peu profond, planes ou légère- 
ment concaves en dessous par les bords un peu réfléchis, parcourues par une nervure 
saillante, très-longuement atténuées à la base en un court pétiole élargi, régulièrement 
etcourtement terminées au sommet en une pointe épaisse, obtuse, jamais aiguë, souvent 
noirâtre. 

Plante distincte, dont la provenance n'est pas certaine ; on la suppose originaire de la 
Patagonie. 

Podocarpiij^ Illfiibisrieiia. LindL 

PODOCARPUS DES RÉGIONS NUAGEUSES. 

Grand arbre ou parfois arbrisseau, suivant les conditions dans lesquelles il croît. Feuilles 
linéaires , ovales-elliptiques ou subfalquées, longues de 2—4 centimètres, larges de 
3—5 millimètres, planes, épaisses, sessiles, ou atténuées à la base en un court pétiole 
élargi, acuminées en une pointe courte, aiguë, parcourues par une nervure saillante, 
vertes en dessus, marquées en dessous de chaque côté de la nervure, d'une large bande 
glauque. 

Habite dans les parties froides des Andes du Chili, les Andes de la Patagonie, ainsi que 



170 PODOCARPUS. 

dans quelques autres parties du Chili. Assez rustique, lorsqu'il est greffé sur le P. To- 
tara. Introduit en 1851. 

*Podocai*ims ©leifolî». Don. 

PODOCARPUS A FEUILLES d'oLIVIER. 

Arbre buissonneux à rameaux nombreux, couverts d'une écorce jaunâtre, lisse. Feuilles 
landéolées, elliptiques, aiguës, longues de 3-4 centimètres, larges de 4-7 millimètres, 
coriaces, glabres sur les deux faces, uninervées, à nervure saillante, atténuées a la base, 
un peu réfléchies sur les bords. _ 

Habite les montagnes du Chili. 

* Poclocarpus Purdieaiia. Hook. 

PODOCARPUS DE PURDIE. 

Feuilles longues de 6—15 centimètres, larges de 15-20 millimètres, épaisses, coriaces, 
lancéolées, oblongues-elliptiques, d'un vert gai, irès-Iisses et luisantes, planes, droites, 
très-rarement falquées, longuement atténuées à la base en un gros et court pétiole, 
très-courtement et régulièrement rélrécies de chaque côté, jusqu'au sommet, qui porte 
un gros et court mucron, quelquefois noirâtre, obtus, quelquefois spinescent, surtout sur 
les jeunes feuilles, scarieux, très-aigu, mais alors plus allongé. 

Arbre d'une croissance très-rapide, atteignant 40 mètres et plus de hauteur, sur 1 mètre 
de diamètre. Habite la Jamaïque orientale près de Durobin-Castle, a une altitude 
de 800 à 1200 mètres. C'est un des plus beaux arbres de File. Introduit vers 1843. 
Orangerie. 

* Po<locai*i>us salicîlolîa. Klotsch, 

PODOCARPUS A FEUILLES DE SAULE. 

Feuilles longues de 7—15 centimètres, larges de 8-11 millimètres, quelquefois plus, 
légèrement falquées, courtement rétrécies aux deux bouts, coriaces, raides, d un vert 
pâle- luisantes en dessus, parcourues au milieu par une nervure médiane saillante en 

^Arbre à rameaux allongés, grêles, canaliculés, à écorce vert-jaunâtre. Habite la 
Colombie, ainsi que d'autres parties nord-ouest de l'Amérique du sud. Orangerie. 

ESPÈCES DE L'AUSTRALIE. 
* Poclocai'iiu8 ensifolia. R. Br. 

PODOCARPUS ACICULAIRE. 

Petit arbre dioïque, atteignant 3-6 mètres de hauteur, pyramidal. Branches subdres- 
sées, grêles. Feuilles sessiles, hnéaires, éparses, longues de 4-8 centimètres, larges de 
3-4 millimètres, atténuées aux deux extrémités, très-longuement acuminees au sommet 
en une pointe fine, aiguë, parcourues par une nervure médiane saillante. „ ^ , . 

Habite dans la Nouvelle-Hollande, ainsi que dans l'ile des Pins, dans la Nouvelle-Calé- 
donie. Introduit vers 1851. 

* Podocai'pus la^ta. Hooïbr. 

PODOCARPUS A FEUILLAGE AGRÉAHLE. 

Arbre d'une grande vigueur, à tige droite, élancée, longtemps garnie de feuilles. 
Branches verticillée^, plus rarement alternes, étalées ou déclinées, moins nombreuses et 
moins ramifiées que dans le P. Totara. Rameaux allongés, grêles, peu nombreux, étale.^, 
opposés ou ternes, plus rarement épars, légèrement cannelés lorsqu'ils sont jeunes, recou- 



PODOGARPUS. 171 

verts d'une écorce gris-brunâtre. Feuilles éparses, étalées ou défléchies, de couleur roux- 
ferrugineux, longues de 3— 't centimètres, larges de ^—6 millimètres, falciformes, mucro- 
nées, à mucron raide, très-aigu, sessiles ou rétrécies en un court pétiole, légèrement 
épaissies, convexes en dessus et parcourues par un léger sillon, un peu concaves en 
dessous et marquées de chaque côté d'une bande roussâtre subglaucescente. 
Habite la Nouvelle-Hollande orientale. Orangerie. 



* Podocarpus spiiiulosa. R. Br. 

PODOGARPUS SPINESCENT. 

Sya. : podocarpus pungens. 

Feuilles alternes, linéaires, étalées, longues de 2—4 centimètres, larges de 2 millimè- 
tres, rétrécies aux deux extrémités, très-coriaces, mucronées, piquantes, glabres, uniner- 
vées, épaissies sur les bords, convexes, à peine carénées, d'un vert un peu gris en dessus, 
planes et d'un vert plus clair en dessous, glaucescentes, avec une bande médiane d'un 
vert foncé, droites ou légèrement falquées, très-courtement acuminées au sommet en 
un mucronule spinescent, raide et très-aigu, rétrécies à la base en un très-court pétiole, 
souvent tordu. 

Arbre assez semblable au P. Totara par son port et son aspect général, mais beaucoup 
plus vert dans toutes ses parties. Branches nombreuses, étalées, grêles, longues et sou- 
ples. Rameaux étalés, le plus souvent ternes ou oprosés, plus rarement épars, à écorce 
gris-brun un peu rugueuse. Habite la Nouvelle-Hollande orientale. 



* Podocarpus Totara. don. 

PODOGARPUS TOTARA. 

Feuilles sessiles, alternes, linéaires, droites, plus rarement falquées, raides, étalées, 
très-aiguës, coriaces, tordues à la base, longues de 1—k centimètres, larges de 3 milli- 
mètres, d'un vert roux-ferrugineux ou cuivré en dessus, glaucescentes en dessous, 
parcourues par une nervure médiane peu saillante, révolutées sur les bords et terminées 
au sommet par un mucron spinescent, rougeâtre. 

Grand arbre, atteignant jusqu'à 30 mètres et plus de hauteur, sur 1 m. 50 de diamètre, 
à écorce gris-brun, fibreuse. Branches nombreuses, verticillées, plus rarement éparses 
étalées ou défléchies. Ramilles arrondies, striées-jaunâtre, dichotomes, souvent ternées,' 
grêles. 

Habite la partie boréale de la Nouvelle-Zélande. Bois de bonne qualité. Orangerie. De 
pleine terre à Hyères. 

ESPÈCES ASIATIQUES. 
* Podocarpus aniara. Blâme. 

PODOGARPUS AMER. 

Feuilles alternes, distiques, ou subdistiques, parfois presque opposées, linéaires-lan- 
céolées, cuspidées, planes sur les bords, longues de 5 — 12 centimètres, larges de 12 — 
15 millimètres, minces, molles, légèrement ondulées, parcourues par une nervure mé- 
diane saillante, étroite, presque aiguë à la face supérieure, vertes sur les deux faces, 
brusquement rétrécies à la base en un court pétiole, courtement atténuées au sommet, 
puis longuement prolongées en une sorte de cuspide obtuse, souvent sphacélée. 

Grand arbre atteignant jusqu'à 60 mètres et plus de hauteur. Branches verticillées, 
très-étalées, grêles, à rameaux subverticillés, cylindriques. Espace très-rare et très- 
distincte; très-délicate. 

Habite à Java les montagnes volcaniques les plus élevées de la partie occidentale. 



172 PODOCARPUS. 

Potlocar|ingi Cltineiisis. Wallich. 

PODOCARPUS DE LA CHINE. 

Arbre dioïque de petites dimensions, fructifiant promptement dans nos cultures. 
Branches courtes, nombreuses, éparses, opposées ou subverticillées, tuberculeuses par 
la chute des feuilles. Rameaux nombreux. Feuilles alternes, linéaires, lancéolées, longues 
de k — 8 centimètres, larges de 4 — 6 millimètres, vertes en dessus, glauques en dessous, 
légèrement réfléchies sur les bords, à nervure médiane, étroite, très-saillante en dessus, 
longuement rétrécies à la base en un pétiole épais, brusquement terminées au sommet 
en une pointe obtuse. 

Habite la Chine et le Japon. Demi -rustique abonne exposition. 

Podocai'iiiis Cliineiisis argentea. Gordon» 

PÛDOCARPUS DE LA CHINE ARGENTÉ. 

Belle variété, différant du type par ses feuilles, les unes striées, rubannées-striées de 
blanc argenté, les autres moitié blanches et moitié vertes. 
Introduit du Japon dans les pépinières royales de Bagshot par M. Fortune en 1861. 

Podocargius Cliineusi^ aurea. Gordon* 

PODOCARPUS DE LA» CHINE DORÉ. 

Autre variété, différant par sa panaohure d'un beau jaune d'or. Feuilles mi-parties 
jaune d'or et vert, ou rayées ou rubannées débandes d'un beau jaune d'or. Même in- 
troduction. 

Podoearpus Cliiiiensis caiialiculata. Hort. 

PODOCARPUS DE LA CHINE A FEUILLES CANALICULÉES. 

Plante buissonneuse. Rameaux courts. Feuilles très-épaisses, fortement révolutées en 
dessus en forme naviculaire. 



Podocarpiis CltîBiensîs corrugata, Gordon, 

PODOCARPUS DE LA CHINE A FEUILLES CRISPÉES. 

Feuilles très-étroites, linéaires, lancéolées, aiguës, rétrécies à la base, étalées, alternes, 
rapprochées, longues de 9—12 centimètres sur 2 millimètres de large, à surface supé- 
rieure ridée, marginées sur les bords de petites bandes vert brillant et jaune d'or, par- 
fois roséôs. 

Joli arbrisseau cultivé au Japon, d'où il a été introduit par M. Fortune en 1861. 

* Podocai'iius Eiidlicliei'iaua. Carr, 

PODOCARPUS d'eNDLICHER. 

Feuilles alternes, rapprochées, longues de 10—18 centimètres, droites ou légèrement 
falquées-ondulées, abords non épaissis, coriaces, d'un vert pâle, mais plus pâle et pres- 
que jaunâtre en dessous, parcourues imr une nervure médiane, saillante, étroite, aiguë 
en dessus, beaucoup plus large et moins saillante en dessous, rétrécies à la base eu un 
pétiole très-court, épaissi, atténuées au sommet en une pointe obtuse, subaiguë dans 
les jeunes feuilles. Feuilles des ramilles presque ovales-elliptiques, rapprochées en ro- 



PODOCARPUS. 173 

sette, beaucoup plus courtes et plus brusquement rétrécies que celles des bourgeons vi- 
goureux. 

Très-belle espèce, originaire du Népaul, remarquable par sa vigueur et l'ampleur de 
ses feuilles. Orangerie. 

*Po(locarpus flai^elliroriiaîs. Makoy* 

PODOCARPUS FLAGELLIFORME. 

Feuilles sessiles, alternes, linéaires-lancéolées, lisses, planes, entières, molles, rétré- 
cies aux deux extrémités, légèrement canaliculées en dessus, terminées au sommet par 
une pointe effilée, très-fine, non piquante, légèrement réfléchies en dessous sur les bords, 
longues de 25-40 centimètres, larges de 6—8 millimètres, à nervure médiane arrondie, 
peu saillante en dessus, très-prononcée en dessous, d'un beau rouge cuivré dans leur 
jeunesse, élégamment retombantes, d'un très-bel efl'et. 

Magnifique espèce, très vigoureuse, d'origine japonaise. Introduite en 1864. 



* Podocarpus Japouica. Sieboldt. 

PODOCARPUS DU JAPON. 

Feuilles très-rapprochées, lancéolées-allongées, épaisses, raides, coriaces, alternes, 
longues de 10 — 12 centimètres, larges d'environ 20 millimètres, planes, uninervées, à 
nervure saillante, étroite et presque aiguë en dessus, arrondie en dessous, longuement 
rétrécies aux deux bouts , atténuées au sommet en une pointe souvent obtuse, parfois 
subaiguë, mais non mucronée, et, à la base, en un pétiole court et épais. 

Branches éparses, parfois opposées ou verticillées, souvent défléchies. Habite le Japon. 
Introduit vers 1861. Orangerie. 

• 

* Podocai'piis jrapoitica variegata. Fortune. 

PODOCARPUS DU JAPON PANACHÉ. 

Belle variété très-remarquable par sa riche panachure. 

* Podocarpus iiiacropliylla. Don. 

PODOCARPUS A TRÈS-GRANDES FEUILLES. 

Feuilles alternes, linéaires -lancéolées, planes sur les bords, minces, coriaces, longues 
de 4—10 centimètres, larges de 9—12 millimètres, parcourues sur les deux faces par une 
nervure médiane saillante, rétrécies à la base en un pétiole court et épais, atténuées au 
sommet en un court miicron obtus. 

Arbre de 12—15 mètres de hauteur. Tronc droit, à écorce gris-cendré, légèrement 
rugueuse. Branches nombreuses, étalées ou subdressées. Rameaux légèrement angu- 
leux, rugueux et tuberculeux après la chute des feuilles. Habite le Japon. Introduit 
en 1804. Orangerie. 

* Podocai'pus IVei'iifolia. R. Bt. 

PODOCARPUS A FEUILLES DE NÉRIUM. 

Feuilles alternes, très-rapprochées, dressées ou étalées, longues de 8—15 centimètres, 
larges de 6—15 millimètres, lancéolées, acuminées, obtuses au sommet, coriaces, très- 
épaisses planes, à bords souvent repliés en dessous, très-longuement atténuées à la 
base en 'un pétiole épaissi, falquées, plus rarement droites, d'un vert foncé en dessus. 



174 PODOCARPUS. 

beaucoup plus pâle en dessous, parcourues par une nervure médiane saillante et presque 
aiguë à la face supérieure, moins saillante et plus large à la face inférieure. 

Arbre d'environ 15 mètres de hauteur. Branches éparses, étalées, défléchies, parfois 
assurgentes, irrégulières, peu ramifiées, à écorce vert-jaunâtre, souvent unpeu cannelée, 
rugueuse par les cicatrices des feuilles. 

Habite dans le Népaul, Singapour et Penang. Introduit en 1829, Orangerie. 



ESPECES DU CAP. 
* Podocarpus elongata. Héritier. 

PODOCARPUS ÉLEVÉ. 

Feuilles alternes, raides, assez épaisses, planes, un peu amincies sur les bords, longues 
de 25—35 millimètres, larges de 4, droites, plus rarement falquées, oblongues, lancéo- 
lées, d'un vert sombre comme bleuâtre, glaucescentes, parcourues d'une nervure peu 
saillante, souvent à peine visible en dessus, sessiles ou longuement rétrécies à la base en 
un court pétiole, très-brusquement arrondies et tei-minées au sommet en un mucron très 
court, un peu aigu ou obtus, quelquefois nul. 

Grand arbre, à branches étalées, dressées ou défléchies, ordinairement verticillées. 
Ramules courts, légèrement anguleux. Écorce d'un brun-cendré, glauque sur les jeunes 
rameaux. Habite le cap de Bonne-Espérance et l'Abyssinie, à environ 2000 mètres d'al- 
titude. Orangerie. 

* Poclocarpu» Tliuiiliergii. Hooker, 

PODOCARPUS DE THUNBERG. 

Feuilles oblongues-lancéolées, arrondies, uninervées, sensiblement atténuées à la base 
en un pétiole très-court, longues de 4 — 6 centimètres, larges d'environ 1, alternes, ses- 
siles, brusquement rétrécies au sommet en une pointe courte, aiguë ou presque obtuse. 

Grand arbre du cap de Bonne-Espérance. Bois jaune d'excellente qualité. Orangerie. 



Deuxième tribu : STACHYCARPUS. Endlicher. 

Feuilles alternes, le plus souvent distiques par renverseaient, linéaires, uninervées, 
marquées de stomates à la face inférieure, plus rarement très-petites, subsqua- 
miformes, plus ou moins appliquées. 



* Poclocarpus Andiiia. Pœppig, 

PODOCARPUS DES ANDES. 

Feuilles très-rapprochées, les inférieures alternes, les supérieures distiques, subses- 
siles, étroitement linéaires, acuminées aux deux bouts, un peu roulées sur les bords, 
planes en dessus, d'un vert-noir luisant, glauques en dessous, à nervure médiane 
légèrement proéminente et comme carénée, coriaces, raides, longues d'à peine 3 centi- 
mètres, parfois de 15 millimètres, larges d'environ 3 millimètres, unpeu révolutées 
sur les iîords. 

Petit arbre buissonneux, dépassant rarement 6—7 mètres, à bois dur, jaune. Rameaux 
vigoureux, étalés, à écorce lissse, brunâtre, épars, inégaux, anguleux au sommet. 

Habite le Chili austral. Fruits comestibles. Orangerie. 



PODOGARPUS. 175 

* Podocai'iius ferrugiiiea. Don. 

PODOCARPUS FERRUGINEUX. 

Feuilles très-rapprochées, distiques, étroitement linéaires, subfalquées, aiguës, lui- 
santes, longues de 15—20 millimètres, larges de 2, parcourues par ime nervure médiane, 
étroite, saillante, très-visible en dessus, très-peu en dessous, si ce n'est par sa couleur 
rougeâtre, portées sur un pétiole très-court de même couleur, acuminées au sommet en 
une pointe, fine, aiguë, plus rarement obtuse. 

Arbre de 15—20 mètres de haut, sur 1 mètre de diamètre. Habite la partie septentrio- 
nale de la Nouvelle-Zélande. Serre tempérée. 

Podoeariiiis i^ltieata. R. Bv. 

PODOCARPUS A FLEURS EN ÉPIS. 

Syn. : dacrydium maï. A. Cunningh. 

Très-grand arbre atteignant 60 mètres, parfois plus, croissant dans les terrains tour- 
beux. Tige robuste, grosse, droite. Rameaux et ramules nombreux,- grêles, confus, 
très-étalés, flexueux , à écorce rouge-brun ou ferrugineux très-souvent dépourvus 
de feuilles dans une partie de leur longueur. Feuilles , les unes de 6—12, quelquefois de 
18—20 millimètres, larges de 2, distiques, elliptiques-oblongues, droites ou falciformes, 
minces, vertes, quelquefois roussâtres en dessus, marquées en dessous et de chaque côté 
de la nervure d'une ligne glaucescente, rétrécies à la base en un court pétiole, arrondies 
au sommet, subspatulées et terminées par un mucron très-fin; celles de l'extrémité des 
jeunes rameaux, alternes, distantes, très-petites ou presque squamiformes, très-finement 
mucronulées, brunâtres. 

Habite les forêts de la Nouvelle-Zélande boréale. Assez rustique. 

''Podocarpus Taxifolia. Humb» etBompl» 

PODOCARPUS A FEUILLES d'iF. 

Syn. : torreya humboldtii. Knîght. 

Branches très-nombreuses, dressées, étalées, quelquefois défléchies, irrégulièrement 
sinueuses, anguleuses par la décurrence des feuilles. Feuilles très-rapprochées, distiques 
par renversement, falciformes, longues de 18—25 millimètres, larges de 4, luisantes et 
comme vernies, d'un vert gai et légèrement convexes en dessus, d'un vert pâle, blan- 
châtres en dessous, parcourues au milieu par une nervure plus ou moins saillante en des- 
sus, quelquefois à peine visible en dessous, excepté par sa couleur, très-courtement pé- 
tiolées, obtuses et brusquement arrondies au sommet, qui est terminé par un mucronule 
court, obtus, plus rarement aigu. 

Habite au Pérou le Saraguru, à environ 2000 mètres d'altitude- Orangerie. 



Troisième tribu : DAGRYCARPUS. Endlichxi\ 

Feuilles polymorphes, parfois subtriquètres, acéreuses ou squamiformes, appli- 
quées sur les branches, la plupart distiques par renversement, subopposées, fal- 
quées sur les rameaux. 



176 • PODOCARPUS. 

* Podocarfius Cufiressiiiu. R. Br. 

PODOCARPUS A ASPECT DE CYPRÈS. 
Syn. : podocarpus horsfieldii. Knight. 

Arbre de 50-60 mètres. Rameaux nombreux, légèrement arrondis. Feuilles opposées, 
distiques ou insérées sur 5 rangs, imbriquées, appliquées, acéreuses, ou presque tri- 
quètres, lancéolées-subulées , spinuloso-mucronées, longues de 6 — 17 millimètres, 
linéaires, falquées sur les plus jeunes ramules, sur d'autres encore ; la partie supérieure 
porte seulement des feuilles linéaires, tandis que la base est entourée de feuilles squa- 
miformes ; dans d'autres enfin toutes les feuilles d'un môme rameau sont distiques, 
étalées ou imbriquées sur 5 rangs, toutes d'un vert gai, luisantes sur les deux faces. 

Arbre magnifique et d'une rare élégance. Habite les hautes montagnes de l'île de Java 
et des Philippines. Il demande pour l'hiver l'abri d'une serre tempérée. 

* Podocarpus Dacrydioïdes. Ach. Rich* 

PODOCARPUS A ASPECT DE DACRYDIUM. 

Syn. : dacrydium excelsum. Don. 

Grand arbre résineux, atteignant jusqu'à 60 mètres et plus de hauteur, d'un aspect 
sombre et triste par la couleur cuivrée-noirâtre que présentent toutes ses parties.^ Tronc 
droit, élancé, à écorce gris-brunâtre, à peu près lisse. Branches étalées ou défléchies- 
ascendantes, plus rarement dressées, longues, grêles, irrégulièrement distantes. Ra- 
meaux cylindriques, étalés, pendants, souvent avortés et réduits à des ramules foliifères, 
courts; ces derniers quelquefois réunis en très-grand nombre et cachant entièrement les 
rameaux; quelquefois au contraire très-distants. Feuilles de la tige et des branches 
alternes, squamiformes, linéaires, mucronées, adnées à la base, plus ou moins étalées 
au sommet, aiguës; celles des rameaux foliifères très-rapprochées, distiques, navicu- 
laires, falciformes, longues de 5—8 millimètres sur à peine 2 de largeur, courbées au 
sommet vers la partie supérieure du ramule, brusquement terminées par un mucronule 
court et aigu, toutes de couleur cuivrée, ferrugineuse ou noirâtre. 

Habite dans la Nouvelle-Zélande boréale, principalement les sols fangeux, où il forme 
des forêts. Orangerie. 



PRUMNOPITYS. PhilippL 

PODOCARPÉES. 

Feuilles persistantes, subdistiques, droites ou légèrement falquées. Fruits drupa- 
cés. Maturité annuelle. 

Pruninoi>ity» elegaiis. Philippi. 

PRUMNOPITYS ÉLÉGANT. 

Syn. : podocarpus valdiviana. Senilis. 

Feuilles linéaires, planes, épaisses, nombreuses, droites ou légèrement falquées, sub- 
distiques dans les ramules et ramilles, éparses ou opposées sur les branches et les ra- 
meaux, d'un beau vert foncé luisant avec une fine nervure médiane en dessus, parcourues 
en dessous par deux larges bandes glauques, séparées par une nervure verte au milieu, 
bordées de vert sur les côtés, portées sur un court pétiole longuement décurrent, et ter- 
minées au sommet par un court mucron jaunâtre, aigu, non piquant, longues de 25-30 



PRUMNOPITYS. 177 

millimètres, sur les branches et de 5—8 sur les ramilles. Tiges droites, raijies, élancées, 

cylindriques. Branches étalées, ramules nombreux, étalés-redressés. 

Bel arbre toujours vert atteignant la hauteur de 15—20 mètres, récemment découvert 
par M. Pearce, au Chili, dans la province de Valdivia à une élévation de 1500 à 
2000 mètres; il a presque l'apparence d'un Tsupa Douglasii, son port est pyramidal, 
élancé. Il porte un fruit drupacé obliquement sphérique, dont la drupe, d'abord d'un 
vert jaunâtre, acquiert à la maturité une couleur jaune brunâtre; ce fruit de 3 centi- 
mètres de long sur 2 de diamètre est d'un goût très-agréable et recherché comme nour- 
riture par les indigènes. Son bois jaune veiné est epiployé pour l'ébénisterie. Parfaite- 
ment rustique. Introduit de graines par M. Veitch en 1860. 



SAXE-GOTHiEA. Lindley. 

PODOCARPÉES. 

Fruit charnu, composé d'écaillés mucronées, raides, entièrement connées ou 
libres au sommet, la plupart souvent avortées. Graines adnées seulement à la base 
de récaille, à tégument double, l'e-xtérieur très-court en forme de réceptacle, 
n'embrassant que la partie inférieure de la gaine. Feuilles planes, linéaires, étalées, 
persistantes. 

IB^axe-Gotlisea eonspicua. Lindley. 

SAXE-GOTH.EA REMARQUABLE. 

Feuilles alternes, lancéolées-linéaires, oblongues, subfalquées, contournées, coriaces, 
portées sur un court pétiole rougeâtie, légèrement tordu, terminées brusquement en un 
court et fin mucron, longues de 2—3 centimètres, larges de 2 — 3 millimètres, légèrement 
convexes en dessus, et parcourues par une nervure saillante, d'un vert sombre, faible- 
ment séparées par la carène, vertes sur les bords. 

Arbre de moyenne grandeur, avec h s fleurs mâles d'un Pohcarpus, les fleurs femelles 
d'un Dammara^ le fiuit d'un Juniperus^ la graine d'un Ducr y iuvi et le faciesd'un Taxus. 
Branches étalées, souvent réfléchies, plus rarement dressées. Ecorce des jeunes rameaux 
brunâtre, lisse, luisante. 

Hdbite les Andes de la Patagonie, près des neiges éternelles, où il s'élève à 20 — 30 mè- 
tres. Introduit en 18^8. Assez rustique. 

Saxe-Gotliiea coiispiciia gracills. Hort. 

SAXE- GOTHjËA REMARQUABLE A RAMEAUX GRÊLES. 

Feuilles plus distantes, plus étroites, plus effilées que dans l'espèce, terminées par un 
fin mucron très-piquant. Rameaux plus grêles etplus étalés. Même origine. 



\i 



178 SCIADOPITYS. 



SGIADOPITYS. 5t6&. et Zucc. 

SÉQUOIÉES-SCIADOPITÉES. 

Anthères biloculaires. Feuilles planes, coriaces, linéaires, obtuses, longues, al- 
ternes, très-rapprochées, subverticillées au sommet des rameaux. Ecailles des 
strobiles accompagnées d'une bractée soudée dans sa moitié inférieure. Graines, 7 
sous chaque écaille. 

Sciadopitys vertieillata. Sieb. et Zucc» 

SCIADOPITYS VERTICILLÉ. — SAPIN A PARASOL. 

Grand arbre de toute beauté, at'eignant jusqu'à 50 mètres de hauteur sur 1 mètre de 
diamètre, à écorce gris-brun, rugueuse. Branches nombreuses, verticillées, horizontale- 
ment étalées, dénudées. Rameaux souvent verticillés, aphylles, excepté vers le sommet 
où se trouve une sorte de verticille de feuilles, marques et tubercules plus tard par les 
cicatrices résultant des écailles gemmaire^, qui forment des sortes de coussinets allongés, 
très-sa liants. Bourgeons écailleux, veiticiUes. Écailles gemmaires, nombreuses, coria- 
ces, d abord imbriquées, puis écartées par rallongement du bourgeon, caduques. Feuilles 
persistantes, sessiies au sommet des ramules, alternes, mais tellement rapprochées 
quelles paraissent verticillées, allon-ées, linéaires, droites, entières, épaisses, coriaces, 
glabres, très-étroiteraent canaliculées en dessus, concaves en dessous, marquées au nii- 
heu dune l;gne roussâtre, glaucescente, longues de 8—9 centimètres, larges de 2— 3 mil- 
limètres, souvent échancrées au sommet. Les feuilles persistent pendant quatre ans; 
chaque branche est term née par 3—4 verticilles supc-posés et distants. 

Habite l'ile Nippon et diverses parties du Japon, où on le cultive autour des temples. 
Espèce très-rare et très-ornementale. Très-rustique. Introduit en 1861. 

Sciatlopitys vertîcîllata varîegata. Fortune. 

SCIADOPITYS VERTICILLÉ PANACHÉ. 

Variété très distincte. Feuilles panachées de jaune-pâle ; cultivée près des temples. 
Introduite des environs de Yeddo, par M. Fortune. 



SEQUOIA. EncUicher. 



SÉQUOIÉES VRAIES. 



Anthères biloculaires. Écailles des strobiles cunéiformes, déprimées , épaisses, 
tronquées. Bractées aiguës, soudées à l'écaillé dans toute sa longueur. 

Très-grands arbres à branches souvent verticillées. Feuilles planes, linéaires, 
distiques, parfois squamiformes, imbriquées. Cotylédons 1, très-rarement 3. Ma- 
turation annuelle. 



SEQUOIA. 179 



Se^guoia seniperTiren». Endl. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT. 

Syn. : taxodium sempervirens. Lambert. 

Très-grand arbre atteignant 60—100 mètres, sur un tronc robuste et droit de 3— 6 mè- 
tres de diamètre, d'un etTet admirable dans son ensemble. TigR cylindrique, élancée, 
recouverte d'une écorce roux brillant, très-épnisse, subéreuse, fendillée longitudinale- 
ment et se déta-hant en lames fibro-subéreuses. Bois rouge, très-durable, non sujet aux 
piqiàres des insectes, ressemblant à celui du Maha(jnni{Encaliiptus). 

Branches £ubvertici,lées, plusrarementalteiT.es ou éparses, étalées; celles de la base 
souvent défléchies, relevées à leur extrémité; celles du sommet quelquefois diessées. 
Rameaux et ramules nombreux, distiques. Feuilles linéaires; celles de la tige et des 
branches presque aciculaires, squamiformes, applit/ué^s, alternes; celles ces ramilles 
planes, ordinairement subdistiques par renversement, linéaires, droites ou falquées, très- 
rapprochées, sessiles ou portées sur un court pétiole, et largement décurrentes à la 
base, longues de 18—25 millimètres, larges de 2, vertes et légèrement convexes en des- 
sus, portant dans leur milieu un petit sfllon longitudinal peu profond, plus ou moins 
glauque-farinacé en dessous, brusquement terminées au sommet par un mucronule pi- 
quant, très-court. 

Habite dans l'Amérique nord-ouest, diflférentes parties de la Californie. Introduit en 
IS'tO. Rustique, mais sensible au froid dans sa jeunesse. 

Séquoia sein|iei*vireiisi alba. C. S. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT A FEUILLES BLANCHES. 

Arbuste grêle, à rameaux étalés, grêles, retombants. Jeunes ramules, d'un blanc-jau- 
nâtre, passant au blanc pur, puis au vert blanchâtre, conservant toujours leur pana- 
chure. Feuilles toutes blanches, alternes, étaiées, redressées vers le sommet, sessiles, 
décurrentes, linéaires, longues de 5—10 millimètres, à peine larges de 1, planes en 
dessus, légèrement carénées en dessous, terminées au sommet en une pointe aiguë, non 
piquante. 

Variété très-belle et très-distincte, à panachure constante, obtenue dans nos semis. 

iSequoia seiuiiervireiis glaucesceus. C. S. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT A FEUILLES GLAUQUES. 

Variété assez distincte, de forme pyramidale. Tige élancée, droite. Rameaux courts, 
venicillés, horizontalement étalés. Feuilles plus courtes et plus étroites que dans l'es- 
pèce, glauques sur les deux faces. 

Plus rustique que l'espèce. 

Séquoia isempervirens gracilis. Carr. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT A PETITES FEUILLES. 

Variété à branches grêles, Feuilles plus ténues et plus courtes que celles du type. Plus 
rustique que l'espèce. 

f§equoia seniperTireus latiTolia. Hort. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT A LARGFS FEUILLES. 

Feuilles sessiles ou courtement pétiolées, linéaires, lancéolées, élargies à la base, lar- 
gemen-i. et longuement décurrentes, légèrement subfalquées, longues de 15—22 milli- 
mètres, larges de 3—4, terminées au sommet p. a' un court et fin mucron» 



180 SEQUOIA. 

Sequol» fgentpei'virens taxifolia. C. S. 

SÉQUOIA TOUJOURS VERT A FEUILLES d'iF. 

Tig-e droite, élancée. Branches d'abord dressées, puis étalées, quelquefois retombantes. 
Feuilles ayant beaucoup l'aspect de ce. les d'un Taxus, alternes sur les branches et les ra- 
meaux, subdistiques sur les ramules et les ramilles, linéaires, arrondies et vert foncé en 
dessus, d'un vert pâle en dessous, avec une lé.ère nervure au milieu, droites ou légère- 
ment subfalquées, sessiles, largement et longuement décurremes, longues de 8—12 
n.illimètreï, brusquement terminées au sommet en un court mui ron aigu. 

Belle variété, très-distincte, de forme pyramidale; obtenue dans nos semis. 



TAXODIUM. Bich. 

CUPRESSINÉES-TAXODINÉES. 

Strobiies à écailles libres, imbriquées, dispermes. Feuilles alternes ou distiques. 
Maturation annuelle. 

Grands arbres de l'Amérique boréale, à feuilles caduques, très-rarement bis- 
annuelles. 

Taxodium adscendens. Brongn» 

TAXODIUM A RAMEAUX ASCENDANTS. 

Rameaux étalés. Ramules ascendants, grêles. Ramilles presque filiformes, souvent as- 
cendantes ou dressées. Feuilles caduques; les ramil aires épaises et subéparses, plus ou 
mnins appliquées ei imbriquées sur plusieurs rangs ; les unes aciculaires, les autres 
squamiformes. . , , ,. , t^ >, 

Habite les marais de la Caroline et de la Floride les plus éloignés du littoral. Espèce 
délicate et sensible au froid. 



Taxo«1iuni distleliuin. Rich. 

CYPRÈS-CHAUVE. 

Syn. : schubertia disticha. Mirb. 

Grand arbre à feuilles caduques, atteignant 30-40 mètres de hauteur, sur 1 mètre à 
1 mètre cinciuanle centimètres de dia:i être, très-ramifié dans sa jeunesse, plus tard se 
dénudant par le las, et pot tant à son son.met une tèle largement étalée Branches dres- 
sées é alées. Rameaux et ramules elfilés, él lés, déclinés ou ascendants. Ramules foiaires 
éalées ou pendantes, annuellement caduques, garnies rie feuilles distiques, aciculaires. 
Feuilles acicul .ires longues de 8-20 mil imètres, pointues, mucronées, droites ou légè- 
rement fdlquées, très-rapprochées; feuil es squamiformes, ovales, deltoïdes ou presque 
linéaires acuminées, décurrentes. Strobiies de la grosseur o 'une petite noix, ordinaire- 
ment spllériques, parfois ovales-oblongs, composés a'écaiiles épaisses, striées, chagrinées 

^^HabUe^dans le nord de l'Amérique boréale, jusqu'à SS» de latitude, f ^^ k. J]°^^^«' }^ 
Géorgie, la Caroline, le Maryland. Commun surtout dans les marais de la Louisiane, et le 
long des sinuosités fangeuses des rivières. Parvenu à un certam âge, il produit à la sur- 



TAXODIUM. 181 

face du sol, par le prolongement de ses racines traçantes, des protubérances coniques, 
arrondies, obtuses, atteignant jusqu'à 1 mèTe de hauteur. 

Cet arbre assez sensible aux gelées dans le nord, s'est comnne naturalisé dans le centre 
et le midi do la France, où il produit de bonnes semences; il est d'un bel effet sur les 
bords des rivières et des pièces d'eau; ses racines allongées et les exo-toses qui en pro- 
viennent, formeraient une excellente défense pour les beiges des rivières, contre le 
courant des eaux et les inondations. Bois rouge, résineux, agréablement odorant, incor- 
ruptible, des plus précieux pour son élasticité. Introduit vers lô'iO. 



Taxodiunt dlsticliuni biforme. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE BIFORME. 

Cette variété se distingue par les formes très-diverses des feuilles et des ramilles 
foliaires. Feuilles distiques sur les ramu'es et ramilles des jeunes rameaux, qui sont éta- 
lés horizontalement et retombants, planes, linéaiies, presque ac'culaires, longues de 7— 
10 millimètres, d'un beau vert tendre; celles des ramilles sur le bois ancien, très-petites, 
éparses, très-rapprochées, tiès-court«s, presque squamiformes, api liquées, comme imbri- 
quées vers le bas des ramilles ; Iméa res, aciculaire s vers le miheu ; longues de3— 5 mil- 
limètres, très-courtes, très-fines vers le sommet; toutes d'un vert de mer glaucescent. 
Obtenue dans nos semis de graines provenant d'Amérique. 



Taxodiiini disticltuni Dacrydioïdes. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE DISTIQUE A ASPECT DE DACRYDIUM. 

Rameaux cylindriques, allongés, étalés, déclinés, couverts d'une écorce rouge-orangé 
clair, passant au rouge obscur. Ramilles très-nombreuses, très-grêles, dressées et presque 
appliquées contre les rameaux. Feuilles lin'^aires, droites, très-rarement subfalquées, 
alternes, dressées-étalées, conviant presque les ramilles, longues de 5—12 millimètres, à 
peine larges de 1; sessiles, décurrentes, légèrement rétrécies à la base et terminées au 
sommet en un très-court et très-fin mucron, finement canaliculées eu dessus, traversées 
en dessous par deux bandes subglaucescentes séparées au milieu par une ligne verte à 
peine visible, toutes d'un beau vert de pré foncé. 

Très-belle variété ayant la forme et le coloris du Dacrydium elatum. Obtenue dans nos 
cultures, de graines reçues d'Amérique. 



Taxodium distichuin denu«latuni. Leroy. 

CYPRÈS-CHAUVE A RAMEAUX DÉNUDÉS. 

Branches grêles, allongées, étalées, recourbées, déclinées ou pendantes, diffuses, très- 
irrégulièrement distantes, à écorce d'un rouge-clair glaucescent. Rameaux et ramules 
effilés, écartés, défléchis. Feuilles épavses, très-distan es, de forme et de longueur très- 
variables ; les unes à peine longues d'un millimètre, étalées, acuminées au sommet, ses- 
siles, décurrentes; les supérieures presque squamiformes; les inférieures linéaires, cana- 
liculées en dessus, longues de 15 — 20 millimèlres, larges de 1, portées sur un court 
pétiole, dressées-contournées, terminées au sommet par un fin mucron. Variété naine, 
quoique assez vigoureuse. 

Ta?KodluiiB disticliunt dépendent. C. S. 

CYPRÈS- CHAUVE DISTIQUE A PAMILLES PENDANTES. 

Tige droite, rameaux courts, étalés-déclinés. Écorce rouge obscur, passant au gris 

.ferrugineux. Ramilles allongées, etalées-déclinées, tombantes, groupées très-épais à 

l'extrémité du rameau de Tannée. Feuilles éparses; celles des rameaux très-distantes, 



182 TAXODIUM. 

très-petites, presque squamiformes, appliquées, sessiles, élargies à la base, finement acu- 
minées au sommet, de la même couleur rouge que l'écorce; celles des ramilles, alternes, 
sessiles, aciculaires, très -rapprochées, planes en dessus et finement canaliculées, arron- 
dies en dessous, atténuées au sommet en une ] ointe fine; toutes d'un vert clair jaunâtre. 
Variété très-distincte, ayant presque l'aspect du Taxodium D. pendulum; elle provient 
de nos semis de graines américaines. 

Tax^oiliuni disticltuBS» fastigiatum. Knight, 

CYPRÈS-CHAUVE PYRAMIDAL. 

Arbre pyramidal. Branches longues et grêles, dressées, très-irrégulièrement distantes. 
Rameaux courts, épars,peu nombreux. Feuilles linéaires, subdistiques, longues de 7—15 
centimètres. 

Taxodium «listicliunt flavidam. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE A FEUILLES JAUNATRES. 

Rameaux courts, gros, horizontalement étalés. Écorce rouge-cinabre foncé passant au 
gris de fer. Ramilles très-nombreuses, grêles, allongées, dressées, presque appliquées 
sur le rameau, qu'elles cachent entièrement, souvent réunies par 2 à la base. Feuilles 
raméales très-petites, acicuh.ires, irès-distantes, de même couleur que Técorce ; celles 
des ramilles très-diverses : ovales-acuminées, obliquement appliquées, épaisses, convexes 
au bas des ramilles, longi.es de 3-5 millimètres; linéaires, presque planes, longues de 
8—10 millimètres, larges d'environ 1, vers le milieu; beaucoup p;us petites, beaucoup 
plus fines vers l'extrémité, très-nombreuses, très-rapprochées, légèrement étalées, d'un 
beau vert jaunâtre très-distinct. 

Variété des plus remarquables, obtenue de graines américaines. 

Taxotliiini disticitui» iiiteriuediuiM. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE INTERMÉDIAIRE. 

Rameaux étalés, cylindriques, à écorce gris de fer-noirâtre. Ramilles foliifères, en- 
tourées à la base d'écaillés très-courtes, rudes; étalées, couvertes de très-petites feuilles 
sauamiformes ou acicuiaires, linéaires, alternes, imbriquées, appliquées sur les ramilles, 
légèrement canaliculées en dessus, arrondies en dessous, étroites, sessiles, décurrentes, 
longues de 2—3 millimètres, d'un beau vert foncé glaucescent. 

Taxodium flisticBïus»» isiUernaedSum pyramidale. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE INTERMÉDIAIRE PYRAMIDAL. 

Cette belle variété obtenue dans nos semis se distingue par ses ramilles plus courtes, 
plus grêles, dressées contre le rameau, et par ses feuilles plus petites, très-rapprochées 
et appliquées, ce qui lui donne l'aspect d'un Casuarina. 



Taxodium disticlBum Kniglitii. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE DE KNIGHT. 

Branches peu nombreuses, irrégulièrement distantes, dressées, longues et grêles, peu 
ramifiées. R^i milles foliaires courtes, très-rapprochées, cachant souvent entièrement le 
rameau. Feuilles distiques, linéaires, planes, persistant très-tard sur le rameau. Il n'est 
pas rare qu'elles y persistent pendant deux ans. 



TAXODIUM. 



183 



Taxodluiu clisticliuiii lanceolatum. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE A FEUILLES LANCÉOLÉES. 

Arbre vigoureux. Rameaux dressés, étalés, à écorce gris de fer. Ramilles foliaires, 
courtes très-grêles, étalées, tombantes, entourées à la base d'écailles très-courtes, dures, 
scarieuses,jnarcescentes. Feuilles distiques, alternes, linéaires-lancéolées, planes, mmces, 
portées sur un très-court et très-fiû pétiole, obtuses au sommet. 

Taxodium dîstlclmm micpopltylluni. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE A PETITES FEUILLES. 

Arbrisseau. Tiges dressées. Rameaux étalés, courts. Feuilles raméales linéaires, 
alternes, éparses, acuminées, longues oe 8-12 millimètres, devenant de plus en plus 
courtes, de sorte que celles de l'extrémité du rameau, ainsi que celles des ramilles, ont a 
peine 1—2 millimètres de longueur et sont ovales, acuminées, tellement rapprochées, 
qu'elles se recouvrent mutuellement et paraissent comme imbriquées. 

Taxodiuiii di^tie!!ui6BB nanmn. Carr. 

CYPRÈS-CHAUYE NAIN. 

Arbrisseau buissonneux, très-compacte, atteignant 3-6 mètres. Branches nombreuses, 
étalées, courtes. Ramilles foliaires, très-rapprochées, presque fasciculées. i^euUles dis- 
tiques, semblables à celles de l'espèce. 

Taxofliitm disticSniaia IVepalense. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE DU KÉPAUL. 

Arbre vigoureux. Tige grêle. Branches très irrégulièrement étalées ou défléchies. 
Rameaux giêles, allongés, déclinés, pendnits. Ramilles foliaiies cyhndriques, grêles, 
très-rapprochées, étalées, déclinées. Feuilles alternes ou éparses, aciculaires, droites,, 
plus rarement falquées, légèrement étalées, larges de 4— 5 millimètres, tres-tines, sessiles, 
décurrentes, terminées au sommet en une pointe aiguë, rarement obtuse, scarieuse, toutes 
d'un beau vert glaucescent. 

TaiKodiuiu disticituiti nigruBii. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE NIGRESCENT. 

Branches grêles, nombreuses, divariquées. Rameaux allongés, parfois flexueux, déflé- 
chis. Feuilles étroites, très-ténues, d'un vert sombre ou brunâtre. 



Xaxodiunn distScIiuni nutaiis. Ait. 

CYPRÈS-CHAUVE ÉTALÉ. 

Branches longuement étalées ou défléchics. Ramilles distantes, recouvertes, ainsi que 
les rameaux, d'une poussière glauque. Feuilles distantes, d'un vert blond ou glau- 
cescent. 



\Sk TAXODIUM. 

Taxodlum distlchunt pendulum. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE PENDANT. 
Syn. : GLYPTOSTROBUS PENDULUS. Eudl. — TAXCDIUM SINENSE PENDULDM. Loudoïl. 

Arbre assez délicat, d'une croissance lente, ne dépassant guère 8—12 mètres de hau- 
teur. Branches irré-ulières, étalées ou défléchies. Rameaux grêles, allongés, pendants, 
cylindriques, parfois flagelliformes, couverts d'une écorce gris-brun, glaucescente. Ra- 
milles foliileres cylindriques, très-rapprochées, caduques, étalées, pendantes. Feuilles 
éparses, dressées-étalées , presque imbriquées, appliquées sur les ramilles, linéaires, 
planes, droites ou falcifoimes, longues de 6-10 millimètres, élargies à la base, légère- 
ment canfiliculées en dessus, arrondies en dessous, brusquement acuminées au sommet 
en une poinle scarieuse; celles de l'extrémité des ramilles, petites, squamiformes, cou- 
chées-appliquées. 

Taxodium disticlium pyraniîdatum. Carr. 

CYPRÈS-CHAUVE PYRAMIDAL. 

Tige droite, branches très-nombreuses, subdressées, courtes, excessivement ramifiées, 
formant une pyramide Irès-régulièrement conique. Feuilles linéaires, distiques, comme 
celles de l'espèce. 

Taxodinm disticliuiit Tirgatnm. C. S. 

CYPRÈS-CHAUVE A RAMEAUX EFFILÉS. 

Tige droite élancée. Rameaux cylindriques, nombreux, allongés, dressés. Écorce 
d'un beau rouge-cinabre passant au brun clair. Ramules etramilhs très-allongés, droits. 
Ramilles foliileres longues, droites, lég-rement étalées-dressées Feuilles : les raméales 
exce^==ivpment petites, acuminées de la couleur de 1 écorce, appliquées, quelquefois 
pareilles à celles des ramilles; ces dernières, sessiies, dé urrentes, linéaires-lancéolées, 
éparses iamais distiqu s, très-h-gère^nent caniiiculérs en dessus, longues de 8—10 mil- 
limètres larg s de 1 %\ beaucoup plus courtes au bas des raii.ilies, presque ovales: 
devenant de plus en plus courtes et presque aciculaires vers l'extrémité, brusquement 
terminées au sommet en un très-court et très- fin mucron, d'un beau vert de pré foncé 
de la plus belle nuance. . j v 

Variété vigoureuse et des plus remarquables par la couleur de ses feuilles et de 1 e- 
corce; obtenue dans nos cultures de graines provenant d'Amérique. 

Tax.odium M exîcanuni. Carr. 

CYPRÈS DE MONTÉZUMA. 

Syn. : taxodium pinnatum. Hurt. 

Arbre colossal, atteignant dans certaines parties du Mexique jusqu'à ^lO mètres de hau- 
teur sur 5—10 mètres de diamètre, mais assez délicat dans nos cultures et d une crois- 
sance lente, assez semblable p .r son port et son faciès au T. dislichum, avec lequel on a 
tort de le co.ofondre. Ses feuilles persistent pendant deux ans, et lorsqu elles tombent, 
c'est qu'elles ont été frappées par la gelée. Tige droite. Ramenux cylindriques, gi'êles, 
presque horizontalement étalés, couverts d'une écorce rouge cuivré, glaucescente, deve- 
unnt gris-brun en vieillissant. Ramilles foliaires étalées, courtes. Femlles distiques 
linéaires, étroites, acuminées au sorr.mct, longtemps persistantes, plan:sou légerernent 
arrondies, verLes, finement canaJculées en dessus, glaucescentes et traversées au milieu 
par une fine carène en dessous, longues de 10-lH millimètres, sessiies, decurrentes ou 
portées sur un très-court pétiole roui^eâtre, acuminées au sommet. 



TAXODIUM. 185 

Ta:i:odiuin iiiucronatuni. Tengre. 

TAXODIUM MUCRONfi. 

Rameaux étalés, courts, relativement gros, couverts d'une écorce gris de fer, ridée. 
Ramilles foliifères, très-courtes, grêles, étalées, souvent tombanles. Feuilles subdistiques, 
linéaires, très-rapprochées, très-petites, planes en dessus, arrondies et glaucescentes en 
dessons, traversées par une carène peu saillante, longues de 2-5 millimètres, terminées 
brusquement au sommet par un mucron court, recourbé, jaunâtre. 



TAXUS. Tourne/ort, IF. 

TAXINÉES. 

Arbres ou arbustes toujours verts des régions tempérées et froides de l'hémi- 
sphère boréal, à rameaux épars et opposé?, à feuilles persisiantes, décurrentes, an- 
guleuses. Bourgeons écaiileux, à écailles étroitement décussées, imbriquées. Feuilles 
linéaires-aiguës, alternes ou subdistiques, courlement péiiolées, uninervées, 
Graines nucamenteuses, subglobuleuses, au centre d'une enveloppe charnue. Matu- 
ration annuelle. 

Ta^Kus baccata. L. 

IF COMMUX. 

Feuilles linéaires, acuminées, subdistiqnes, coriaces, épaisses, luisantes, à peine ré- 
fléchies sur les bords, longues de 15 — 30 millimètres, larges de 2 — 3, d'un vert foncé en 
dessus, plus pâles en dessous et tra"ersées par deux bandes glauques, droites ou légè- 
rement ialqnées, subsessiles, courtenient et brusquement acuminées au sommet en un 
mucronule obtus, plus rar. ment aigu. 

Arbre atteignant quelquefois 12 — 20 mètres de hauteur sur 1 mètre et plus de diamè- 
tre, formant une pyi'amide conique, arrondie au sou met. Habite à peu près toutes les 
parties de l'Europe centrale, très-répandu dans les îles Britanniques. Espèce des plus 
rustiques, venant dans toute espèce de terrain. Bois excellent, très-dur, tenace, élasti- 
que, brun roux ou jaunâtre, recevant un beau poli. 

Taxus baccata adpressa. Carr. 

IF A FEUILLES PLANES. 

Branches nombreuses, courtes, verticillées ou éparses. Rameaux et ramules rappro- 
chés, souvent confus. Feuilles distiques, longues de 5 — 8 millimètres, larges d'environ 
3 — 4, planes, obovales-obtuses, arrondies aux deux bouts, luisantes, très-courtement pé- 
tiolées, mutiques, ou courtement mucronulées. Fruits absolument semblables à ceux du 
type, reproduisant l'if commun. 



Taxus adpressa strlcta. Hort. 

IF DRESSÉ A FEUILLES PLANES. 

Branches courtes, subdressées. Feuilles à peu près semblables à celles du T. baccata 
adpressa. Cette sous-variété diffère de la variété typique, non- seulement par la position de 



186 TAXDS. 

ses branches, mais encore par la propriété qu'ont celles-ci de pouvoir s'élever verticale- 
ment : de plus, elle s'élance très-vite, en formant une sorte de colonne pyramidale, 
étroite. 

Taxiis baccata argentea. Loud. 

IF A FEUILLES ARGENTÉES. 

Branches subdressées, nombreuses. Feuilles très-rapprochées, panachées de blanc, 
quelquefois toutes blanches. 



Taxus baccata aurea. Carr. 

IF A FEUILLES DORÉES. 

Plante buissonneuse. Jeunes rameaux à écorce striée de jaune. Feuilles relativement 
étroites, très-rapprochées, [lus falciformes que dans l'espèce, panachées, marginées, 
striées de jaune. Panachure constante. 

Tax^us Itaccata Cliesliuittensis. Gord. 

IF DE CHESHUNT. 

Variété issue de V'J commun, ayant quelques rapports avec la variété erecto; elle en 
diffère par ses rameaux plus ténus, plus réguliers, en un mot par son ensemble, qui est 
moins raide ; ses feuilles sont aussi plus serrées autour des branches. 

Taxus baccata cui^pidata. Carr. 

IF A FEUILLES CUSPIDÉES. 

Feuilles linéaires, falciformes, épaisses, coriaces, d'un vert sombre, comme canaliculées 
en dessus, concaves en dessous et d'un vert clair, bien qu'interse, épaissies, réfléchies 
sur les bords, qui sont d'un vert foncé, très-brusqurment et coartement terminées au 
sommet par un mucron aigu, raide, très-piquant, noirâtre. Cette variété habite le 
Japon. 

Taxus baccata coluannari» aurea. Carr. 

IF PYRAMIDAL DORÉ. 

Branches très-nombreuses, allongées, dressées. Feuilles étroites, souvent subfalquées, 
marginées de jaune d'or. Cette variété diffère par sa forme en colonne très-étroite et 
compacte de la variété dorée. 

Taxus liaccata Dovastoiiii. Loud. 

IF PARASOL. 

Syn. : cefhalotaxcs umbraculifera. Sieb. 

Feuilles éparses ou subdistiques, subfalquées, nombreuses, portées sur un très-court 
pétiole à peine décurrent, longues de 20—35 millimètres, larges d'environ 3, d'un vert 
foncé en dessus, traversées longitudinalement par une nervure saillante et étroite, d'un 
vert pâle en dessous, glaucescenies, brusquement terminées par un mucron court, aigu 

ou obtus. - n 4 X •*/: 

Tige dressée. Branches vcrticillées, horizontalement étalées, réfléchies a 1 extrémité. 



TAXUS. _ 187 

Cette jolie variété pouvant atteindre 5 à 10 mètres, est la plus gracieuse et la plus élé- 
gante du genre. 
Habite le nord de la Chine et le Japon. Très-rustique. 



Taxus Dovastonii aureu. Hort. 

IF PARASOL DORÉ. 

Cette jolie variété dont les feuilles sont panachées comme celles de la variété T. bac- 
cata aurea, en est cependant tout à fait distincte par la forme de ses rameaux, pendants 
comme ceux du T. Dovastonii. 



TasLus baccata elegautissiiua. Hort. 

IF ÉLÉGANT. 

Arbrisseau pyramidal, de forme conique, large, compacte. Branches et rameaux dres- 
sés. Feuilles très-rapprochées, dressées, subfaiquées, toutes bordées d'un jaune pâle. 

Taxus baccata erecta. Loud* 

IF A RAMEAUX DRESSÉS. 

Arbre ou arbrisseau de forme pyramidale. Branches nombreuses, obliquement dres- 
sées, à rameaux effilés, dressés. Feuilles nombreuses, mo ns longues et moins larges que 
celles de l'espèce, d'un vert très-foncé, ordinairement éparses. 



Xaxus baccata ericuides. Carr. 

IF A FEUILLES DE BRUYÈRE. 

Arbuste nain, très-touffu. Rameaux grêles, courts, dressés. Feuilles en général fal- 
quées, assez longues, très-étroites, longuement acuminées, pointues au sommet. 



TaxuiS baccata fastigiata. Loud. 

IF FASTIGIÉ. 

Syn. : taxus hybernica, Hook. 

Branches très-nombreuses, très-rapprochées, strictement et verticalement dressées 
peu ramifiées, courtes, formant une pyramide ou plutôt une colonne très-étroite et com- 
îkicte. Feuil'es éparses, jamais distiques, longues de 15—25 mi limètres, laro-es de 2— 
k. droites ou légèrement falquées, révoluLées, courtementpétiolées, d'un vert sombre en 
de:;sus, atténuées, obtuses au sommet. 

Arbre s'élevant à 5—7 mètres, très-remarquable par sa forme. Très-rustique. 

Taxus baccata fastigiata argcntea. Hort. 

IF PYRAMIDAL ARGEKTÉ. 

Très-belle variété pyramidale, à feuilles panachées de blanc, moins vigoureuse et plus 
délicate que la précédente. . ' ° ^ 



1«8 TAXDS. 



Taxufi baecata fastigiata anrea. C. S. 

IF PYRAMIDAL DORÉ. 

Feuilles bordées d'un beau jaune d'or; panachure très- constante. Rameaux dressés. 
Ramules courts, étalés, divergents; le tout dressé en une pyramide irréeulière très- 
touffue. ° 

Taxus baecata fructii luteo. Loud. 

IF A FRUIT JAUNE. 

Semblable à l'espèce par le port, cette variété s'en distingue nettement par ses fruits 
d'un beau jaune clair, transparent. 

Taxus baecata borizontalU. Knight. 

IF HORIZONTAL. 

Branches verticillé«is, horizontalement étalées, à verticilles distants. Feuilles distiques, 
distantes, longues de 2-3 centimètres, larges d'environ 4 miliimèlres, falquées, révolu- 
tées, coiiaces, carénées endes-us. 

Variété ti es -remarquable, et bien distincte du T. Dovastonii. 

Taxu» baecata îniperialiN. Hort. 

IF IMPÉRIAL. 

Variété vigoureuse, à rameaux dressés. Feuilles distantes, falquées, plus longues que 
dans l'espèce. 

Taxus baecata linearie. Hort. 

IF A FEUILLES LINÉAIRES. 

Feuilles linéaires, subfalquées, longues de 20—35 millimètres, larges de 2, portées sur 
un fin pétiole, longuement décurrentes, d'un vert foncé en dessus, parcourues d'une ner- 
vure saillante au milieu d'un léger sillon, révolutées sur les bords, concaves en dessous 
d'un vert jaunâtre, traversées par une légère nervure, terminées au sommet par un fin 
mucron aigu. Branches allongées, ténues, étalées. 



Taxiis baecata macrocarpa. Baum. 

IF A GROS FRUITS. 

Variété ressemblant à l'espèce, mais distincte par ses fruits beaucoup plus gros, 
Taxuis baecata moiistrosa* Hort. 

IF MONSTRUEUX. 

Arbuste nain. Branches assez fortes, courtes, dressées, d'inégale longueur, disposées 
en flèches verticales. Feuilles très-petites. 



TAXUS. 189 



Taxus baccafa nana. Knight. 

IF NAIN. 

Arbrisseau très-nain, buissonneux. Feuilles très-petites, très-courtes, parfois subovales- 
elliptiques, droites, très-rarement falquées. 

Taxus baccata IVassiniana. Hort. 

IF DE NASSINI. 

Feuilles linéaires, subfalquées, subdistiques, portées sur un très-court pétiole, à peine 
décurrentes, longues de 15—20 millimètres, larges d'environ 3, traversées en dessus 
d'une légère nervure médiane, d'un vert foncé glaiicescent, légèrement révolutées, pla- 
nes ou faiblement concaves en dessous, glauques et partagées par une très-fine nervure. 

Taxas baccata pyramidalis» Carr. 

IF PYRAMIDAL. 

Branches dressées, nombreuses, formant une pyramide compacte, conique. 
Taxa» baccata reciiriata. Carr. 

IF A FEUILLES RÉCURVÉES. 

Branches étalées, divariquées, allongées, peu ramifiées. Feuilles longuement récurvées, 
longues et étroites, falquées, contournées, ré\olutées. 



Taxus Boiirsierii. Carr. 

IF DE BOURSIER. 

Syn. : taxus lindleyana. Lawson. 

Feuilles distiques, planes, étroites, longues de 15— 20 millimètres, larges de 2—3, 
linéaires, droites ou très-légèrement falquées, d'un vert foncé en dessus, traversées par 
une nervure saillante, un peu révolutées, concaves et d'un vert jaunâtre glaucescent en 
dessous, avec une fine nervure verte au milieu, très-étalées et même parfois un peu dé- 
fléchies, portées sur un fin pétiole décurrent, long de 2 millimètres, brusquement termi- 
nées au sommet par un court mucron aigu. Tige élancée, droite. Branches verticillées, 
horizontales, relativement prêles. 

Bel arbre atteignant 10— 15 mètres de hauteur et 50 — 80 centimètres de diamètre, d'une 
croissance rapiie et de dimens'oiis plus grandes que ses congénères européens ; il nait à 
l'ombre d'arbres très-élf^vôs, même dans les sols les plus stériles, là où aucun au're arbre 
ne pourrait prospérer. Découvert en 185^1 par M. Boursier de la Rivière, dans la haute 
Californie, et introduit vers 1860. Rustique. Bois d'excellente qualité, très-élastique. 



Taxus Canadensis. Willdenow. 

IF DU CANADA. 

Feuilles linéaires, légèrement falquées, cuspidées, lâches, un peu révolutées sur les 
bords, étalées, très-distantes, éparses, subdistiques par renversement, légèrement recour- 
bées, longues de 15 — 25 millimètres, larges de 3, d'un vert pâle, très-courtement pétio- 



190 TAXUS. 

lées, très-brusquement rétrécies au sommet et terminées par un très-petit mucronule 
aigu. Branches et rameaux grêles, lâches, peu nombreux, épars, étalés, subdressés, un 
peu réfléchis à l'extrémité. Fruit beaucoup plus petit que celui du T. Baccata et d'un rouge 
plus pâle. 

Arbuste buissonneux, un peu grêle, s'élevant à 1 mètre 1 mètre 50 centimètres. Habite 
dans l'Amérique boréale, depuis le Canada, jusqu'au fleuve Columbia. Introduit en 1818. 
Rustique. 

Taxiis Canadeiisis aiirea. C. S. 

IF DU CANADA A FEUILLES DORÉES. 

Très-joli aibrisseau, très-nain, de forme conique, obtenu dans nos cultures de graines 
d'un T. Canadensis, fécondées par le T Baccata aurea. Rameaux très-nombreux, érigés, 
courts, effilés. Ramilles étalées, très-couites. Feuilles très-petites, très-rapprochées, 
bordées d'un jaune d'or passant au jaune pâle. 

Taxus Canadensis cariiea. Hort. 

IF DU CANADA A FRUITS COULEUR DE CEAIR, 

Variété ressemblant au type, mais dont les fruits sont d'un jaune-rosé pâle. 
Taxus Cauadensîs variegata. Carr, 

IF DU CANADA PANACHÉ. 

Variété distincte par ses feuilles panachées de jaune. 



THUIA. L. 



CUPRESSINÉES-THUIOPSIDÉES. 



Strobiles à écailles coriaces. Graines 2, comprimées, à deux ailes. Feuilles squa- 
miformes, persistantes. Maturation annuelle. 

Arbres ou arbrisseaux originaires de l'Amérique septentrionale. Rameaux et ra- 
mules distiques, anguleux, articulés. 

Tliuia AMtarctîca. J. E. Nelson. 

THUIA ANTARCTIQUE. 

Buisson étalé, touffu, épais, de 70 centimètres à 1 mètre 50 centimètres. Rameaux 
courts, tortueux, scabres par la persistance des f'^uilles ram^'ales marcescentes. Ramules 
et ramilles distiques, très-nombreux, comprimés, trcs-courts. Feuilles imbnquees sur 
ti rangs, squamiformes, comprimées, plus ou moins appbquées ; les faciales plus courtes, 
plus étroites; les latérales plus longues, naviculaires, carénées, accummées-aigues au 
sommet; toutes d'un vert glaucescent. 

Espèce très-ornementale et très-rustique. Habite les régions antarctiques. 



THUIA. 191 



Tlinia Californica C. S. 



THUIA DE CALIFORNIE. 



Feuilles raméales distantes, décussées, épaisses, coriaces, adnées, promptement mar- 
cescentes, longues de 6—7 millimètres; les faciales plus courtes, munies près du som- 
met, d'une grosse gl.nde transparente, arrondie, jaunâtre, larges de la base au sommet; 
les latérales fortement carénées-aiguës sur le dos, brusquement rétrécies à l'extrémité et 
terminées par un mucron aigu, piquant; celles des ramilles squamiformes, courtement 
ovales, adiiées, appriméjs, strictement imbriqiiées-décussées; les faciales plus courtes, 
plus petites; les latérales foriement carénées, obtuses, d'un beau vert velouté glaucescent 
en dessous; ramules et ramilles distiques, étalés, comprimés. Rameaux très-nombreux, 
(ire>sés en pyramide conique, toulhie et trè.^-compacte. Strobiles ovoïdes, allongés, d'un 
jaunepàle, longs de 10—12 millimètres, larges de 5, disposés sur de très-courtes ra- 
milles, composés de 6—8 écai les valvaires, donl 2—3 centra.es plus étroites, toutes for- 
tement soudées entre elles, coriaces, largement concaves et contenant chacnne 1—2 
graines, les centrales et les 2 extérieures vides. Graines longues de 4—5 millimètres, 
ovales-allongées, roux-clair, entourées d'une aile mince échancrée aux deux bouts. 

Arbre très-vigoureux et très-rustique, très-distinct par son port pyramidal, et ses 
formes, des autres espèces. Introduit directement de Californie dans notre établissement, 
en 1847. ' 



Tltuia Caiicasica. Hort. 

THUIA DU CAUCASE. 



Arbre de 7—10 mètres, de forme conique très-dense. Rameaux courts, assez gros, ro- 
bustes, étalés, àécorcerousse ou roussàire. Ramilles courtes, distiques, un peu compri- 
mées. Feuilles squamiformes, imbriquées-décussées, d'un très-beau vert. 



Tltuia gigantea. Nutlal. 

THUIA GIGANTESQUE. 

Très-grand arbre atteignant 30-40 mètres et plus de hauteur, sur 3—4 de diamètre. 
Branches dressées-étalées, rapprochées, éparses. Ramules et ramilles nombreux, très- 
comprinoés. Feuilles fortement appliquées ; les raméaks très-petites, distantes, oppo- 
sées, aciculaires, longues de 3 — 5 millimètres, rougeâtres, largement décurrentes; celles 
des ramilles, acuminées, opposées-décussées, strictement imbriquées, d'un beau vert 
parfois glaucescent. Strobiles solitaires à l'extrémité de courtes ramilles, longs de 20 — 25 
millimètres, larges de 5 — 6, renflés à la base, comprimés et recourbés vers le sommet, 
composés de deux sortes d'écaillés valvaires : les inférieures, placées à la base du cône 
où elles forment une sorte d'involucre caliciforme avec celles de l'extrémité des ramilles 
fructifères, sont très-petites, larges à la base, épaisses, dures, étalées, mucronées au 
sommet, aiguës; les supérieures, au nombre de 3—5, formant pour ainsi dire tout le 
strobile, sont de deux sortes; les deux extérieures, de toute la longueur du strobile, ar- 
rondies en dehors, concaves en dedans, charnues, épaisses, coriaces, fortement appliquées 
sur les bords, d'un bronze orangé, finement rayées et granulées, terminées au sommet par 
un court mucron réfléchi, piquant; les valves extérieures contenant chacune 5 graines; les 
valves intérieures étroitement soudées, adhérentes, établissant dans toute la largeur du 
strobile une sorte de cloison solide, paraissant formée d'une seule pièce. Graines molles, 
comprimées, longues de 20—25 milhmètresy compris l'aile, larges de 8—10, à aile ellip- 
soïde, jaune pâle ou blanchâtre, opaque, élargie vers le sommet, où elle est presque trans- 
parente, entourant la graine, excepté à sa partie inférieure, où elle est soudée à l'écaillé. 

Habite diverses parties de l'Amérique boréale. Il croit abondamment sur les Lords de 
la rivière Columbia et du détroit de Nootka, sur les hautes montagnes de la Californie, 
à une altitude de 1500 mètres, sur des terrains sablonneux. Bois blanc et dur, d'excel- 
lente qualité. 

Introduit en 1854. Très-rustique. 



192 THUIA. 



Tliula liobbii. Hort. 

THUIA DE LOBB. 

Syn. : thuia menziesii. Carr. 

Tige droite, élancée. Branches éparses, horizontalement étalées, quelquefois un peu 
dressées. Ramules et ramilles distiques, étalées-dressées, comprimées. Feuilles raméales, 
opposées-décussées, distantes, élargies par le ba?, longuement décurrentes, portant sur 
le dos une glande pou saillante, fortement appliquées, acuminéesaiguès au sommet; 
ce'les des ramules et des ramilles très-rapprochées, opposées-décussées, imbriquées, ad- 
nées-f^écurrentes, ovales-arrondies, comprimées, couitement acummées au sommet, en 
général dépourvues de glandes, d'un beau vert glacé et liiisant. Strobiles petits, ovoïdes, 
atténués aux deux extrémités, longs de 10—12 millimètres, larges de 'i— 5, à écailles 
vt.lvaires ovnles, jaunâtres, imbriquées-opposées, fortement appliquées et comme soudées, 
brusquement terminées au sommet par un court mucron marcescent, recourbé. Graines 
petites, ovales, comprimées, 1 sous chaque écaille. 

Grand arbre très-\igoureux, d'an port gracieux, s'élevant à 20—30 mètres et plus en 
forme de large pyramide. Habite les côtes de l'Amérique nord-ouest et de la Californie 
oii il a été découvert par Douglas. 

Bois d'excellente qualiié, prenant un beau poli, fortement odorant. Espèce très-rus- 
tique. Nous l'avons apportée d'Angleterre en 1855. 

Tltuia liObbii aurea. C. S. 

THUIA DE LOBB DORÉ. 

Plante touffue, compacte, très-remarquable par ses feuilles panachées et bordées d'un 
beau jaune d'or. 
Obtenue dans nos semis. 

Tbuia liObbii fastigiata. C. S. 

THUIA DE LOBB PYRAMIDAL. 

Belle variété de forme pyramidale. Branches érigées. Rameaux gros, dressés. Aussi 
vigoureuse que l'espèce. 

Tlâuia Occifleiitalis. L. 

THUIA d'occident. 

Feuilles squamiformes, comprimées," courtement ovales, larges obtuses, fortement 
imbn u 'es les faciales plus couries, munies d'une glande ova'e ; les ^^^ë^^^f^J^^f- 
dies-carénéès sur le dos, toutes d'un beau vert jaunâtre, luisant. Branches nombreuses, 
dresse. s ou snbdressée-, cour.es. Ramules et ramilles très- approchés comprim . 
Strobiles dressés à l'extrémué de t.è-.ourtes ramilles, longs de 10-15 ^i 'mitres, 
lar-es de 5-6, fusiformes, élargisau milip^. un peurecourbés, aiténués aux deux bouts, 
urlo t au .omm.t. qui est ob.ul composés de 8-10 éeadles valva.res, don ^centrales 
très-étroites Graines longues d'environ 6 millimètres, à peine larges de 2, t.es-compri- 
mées! lé^&ement bombées au milieu, entourées d'une aile très-mince, scarieuse, échan- 
crée aux deux extrémités. 

Tltuia OocidentaliM albo-variegata. C. S. 

THUIA d'occident PANACHÉ DE BLANC. 

Superbe variété très-vigoureuse, à larges panachures d'un blanc jaunâtre, très-con- 
stantes et très-remarquables. Obtenue dans nos semis. 



THUIA. • 193 

Thuia Occidentalisa arg eut ea. Carr. 

THUIA d'occident ARGENTÉ. 

Plante très-délicate atteignant à peine 1 mètre de hauteur, très-remarquable par la 
panachure argentée de ses feuilles. 

Tliuia Occidentalis asplenlfolia. Hort. 

THUIA d'occident A FEUILLES DE FOUGÈRE. 

Arbre vigoureux. Tronc droit. Rameaux distants, allongés, très-étalés, retombants en 
larges palmes verticalement étalées. Rauiules et ramilles distiqites, alternes, élargis, for- 
tement comprimés, promptement caduques et laissant ainsi la partie inférieure des 
rameaux dénudée, ce qui lui donne un aspect singulier. 

Feuilles squamiformes, ovales, imbriquées-décussées, adnées, faiblement acuminées 
an sommet; les faciales très-petites; les marginales fortement carénées-obtuses en de- 
hors, toutes d'un vert pâle. 

Cette variété très-remarquable est très-distincte du T. Occ. pendula, par la forme et la 
disposition de ses rameaux pendants. 

Vliuia Occideutaliis aurea. Hort. 

THUU d'occident DORÉ. 

Variété naine et délicate. Rameaux rares et étalés. Ramilles et feuilles panachées d'un 
beau jaune d'or. 



Tliaia Occidentalis compacta. Carr. 

THUIA d'occident NAIN. 

Arbuste pyramidal dépassant à peine 1 mètre de hauteur en colonne compacte, arron- 
die, lige droite. Branches étalées, très-rapprochées, courtes. Ramilles flabelliformes, 
assez grosses, courtes, dilTuses. 

Tfiiuia Occidentaux cristata. Hort. 

THUIA d'occident A RAMEAUX CRISPÉS. 

1 .^^"\^^J^^ horizontalement étalés, courts, retombants, disposés en zigzags, d'une articu- 
lation à 1 autre. Ramules et ramilles distiques, déliés, comprimés, recourbés, courtement 
llaDellilormes. Feuilles squamiformes acuminées, obtuses, opposées, étroitement imbri- 
quées, adnées, d un vert foncé brillant en dessus, d'un vert jaunâtre mat en dessous. Va- 
riété naine, un peu pyramidale. 

Tliuia Oecidentalis ensata. C. S. 

THOIA d'occident HÉTÉROPHYLLE. 

Variété des plus étranges et des plus remarquables, assez vigoureuse, obtenue dans 
nos semis de T. Occidentahs, ayant beaucoup de ressemblance au premier aspect avec le 
mota Arthrotaxoides, Carr. Branches et rameaux dressés, sinueux, en forme d'épée flam- 
boyante Ramules et ramilles diflfus, allongés, étalés, retombants, sinueux, arrondis ou 
déprimés. Feuilles squamiformes, ovales, strictement imbriquées, décussées, très-élar- 

13 



194 THUIA. 

gies ou très-étroites, obtuses, souvent très-largement carénées en dehors. Des plus rus- 
tiques. 

Tbula Occidentalis fastigiata. C. S. 

THUIA d'occident PYRAMIDAL. 

Branches très-nombreuses, dressées en pyramide conique, compacte et très-touffue. 
Ramules et ramilles dressés. Variété vigoureuse, obtenue dans nos semis. 

Tliuia Occiïleiitalis ituna. Carr, 

THUIA d'occident NAIN. 

Variété très-naine, disposée en buisson, étalé, touffu, très-compacte. 

Thuia Occicleiitalij^ iiana inonstrosa. David. 

THUIA d'occident MONSTRUEUX. 

Rameaux dressés, courts, comprimés, rudes par la persistance des feuilles raméales 
marcescentes. Ramules et ramilles courts, étalés, divariqués, contournés. Feuilles squa- 
miformes, ovales, strictement imbriquées, décussées, largement décurrentes, anguleuses; 
les marginales carénées, obtuses; les faciales plus courtes, acuminées au sommet. Ar- 
brisseau nain, très-touffu. 

Tliuia Occitlentalis Iteiidula. David. 

THUIA d'occident PENDANT. 

Rameaux dressés, allongés, puis réclinés et franchement pendants. Ramules et ra- 
milles distiques, pendants. 
Variété nouvelle, des plus remarquables. 

Tliuia Occideutalis tota aurea. Veitch, 

THUIA d'occident TOUT DORÉ. 

Le plus beau des Thuias panachés. Ramules et ramilles tout couverts, d'un très-beau 
jaune d'or. Cette jolie plante est assez délicate ; elle craint un peu le froid et l'exposition 
en nlein soleil. 

jTliuia Occideutalis variegata. Hort, 

THUIA d'occident PANACHÉ. 

Variété plus petite et plus délicate que l'espèce, dont elle se distingue par la pana- 
chure jaune pâl(î de ses feuilles et de ses jeunes rameaux. 

/ Tliuia Oceidentalls Vervseneaiia* Hort. 

THUIA d'occident DE VERVAÈNE. 

Cette variété a le port, la forme et la vigueur de l'espèce, dont elle se distingue seule- 
ment par la teinte jaune doré de ses ramules et de ses feuilles dans leur partie supé- 
rieure ; la partie inférieure est d'un vert pâle ou glaucescent. Panachure très-constante. 



THUIA. - 195 



Tliiiia plieata. Don. 

THUIA A RAMEAUX EN ÉVENTAIL. 

Feuilles squamiformes, opposées, décussées, imbriquées sur k rangs, les faciales pla- 
nes, obtuses, presque toutes munies d'une glande très-visible ; les marginales navicu- 
laires, carénées, fortement appliquées-décurrentes, largement ovales-aiguës, toutes 
d'un beau vert foncé, luisant en dessus, d'un vert pâle mat en dessous. Arbre de moyenne 
grandeur, s'élevantàS — 10 mètres. Branches éparses, étalées, parfois subdressées. Ra- 
meaux comprimés, disposés en large éventail, formant ensemble une pyramide étalée à 
la base. 

Habite le nord-ouest de l'Amérique boréale. Introduit en 1796. Très-rustique. 



XtaLuia plicata itaua. David. 

THUIA EN ÉVENTAIL NAIN. 

Variété du T, Plicata tout à fait naine. Ramules très-comprimés, très-étalés, d'un vert 
foncé brillant. Glandes dorsales très-visibles. 



Tliiiia prostrata. Veitch. 

THUIA COUCHÉ. 

Rameaux grêles, très-étalés. Ramules fortement comprimés, étalés, recourbés. Feuilles 
étroitement imbriquées-décussées, acuminées, apprimées, décurrentes, concaves en de- 
dans, fortement carénées en dehors, longues de 3— 'i millimètres, recourbées et aiguës 
au sommet, beaucoup plus petites à l'extrémité des ramilles, d'un beau vert d'oeillet 
glaucescent. Petit arbrisseau récemment introduit du Japon par M. Veitch. Rustique. 



Thuia iiygnieea. Veitch. 

THUIA PYGMÉE. 

Arbuste très-nain, ressemblant beaucoup, au premier abord, au Retinospora obtusana- 
na; mais il en diffère beaucoup par ses ramules plus érigés, plus grêles et par ses feuil- 
les adnées, largement décurrentes, assez distantes, opposées, décussées, terminées au 
sommet par un mucron obtus, arrondies sur les bords, d'un vert foncé luisant. Du Japon. 
Introduit récemment par M. Veitch. Rustique. 



Tltuia recurva itana. Hort. Bely. 

THUIA RECOURBÉ NAIN. 

Arbrisseau nain, arrondi. Rameaux distants, étalés. Ramules et ramilles étroits, com- 
primés, étalés, recourbés en dedans. Feuilles très-petites, squamiformes, apprimées, 
ovales, opposées, strictement imbriquées, acuminées, décurrentes, les faciales arrondies, 
les marginales carénées sur le dos. 



TKuia Sibirica. L 

THUIA DE SIBÉRIE. 
Syn. : THUIA WAREANA. HOTt. 

Arbre de 8—10 mètres de hauteur, dressé en pyramide élargie à la base. Ramules et 
ramilles fortement comprimés, horizontaleraent étalés. Feuilles squamiformes, opposées, 



196 THUIA. 

décussées, adnées, imbriquées sur 4 rangs; les faciales presque rhoraboïdales, légère- 
ment carénées, portant une glande au sommet; les marginales très-larges, ovales-arron- 
dies, fortement carénées, terminées au sommet par une petite pointe. 

Habite la Sibérie. Espèce très- rustique et très-belle, ayant beaucoup de rapports avec 
le T. Plicata. 



THUIOPSIS. Sieholdt et Zuccarini. 

Strobiles à écailles imbriquées, ligneuses. Graines 5, comprimées à 2 ailes. 
Feuilles persistantes, squamiformes, opposées, plus rarement ternées. 

Tliuio|ïgis dolabrala. Sieb. et Zucc. 

THUIOPSIS DOLABRIFORME. 

Arbre élevé à tronc épais. Branches verticillées, très-étalées, plus rarement dressées, 
parfois déclinées, éparses. Ramules et ramilles distiques, comprimés largement ailes 
par la disposition des feuilles. Feuilles squamiformes, décussées, densément imbriquées 
sur 4 rangs, adnées-décurrentes, élargies à la base, de forme variable ; celles des cotés, 
naviculai?es, écartées, pointues au sommet, fortement appliquées ovales, obtuses a la 
partie supérieure du rameau, de là apprimées et à peme visibles a la face inférieure qui 
est marquée de deux sillons creux, glauques. 

Strobiles subglobuleux, à 8-10 valves ligneuses, brunes, larges, cunéiformes, conca- 
ves, suborbiculaires, réfléchies au sommet. Graines 5, orbiculaires, comprimées, auees, 

"^ Se^'S la plus grande élégance, atteignant 20-30 mètres de hauteur, sur 1 mètre à 
1 mètre 50 centimètres de diamètre, à branches longuement étalées Habite diverses 
parties du Japon, principalement l'Ile Nippon, les vallées humides de la chaîne HaJcone. 
Introduit à Leyde, en 1853. Bois rougeâtre et très-dur. Espèce tres-rustique. 

Tliuiopsis «lolabrat» latifolia. Veitch. 

THUIOPSIS DOLABRIFORME A. LARGES FEUILLES. 

Belle variété du précédent à ramilles et feuilles beaucoup plus larges et plus épaisses; 
très-vigoureuse et très-rustique. 

Xliuiopsis doialiï'afta i^ariegata. Fortune. 

THUIOPSIS DOLABRIFOÎIME PANACHÉ. 

Cette variété se distingue par la panachure l^î^nche ou jaunâtre de ses rameaux^^^^ 
ses feuilles ; elle est très-vigoureuse et très-rustique. Panachure très-constante. Introdmt 
des jardins de Yeddo, en 1861, par M. Fortune. 

Thulopsis liete-virèiiS» Lindley. 

THUIOPSIS d'un vert GAC 



THUIOPSIS. 197 

dans la concavité d'une ligne glauque-argentée, très-denses sur les ramilles, et d'un beau 
vert brillant. 

Plante charmante et des plus élégantes, très-ramifiéej à peu près semblable au Th. dola- 
brata, mais avec des dimensions moindres. Habite la Ghme, d'oti il a été introduit en 1861 . 
Très-rustique. 

Thuiopsiisi Standislii. Gordon. 

THUIOPSIS DE STANDISH. 

Feuilles squamiformes, ovales, acuminées, obtuses, épaisses, strictement imbriquées 
sur 4 rangs, couvrant les ramules et les ramilles dans toute leur longueur; les margi- 
nales strictement apprimées, carénées, adnées, décurrentes; les faciales un peu arron- 
dies, légèrement recourbées et pointues au sommet, d'un beau vert lustré en dessus; 
planes, subcarénées et d'un beau vert pâle en dessous. Rameaux alternes, distants, étalés, 
réclinés, retombants. Ramilles très-nombreuses, pendantes. 

Bel arbre du Japon, ressemblant au premier aspect à un T. dolabrata^ dont il diffère 
entièrement par ses rameaux plus ténus, allongés, pendants et par la forme de ses feuil- 
les. Introduit en 1861, par M. Fortune, en Angleterre. 

Espèce vigoureuse et très-rustique. 



TORREYA. ^rnott. 

TAXINÉES. 

Feuilles linéaires, persistantes. Graines drupacées, légèrement ovoïdes, accompa- 
gnées à la base d'une sorte de cupule formée d'écaillés épaisses, imbriquées. Al- 
bumen ruminé. 

Torrey» grandis. Fortune. 

TORREYA ÉLEVÉ. 

Feuilles lancéolées-linéaires-aciculaires, alternes sur la tige, subopposées sur les 
ramules et les ramilles, raides, épaisses, coriaces, droites, longues de 25 — 30 millimètres, 
larges de 3—4, sessiles ou portées sur un très-court pétiole tordu, rougeâtre, longuement 
décurrent, atténuées au sommet en une pointe filiforme, rougeâtre, scarieuse, très-pi- 
quante, arrondies et subcarénées, vertes en dessus, parcourues en dessous de chaque 
côté d'une étroite carène de larges bandes glaucescentes, jaunâtres, bordées d'une ligne 
verte. 

Arbre de moyenne grandeur. Tige droite, courte, raide. Branches verticillées, étalées. 
Habite les montagnes du nord de la Chine. Bois jaunâtre. Introduit vers 1858. Très- 
rustique. 

Torreya mypîstîea. Hooker fils. 

MUSCADIER DE CALIFORNIE. 

Feuilles longues de 3—5 centimètres ou plus, distiques ou subdistiques, planes ou très- 
légèrement convexes, lancéolées-linéaires, légèrement falquées, coriaces, d'un vert gai 
à la face supérieure, un peu plus pâle à la face inférieure, et un peu concaves de chaque 
côté de la carène, subsessiles, ou très-courtement pétiolées, acuminées au sommet en 
un mucron court, aigu. Fruits drupacés, elliptiques, arrondis aux deux bouts, longs de 
3 — k centimètres, lisses, d'un vert herbacé, puis un peu jaunâtres. 



198 TORREYA. 

Arbre atteignant 8—15 mètres de hauteur, à écorce gris-brun-cendré, fendillée,^ re- 
couverte d'une pellicule jaunâtre qui se détache en lames très-rainces. Bois jaunâtre. 
Branches verticillées, étalées, plus rarement ascendantes. Rameaux et ramules dis- 

tiCTUGS» 

Habite, dans la Californie, les montagnes de la Sierra -Nevada. Introduit en 1831. 
Espèce très-belle, vigoureuse et très-rustique. 

Torreya nucifera. Sieb. et Zucc. 

TORREYA NUCIFÈRE. 

Feuilles subopposées, distiques, souvent légèrement récurvées, droites ou subfalquées, 
linéaires, cuspidées, rdides, coriaces, épaisses, convexes en dessus, portant près des bords 
et de chaque côté de la convexité un sillon peu profond, qui disparait en partie vers la 
moitié ou les deux tiers de la feuille, luisantes et d'un vert foncé, plus pâles en dessous, 
planes ou à peine épaissies vers le milieu, qui est vert ainsi que les bords, et marquées 
de chaque côté d'une bande glaucescente, très-courtement rétrécies à la base en un pé- 
tiole d'à peine 2 millimètres , cylindrique , puis longuement décurrent et élargi sur les 
rameaux, brusquement rétrécies au sommet et terminées par un mucron court, aigu, 
plus rarement obtus. Écorce verte, luisante, chagrinée, devenant ensuite rouge cuivre. 
Fruits ovcades ou ovales-oblongs à tissu charnu, d'un vert herbacé, très-lisses, luisants, 
longs de 15-18 millimètres, larges de 12, légèrement atténués, apiculés au somm^et. 

Arbre de 8—10 mètres de hauteur. Branches très-nombreuses, verticillées, dressées, les 
plus petites parfois alternes ou éparses. Ramules distiques, étalés. 

Habite au Japon, dans les montagnes des iles Nippon et Sikok. Cultivé presque partout 
pour ses noix comestibles. Nous possédons un pied déjà assez fort qui, cette année (18b7) 
a porté des fleurs mâles et des fleurs femelles; ces dernières ont fructifié, et nous lont 
espérer d'obtenir des semences fertiles. 

Introduit en 1818. Très-rustique. 

Torreya Taxifolîa. Arnott. 

TORREYA A FEUILLES d'iF. 

Feuilles distiques par renversement, subopposées sur les ramules et les ramilles dis- 
tiques: les caulinaires alternes, étalées ou réfléchies, longues de 25-35 millimètres, larges 
d'environ 3, souvent légèrement falquées, épaisses, coriaces, raides, d un beau vert her- 
bacé luisant, arrondies, convexes en dessus sur le milieu, à peine sillonnées sur les bords, 
un peu concaves en dessous et d'un vert pâle, marquées de chaque côté du milieu d une 
ligne étroite glaucescente, brusquement rétrécies à la base en un pétiole d environ 1 mil- 
limètre, cylindrique, puis dilaté et longuement décurrent; acummées et termmées au 
sommet en un mucron scarieux, très-aigu, plus fin et plus allongé que dans les autres 
espèces Fruit drupacé, ovale-elliptique ou subovale, long de 25 millimètres, large d en- 
viron 18, sensiblement atténué à la base, arrondi et rétréci vers le sommet en une sorte 
d'apicule court, obtus. . -, ■,■ ^^ - a «„„ -p^r. 

Arbre de U-16 mètres de hauteur et de 50 centimètres de diamètre, a écorce fen- 
dillée, brunâtre. Branches nombreuses, verticillées-étalées. Rameaux et ramules étalés, 

^"Habite'dans la partie centrale de la Floride entre les rochers calcaires, sur le rivage 
oriental des Apalaches, vers le confluent des fleuves Flint et Chatahuchi, et près de JJlat- 
Creek. Introduit vers 18^10. Très-rustique. 



WELLINGTONIA. . 199 

WELLINGTONIA. Lindley. 

SÉQUOIÉES VRAIES. 

Feuilles persistantes, éparses,acmaciformes,yama?5|7/ane5 ni distiques, charnues, 
raides, un peu comprimées latéralement, aciculaires, acuminées au sommet en 
une pointe grosse, obtuse. Maturation bisannuelle. 



Ifelliiigtoiiia glgaittea. Lindley. 

WELLINGTONIA GIGANTESQUE. 

Syn. : SEQUOIA gigantea. Endl. — wasingtonia gigantea. Winûovo. — gigantabies 

WELLINGTONIANA, J. E. NelsOTl. 
ARBRE MAMMOUTH (AMÉRIQUE). 

Feuilles alternes, charnues, aciculaires, sessiles, élargies à la base et longuement dé- 
currentes, raides, coriaces, étalées et terminées au sommet en une pointe aiguë, très- 
piquante ; celles des branches et des rameaux, appliquées, épaisses, arrondies en dehors, 
à peine concaves en dedans, d'un beau vert foncé glaucescent sur toutes les faces, lon- 
gues de 7 — 10 centimètres; celles des ramilles beaucoup plus courtes, presque subulées, 
très-rapprochées et étroitement imbriquées. Cônes solitaires au sommet des ramilles, 
souvent réunis en quantité plus ou moins grande sur un gros rameau court, dressés la 
première année, pendants la deuxième, atteignant 4—5 centimètres de longueur sur en- 
viron 3 de largeur, ovales, légèrement atténués aux deux extrémités, mais principale- 
ment au sommet, qui est très-largement obtus et comme tronqué-déprimé. 

Écailles cunéiformes, insérées presque à angle droit sur l'axe du strobile. Graines 3—5 
sous chaque écaille, comprimées, semblables à celles du Séquoia sempervirens, mais de 
dimensions plus grosses, et différant surtout par leur maturation bisannuelle. 

Arbre toujours vert, vraiment majestueux et gigantesque, atteignant 100 mètres et plus 
de hauteur sur un diamètre de 12 — 15 mètres. Branches éparses, horizontalement étalées. 
Ramules et ramilles cylindriques. Bois blanc, à écorce solide, très-épaisse. Le tronc des 
Wellingtonia, parvenu à leur entier accroissement, présente une tige dépourvue de 
branches, jusqu'à 70 mètres de haut, formant une colonne très-droite, couronnée au 
sommet par une immense pyramide très-touffue, d'un aspect saisissant. 

Aucun autre arbre résineux ne peut entrer en comparaison avec ce colosse végétal. 
Il supporte facilement la rigueur de nos hivers, planté sur nos montagnes à plus de 1100 
mètres d'altitude supra-marine; il réussit également dans les sols secs et sablonneux 
suffisamment profonds et dans les terrains frais et légèrement humides, mais il se refuse 
entièrement aux terres calcaires et à l'humidité stagnante. 

Il forme une large pyramide terminée par une flèche vigoureuse atteignant souvent la 
longueur d'un mètre. Nous croyons donc avec certitude que le Wellingtonia pourra entrer 
avantageusement dans les boisements forestiers, comme dans nos parcs, dont il est déjà 
un des principaux ornements. 

Découvert récemment sur les cimes élevées des montagnes neigeuses de la Cali- 
fornie, par 38 degrés de latitude boréale, et environ 1500 mètres d'élévation supra- 
marine. Introduit en 1853. Très-rustique. 



ll^ellin^oiiia gigantea aurea.. C. S. 

WELLINGTONIA GIGANTESQUE PANACHÉ DORÉ. 

Belle variété trouvée dans, nos cultures et] fixée par la greffe. Feuilles très-courtes, 
distantes, panachées d'un beau jaune d'or. 



200 WELLINGTONIA. 

IVellingtonÊa gigantea §;lauca. C. S. 

WELLINGTONIA GIGANTESQUE GLAUQUE. 

Variété très-remarquable par la couleur de ses feuilles recouvertes d'une poussière 
glauque cendrée, très-courtes et presque appliquées. 

"tV^ellingtoiiia gi^antea strivta. C. S. 

WELLINGTONIA GIGANTESQUE DRESSÉ. 

Tige très-grosse, droite. Rameaux très-courts, épais. Feuilles très-courtes, très-grosses; 
variété très-belle, parfaitement distincte. Obtenue dans nos semis. 



WIDDRINGTONIA. Endlicher. 

CUPRESSINÉES-ACTINOSTROBÉES. 

Feuilles alternes, persistantes. Strobiles à 4 valves égales, à 5 — 10 graines à 
2 ailes. 

^Il^iflclrinstonia cupressoïdeii. Endl, 

WIDDRINGTONIA A ASPECT DE CYPRÈS. 

Feuilles éparses ; les caulinaires assez longuement linéaires, droites, étalées, déflé- 
chies; celles des branches et des rameaux très -inégales, sensiblement nervées, les unes 
longues de 12—22 millimètres, planes, linéaires, distantes, étalées, minces, très-brus- 
quement atténuées et arrondies au sommet, obtuses; les autres courtes, squamiformes, 
obtuses ou plus rarement aiguës, imbriquées, plus ou moins appliquées, adnées. Stro- 
biles coniques, à valves mucronées en dehors et en dessous du sommet. 

Petit arbre pouvant atteindre 10—15 mètres de hauteur. Branches étalées, parfois sub 
dressées, grêles. Rameaux cylindriques, ténus, défléchis ou pendants. Habite les parties 
basses du cap de Bonne-Espérance, à une altitude d'environ 400 à 1000 m.ètres. Intro- 
duit vers 1760. Orangerie; de pleine terre dans le Midi. 



*~Vri«lfIi*iiis:tonia glauca. Carr. 

WIDDRINGTONIA GLAUQUE. 

Syn. : cham^cyparis glauca. Ilort. 

Feuilles alternes, rapprochées, étalées, planes, épaisses, linéaires, longues de 
4—10 millimètres, larges de plus de 1, sessiles, légèrement décurrentes, brusquement 
rétrécies au sommet, obtuses ou plus rarement pointues, glaucescentes, parcourues en 
dessus et dans le milieu par une petite nervure peu saillante et à peine visible en des- 
sous ; celles des parties adultes plus courtes, squamiformes, imbriquées, glauques, 
épaisses, courtement obtuses. 

Tige dressée, branches dressées, étalées, souvent défléchies ou assurgentes. Arbuste 
très-nain, buissonneux, compacte. 

Habite au cap de Bonne-Espérance. Introduit vers 1852. Orangerie; de pleine terre 
dans le Midi. 



WIDDRINGTONIA. - 201 

* ^Viddringtonia juniperoïtles. Endl. 

WIDDRINGTONIA A ASPECT DE GENÉVRIER. 

Feuilles très-rapprochées, alternes, sessiles, élargies, décurrentes à la base, souvent 
dressées, raides, coriaces, épaissies au milieu, d'un vert glauque ; celles des jeunes su- 
jets linéaires, planes, presque trinervées, étalées ou un peu déflécliies, opposées, ter- 
nées ou verticillées, longues de 15—32 millimètres sur environ 2 de largeur; sur les 
arbres adultes les feuilles sont éparses ; celles du sommet des ramules, quelquefois 
ovales ou ovales-lancéolées, presque rhomboïdales, sont obtuses ou aiguës, parfois mu- 
cronées étroitement ou lâchement imbriquées, munies sur le dos d'une glande légère- 
ment déprimée. Strobiles réunis par trois ou quatre en forme d'épis, déprimés, globuleux. 

Arbre atteignant rarement 10—12 mètres, formant une pyramide conique, pointue, 
relativement très-étroite. Branches dressées. Rameaux courts, plus ou moins étalés ou 
ascendants, anguleux. Ramules nombreux, anguleux. 

Habite au cap de Bonne-Espérance dans la région inférieure occidentale, nommée Cer- 
denberg, à cause de l'abondance de ces arbres ainsi que les monts Blanwberg de 1000 a 
1300 mètres d'altitude. Introduit en 1756. Orangerie, 



FIN. 



CONCLUSION. 



Cette première partie de notre ouvrage sur les Conifères est une monographie 
générale et descriptive de la belle collection que nous possédons actuellement, à 
l'exception de quelques variétés très-nouvelles et inédites, encore peu caractérisées, 
dont nous ne pouvons encore apprécier suffisamment les formes distinctives. Pour 
la compléter, nous publierons annuellement, en supplément, la description des im- 
portations nouvelles et des variétés qui nous paraîtront offrir le plus d'intérêt pour 
les amateurs de cette précieuse famille. 

La deuxième partie, essentiellement pratique, — que nous publierons aussitôt 
que nos occupations nous en laisseront le loisir, — sera principalement destinée à 
faire connaître les arbres résineux les plus propres aux plantations forestières. Elle 
traitera de l'urgence du reboisement général et des avantages qu'offrent dans ce 
but les arbres résineux. 

Elle indiquera : la destination et le classement de chaque espèce sous le rapport 
forestier ou pour l'ornementation ; — leur distribution suivant les exigences et les 
qualités du sol et la température ou l'altitude des localités ; — le choix des semences 
et des sujets porte-graines; — les semis en pépinière ou à demeure ; — la multi- 
plication, quelquefois nécessaire, par la greffe ou par la bouture ; — l'utilité du 
repiquage ou du rempotage ; — la plantation à demeure sur des terrains neufs ou 
dans les clairières ; — la nécessité, dans certains cas, de changer l'assolement des 
forêts; — et, enfin, l'aménagement et la coupe des bois résineux, et les qualités 
respectives des productions ligneuses de chaque essence. 

Pour bien apprécier les végétaux et les cultiver avec succès, il est nécessaire 
d'étudier attentivement leurs caractères et les variétés innombrables de leurs formes 
et de leur croissance. C'est ce que nous avons fait pour nous-même, et c'est ce que 
nous tentons de faire pour nos lecteurs en les initiant à nos travaux. 



NOMS DES AUTEURS CITÉS EN ABRÉVIATION, 



Ait. 

Ant. 

Ant. et Kotsch. 

Arntt. 

A. Rich. 

Aud. fr. 

Balf. 

Barrel. 

Barrill. 

Baum. 

Benth. 

Bieb. 

Blum. 

Boiss. 

Bonam. fr. 

Booth. 

Bosc. 

Boursier. 

Brongn. 

C. A. Mey. 
Carr. 

Cham. etSchlecht. 
Ch. Smitli. 
Glus. 

es. 

Cte de Dijon. 

Cunninghi. 

David. 

D. C. 
Dc^^ 
Delannoy. 
Desf. 
Don. 
Dougl. 
Dunal. 

E. Boiss. 
Ehrenb. 
Eadl. 
Eûgelm. 
Fisch. 

Fisch. et Rey. 
Forb. 
Gœrtn. 
Gord. 
Govan. 
Grisb. 
Hamilt. 
Haenke. 
Hartw. 

Her. 

Hoïbr. 

Hook. 

Hook. et Arntt. 

Hooker fils. 

Host. 

Hort. angl. 

Hort. belg. 

Host. 

Humb. Bonpl. 

Jeff. 

J. B. Nelson. 

Juss. 

Klotzch, 



Aiton. 


Kunze. 


Kunze, 


Antoine. 


L. 


Linné. 


Antoine et Kotsch. 


Labill. 


Labillardière. 


Arnott. 


Lamb. 


Lambert. 


A. Richard. 


Lapeyr. 


De Lapeyrouse. 


Audibert frères. 


Laws. 


Lawson. 


Balfour. 


L. C. Rich. 


Louis Claude Richard. 


Barrelier. 


Ledeb. 


Ledebour. 


Barrillet. 


Leroy. 


André Leroy. 


Baumann. 


Linden. 


Linden. 


Bentham. 


Lindl. 


Lindley. 


Bieberstein. 


Link. 


Link. 


Blume. 


Lodd, 


Loddiges, 


Boissier. 


LoiseL 


Loiseleur de Longchamps 


Bonamy frères. 


Longone. 


Longone. 


Booth. 


Loud. 


Loudon. 


Bosc. 


Makoy. 


L. J. Makoy, 


Boursier de la Rivière. 


Manetti. 


Manetti. 


Brongniart. 


Mich. 


Michaud. 


Charles Antoine Meyer. 


Mill. 


Miller. 


Carrière. 


Miq. 


Miquel, 


Chamisso et Schlechtendal. 


Mirb. 


Mirbel. 


Christophe Smith. 


Murr. 


Andrew Murray. . 


L'Ecluse. 


Nutt. 


Nuttal. 


Collection Sénéclauze. 


Orph. 


Orphanides. 


Comte de Dijon. 


Orph. et Held. 


Oi-pbanides et Heldreich. 


Allan Cunningham. 


Parry. 


Docteur Parry. 


David d'Auch. 


Pav. 


Pavon. 


De CandoUe. 


Perry. 


Perry. 


Decaisne. 


Pers. 


Persoon. 


Delannoy. 


Philippi. 


Phihppi, 


Desfontarnes. 


Paepp. 


Peeppig, 


Don. 


Poir. 


Poiret. 


Douglas. 


Ram. 


Ramond. 


Dunal. 


Rauch. 


Rauch. 


Edmond Boissier, 


Reev. 


Reeves. 


Ehrenberg. 


Reg. 


Regel, 


Endlicher. 


Reynier. 


Reynier d'Avignon. 


Engelmann. 


Renou. 


Renou. 


Fischer. 


Rhumph. 


Rhumphius. 


Fischer et Meyer. 


Rinz. 


Rinz. 


Forbes. 


R. B. 


Robert Brown. 


Gœrtner. 


Rob. Neumann. 


Robert Neumann. 


Gordon. 


Roezl. 


Roezl. 


Govan. 


Roxb. 


Roxburg. 


Grisebach. 


Roy le. 


Royle. 


Hamiltoû. 


Ruppr. 


Rupprecht. 


Heenke. 


Salisb. 


Salisbury. 


Hartweg. 


Schied. et Depp. 


Schiede et Deppe. 


Lhéritier. 


Schlecht. 


Schlecthendal. 


Hoïbrenk. 


Schrauk. 


Schrank. 


Hoocker. 


Scott. 


Scott. 


Hooker et Arnott. 


Sibth. 


Sibthorp. 


Hooker fils. 


Sieb. 


Sieboldt. 


Host. 


Sieb. et Zucc. 


Sieboldt et Zuccarini. 


Hortus anglicus. 


Sim. Louis, 


Simon-Louis, 


Hortus belgicus. 


Smith. 


Smith. 


Host. 


Soland. 


Solander. 


Humboldt et Bonpland. 


Spach. 


Spach. 


Jeffrey. 


Standish. 


Standish, 


John Nelson. 


Stew. 


Stewen. 


De Jussieu. 


Strangw. 


Strangways. 


Klotzch. 







TABLE DES MATIERES 



DES FAMILLES, DES GENRES ET SOUS-GENRES. 



Pages. 

Ayant-Propos ; 1 

Abies 5 

— Tsuga 18 

— Picea 22 

Actinostrobus 35 

Araucaria 35 

— Colymbea 35 

— Eutacta 37 

Arthrotaxis 39 

Biota , 40 

Callitris 46 

Cedrus 47 

Cephalotaxus 52 

Cbamaecyparis 54 

— Retinospora 59 

Cryptomeria 61 

Cunnînghamia 63 

Cupressus 64 

Dacrydium 74 

Dammara 75 

Ephedra 77 

Fitz-Roya 78 

Frenela 79 

Ginkgo 80 

Glyptostrobus , 82 

Juniperus 82 

— Caryocedrus 82 

— Oxycedrus 83 

— Sabina 88 

Larix 101 

Libocedrus .• ] 06 

Nageia 108 

Phyllocladus 109 



Pages. 

Pinus é 111 

— Cembra Ht 

— Strobus 113 

— Pseudo-strobus 116 

— Taeda 122 

— Pinaster 131 

— Piriea 146 

Pins du Mexique 147 

— Strobus 148 

— Pseudo-strobus 1 50 

— Taeda 165 

— Pinea 168 

Podocarpus 168 

— Eupodocarpus 1 69 

— Espèces américaines 169 

— Espèces d'Australie 170 

— Espèces asiatiques 171 

— Espèces du Cap 174 

— Stachycarpus 174 

— Dacrycarpus 175 

Prumnopitys 176 

Saxe-Gothaea 177 

Sciadopitys 178 

Séquoia 178 

Taxodium 180 

Taxus 185 

Tbuia 190 

Thuiopsis 196 

Torreya 197 

Wellingtonia 199 

Widdrmgtonia 200 

Conclusion 202 

Liste des Auteurs cités 203 



FIN CE LA TABLE. 



9526. — Imprimerie générale de Ch. Lahure, rue de Fleuras, 9, à Paria. 



UL ^U .M 1 34 

Seneclauze Adrien/Les Conifères. Monogr 




3 5185 00058 3185 



ÉMi 



ÊÊÊÊÊgft